Nicaragua

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le film, voir Nicaragua (film, 1969).

République du Nicaragua

República de Nicaragua (es)

Drapeau
Drapeau du Nicaragua
Blason
Armoiries du Nicaragua
Description de l'image Nicaragua (orthographic projection).svg.
Devise nationale En Dios Confiamos
(En Dieu nous avons confiance)
Hymne national Salve a ti
Administration
Forme de l'État République
Président Daniel Ortega
Vice-président Moisés Omar Halleslevens Acevedo
Langues officielles Espagnol
Capitale Managua

12° 09′ N, 86° 16′ O

Géographie
Villes principales Managua, León, Granada, Estelí, Jinotega, Chinandega, Matagalpa
Superficie totale 129 494 km2
(classé 95e)
Superficie en eau 2,9 %
Fuseau horaire UTC -6
Histoire
Indépendance De l’Espagne
Date
Démographie
Gentilé Nicaraguayen
Population totale (2015) 6 167 237 hab.
(classé 131e)
Densité 42 hab./km2
Économie
IDH (2005) en augmentation 0,710 (moyen) (118e)
Monnaie córdoba oro[1] (NIO​)
Divers
Code ISO 3166-1 NIC, NI​
Domaine Internet .ni
Indicatif téléphonique +505

Le Nicaragua, en forme longue la République du Nicaragua, en espagnol República de Nicaragua, est un pays d'Amérique centrale. Il est limitrophe du Costa Rica au sud et du Honduras au nord. Il est aussi entouré par l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Sa capitale et plus grande ville est Managua.

Le Nicaragua est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis 2007.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Nicaragua.

Colonisé par l'Espagne en 1524, le Nicaragua est devenu un État indépendant le et a adhéré aux Provinces unies d'Amérique centrale. Il s'est séparé de la fédération en 1838, devenant une république complètement souveraine en 1854.

Granada, Nicaragua

L'histoire des débuts de la nation a été fortement influencée par les interventions militaires des États-Unis, qui y voyaient la possibilité d'y creuser un canal entre l'Atlantique et le Pacifique. Le pays est troublé par des périodes prolongées de dictature militaire, la plus dure étant sans doute le règne de la famille Somoza au début du XXe siècle.

Entre 1927 et 1933, le général Augusto Sandino, nationaliste, mène une guérilla, d'abord contre le gouvernement conservateur, puis contre les forces américaines. Il fait la déclaration devenue célèbre : « Si cent hommes aiment le Nicaragua comme je l’aime, le Nicaragua sera libre ! » En 1927, il refuse de rendre les armes aux troupes d'occupation américaines comme l'avait fait le général Moncada dans un accord de partage des pouvoirs avec les conservateurs. La guérilla, dénommée Armée de Défense de la Souveraineté nationale du Nicaragua, est combattue par l'United States Marine Corps (USMC), qui s'octroie un avantage important par l'appui de l'aviation et de l'artillerie mais dont les multiples exactions contre la population renforce la popularité de l'armée rebelle de Sandino. Incapables d'en finir avec la guérilla et frappées par de multiples revers militaires, les troupes américaines évacuent le Nicaragua en 1933 après avoir pris soin de créer la Garde Nationale pour défendre le régime, et qui devait remplacer l'armée et la police supprimées par les Américains. L'armée rebelle de Sandino, dont la motivation fondamentale résidait dans le désir d'expulser les troupes américaines, accepte alors de négocier et signe un accord de paix en février 1934[2].

Anastasio Somoza García devient le premier dirigeant de la Garde Nationale. Avec le soutien des États-Unis, Somoza fait assassiner son principal opposant politique, Sandino, en février 1934 et prend le pouvoir en 1936. Il ordonne également le massacre des anciens guérilleros de Sandino et de leurs familles. Il instaure alors une dictature personnelle de 1936 à son assassinat en 1956. Ses fils, Luis et Anastasio, lui succèdent et le pays reste assujetti à la dictature. Les Somoza se posent comme anticommunistes et bénéficient de l'appui des États-Unis tout au long de la Guerre froide.

L'opposition au régime est représentée principalement par le Front sandiniste de libération nationale, guérilla fondée en 1961, et qui se scindera en trois fractions :

  • La fraction prolétarienne, marxiste ;
  • La fraction guerre populaire prolongée, dont la stratégie s'apparentait au maoïsme ;
  • La fraction insurrectionnelle ou tercériste, nationaliste.

L'opposition civile et urbaine s'articulait autour des partis communiste et socialiste, et des syndicats ouvriers, réprimés par le régime, mais également autour du journal conservateur La Prensa de Pedro Joaquín Chamorro Zelaya. Les prises de position de ce dernier lui vaudront d’être arrêté, emprisonné et torturé, puis placé en résidence surveillée.

