Enfants d'Izieu

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Les « Enfants d'Izieu » désigne un groupe d'enfants juifs de différentes nationalités, réfugiés dans une bâtisse transformée en colonie de vacances pendant la Seconde Guerre mondiale, sur le territoire de la commune française d'Izieu, dans le département de l'Ain. Quarante-quatre de ces enfants furent déportés à la suite d'une rafle de la Gestapo le jeudi et furent tous exterminés à Auschwitz, à l'exception des deux plus âgés qui sont déportés et assassinés à Tallinn, en Estonie. Ils auraient été dénoncés par un français de Metz[1], le procès de Klaus Barbie se termine sans que l'on connaisse, en définitive, le responsable[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au Mémorial aux Déportés de l'Ain à Nantua.

La colonie[modifier | modifier le code]

En 1942 Sabine Zlatin prend la direction d’une maison d’enfants juifs à Palavas-les-Flots, (Montpellier, (Hérault).

Au printemps 1943[3], M. Fridici, chef de division de la préfecture de l'Hérault, prévient le sous-préfet de Belley (dans l'Ain), Pierre-Marcel Wiltzer, de la venue de Sabine Zlatin, juive polonaise réfugiée en France avant la guerre et infirmière de la Croix-Rouge. Elle veut éloigner des enfants juifs de Montpellier où les rafles nazies sont nombreuses.

Pierre-Marcel Wiltzer propose une maison à Sabine Zlatin, pour créer une colonie d’enfants[4]. Il sait qu’il s’agit d’enfants juifs provenant de Lodève (Hérault}, qu’il faut soustraire au danger.

La maison du hameau de Lélinaz à l’entrée d’Izieu, est en retrait de la route de Belley, à l’abri. Izieu est un petit village perché au dessus d’un bras du Rhône à la frontière de trois départements français : l’Ain, l’Isère et la Haute-Savoie.

Ici, vous serez tranquilles, Pierre-Marcel Wiltzer dit à Sabine Zlatin[5].

Elle accepte et entame avec son mari, Miron Zlatin les démarches pour amener les enfants et recruter les éducateurs qui en prendront soin.

Pierre-Marie Witzler intitule officiellement la maison d'Izieu, " Colonie d'enfants réfugiés de l'Hérault ". Il présente Marie-Antoinette Cojean, secrétaire en chef de la sous-préfecture, qui va jouer elle aussi un rôle important dans l'installation et la vie quotidienne de la maison d'Izieu. Pierre-Marcel Wiltzer se déplace lui-même à Bourg-en-Bresse pour obtenir des cartes d'alimentation et parvient à en obtenir quarante. Il vient rendre visite aux enfants, pour Noël 1943, les bras chargés de cadeaux

Izieu jusqu'en 1942 était situé dans la Zone libre, à proximité de la Suisse, puis de novembre 1942 à septembre 1943, elle était englobée dans la zone d'occupation italienne. Le 8 septembre 1943, l’Italie capitule et l’armée allemande occupe aussitôt les départements de l’ancienne zone italienne. Les persécutions antisémites s’y intensifient.

Dans les premiers mois de 1944, Sabine Zlatin réalise la nécessité de disperser les enfants de la colonie.

Jusqu'en janvier 1944, selon le registre tenu par Miron Zlatin, 105 enfants ont séjourné à Izieu. La durée du séjour va de quelques semaines à quelques mois [6].

Le 7 janvier 1944, le médecin de Sabine Zlatin et de la colonie, le docteur Albert Bendrihen[7] ou Bendrihem[8] est arrêté, à 16 heures, par les Allemands, à son domicile, situé à 3 kilomètre d'Izieu, au hameau voisin de Glandieu. Sabine Zlatin lui avait rendu visite le même jour, ainsi que 2 autres patients, d'après son carnet de visites. Le docteur Albert Bendrihen, âgé de 37 ans, est un juif converti au catholicisme. Il a obtenu une dérogation pour conserver le droit d'exercer.[9],[10]. Le docteur Bendrihen est né le 9 août 1906, à Oran (Algérie). Il est de nationalité française. Il est déporté[11] par le Convoi No. 67, en date du 3 février 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Sa dernière adresse est Brégnier-Cordon[12],[13] (Ain)[14]. Avant d'être amené à Drancy, il est passé par Lyon[15],[16].

