Jean Frydman

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Jean Frydman
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Jean Frydman, né le à Varsovie en Pologne, est un résistant, déporté, survivant de la Shoah, homme d'affaires et homme de communication franco-israélien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Jean Frydman, naît le [1],[2] à Varsovie en Pologne[3],[4],[5] de parents d'origine juive polonaise, Jean Frydman grandit dans le quartier de Belleville où sa famille tient une petite fabrique de lingerie féminine[6].

Résistance et déportation[modifier | modifier le code]

En 1940, Jean Frydman rallie la France libre. Apprenant en 1942 qu'une grande rafle se préparait, il regagne la capitale pour demander à ses parents de se mettre à l'abri. Arrêté en 1944, emprisonné à Fresnes, sa dernière adresse est au 4 rue Martel dans le 10e arrondissement de Paris[7], il est condamné à mort. Il attend chaque jour la mort mais échappe au peloton d'exécution grâce à l'intervention inattendue d'Aloïs Brunner. Transféré au camp de Drancy, il est évacué vers Buchenwald dans le dernier convoi à destination des camps de la mort, le convoi No. 79, en date du 17 août 1944 (où il fait la connaissance de Marcel Dassault), mais réussit à s'évader du train.

Il est impliqué dans l'organisation de l'assassinat de Philippe Henriot[8].

L'homme de communication[modifier | modifier le code]

Jean Frydman fréquente le Saint-Germain-des-Prés des existentialistes de l'après-guerre.

Il commence son aventure dans le monde naissant de l'audiovisuel par un stage dans une petite station de télévision au Canada. Ensuite, il participe à la création de la première télévision privée francophone au Maroc.

De retour en France, il est le cofondateur de la station Europe 1, devenant l'un de ses premiers dirigeants, entre 1957 et 1962[réf. souhaitée]. Il crée l'émission Salut les copains.

En 1969, Jean Frydman prend la direction de Télé Monte-Carlo et, dans le but d'alimenter la grille de la chaîne, devient propriétaire d'un important catalogue de films. Mais son plus grand projet, la création d'une nouvelle chaîne de télévision commerciale, « Canal 10 », n'arrive pas à aboutir. Il prend ensuite la direction de l'agence de publicité Régie n°1. Il s'impose comme le « jardinier secret du paysage audiovisuel français ».

Il produit deux films documentaires concernant la Seconde Guerre mondiale : Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophüls (1969) et De Nuremberg à Nuremberg de Frédéric Rossif (1989)[9].

L'homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Actionnaire évincé du conseil d'administration de Paravision, filiale audiovisuelle de L'Oréal, Jean Frydman révèle[10] le passé d'André Bettencourt et celui de plusieurs autres dirigeants de L'Oréal sous l'Occupation, contraignant André Bettencourt à se retirer des affaires en 1995, officiellement pour raison d'âge[11], et à exprimer ses regrets pour ce qu'il qualifie d'« erreur de jeunesse »[12].

L'homme de paix[modifier | modifier le code]

Jean Frydman, le franco-israélien[13], met son expérience au service des responsables politiques israéliens soucieux d'une paix de compromis[14]. Il conseille Yitzhak Rabin[15] et Ehoud Barak[16]. Il joue un rôle dans l'organisation de la manifestation du , au cours de laquelle Yitzhak Rabin est assassiné.

Distinction[modifier | modifier le code]

Le , Jean Frydman est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur par le président de la République française François Hollande.

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2014, dans la mini-série Résistance, c'est Tom Hudson qui joue le rôle de Jean Frydman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Frydman », bnf.fr (consulté le 28 juillet 2016)
  2. Selon Klarsfeld, 2012, il serait né le 27 juin 1925.
  3. « Jean Frydman », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 17 juillet 2020).
  4. « Jean Frydman », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le 17 juillet 2020).
  5. Selon Klarsfeld, 2012, il serait né à Varsovie, en Pologne.
  6. http://jf.perigot.net/Frydman.htm
  7. Voir, Klarsfeld, 2012.
  8. Chronique de la Résistance (nouvelle édition), Par Alain Guérin, page 1504, éditions Omnibus, Paris, 1010
  9. Elie Barnavi raconte Jean Frydman, Le Point, 22 mai 2008
  10. Éric Conan, L'Oréal: l'arme de la mémoire, L'Express, 16 février 1995
  11. Michel Bar-Zohar, Bitter Scent: The Case of L'Oréal, Nazis, and the Arab Boycott, London, Dutton Books, 1996
  12. « André Bettencourt »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  13. « Le Paris d'Elie Barnavi », sur Le Journal du dimanche (consulté le 6 juillet 2020).
  14. Voir l'ouvrage d'Élie Barnavi, « Jean Frydman : tableaux d'une vie » ainsi que le film « Jean Frydman, un combat pour la liberté »
  15. Sur RFI, interview de Jean Frydman, ancien conseiller d'Yitzhak Rabin
  16. Article du journal Libération dans lequel est évoqué le rôle de conseiller de jean Frydman auprès d'Ehud barak

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]