En 1972, Anastasio Somoza, qui avait succédé à son frère décédé d'une crise cardiaque, ne peut plus se représenter, une loi interdisant deux mandats consécutifs, et cède sa place à un triumvirat de trois proches collaborateurs. Mais resté chef de la Garde nationale, il profite de la situation catastrophique créée par un tremblement de terre en décembre 1972 pour promulguer la loi martiale et prendre ainsi le contrôle du pays. Chargé d'acheminer l'aide internationale reçue après le tremblement de terre, il s'en approprie la majorité.

Somoza redevient président lors des élections de 1974, mais maintient un pouvoir répressif et perd progressivement l'appui d'anciens soutiens : l'oligarchie, les États-Unis et l'Église catholique. Affaibli, le gouvernement accentue sa politique de répression avec pour seul résultat la montée de l'opposition.

Le 10 janvier 1978, Chamorro est assassiné. Ses funérailles font se déplacer des foules énormes – 30 000 personnes à Managua – et des émeutes éclatent dans le pays. En février 1978, une partie du patronat se joint à l'opposition, qui organise une grève générale, demande la démission de Somoza et la formation d'un gouvernement de transition. Malgré la répression, les contestataires forment en juillet 1978 un front national, auquel se joint la veuve de Pedro Chamorro, Violeta Barrios de Chamorro, devenue directrice de La Prensa. Le 5 juillet 1978, la bourgeoisie antisomoziste fonde le Front élargi d’opposition (FAO) et propose l’installation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections. En septembre 1978, une grande partie de la population se soulève à l'appel du Front sandiniste dans les départements de León, Matagalpa, Chinandega, Estelí, Jinotega, Masaya et Managua, mais la supériorité logistique de la garde nationale de Somoza oblige les troupes à se replier dans les campagnes et les montagnes. L'insurrection est cependant sans cesse nourrie de nouveaux effectifs issus de la population. Peu à peu, les trois tendances du FSLN se rapprochent. La réunification du FSLN est signée en 1979, et celui-ci prend le contrôle de la majorité des campagnes.

La population entame une grève générale qui paralyse le régime. Les villes s'insurgent une seconde fois. Somoza répond par des bombardements massifs. Un journaliste de la chaîne américaine ABC, Bill Stewart, est assassiné par la garde nationale devant les caméras de télévision, ce qui heurte l'opinion publique des États-Unis. Le gouvernement Carter interrompt le soutien à Somoza. Un mois plus tard, en juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza Debayle, dernier de la dynastie des Somoza, démissionne et quitte le pays avec sa fortune pour le Paraguay. Il y est tué le 17 septembre 1980 par un tir de lance-roquettes de révolutionnaires argentins[3].

Une coalition regroupant les cinq principaux courants anti somozistes prend les commandes du gouvernement : le sandiniste Daniel Ortega, l'écrivain Sergio Ramírez Mercado, ancien opposant aux Somoza et membre fondateur du groupe d'artistes et d'intellectuels nicaraguayens Les Douze, l'homme d'affaires Alfonso Robelo Callejas, Violeta Barrios de Chamorro, directrice de La Prensa, et Moisses Hassan, dirigeant d'une formation politique de gauche proche des sandinistes. L'extrême disparité de cette coalition entraine des conflits continuels et en avril 1980, par protestation, Violeta Barrios de Chamorro démissionne du gouvernement. Son journal, La Prensa, dénonce l’influence des sandiniste et le modèle économique progressivement appliqué.

Malgré l'état de détresse économique et humanitaire laissé par la guerre (des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, la destruction de nombre d'infrastructures économiques et sociales, etc) la Junte révolutionnaire multiplie les initiatives ambitieuses : la peine de mort est abolie, l'accès aux soins est déclaré gratuit et des hôpitaux sont construits, des campagnes de vaccinations et d'alphabétisations sont lancées, une partie de l'industrie est nationalisée et une réforme agraire prend forme.

En 1984, des élections sont organisées et aboutissent à la victoire de Daniel Ortega et du FSLN avec près de 67 % des votes, dans un contexte de participation électorale de plus de 75 %. Les observateurs internationaux présents sur place attestent de la régularité du scrutin mais une partie de l'opposition, qui considérait ne pas avoir eu suffisamment de temps pour organiser efficacement une campagne, appelle au boycott et les États-Unis dénoncent les élections.