Le 8 février 1944, la Gestapo rafle les locaux et arrête le personnel du siège de la 3e direction de l’UGIF à Chambéry, dont dépend la colonie d’Izieu. Une assistante sociale de l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE), Marguerite Kahn (plus tard Marguerite Cohn) du Réseau Garel (Lyon, 1942-1944)[17], se rend à Izieu et pousse à la dispersion des enfants.

L'arrestation du docteur Bendrihen et la Rafle de Chambéry sont deux événements qui amènent les Zlatin à vouloir disperser les enfants[18].

Le 23 février 1944, le Service social d’aide aux émigrants de Lyon, rédige un rapport après une visite de la colonie organisée à la demande de Sabine Zlatin qui « cherche à céder cette maison » et disperser les enfants.

Le 6 mars 1944, Pierre-Marcel Wiltzer est muté à la sous-préfecture de Châtellerault (Vienne). La colonie perd un allié dans l’administration.

Il est remplacé par Jules Serieyx, ancien rédacteur d'un journal séparatiste breton, qui ne jouit pas d'une bonne réputation auprès de la Résistance locale[19].

Sabine Zlatin est à Izieu en mars 1944. Elle repart fin mars-début avril à Montpellier, où elle tente de trouver un refuge plus sûr pour les enfants et disperser la colonie. C’est là qu’elle apprend la nouvelle de la rafle, par un télégramme que lui adresse Marie-Antoinette Cojean: Famille malade - maladie contagieuse[20]. Marie-Antoinette Cojean avait aidé la colonie à résoudre de nombreux problèmes administratifs[21].

La dénonciation[modifier | modifier le code]

Les Enfants d'Izieu auraient été dénoncés par un français de Metz[22], le procès de Klaus Barbie se termine sans que l'on connaisse, en définitive, le responsable[23].

Fritz Loebman, qui travaille, depuis septembre 1943[24] à la ferme de Lucien Bourdon à Brens, est de retour à la Maison d'Izieu, une semaine avant[25] la Rafle du 6 avril 1944[26].

Lucien Bourdon est né en Lorraine en 1906, donc officiellement né en Allemagne. Il fréquente l'école allemande. Mais il ne veut pas s'engager dans la Wehrmacht. Avec son épouse, il décide de quitter la Lorraine et de s'installer dans une ferme à Izieu. Durant l'occupation, il était de notoriété publique que Lucien Bourdon était en bons termes avec les allemands qui avaient une garnison dans la ville voisine de Belley. Un jour Lucien Bourdon demande à Miron Zlatin, le mari de Sabine Zlatin, la directrice de la Maison d'Izieu, si il y a un grand garçon qui pourrait l'aider à sa ferme. Les Zlatin désignent Fritz Loebmann, grand pour son âge de 15 ans, et qui possède une fausse carte d'identité, au nom de François Loban. Il est probable que Fritz Loebmann a laissé trainer une lettre dans la maison des Bourdon. Lucien Bourdon réalise que Fritz Loebmann et les autres Enfants d'Izieu sont Juifs. L'information passe à Klaus Barbie. Il ordonne la Rafle. Lucien Bourdon renvoie Fritz Loebmann chez les Zlatin, avec pour motif, qu'en définitive, il n'a pas besoin de lui, on n'étant pas en pleine saison. Une semaine plus tard, le 6 avril 1944, les allemands arrivent à la Maison d'Izieu,Lucien Bourdon et son épouse retournent. avec l'aide des allemands, en Lorraine[27].

Lucien Bourdon accompagne la Gestapo et assiste aux arrestations[28]. Sa présence est attestée par Julien Favet, s'identifiant comme domestique agricole, au procès Barbie[29].

Le lendemain, le 7 avril 1944[30], ou le 8 avril 1944[31]ou encore la semaine suivante[32], en tous cas certainement peu après, Lucien Bourdon et son épouse retournent. avec l'aide des allemands, en Lorraine[33].

Dans les derniers mois de la guerre, Lucien Bourdon devient un garde dans le camp de concentration de Saarbruck (ou Camp d'internés politiques à Saarbruck[34]), en Sarre en Allemagne. Le 15 mars 1945, il est incorporé dans les rangs de la Wehrmacht, avant d'être arrêté par l'armée américaine, quinze jours plus tard. En juin 1945, il est rapatrié en France[35],[36].

