Odette Bergoffen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bergoffen.
Odette Bergoffen
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (94 ans)
Nationalité
Activité
Conjoint
Autres informations
Distinctions

Odette Marie-Louise[1] Bergoffen née Blanchet le 19 octobre 1924, est une résistante française, nommée Juste parmi les nations en 1994, pour le sauvetage de Jean-Claude Moscovici, de sa sœur Liliane Moscovici et de leur mère Louise Moscovici.

Biographie[modifier | modifier le code]

Odette Blanchet est née le 19 octobre 1924[2],[3].

La Résistance[modifier | modifier le code]

Odette Blanchet, dite "Michèle", est agent de liaison à Libération-Nord dans le secteur de Tours[4].

Le sauvetage des Moscovici[modifier | modifier le code]

Odette Blanchet aide Louise Moscovici[5]. Le 2 septembre 1942, elle vient la chercher. Elles partent à bicyclette vers une gare voisine et de là, par le train, gagnèrent Tours (Indre-et-Loire), à une centaine de kilomètres à l'est de Vernoil-le-Fourrier( Maine-et-Loire). Le plan était de laisser Louise Moscovici chez une connaissance, mais cette personne venait d'être arrêtée. Odette conduit alors Louise Moscovici chez sa tante, qui habite aux environs de Tours. Elle contacta Jean Meunier, un des chefs de la Résistance, qui avait à Angers une imprimerie "recyclée" dans l'impression de fausses pièces d'identité. Il fournit à Louise Moscovici des papiers qui lui permirent de passer en zone sud.

Environ deux mois plus tard, les enfants de Louise Moscovici ( Jean-Claude Moscovici et Liliane Moscovici ) sont arrêtés, internés dans une prison d'Angers puis envoyés au camp de Drancy.

Ce serait Michel Moscovici (le frère de Louise Moscovici) qui donne à Drancy, le message à son neveu, Jean-Claude Moscovici, et à sa nièce, Liliane Moscovici, où figure l’adresse d’amis qui assurent leur libération.

Les enfants sont remis en liberté et transférés dans un home tenu par l'Union générale des israélites de France. L'établissement était connu des autorités, et donc peu sûr.

Odette Blanchet agit à nouveau. Elle "kidnappe" les petits et les conduit en lieu sûr à Tours, sauvant leurs vies. Elle reste avec eux dans leur cachette, en dépit des risques énormes qu'elle coure, jusqu'en janvier 1943.

Elle part alors chercher Louise Moscovici et la ramene à Tours auprès de ses enfants. Pendant les derniers mois de l'Occupation, Odette Blanchet vit avec les trois Moscovici chez son oncle et sa tante au village de Morannes. Jean Meunier leur fourni des faux papiers et des cartes d'alimentation. La famille rentre à Vernoil-le-Fourrier( Maine-et-Loire) en mars 1945.

Juste parmi les nations[modifier | modifier le code]

En 1994, Odette Blanchet devenue Odette Berghoffen est nommée Juste parmi les nations par Yad Vashem à Jérusalem en Israël.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

(son époux, Léo Bergoffen reçoit la Légion d'honneur en 2016[8])

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]