Les États-Unis, alors dirigés par le président Ronald Reagan, manifestent une hostilité virulente à la révolution sandiniste et arment les Contras, des groupes rebelles anti-sandinistes. Ils décident également d'isoler le Nicaragua en imposant un embargo et en minant les ports. Les affrontements génèreront près de 30 000 morts et épuiseront l'économie.

Les élections de 1990 voient la victoire de Violeta Chamorro (54,2 % des voix) sur Daniel Ortega, qui, prenant acte de sa défaite, déclare qu'il continuerait à « gouverner d'en bas ». Succédant à l'embargo américain, une politique économique libérale d'ajustements structurels est mise en œuvre, supervisée par le FMI et la Banque mondiale.

Arnoldo Alemán (conservateur, ancien somoziste) remporte l’élection présidentielle de 1996 contre Daniel Ortega. Alemán poursuit une politique néolibérale. En 1998, la stabilité économique du Nicaragua est fortement ébranlée, lorsque l'ouragan Mitch dévaste une bonne partie du pays. En fin de mandat, de forts soupçons de corruption pèsent sur Arnoldo Alemán. Il sera condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003. Enrique Bolaños, ancien vice-président d'Arnoldo Alemán, accède à la présidence en 2002 grâce à une campagne « anticorruption ».

En novembre 2006, Daniel Ortega est élu président. Il prend ses fonctions le et choisit comme vice-président un ancien Contras. Il est réélu le 6 novembre 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du Nicaragua

Le Nicaragua est entouré par la mer des Caraïbes à l'est, l'océan Pacifique à l'ouest, le Costa Rica au sud, et le Honduras au nord.

Il occupe une superficie de 129 494 km2 dont 120 254 km2 de terre. Le pays compte environ 5,8 millions d'habitants.

Le Nicaragua est un pays relativement montagneux. Les plaines côtières (Caraïbe et Pacifique) s'élèvent progressivement vers la chaîne centrale (sédimentaire), où culmine le Mogoton (2 438 m). Les plus hauts sommets se situent au nord, près de la frontière du Honduras. Le Sud du pays, à la frontière du Costa Rica, est marécageux.



Les plaines qui longent le Pacifique sont ponctuées de nombreux volcans, notamment ceux de la cordillère des Maribios, et accueillent les deux grands lacs du pays, le lac Nicaragua (ou Cocibolba) et le lac de Managua. Le lac Nicaragua compte plusieurs îles, dont l'île volcanique d'Ometepe et l'archipel des Îles Solentiname. Les lacs représentent environ 7 % de la superficie du pays.

Autour de ces lacs, des rivières qui les alimentent et des fleuves qui les traversent et le long de la côte Pacifique vit la majorité de la population, dans des vallées humides, sur les flancs de montagnes et sur les plaines sèches de brousse. La partie est du pays, exposée aux fortes précipitations, ouragans et cyclones qui traversent régulièrement la mer des Caraïbes, est très peu peuplée, sauf sur quelques ports de la côte atlantique et sur les îles de la mer des Caraïbes.

Le pays est situé sur une zone tectonique active, et est souvent secoué par des tremblements de terre et des éruptions de ses nombreux volcans, dont 40 qui sont présentement en activités[4].

Le climat est tropical dans les basses terres, plus frais sur les plateaux. La côte caraïbe reçoit beaucoup plus de précipitations que la côte pacifique. La température globale du Nicaragua varie entre 28 et 33 degrés Celsius[5].

Frontières terrestres[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Le pays est divisé en 15 départements et 2 régions autonomes, qui sont à leur tour subdivisés en 152 municipalités.

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

  • Ordre de Ruben Dario
  • Ordre de Migual Larreynaga
  • Médaille du Mérite du Nicaragua
  • Croix de la Valeur

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Orchidée Sobralia, île d'Ometepe, Nicaragua

Le Nicaragua compte plus de 1 400 espèces animales répertoriées (coyote, cerf, tatou, fourmilier, pécari, alligator, tortues, serpents, lézards, iguanes, etc.), et plus de 250 000 espèces d'insectes.

Le lac Nicaragua (ou Cocibolca) abritait un requin d'eau douce. Il reçoit également la visite du requin bouledogue, qui partage son temps entre la mer des Caraïbes et le lac, passant de l'une à l'autre grâce à la rivière San Juan.

Le Nicaragua compte environ 17 000 espèces de végétaux (bégonia, orchidées – dont la fameuse Sobralia –, etc.), dont 5 000 espèces non encore répertoriées.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

On dénombre au Nicaragua 699 espèces d'oiseaux[6], dont une endémique, deux introduites par l'homme, et 14 rarement présentes. 8 espèces sont menacées.