Lucien Bourdon est soupçonné d'avoir dénoncé les enfants d'lzieu. Il est arrêté le 1er mars 1946 près de Metz. Il est transféré à Lyon, où il est inculpé de trahison. L'un des chefs d'inculpation est d'avoir entretenu des intelligences avec une puissance étrangère, l'Allemagne, ou avec ses agents, en vue de favoriser les entreprises de cette puissance contre la France. Faute de preuves suffisantes, l'accusation de dénonciation n'est pas retenue mais, le 13 juin 1947, la Cour de justice de Lyon le juge " coupable d'indignité nationale " et le condamne à la " dégradation nationale à vie "[37]. Il est immédiatement remis en liberté[38].

En 1987, lors du Procès Barbie, Lucien Bourdon est toujours en vie. Il reçoit une demande à comparaître. Il est absent au procès[39],[40].

La rafle du 6 avril 1944[modifier | modifier le code]

Le correspond aux vacances de Pâques 1944 et le premier jour des vacances scolaires[41].

Ce , les troupes de la Gestapo, sous le commandement de Klaus Barbie, investissent la colonie et arrêtent les 44 enfants résidents de différentes nationalités (Algérie, Allemagne, Autriche, Belgique, France et Pologne) et 7 adultes présents les encadrant.

Prison Montluc[modifier | modifier le code]

Les enfants et les adultes sont embarqués dans des camions vers la prison Montluc[42] à Lyon. Ils y restent le 6 et le 7 avril 1944. Au procès Barbie, la seule survivante, Léa Feldblum témoigne que les enfants étaient assis sur le sol et les adultes avaient leurs mains liées haut sur les murs. Les adultes et les adolescents sont interrogés, mais pas les enfants. Le 7 avril, ils sont emmenés à la Gare Perrache par tram et transférés dans des trains en direction de Drancy.Léah Feldblum voyage dans un compartiment avec les plus petits et elle aperçoit, dans le corridor, les adolescents Théo Reiss et Arnold Hirsch passant menottés[43].

Camp de Drancy[modifier | modifier le code]

Ils sont ensuite expédiés au camp de Drancy, où ils arrivent le . Au camp, ils se voient attribuer les numéros 19185 à 19235. Léa Feldblum possède de faux papiers d'identité mais elle dévoile son vrai nom pour accompagner les enfants[44].

Déportation vers Auschwitz[modifier | modifier le code]

Les enfants et les adultes sont emmenés vers les camps de la mort en plusieurs convois partis de la gare de Bobigny (convois no 71, 73, 74, 75 et 76 respectivement du 13 avril, 15 mai, 20 mai, 30 mai et )[45],[46]. Trente-quatre enfants partent par le Convoi No. 71, deux enfants par le Convoi No. 73, deux enfants partent par le Convoi No. 74, trois enfants par le Convoi No. 75, et trois enfants par le Convoi No. 76. Quarante-deux enfants sont gazés à leur arrivée à Auschwitz, le plus jeune, Albert Bulka, étant âgé de 4 ans. Léa Feldblum, une éducatrice de la colonie sera déportée à Auschwitz avec les enfants, mais survivra, après avoir subi des expériences médicales. Les autres adultes déportés sont: Lisl Feiger, Mina Friedler, Suzanne Levan-Reifman, Eva Reifman, Moïse Reifman et Miron Zlatin.

Tallinn[modifier | modifier le code]

Deux adolescents (Arnold Hirsch, 17 ans et Theodor Reis, 16 ans) et Miron Zlatin sont déportés par le convoi 73 à destination de Tallinn où ils disparaissent.

L'absence de Sabine Zlatin, le jour de la Rafle[modifier | modifier le code]

Le 6 avril 1944, Sabine Zlatin se trouve à Montpellier, pour trouver un nouveau refuge pour les Enfants d'Izieu. Elle est prévenue par un télégramme codé de Marie-Antoinette Cojean, la secrétaire de la sous-préfecture de Belley: "famille malade, maladie contagieuse". Elle comprend. Elle se rend à Vichy, rencontre Joseph Darnand, Secrétaire général au Maintien de l’ordre (Régime de Vichy), qui menace de la faire arrêter. Les Enfants d'Izieu sont déjà à Drancy[47].

