Lucien Rottée

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Lucien Rottée
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Lucien Henri Rottée (1893-1945) fut directeur de la Police municipale de Paris, puis directeur central des Renseignements généraux et des jeux à la Préfecture de police durant l'occupation. Condamné à mort à la Libération, il fut fusillé le .

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Né en 1893, Lucien Rottée entre à la police de Paris en 1914 en tant que secrétaire suppléant des commissariats puis devient, en 1921, commissaire de police de la ville de Paris.

Lors de la crise du 6 février 1934, à la tête des forces de l'ordre (sous l'autorité du préfet de Police Adrien Bonnefoy-Sibour); il défend la chambre des députés en bloquant le pont de la Concorde et reçoit pour ces faits la Légion d'honneur.

Par la suite, il entre dans la police municipale où il devient commissaire de voie publique.

La guerre et la collaboration[modifier | modifier le code]

La signature du pacte germano-soviétique, fin , fait croître son anti-communisme. Début 1940, il devient directeur adjoint de la police municipale.

Ensuite, il est nommé directeur adjoint des Renseignements généraux (RG). Méticuleux et partisan de l'ordre et de l'obéissance, devenu directeur général en 1941, il met en place et organise les Brigades spéciales qui, en collaboration avec les Allemands, entrent dans l'action répressive contre les juifs, les communistes, les gaullistes, les francs-maçons les résistants.

Particulièrement efficients, ses services usent sans retenue de la torture.

Il a reçu la Francisque[1].

Condamnation et exécution[modifier | modifier le code]

Arrêté le 15 décembre 1944, après avoir pris la fuite sous une fausse identité (Henri Rodier), il est jugé, condamné à mort pour trahison et fusillé à Montrouge le .

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie, notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • François Marcot, La Résistance et les Français, lutte armée et maquis, page 177.
  1. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 167.

Articles connexes[modifier | modifier le code]