Le Nicaragua abrite la deuxième plus grande population de grands aras verts (ara de Buffon) après celle de l'Équateur. On retrouve ces oiseaux dans les nombreux parcs nationaux comme la réserve Bosawas.

Félins[modifier | modifier le code]

Primates[modifier | modifier le code]

Poissons[modifier | modifier le code]

Le Nicaragua compte une multitude d'espèces aquatiques et regroupe plusieurs familles dont les cichlidae comme notamment :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie du Nicaragua.

Le pays compte environ 5,675 millions d'habitants (janvier 2007), qui se répartissent comme suit :

  • Langues:
    • Espagnol (officiel) : 95%
    • Autres : 5%

La capitale nicaraguayenne est Managua (plus de 1,5 million d'habitants). Les autres grandes villes sont Granada, León, San Juan del Sur, Ocotal, Masaya, Estelí, Puerto Cabezas

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Nicaragua.

Le Nicaragua est une république présidentielle. Elle est conformée par quatre organes institutionnels :

  • le pouvoir exécutif (président élu au suffrage universel)
  • le pouvoir législatif (Assemblée nationale, unicamérale)
  • le pouvoir juridique (la Cour suprême de justice, conformée par 16 juges élus par l'Assemblée nationale pour cinq ans)
  • le pouvoir électoral (Conseil suprême électoral ou CSE, conformé par 10 magistrats, dont 7 magistrats propriétaires et 3 magistrats remplaçants, les dix étant élus par l'Assemblée Nationale
    entre des listes proposées par le président et les députés avec plus de 60 % des voix, pour cinq ans ; les magistrats jouissent d'immunité du fait de leur fonction)[7].

Quatre-vingt-douze députés siègent à l'Assemblée nationale. Quatre-vingt-dix sont élus au scrutin proportionnel (les partis obtiennent une quantité de sièges à l'assemblée équivalente au pourcentage que le candidat présidentiel a obtenu aux présidentielles), 1 siège revient à l'ancien président, 1 siège pour le candidat présidentiel qui obtint la deuxième place à l'élection. Le président est élu pour un mandat de cinq ans dès novembre 1994 (avant l'amendement de novembre 1994, la Constitution de 1987 accordait un mandat de six ans au président).

Son président est l'ancien révolutionnaire sandiniste, Daniel Ortega, élu au 1er tour de l'élection en novembre 2006 contre Eduardo Montealegre (candidat de l'Alliance libérale). Les États-Unis d'Amérique, qui manifestaient une préférence pour son adversaire, ont réagi prudemment à la victoire de l'ancien marxiste. « Les États-Unis (…) travailleront avec leurs dirigeants sur la base de leurs engagements et de leurs agissements en faveur de l'avenir démocratique du Nicaragua », a déclaré le porte-parole du Conseil de la sécurité nationale, Gordon Johndroe. Les dirigeants vénézuélien Hugo Chávez et cubain Fidel Castro, se sont, quant à eux, félicités de cette « victoire grandiose ».

Économie[modifier | modifier le code]

Granada, Nicaragua.
Article détaillé : Économie du Nicaragua.

Parmi les ressources naturelles du pays, on trouve l'or, l'argent, le cuivre, le tungstène, le plomb, le zinc. L'agriculture (principalement celle du maïs, du sorgho et du haricot[4]) ainsi que la pêche représentent aussi d'importantes activités

Environ 32 % de la production nationale est exportée vers les États-Unis et 14 % au Salvador (2007).

Le Nicaragua est un des trois pays américains à avoir bénéficié de l'« initiative pays pauvres très endettés» mise sur pied en 1996 par le Fonds monétaire international. Ainsi, l'Union européenne, la Banque mondiale, le Canada et le Danemark ont donné près de 2,36 millions d'euros sur deux ans (2005-2006) afin d'aider le programme d'éducation du ministère de l'Éducation.

Son endettement a été particulièrement dû à la guerre civile de 1980 puisque les États-Unis avaient imposé un embargo qui empêchait les produits de sortir et de rentrer au pays. L'ouragan Mitch en 1998 a également empiré l'état de la dette. Le pays, dévasté par cette catastrophe naturelle, a dû être partiellement reconstruit. En plus des dégâts au niveau humain et des infrastructures, une bonne partie des récoltes a été décimée. Cela a été très désastreux pour un pays comme le Nicaragua, où l'une des principales activités économiques découle de l'agriculture. À la suite du manque d'aliments, il y a eu un déséquilibre du commerce extérieur qui a interrompu le processus de récupération économique et une inflation dramatique s'ensuivit. Ainsi, la dette a considérablement augmenté. La sécheresse de 2001 est également un des facteurs de l'endettement du Nicaragua.

