Gilberte Jacob

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jacob (homonymie).

Gilberte Jacob (plus tard, épouse Lévy) (25 janvier 1913, Paris-) est une des victimes de la Rafle de la rue Sainte-Catherine du 9 février 1943, et déportée du Camp de Drancy vers Bergen-Belsen. Survivante de la Shoah, elle témoigne au Procès de Klaus Barbie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilberte Jacob est née le 25 janvier 1913 à Paris[1].

Arrestation[modifier | modifier le code]

Gilberte Jacob est assistante sociale à l'Union générale des israélites de France (UGIFLyon.

Elle est une des victimes de la Rafle de la rue Sainte-Catherine du 9 février 1943[2],[3].

Déportation[modifier | modifier le code]

Elle est déportée dans le Convoi No. 80, en date du 23 juillet 1944, du Camp de Drancy vers Bergen-Belsen. Sa dernière adresse est au 40, rue Michel Servet à Lyon. Elle a 30 ans[4].

Témoin au Procès Barbie[modifier | modifier le code]

Elle survit à la Shoah et témoigne au Procès de Klaus Barbie, le 21 mai 1987, lors de la 9e audience[2],[5].

Résumé de son témoignage[modifier | modifier le code]

"16:23 Le président Cerdini ouvre la séance et introduit une nouveau témoin: Gilberte Jacob née Levy.

16:25 Le témoin commence son témoignage. Elle travaillait à l'UGIF au moment de la rafle. Elle raconte qu'elle était assisse à son bureau au début de l'après-midi, quand trois hommes sont entrés et ont sorti des revolvers. Les hommes en civil appartenaient à la Gestapo. Au cours des heures suivantes, les deux pièces se sont remplies avec environ 80 personnes. Ils ont pris toutes ses possessions. Au début de la soirée, les détenus ont été emmenés de force dans des camions et dans une prison sans nourriture ni eau pendant deux jours, et ensuite embarqués dans un train à bestiaux à destination du camp de Drancy, au nord de Paris. Le témoin décrit avec beaucoup d'émotion les conditions de vie à Drancy.


16:56 Le témoin décrit sa déportation de Drancy vers Bergen-Belsen. Les conditions d'hygiène à Bergen-Belden. Le travail forcé dans le camp. L'odeur du four crématoire dans le camp. Le départ de Bergen-Belsen dans le "train des otages", alors que l'armée britannique s'approche du camp. Le train traversant l'Allemagne, et l'éventuelle libération par l'Armée rouge. Le témoin marchand vers l'Ouest (environ 200 kilomètres) et trouvant une unité de l'armée britannique, qui l'aide à retourner en France[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]