Morgan Sportès

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Morgan Sportès
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Morgan Sportès (Le Livre sur la Place, Nancy, 2011).
Naissance (71 ans)
Alger
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Morgan Sportès, né le à Alger[1], est un écrivain français.

Il a publié vingt livres qui ont attiré l'attention de personnalités comme Claude Lévi-Strauss ou Guy Debord. Nombre d'entre eux ont été traduits en de nombreuses langues, notamment en espagnol, italien, portugais, grec, japonais, thaï, allemand, russe, hongrois, coréen, polonais, chinois.

Son livre-enquête L'Appât a été porté à l'écran par Bertrand Tavernier en 1995 (L'Appât avec Marie Gillain, Olivier Sitruk et Bruno Putzulu). Le film a reçu l'Ours d'or au festival de Berlin (1995).

Une adaptation de son livre Tout, tout de suite réalisée par Richard Berry est sortie sur les écrans en 2016.

Il est lauréat de la Villa Kujoyama 2000 et du prix Interallié 2011[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père juif algérien et d'une mère catholique bretonne, il vit en Algérie jusqu'à l'indépendance, en 1962. Sa mère devenue folle « paranoïaque » finit sa vie dans un hôpital psychiatrique.

Petit, il écrit sur la Remington de son père pour échapper à la folie de sa mère.

Étudiant à l'université de Paris VII, qu'il qualifie de « repaire structuralo-maoïste », il y adopte une attitude de dandy, vêtu de tweed avec un parapluie vert, histoire de provoquer ses « compagnons de galère ». Pour vivre, Sportès écrit alors pendant un an dans la revue Détective[3].

Il effectue son service national en coopération en Asie, ce qui lui inspirera plus tard plusieurs livres : Siam (1982), sur ses "dérives", came et filles, en Thaïlande, fable sur la marchandisation du monde ; Pour la plus grande gloire de Dieu (1995), roman sur le Siam du XVIIe siècle ; Tonkinoise (1995), roman historique sur l'Indochine du temps de Pétain ; Rue du Japon (1999), confession sur ses « liaisons dangereuses » avec une femme japonaise[3].

Après la publication de La Dérive des continents en 1984, il fait la connaissance de Guy Debord, avec qui il se lie d'amitié[4],[5].

Son roman, Le ciel ne parle pas, publié par les éditions Fayard en septembre 2017 et portant sur la persécution des chrétiens au Japon au début du XVIIe siècle, est passé inaperçu du milieu littéraire et des médias français. Le livre a été traduit en japonais et publié par les éditions Iwanami Shoten en février 2019.

Il partage actuellement sa vie entre la rédaction de ses livres et de nombreux voyages de recherche.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Siam, Paris, Éditions du Seuil, 1982.
  • La Dérive des continents, Paris, Éditions du Seuil, 1984.
  • Je t'aime, je te tue, Paris, Éditions du Seuil, 1985.
  • Comédie obscène d'une nuit d'été parisienne, Paris, Éditions du Seuil, 1986.
  • Le Souverain poncif, Paris, Éditions Balland, 1987.
  • Outremer, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 1989.
  • L'Appât, Paris, Éditions du Seuil, 1990 (porté à l'écran en 1995 par Bertrand Tavernier, le film L'Appât remporte l'Ours d'or au Festival de Berlin).
  • Pour la plus grande gloire de Dieu, Paris, Éditions du Seuil, 1993.
  • Ombres siamoises, Paris, Éditions Mobius/H. Botev 1995.
  • Tonkinoise…, Paris, Éditions du Seuil, 1995.
  • Lu : roman historique d’inspiration marxiste-léniniste, Paris, Éditions du Seuil, 1997.
  • Rue du Japon, Paris, Paris, Éditions du Seuil, 1999.
  • Solitudes, Paris, Éditions du Seuil, 2000.
  • Essaouira, Paris, Éditions du Chêne, 2001.
  • Une fenêtre ouverte sur la mer, Paris, Éditions du Seuil, 2002.
  • L'Insensé, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2002.
  • Maos, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2006 (Prix Renaudot des lycéens 2006).
  • Ils ont tué Pierre Overney, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2008.
  • L'Aveu de toi à moi, Paris, Fayard, 396 p.[6]
  • Tout, tout de suite, Paris, Fayard, 2011[7] - Prix Interallié 2011 - Globe de cristal 2012 du meilleur roman - adapté au cinéma sous le même titre en 2016
  • Ouvrage collectif, In situs, contribution de Morgan Sportès, Gruppen éditions, 2013.
  • Revue Gruppen n°4, Hiver 2012, longue interview de Morgan Sportes.
  • Revue Atelier du roman n° 87, septembre 2016, Flammarion.
  • Le ciel ne parle pas , Paris, Éditions Fayard, 2017

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Launet, « Maoschisme », Libération, 13 mai 2008.
  2. « Le prix Interallié 2011 couronne Morgan Sportès », sur http://www.livreshebdo.fr (consulté le 16 novembre 2011)
  3. a et b Jean-Luc Douin, « Morgan Sportès : 'même les historiens font de la fiction' », Le Monde des livres, 12 mars 2010, p. 8.
  4. Guy Debord, Correspondance, volume 7, Fayard, 2008. Les lettres de Guy Debord à Morgan Sportès sont réunies dans ce volume.
  5. Christophe Bourseiller, Vie et mort de Guy Debord, 2002.
  6. Critique par Christophe Donner, « En plein cœur », Le Monde 2, no 214, semaine du 22 au 28 mars 2008, p. 8.
  7. « "Tout, tout de suite": Morgan Sportès dissèque le Gang des barbares », l'Express.fr, (consulté le 22 octobre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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