Le Nicaragua a le plus faible PIB en Amérique centrale ($ 1904 en 2014)[8]. En dépit des indicateurs économiques qui ont augmenté depuis 2010, encore instable.

Certains analystes considèrent que la situation économique du Nicaragua s'est fortement améliorée depuis l'élection de Daniel Ortega à la présidence, en 2006. Le pays a affiché ces dernières années un taux de croissance du PIB de plus de 5 % en moyenne, et la dette externe est passée de 66 % du PIB en 2006 à 40 % en 2015. Les nombreux programmes sociaux développés (« Plan Techo », « Hambre Cero », « Usura Cero », etc) ont permis de réduire le taux de pauvreté de 42,5 % en 2009 à 30 % en 2014[9].

En approuvant le 14 juin 2013 la proposition chinoise de construction d'un canal visant à relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, émise par le consortium chinois HKDN Nicaragua Canal Development, l'Assemblée Nationale du Nicaragua donne le coup d'envoi du projet de canal du Nicaragua.

Éducation[modifier | modifier le code]

Le Nicaragua s'est particulièrement distingué au début des années 1980 en initiant une campagne d'alphabétisation massive. La taux analphabétisme a ainsi chuté de 53 % à 13 % selon l'UNESCO[10].

Culture et folklore[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Nicaragua.
  • El Güegüense : comédie-ballet folklorique.
  • La Purísima, qui se fête le 8 décembre, est une fête religieuse en honneur de la Vierge Marie. C'est la fête la plus importante de l'année avec Noël.
  • Les nacatamales (un repas complet à base de porc ou de poulet, de légumes, de pâte de maïs et de riz, cuits à l'étouffée dans une feuille de bananier) sont un plat national très apprécié qui se mange en fin de semaine.
  • Le gallo pinto est le plat le plus populaire, car peu coûteux et assez consistant. On le prépare avec du riz et des haricots rouges, les deux denrées les plus communes.
  • Carlos Mejía Godoy et Camilo Zapata sont les deux figures les plus représentatives du son nicaraguayen, musique populaire typique.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du Nicaragua est un mélange de l’influence indigène et européenne, particulièrement espagnole. Parmi les instruments musicaux on retrouve le marimba ainsi que d’autres instruments communs en Amérique centrale, cependant, le marimba du Nicaragua se distingue par la manière d’en jouer. Il est habituellement accompagné par le violon, la guitare et la guitarrilla (une petite guitare ressemblant à la mandoline). Jouée lors d'évènements sociaux, elle est utilisée comme musique de fond. La côte caribéenne du Nicaragua est réputée pour sa danse animée et sensuelle nommée Palo de Mayo, populaire à travers le pays. Elle est particulièrement sonore et célébrée durant le festival de Palo de Mayo en mai. Un autre type de musique populaire appelée Punta provient de la communauté des Garifunas.

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Nicaragua.

Espagnol dans l'ensemble du pays, l'anglais est utilisé sur la côte caraibéenne et sur les iles des Corn islands.

Banania[modifier | modifier le code]

C'est de retour d'un voyage en Amérique du Sud en 1909 que le créateur de Banania, Pierre François Lardet, après avoir goûté une boisson locale à base de farine de banane et de cacao, créa cette marque et commença à la commercialiser en 1912.

Codes[modifier | modifier le code]

Le Nicaragua a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Auparavant, la monnaie était le córdoba nicaraguayen (NIC)
  2. « Au Nicaragua, les quatre temps du sandinisme »,‎
  3. « Le commandant Zéro revendique la paternité de l'exécution de Somoza en 1980 »,‎
  4. a et b ABC-LATINA. «Nicaragua», [En ligne], http://www.abc-latina.com/nicaragua/ (page consultée le 13 septembre 2010)
  5. Société centrale d'apiculture. «Le Nicaragua, un pays d'Amérique centrale au potentiel d'un grand apicole», [En ligne], http://www.la-sca.net/spip.php?article180 (page consultée le 13 septembre 2010)
  6. (es) Aves de Nicaragua, Alianza para Las Areas Silvestres
  7. http://www.cse.gob.ni/index.php?s=8&ley=1
  8. Présentation du Nicaragua Ambassade de France au Nicaragua (Informations Nicaragua).
  9. Lucía Converti / CELAG, « La economía en tiempos de Daniel Ortega »
  10. Ulrike Hanemann, Nicaragua’s literacy campaign, UNESCO Institute for Education,

Liens externes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Nicaragua.

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