Georges Gheldman

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Georges Gheldman est un sexologue français, né le et mort le . Ce fut l'un des témoins à charge au procès de Maurice Papon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le , Georges Gheldman trouve, en rentrant chez lui, un mot griffonné à la hâte par sa mère qui lui demande de la rejoindre au commissariat. Il a dix ans et passe sa dernière nuit avec elle en cellule, avant d'être relâché. Elle sera arrêtée à Dax, et déportée à Auschwitz le 16 juillet 1942, tout comme son père Srul le fut le même jour, à Paris, lors de la Rafle du vel d'hiv. Ni l’un ni l’autre ne revinrent des camps.

Dans 16 juillet 1942, paru chez Berg International, Georges Gheldman explique pourquoi sa mère, juive hongroise, donc d’un pays neutre à l’époque, n’aurait pas dû se trouver sur les listes, mais que l’administration française fit du zèle, l'inscrivant, comme bien d’autres, dans la colonne « Polonais », eux « déportables ». Papon signa l’ordre, comme il signa tous ceux qui devaient entraîner vers Auschwitz 1 645 juifs du Sud-Ouest. Georges Gheldman avait dix ans. Après une nuit de prison, les policiers relâchèrent ce gamin. Il regarda, en larmes, sa mère s’éloigner, avec sept autres femmes juives, encadrée par des gendarmes français et allemands.

Le livre de Georges Gheldman raconte comment une chaîne de solidarité exemplaire permit à l’enfant de passer à travers toutes les mailles du filet tendu par Vichy.

Georges Gheldman est mort d'une crise cardiaque, trois jours avant Maurice Papon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 16 juillet 1942lien titre=16 juillet 1942, Paris, Berg International, coll. « Les polisseurs de loupes », (ISBN 2911289781). On trouve en annexe de cet ouvrage la retranscription intégrale du témoignage de Georges Gheldman lors du procès de Maurice Papon.

Liens externes[modifier | modifier le code]