Roland Castro (architecte)

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Roland Castro
Image illustrative de l'article Roland Castro (architecte)
Roland Castro en 2018.
Présentation
Naissance (81 ans)
Limoges (Haute-Vienne)
Nationalité française
Activités Architecte, urbaniste et militant politique
Diplôme DPLG en 1969
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Œuvre
Agence Atelier Castro Denissof Associés

Roland Castro, né le à Limoges, est un architecte et militant politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive originaire de Salonique, il est le père de l'humoriste Zazon. Roland Castro a eu un parcours politique allant de l'extrême gauche au soutien à Emmanuel Macron. Militant au sein de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français dont il est exclu en 1965, il rejoint l'UJC(ml) l'année suivante.

Il est maoïste dans les années 1970, au sein du mouvement Vive le Communisme (1968), qui se transforme peu après en Vive la révolution (VLR), qu’il cofonde avec notamment Tiennot Grumbach. Après la dissolution de VLR en 1971, il rencontre Lacan et entamera avec lui une psychanalyse qui durera sept ans.

Mitterrandiste en 1981, il crée une structure d’intervention et de réflexion sur les banlieues à l’origine de la mission Banlieues 89. Il publie le journal Légende du siècle : la conspiration des égos avec Jean-Paul Dollé, Jean-Pierre Le Dantec et Léon Schwartzenberg ; cinq numéros paraissent entre 1987 et 1992.

Démissionnaire du Parti socialiste le jour de l'entrée de Bernard Tapie au gouvernement, il rejoint le PCF sous la direction de Robert Hue, devenant membre du comité national du parti.

Il défend en 2003 « 89 propositions pour restaurer le lien social » et fonde le Mouvement de l’utopie concrète (MUC), avec entre autres Éric Halphen. Il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2007[1], mais y renonce le , faute de parrainages suffisants[2].

De 2008 à 2009, il est, après nomination par le président de la République Nicolas Sarkozy, à la tête d’une équipe pluridisciplinaire avec laquelle il participe à la consultation sur le Grand Paris intitulée « Le Grand Pari(s) de l’agglomération parisienne ». Il y défend notamment l'implantation de hauts lieux symboliques de la République et de la culture pour redonner de l'intensité et de la beauté à la « banlieue ». Il présente un projet pour aménager (et urbaniser) le parc Georges-Valbon, anciennement parc de la Courneuve, dont 310 hectares sur 417 sont classés Natura 2000)[3].

Il soutient le socialiste Arnaud Montebourg à la primaire citoyenne de 2011, puis le centriste Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017[4].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Bourse du travail de Saint-Denis.
Bâtiment du « pont » de l'UTBM.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1989, Paris, Barrault Éditions,
  • Civilisation urbaine ou barbarie, Paris, Éditions Omnibus, , 187 p.
  • J'affirme : Manifeste pour une insurrection du sens, Paris, Éditions Sens & Tonka, , 160 p.
  • Avec Sophie Denissof, (Re)Modeler Métamorphose, Paris, Le Moniteur Éditions, , 246 p.
  • Faut-il passer la banlieue au Kärcher ? entretien avec Claude Perrotin, Paris, Éditions l'Archipel, , 139 p.
  • La longue, lente, périlleuse (et poilue) Fabrique du rêve, Paris, Éditions l'Archipel, , 302 p.
  • Avec Sihem Habchi, Nous sommes des millions à être seuls, Paris, Éditions David Reinharc, , 149 p.
  • Il faut tout reconstruire, Paris, Éditions l'Archipel, , 160 p.
  • Le Corbusier n'a pas rencontré Freud, Paris, Éditions du Canoë, , 57 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]