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Absente au moment de la rafle, Sabine Zlatin, désormais surnommée « la Dame d'Izieu » a consacré le reste de son existence à son combat pour la mémoire des enfants.

À la suite de l’émotion soulevée par le procès de Klaus Barbie, dit le « Boucher de Lyon », en 1987, un mémorial est fondé à l’initiative de Sabine Zlatin et de la communauté juive de Lyon dans la maison et les dépendances du home pour enfants, sous le nom de musée-mémorial des enfants d’Izieu. Il est inauguré par le président François Mitterrand le .

Sabine Zlatin meurt le à l'âge de 89 ans.

Les lettres et dessins des enfants d'Izieu sont conservés au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France (cote Réserve Qe-1183 (1-6)-Pet. Fol.)[48]. Ils ont fait l'objet d'une exposition à la Bibliothèque nationale en 1994.

Le 6 avril 2015, le président François Hollande est venu inaugurer la maison d'Izieu après une fermeture de quelques mois pour rénovation.

Une stèle à la mémoire des Enfants d'Izieu est profanée à Lyon le 7 août 2017[49].

Les enfants d'Izieu[modifier | modifier le code]

Enfants absents lors de la rafle[modifier | modifier le code]

Les noms, par ordre alphabétique, sont:

  • Alfred Adler, né en janvier 1934, à Paris, âgé de 9 ans

À Izieu du 8 au 22 novembre 1943, avec son frère, Edmond Adler

Trouve refuge en Haute-Savoie[50]

Survit à la Shoah, vivant en France[51]

  • Edmond Adler, né en mars 1931, à Paris, âgé de 12 ans

À Izieu du 8 au 22 novembre 1943, avec son frère, Alfred Adler

Trouve refuge en Haute-Savoie[52]

Survit à la Shoah, vivant en France[53]

À Izieu du 15 juillet au 28 août 1943.

Va dans une autre maison de l'Œuvre de secours aux enfants[55]

Témoigne qu'un français de Metz avait dénoncé[56]

Décédé à New York, en février 2006[57]

À Izieu, du 24 juin au 31 octobre 1943, avec sa sœur, Renée Allouch[58]

À Izieu, du 24 juin au 31 octobre 1943, avec sa sœur, Hughette Allouch[59]

À Izieu, du 16 juin au 31 août 1943[62],[63]

Arrêtée avec sa famille à Marseille, elle est déportée par le Convoi No. 74, en date du 20 mai 1944 du Camp de Drancy vers Auschwitz, avec son frère Jacques Avidor, né le 23 mars 1925, à Marseille, sa sœur Claire Avidor, née le 24 août 1920, à Marseille, et sa mère Ryfka Avidor (née Beraha), née le 3 mars 1884, à Constantinople, Turquie. La famille a pour dernière adresse: 19 rue Saint Saëns, à Marseille[64]

Violette Avidor et Ryfka Avidor sont mortes à Auschwitz, le 25 mai 1944[65]

Arrivée à Izieu, le 7 juin 1943. Elle est placée dans la famille Héritier au village d'Izieu. Elle vit après la guerre à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie[66]

À Izieu du 1er juillet au 31 août 1943

Retrouve sa famille[68]

Vit après la guerre en Belgique[69], à Liège. C'était un ami d'enfance de Albert Bulka et Marcel Bulka[70]

  • Paulette Bernard[71]
  • Pierre Boudon

À Izieu du 3 juillet au 16 octobre 1943[72]

  • Roger Boudon

À Izieu du 3 juillet au 16 octobre 1943[73]

  • Georges Broun, né le 3 juillet 1928, à Paris, âgé de 15 ans

À Izieu du 3 juillet au 31 juillet 1943 puis du 18 septembre au 30 septembre 1943.

