Paulette Libermann

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Paulette Libermann () est une mathématicienne française spécialisée dans la géométrie différentielle[1],[2],[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pauline Lucienne Libermann naît à Paris, le , l'une des trois filles d'une famille juive française d’origine russe et ukrainienne, installée à Paris depuis la fin du XIXe siècle[5].

Paulette Libermann décède le 10 juillet 2007, dans une maison de retraite à Montrouge près de Paris.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commença ses études au Lycée Lamartine puis, en 1938, à l'École normale supérieure de jeunes filles à Sèvres[6], un collège pour la formation de femmes se destinant à l'enseignement, où elle y fut l’élève d’Élie Cartan, André Lichnerowicz et Jacqueline Ferrand. Mais elle fut empêchée de se présenter l'agrégation de sciences et de devenir enseignante, à cause des lois anti-juives instituées par le gouvernement de Vichy. Au lieu de cela, elle commença à faire des recherches sous la supervision d'Élie Cartan. En 1942, elle et sa famille fuient Paris pour Lyon, où ils se cachent des Nazis pendant deux ans. À la libération de Paris en 1944, elle retourne à Sèvres et termine ses études.

Elle enseigne brièvement à Douai puis, après deux ans d'études avec J. H. C. Whitehead à l'Université d'Oxford, elle retourne à un poste d'enseignant à Strasbourg. Mais à l'encouragement de Cartan, elle poursuit ses recherches, publiant son premier livre en 1949, et quittant l'enseignement pour un poste de chercheur au Centre national de la recherche scientifique en 1951, et achevant sa thèse de doctorat en géométrie symplectique Sur le problème d'équivalence de certaines structures infinitésimale, en 1953, à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, sous la supervision de Charles Ehresmann[7]. Elle obtient un poste de professeur à l'Université de Rennes, puis à l'Université de Paris en 1966. Lorsque l'université se divise en 1968, elle passe à l'Université Paris-Diderot, dont elle prend sa retraite en 1986.

Publications[modifier | modifier le code]

Paulette Libermann publie 2 livres et 69 articles dans des journaux spécialisés[8].

Entre autres:

  • avec Charles-Michel Marle[9]: Géométrie symplectique. Bases théoriques de la mécanique. (Symplectic Geometry and Analytic Mechanics. Reidel, Boston 1987).

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

(en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Paulette Libermann », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Base de bibliothèque norvégienne • WorldCat

  1. Larry Riddle, « Paulette Libermann », sur Biographies of Women Mathematicians, Agnes Scott College (consulté le 16 mai 2015).
  2. Yvette Kosmann-Schwarzbach, « Women mathematicians in France in the mid-twentieth century », BSHM Bulletin: Journal of the British Society for the History of Mathematics,‎ (DOI 10.1080/17498430.2014.976804, arXiv 1502.07597).
  3. (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Paulette Libermann », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).
  4. Marc Chaperon, « Souvenirs de Paulette Libermann: Un portrait mathématique de Paulette Libermann (1919-2007) », CNRS, .
  5. Les grand-parents maternels, Israël Mayer Apte (1851-1938) et Rachel Schoub (1852-1921) s’étaient mariés en 1875 dans le 4e arrondissement
  6. Recherche nominale, sur archicubes.ens.fr.
  7. (en) Paulette Libermann sur le site du Mathematics Genealogy Project
  8. zbMATH
  9. mathématicien, lui-même élève de André Lichnérowicz
  10. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences. Vie Académique, 9 décembre 1968.