Rafle du 24 septembre 1942

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La rafle du 24 septembre 1942 concerne 1 574 juifs [1],[2],[3]roumains dont 39 enfants[4] domiciliés à Paris ou dans la proche banlieue (Clichy, Levallois, Montreuil, Saint-Ouen, Vincennes). La police municipale met au point le 23 septembre 1942 cette arrestation de masse. Ces juifs roumains sont déportés dans les convois n°37 du 25 septembre, et n°38 du 28 septembre 1942, de Drancy à Auschwitz. Serge Klarsfeld note que "de toutes les années d'Occupation, 1942 fut la plus noire: 42 000 juifs déportés en 43 convois vers Auschwitz-Birkenau[5]". Du 17 juillet au 30 septembre 1942, 33 057 déportés partent vers le camp d'extermination d'Auschwitz[6].

La Rafle[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre 1942, la Police municipale à Paris est informée qu’elle devra mener au plus tôt la capture des familles juives roumaines[7].

Selon Serge Klarsfeld (2012), dans le Convoi No. 37 en date du 25 septembre 1942, on trouve 729 Juifs roumains et 63 de leurs enfants, et dans le Convoi No. 38, en date du 28 septembre 1942, 609 des 1 574 Juifs roumains arrêtés le 24 septembre (282 hommes, 360 femmes, 21 filles et 46 garçons)[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Laborie. 1942 et le sort des Juifs : quel tournant dans l'opinion ?. Annales Année 1993 48-3 pp. 655-666[9]
  • Albert Grunberg. Journal d'un coiffeur juif à Paris, sous l'Occupation. Editions de l'Atelier, 2001. (ISBN 2708235583), (ISBN 9782708235588)[10],[11]
  • Marion Feldman, Malika Mansouri et Marie Rose Moro. Être une adolescente juive pendant l'occupation en France : quel devenir d'adulte ?. Adolescence 2013/3 (T.31 n° 3), pages 601 à 612[12]
  • Lucien Rioux (Lucien Copfermann-Rioux). Témoignage. LE NOUVEL OBSERVATEUR/DOSSIER, 1992[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Amélineau. Dans la rafle du 24 septembre 1942 : Moïse et Rebecca Aisinzon. itinéraires de Mémoire sur la Shoah. 3 avril 2016.
  2. 1942. Des rafles à la déportation. Mémorial de la Shoah, p. 62.
  3. Le chiffre de 1 574 parait plus accepté que celui de 1 324 cité par Le sort des juifs apatrides. rene-bousquet.com., p. 2.
  4. 39 victimes de la rafle des Roumains 24 septembre 1942. Sur les traces des enfants juifs déportés du 11e arrondissement de Paris. amejd11e.files.wordpress.com., p. 10.
  5. Serge KLARSFELD. LE MÉMORIAL DES ENFANTS JUIFS DÉPORTÉS DE FRANCE. Additif No. 9, p. 16.
  6. BOUSQUET RENÉ (1909-1993). universalis.fr.
  7. SERGE KLARSFELD. Le sort des Juifs roumains en France pendant l’Occupation. Conférence prononcée à l’Institut national d’Étude de l’Holocauste en Roumanie « Élie Wiesel », le 9 octobre 2006, inshr-ew.ro., p. 19.
  8. Voir, Klarsfeld, 2012, p. 38.
  9. Pierre Laborie, 1942 et le sort des Juifs : quel tournant dans l'opinion ?, Annales, 1993, p. 655-666.
  10. Albert Grunberg, Journal d'un coiffeur juif à Paris, sous l'Occupation, 2001, p. 27, note 1.
  11. Laurent Joly. Albert Grunberg. Journal d'un coiffeur juif à Paris, sous l'Occupation. ego.1939-1945.crhq.cnrs.fr.
  12. Marion Feldman, Malika Mansouri et Marie Rose Moro, Être une adolescente juive pendant l'occupation en France : quel devenir d'adulte ?, Adolescence, 2013, p. 601-612.
  13. Lucien Rioux (Lucien Copfermann-Rioux). Témoignage. LE NOUVEL OBSERVATEUR/DOSSIER, 1992.

Articles connexes[modifier | modifier le code]