Sa mère travaille à l'Œuvre de secours aux enfants à Chambéry, qu'elle quitte avant la Rafle du 8 février 1944

Il vit après la Guerre en France[74]

À Izieu du 18 mai au 17 juin 1943[75]

  • Georges Charbit

À Izieu du 3 juillet au 31 août 1943

Mort en France en 1988[76]

À Izieu du 1er juillet au 31 août 1943[77]

  • Daniel Dufourg

À Izieu du 1er juillet au 31 octobre 1943[78]

  • Charles Elert, né le 10 octobre 1932, à Belfort, âgé de 10 ans

À Izieu du 28 mai au 5 juillet 1943[79]

  • Léon Elert, né le 19 décembre 1936, à Belfort, âgé de 6 ans

À Izieu du 28 mai au 5 juillet 1943[80]

  • Michel Angel Elert, né le 4 décembre 1928, à Belfort, âgé de 14 ans, frère jumeau de Rose Elert

À Izieu du 10 juin au 5 juillet 1943[81]

  • Rose Elert, née le 4 décembre 1928, à Belfort, âgée de 14 ans, sœur jumelle de Michel Ange Elert

À Izieu du 10 juin au 5 juillet 1943[82]

  • Michèle Suzanne Frainnet

À Izieu du 1er août au 23 septembre 1943[83]

  • Marcel Grinblatt (Himel), né le 4 décembre 1936, en France, âgé de 7 ans

À Izieu du 18 mai à décembre 1943

Vit après la Guerre au Canada[84]

  • Miquette Haug

À Izieu du 16 mai au 30 juin 1943[85]

À Izieu du 7 juin au 8 novembre 1943

Part pour la Palestine mandataire en juin 1945[86]

  • Georges Hirtz, né le 9 mai 1937, à Paris, âgé de 6 ans

À Izieu, du 8 novembre à décembre 1943

Trouve refuge en Suisse[87]

Vit en France après la Guerre[88]

  • Yehudit Holzel

Non présente lors de la Rafle.Survivante de la Shoah[89]

À Izieu, du 24 juin au 31 octobre 1943[90]

  • Josianne Ittah

À Izieu, du 24 juin au 31 octobre 1943[91]

  • Henri Kaufman (ou Henry [92]Kaufman)[93]

À Izieu, du 18 octobre au 6 novembre 1943 avec ses cousins Henri Wolman et Roger Wolman[94]

  • Jacqueline Lamiche[95]
  • Suzanne Lamiche[96]
  • Jules Lekmaaker[97]
  • Marcel Loeb[98]
  • Bernard Markielewiecz[99]
  • Jacques Mathieu-Daude[100]
  • Pierre Mathieu-Daude[101]
  • Paul Niedermann[102]

Trouve refuge en Suisse[103]

  • Guy Pallarès[104]
  • Samuel Pintel, né en 1937, à Paris, âgé de 7 ans

Il quitte Izieu en février 1944 et survit à la Guerre[105]

Trouve refuge en Suisse[113]

Trouve refuge en Suisse[115]

Trouve refuge en Suisse[117]

Trouve refuge en Suisse[119]

Retrouve sa famille[127]

Retrouve sa famille[129]

À Izieu, du 18 octobre au 6 novembre 1943 avec son frère Roger Wolman et son cousin Henri Kaufman

Le père Wolman avait été déporté en août 1942

Mort le 29 novembre 2017[132]

À Izieu, du 18 octobre au 6 novembre 1943 avec son frère Henri Wolman et son cousin Henri Kaufman

Le père Wolman avait été déporté en août 1942[134],[135]

Enfant arrêté mais relaché[modifier | modifier le code]

René Wucher (ou René-Michel Wucher[136])

Il vient pratiquement juste d'arriver à la Colonie, pour les vacances de Pâques, le dimanche de Pâques tombe le 9 avril 1944

Il est le seul enfant non-juif à la Colonie. Il est âgé de 8 ans[137]

Il est arrêté lors de la Rafle du jeudi 6 avril 1944

Lors d'un arrêt, à Brégnier-Cordon, village en contrebas d'Izieu[138],les Allemands le font descendre du camion, à la demande d'une tante[139],[140],[141],[142], qui travaille dans une confiserie, située juste à l'endroit où le camion le transportant tombe en panne[143]

Il témoigne au Procès Barbie[144],[145],[146]

Enfants déportés[modifier | modifier le code]

Les noms, par ordre alphabétique, sont[147]:

Arrive à Izieu le 3 juillet 1943

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 21 septembre 1943[148]

Déporté par le Convoi No. 75, en date du 30 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivée à Izieu, le 21 septembre 1943[149]

