Maurice Schlisselmann

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Maurice Schlisselmann
Maurice Schlisselmann.jpg

Maurice Schlisselmann, probablement dans les années 1910.

Biographie
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Distinction

Maurice Schlisselmann (ou Schlusselmann ou Schlusselman selon les sources), né en 1880 à Varsovie et mort le à Rillieux (alors dans l'Ain) fusillé par la milice française, est un maroquinier lyonnais et une victime de la Shoah.

Le rapport de gendarmerie no  814 de la gendarmerie de Sathonay du 4 novembre 1944, indique son nom, son âge, sa qualité et son adresse : « Schlisselmann Maurice, 64 ans, maroquinier, 209, rue de Créqui à Lyon »[1].

Arrestation[modifier | modifier le code]

Une (seule) source évoque l'arrestation de Maurice Schlisselmann par la section d'enquête et de contrôle (SEC), au début du mois de juin 1944[2].

Le 28 juin 1944, Maurice Schlisselmann est à nouveau arrêté (dans une épicerie), par le milicien Édouard Arnaud[a 1].

Circonstances du décès[modifier | modifier le code]

Schusselman Maurice, 64 ans[Note 1]
Stèle commémorative au cimetière de Rillieux

Au cours de la journée du , les miliciens Lyonnais arrêtent[3] un certain nombre de Juifs[3] ensuite incarcérés impasse Catelin, (dans les locaux de la milice, à Lyon) où se retrouve Maurice Schlisselmann, dans la journée du 28.

Le au matin, Henri Gonnet un milicien aux ordres de Touvier, fait sortir[3] sept prisonniers juifs[3] de la cellule, dont Maurice Schlisselmann. Ils sont emmenés dans une camionnette au cimetière de Rillieux[3] où ils sont fusillés vers 5h30 du matin[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette inscription comporte forcément une erreur : a minima SchLusselman. Les orthographes les plus fréquentes sont Schlusselmann ou Schlisselmann.

Références[modifier | modifier le code]

Dominique Missika, Petit Louis : Histoire d'un héros de la résistance, Paris, Hachette, (ISBN 978-2-01-235611-5, LCCN 2002409510, présentation en ligne)

  1. p. 183.

Autres références :

  1. Rapport 814 du 4 novembre 1944 de la brigade de gendarmerie de Sathonay in Le livre noir Des crimes Nazis Dans L'Ain pendant L'Occupation, Édition du Bastion, , 132 p. (ISBN 2-7455-0303-0), p. 71.
  2. Laurent Joly, Vichy dans la « solution finale », Grasset, , 1024 p. (lire en ligne).
  3. a, b, c, d, e et f « Lyon 1942-1944 », sur jewishtraces.org (consulté le 29 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]