Nathalie Zajde

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Nathalie Zajde
Portrait de Nathalie Zajde
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Nathalie Zajde est Maître de conférences en psychologie à l’Université de Paris VIII Saint-Denis. Membre du laboratoire CHart EA 4004 (Groupe Cognition et adaptation). Elle est Habilitée à Diriger des Recherches. Elle est chercheuse et clinicienne au Centre Georges-Devereux[1]; au Centre de Recherche Français de Jérusalem[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nathalie Zajde enseigne la psychologie clinique et pathologique à l'Université Paris VIII. Membre du Laboratoire CHart EA 4004. Elle est spécialiste des traumatismes psychiques et spécialisée en ethnopsychiatrie.

Elle a créé en 1990 les premiers groupes de parole de survivants et d'enfants de survivants de la Shoah en France. Elle a également développé en France et à l'étranger des dispositifs cliniques spécifiques d’aide aux personnes souffrant de traumatisme psychique – qu'il soit d'origine individuelle ou de masse. Ainsi, à l'université de Bujumbura en 2004, elle a contribué à la création d'un lieu original de prise en charge des souffrances psychiques des survivants des massacres au Rwanda et au Burundi.

En 2005, elle est, avec le docteur Anne-Marie Ulman, à l'origine de la première consultation d'ethnopsychiatrie à destination des populations d'origine éthiopienne et d'Asie centrale en Israël.

Suite aux massacres du 28 septembre 2009 à Conakry, Nathalie Zajde a créé avec le Professeur Ibrahima Baldé dans sa polyclinique de Kipé à Conakry la consultation d'ethnopsychiatrie pour les survivants et les victimes de viols.

Reconnue comme spécialiste des souffrances psychologiques des "enfants cachés" — enfants juifs cachés durant la seconde guerre mondiale pour échapper aux persécutions nazies — et des descendants de survivants, elle a écrit de nombreux articles dans les revues scientifiques et publié plusieurs ouvrages qui font référence[3].

Avec Catherine Grandsard, Nathalie Zajde est responsable de la Cellule psychologique destinée aux survivants et descendants de survivants de la Shoah du Centre Georges Devereux/Fondation pour la Mémoire de la Shoah[4]. Elle administre le blog des enfants cachés[5].

Thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

Principaux thèmes de recherche de Nathalie Zajde :

  1. Pour une psychothérapie des Tsiganes. Construction de dispositifs spécifiques d'aide psychologique destinés aux populations Rom/gens du voyage.
  2. Création d'un lieu permanent d'aide psychologique aux victimes et aux descendants de victimes de la Shoah.
  3. D'où viennent les enfants ? recherche sur les soubassements psychologiques et culturels de l’infertilité.
  4. Traumatismes dans l’Afrique des Grands-Lacs — l’aide psycho-sociale dans une société en sortie de crise.
  5. Immigrations et psychopathologies en Israël. Troubles psychiatriques et dispositifs psychothérapiques des populations juives et non-juives en Israël.
  6. Résilience et intégration. Réhabilitation psychosociale en Israël des survivants de la Shoah et des « enfants cachés ».
  7. Psychothérapie en situation de crise politique et prise en charge psychologique des victimes de violence liée au genre.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Pour Qui sont les enfants cachés? Penser avec les grands témoins, elle a reçu le prix littéraire du savoir et de la recherche 2014.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Tobie Nathan, Alain Blanchet, Serban Ionescu, Nathalie Zajde, Psychothérapies, éd. Odile Jacob, Paris, 1998[6].
  • Nathalie Zajde, Guérir de la Shoah, éd. Odile Jacob, Paris, 2005[7].
  • Nathalie Zajde, Enfants de survivants, 1993, réédition, éd. Odile Jacob, Paris, 2005.
  • Avec José Brunner Holocaust-Trauma. Kritische Perspektiven zur Entstehung und Wirkung eines Paradigmas, Jose Brunner/Nathalie Zajde ed., Wallstein Verlag, Goettingen. 273 p. 2011.
  • Nathalie Zajde, Les enfants cachés en France, éd. Odile Jacob, Paris, 2012[8].
  • Coécrit avec Tobie Nathan, Psychothérapie démocratique, éd. Odile Jacob, Paris, 2012.
  • Nathalie Zajde (sous la direction de) Qui sont les enfants cachés? Penser avec les grands témoins, éd. Odile Jacob, Paris, 2014.
en italien
  • I figli dei sopravvissuti, Moretti & Vitali, Bergamo 2001.

Articles sur la toile

Le traumatisme des enfants cachés - Conséquences psychologiques du vécu de persécution antisémite chez les enfants juifs cachés en France pendant la Seconde Guerre mondiale Bulletin du Centre de Recherche français de Jérusalem.

Conférences sur la toile

"Vivre après la Shoah, le traumatisme des survivants" janvier 2009, Institut Français de Tel Aviv,

"Le traumatisme des enfants cachés", Centre de recherche français de Jérusalem, novembre 2007,

"Soigner les souffrances de la Shoah" Université de Bar Ilan, mai 2006,

"L'ethnopsychiatrie en Israël, l'Alya des zars, djinns et autres esprits", Centre de recherche français de Jérusalem, mars 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ethnopsychiatrie.net/CGD3.htm
  2. « Nathalie Zajde* : «La majeure partie des travaux sur les victimes de la Shoah et leurs descendants ne mentionnent pas leur identité. Comme si le fait d’être Juif était un artifice, et n’avait aucune influence…» », Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France,‎ (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2018)
  3. Annie-Claude Elkaïm, « Nathalie Zajde, Les enfants cachés en France », sur arkheia-revue.org (consulté le 21 août 2013)
  4. http://www.ethnopsychiatrie.net/CelluleSurvivants.htm
  5. http://enfantscaches.wordpress.com/
  6. Marc Ragon, « Guérison à l'esprit. Tobie Nathan, Alain Blanchet, Serban Ionescu, Nathalie Zajde. Psychothérapies. Odile Jacob, 334 pp., 150 F », sur www.liberation.fr, (consulté le 21 août 2013)
  7. Marc Epstein, « Holocauste:«"Juif survivant" et "nazi" deviennent des généralisations» », sur L'Express.fr, (consulté le 21 août 2013)
  8. Marie Auffret-Pericone, « Ne sois plus toi, si tu veux être », sur la-croix.com, (consulté le 21 août 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]