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Son père, Leib Aronowicz, né le 24 décembre 1902, à Koźminek, Pologne, est déporté par le Convoi No. 64, en date du 7 décembre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Sa dernière adresse était: "Venant de Palavas-les-Flots, Hérault" (même adresse que Nina Aronowicz avant Izieu, Ain)[150]

Arrivé à Izieu, le 24 juin 1943[151]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 24 juin 1943[152]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 16 juin 1943[153]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivée à Izieu, le 16 juin 1943[154]

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 16 juin 1943[155]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 1er août 1943[156]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Jean-Claude Benguigui (ou Jean Benguigui), né le 26 décembre 1938, à Oran, Algérie, âgé de 5 ans

Arrivé à Izieu, le 7 juin 1943[157]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 1er août 1943[158]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 16 juin 1943[159]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Il arrive à Izieu, avec son frère Marcel, le 18 mai 1943[160]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Majer Bulka (ou Marcel Bulka), né le 29 septembre 1930, à Kalisz, Pologne, âgé de 13 ans

Il arrive à Izieu, avec son frère Albert, le 18 mai 1943[161]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivée à Izieu, le 22 novembre 1943. Sa mère Mina Friedler est monitrice à la colonie[162]

Aucune photo d'elle n'a été retrouvée[163]

Déportée par le Convoi No. 76, en date du 30 juin 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz, en même temps que sa mère, Mina Friedler, âgée de 50 ans

Morte à Auschwitz le 5 juillet 1944[164]

Arrivé à Izieu, le 10 juin 1943[165]

Il est le cousin d'Arnold Hirsch[166]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Ses parents, Ernst Gamiel, né le 15 octobre 1904, à Argenschwang, Rhénanie-Palatinat, Allemagne et Gertrude Gamiel (née Harf), née le 19 mars 1904, à Seibersbach, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, internés au Camp des Milles (Aix-en-Provence), (Bouches-du-Rhône), sont déportés par le Convoi No. 20, en date du 17 août 1942, du Camp de Drancy à Auschwitz[167]

  • Liliane Gerenstein, née le 13 janvier 1933, à Nice, âgée de 11 ans

Arrivée à Izieu, le 1er décembre 1943[168]

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Les parents de Liliane Gerensteinet de Maurice Gerenstein, Chapse Gerenstein, né le 23 août 1901, à Odessa, Ukraine et Chendla Gererenstein (née Entine), née le 10 janvier 1903, à Odessa, Ukraine, et dont la dernière adresse est au 9 rue des Bains, à Évian, Haute-Savoie, sont arrêtés à Annemasse, Haute-Savoie, et déportés par le même convoi que leurs enfants, le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz[169]

Arrivée à Izieu, le 1er décembre 1943[170]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Les parents de Liliane Gerenstein et de Maurice Gerenstein, Chapse Gerenstein, né le 23 août 1901, à Odessa, Ukraine et Chendla Gererenstein (née Entine), née le 10 janvier 1903, à Odessa, Ukraine, et dont la dernière adresse est au 9 rue des Bains, à Évian, Haute-Savoie, sont arrêtés à Annemasse, Haute-Savoie, et déportés par le même convoi que leurs enfants, le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz[171]

Arrivé à Izieu, le 28 mai 1943[172]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivé à Izieu, le 28 mai 1943[173]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivée à Izieu, le 6 novembre 1943[174]

Déportée par le Convoi No. 76, en date du 30 juin 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrivée à Izieu, le 6 novembre 1943[175]

Déportée par le Convoi No. 76, en date du 30 juin 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Georgy Halpern (ou Georg Halpern, ou Georges Halpern), né le 30 octobre 1935, à Vienne (Autriche), âgé de 8 ans

Arrivé à Izieu, le 18 mai 1943[176]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Arrive à Izieu, le 10 juin 1943[177]

Il est le cousin d'Edomond Egon Gamiel[178]

Son père est Max Hirsch, né le 8 octobre 1894, à Argenschwang, Rhénanie-Palatinat, Allemagne et sa mère est Ida Hirsch (née Harf), née le 3 décembre 1900, à Seibersbach, Rhénanie-Palatinat, Allemagne[179],[180]

Ses parents arrêtés au Camp des Milles (Aix-en-Provence), (Bouches-du-Rhône), sont déportés par le Convoi No. 20, en date du 17 août 1942, du Camp de Drancy à Auschwitz[181]

Déporté par le Convoi No. 73, en date du 15 mai 1944, du Camp de Drancy vers Kaunas/Reval

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Claude Levan-Reifman, né le 11 juillet 1933 à Paris, âgé de 10 ans

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz[182]

Il est déporté dans le même convoi No. 71 que sa mère, le docteur Sarah Levan-Reifman, médecin de l'établissement, et ses grands-parents, Moïse Reifman et Eva Reifman, qui demeurent eux-aussi dans la Maison d'Izieu.

Son oncle, Léon Reifman, est le seul à réussir à s'échapper

C'est un cousin d'Otto Wertheimer

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée par le Convoi No. 75, en date du 30 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté, avec sa sœur, Paula Mermelstein, et sa mère, Frieda Mermelstein, par le Convoi No. 74, en date du 20 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée, avec son frère, Marcel Mermelstein, et sa mère, Frieda Mermelstein, par le Convoi No. 74, en date du 20 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Interné au camp de Gurs avec sa mère et sa grand-mère. Sa mère est Erna Reiss (avec deux "s"), née le 8 juillet 1905, à Pfaffen-Beerfurth, en Allemagne. Sa grand-mère est Johanna Reiss (avec deux "s") (née Volenberg), née le 10 février 1882, à Pfaffen-Beerfurth, en Allemagne[183],[184]. Elles sont internées au Camp de Rivesaltes. Elles sont livrées à la Gestapo par Vichy et déportées par le Convoi No. 19, en date du 14 août 1942, du Camp de Drancy vers Auschwitz[185],[186].

Il est recueilli dans un foyer de Palavas-les-Flots. Lors de l'invasion de la Zone libre, il est transféré à Lodève, puis à Vic-sur-Cère et enfin à Penne-d'Agenais. Il arrive à Izieu au printemps 1943[187]

Déporté par le Convoi No. 73, en date du 15 mai 1944, du Camp de Drancy vers Kaunas/Reval

Sa mère, Ruchla Sadowski (née Grinfogiel[188], sans doute Grinfogel[189] ), née le 15 septembre 1903, à Varsovie, Pologne, prise dans la Rafle du Vel d'Hiv, est déportée par le Convoi No. 11, en date du 27 juillet 1942, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Son père, Symcha Sadowski, est né en 1897, à Varsovie, en Pologne. Il se réfugie à Grenoble, après l'arrestation de sa femme. Il prend le nom de "Stanislas". Il est arrêté à Lyon, sous sa fausse identité, quelques semaines avant la Libération. Il est déporté sous sa fausse identité, par le Convoi No. 78, en date du 11 juillet1944, de Lyon vers Auschwitz[190],[191],[192],[193]

Arrive à Izieu le 8 novembre 1943[194]

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz[195]

Gilles a un frère, Joseph Sadowski, né en 1925, à Varsovie, Pologne. Il se cache à Lyon, sous une fausse identité. Il dépose une plainte contre Klaus Barbie, le 17 décembre 1986[196],[197]

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

La dernière adresse de la famille Teitelbaum était au 42 Faubourg Montmélian à Chambéry, Savoie. La famille est arrêtée à Chambéry. Elle inclut la mère, Sefa Teitelbaum (née Zilberberg), née le 1er septembre 1901, à Lublin, en Pologne. Elle est déportée par le Convoi No. 72, en date du 29 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Dans le même Convoi No. 72, on trouve une sœur: Gabrielle Teitelbaum, née à Anvers, le 2 octobre 1927 (16 ans), et un frère, Maurice Teitelbaum, né à Anvers, le 27 novembre 1929 (14 ans)[198]

Déporté par le Convoi No. 75, en date du 30 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

C'est un cousin de Fritz Loebmann

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Les adultes d'Izieu[modifier | modifier le code]

Adultes absents lors de la Rafle[modifier | modifier le code]

Elle quitte la Maison d'Izieu quelques mois avant la Rafle

  • Emma Blanc, née en 1900 à Saint-Jean-de-Védas (Montpellier) (Hérault) et morte le 28 février 1974 à Saint Jean de Védas[203]
  • Philippe Dehan, cuisinier
  • Dora Leidervarger
  • Rachel Levin-Pludermacher, éducatrice
  • Berthe Mehring (ou Berthe Mering)[204]
  • Paulette Pallarès, été 1943, cheftaine éclaireuse, monitrice, âgée de 17 [205]

Elle est une voisine de Sabine Zlatin à Montpellier

Paulette Pallarès Roche est née le 10 novembre 1926 à Narbonne et elle est morte le 4 février 1989 à Montpellier

Elle est reconnue comme une Juste parmi les nations en 1996[206]

  • Renée Pallarès, été 1943, étudiante, venait d'avoir le baccalauréat, monitrice, âgée de 19 ans[207]

Elle est une voisine de Sabine Zlatin à Montpellier

Renée Pallarès Pariselle est née le 2 octobre 1925 à Narbonne et elle est morte le 3 août 2007 dans les Hautes-Pyrénées

Elle est reconnue comme une Juste parmi les nations en 1996[208]

  • Gabrielle Perrier (plus tard Madame Tardy)[209], institutrice[210]

Elle est originaire du village de Colomieu, à une vingtaine de kilomètres d'Izieu. Elle a 21 ans et devient institutrice à Izieu, à la rentrée scolaire, le 18 octobre 1943[211],[212].

Le 5 avril 1944, la veille de la rafle, Gabrielle Perrier prend congé de ses élèves et elle leur donne rendez-vous au retour des vacances de Pâques durant lesquelles elle se rend chez ses parents[213]

Elle témoigne au procès de Klaus Barbie[214]

Le couple Pludermacher quitte Izieu au début de mars 1944[215]

  • Serge Pludermacher, économe, éducateur avec son épouse Rachel Pludermacher

Le couple Pludermacher quitte Izieu au début de mars 1944[216]

Absente lors de la Rafle

Elle témoigne comme victime dans le procès Klaus Barbie en 1987

Adulte survivant de la Rafle[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Moïse Reifman et de Eva Reifman, le frère de Sarah Levan-Reifman et l'oncle de Claude Levan-Reifman

Rescapé de la Rafle

Adultes déportés[modifier | modifier le code]

  • Lucie Feiger (ou Lisl Feiger) (née Heger), née le 7 juin 1894, à Kolomyia, Ukraine, âgée de 50 ans

Déportée par le Convoi No. 72, en date du 29 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Mina Friedler (née Kunstler), née le 20 février 1912, à Turka, Pologne, âgée de 50 ans

Déportée par le Convoi No. 76, en date du 30 juin 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz, en même temps que sa fille, Lucienne Friedler, âgée de 5 ans

Morte à Auschwitz le 2 juillet 1944[217]

Elle est le médecin de l'établissement.

Elle est la fille de Moïse Reifman et de Eva Reifman, la sœur de Léon Reifman et la mère de Claude Levan-Reifman

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Eva Reifman (née Levine), née 14 mars 1883, à Barancia, âgée de 61 ans

Elle est l'épouse de Moïse Reifman, la mère de Léon Reifman et de Sarah Levan-Reifman, la grand-mère de Claude Levan-Reifman

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

  • Moïse Reifman, né le 12 avril 1881, à Sagani, âgé de 63 ans

Il est l'époux de Eva Reifman, le père de Léon Reifman et de Sarah Levan-Reifman et le grand-père de Claude Levan-Reifman

Déporté par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz

Déporté par le Convoi No. 73, en date du 15 mai 1944, du Camp de Drancy vers Kaunas/Reval

Adulte déportée et survivante[modifier | modifier le code]

Déportée par le Convoi No. 71, en date du 13 avril 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Survivante

Elle témoigne comme victime dans le procès Klaus Barbie en 1987

Témoignages[modifier | modifier le code]

Témoignage de Léon Reifman, rescapé et témoin de la rafle :

« Je descendais les escaliers quand j'entendis ma sœur crier : « Les Allemands, les Allemands sont là ! Sauve-toi ! » J'ai sauté par la fenêtre et je me suis caché sous un buisson. J'entendis les enfants crier, terrorisés par les ordres des nazis. »

Une rescapée d'Auschwitz, Edith Klebinder[218], raconta le destin des enfants, lors du procès de Klaus Barbie :

« Je me suis demandé où étaient les enfants arrivés avec nous. Dans le camp, il n'y avait pas d'enfant. Ceux qui étaient déjà là depuis longtemps, me dirent : « Tu vois cette cheminée qui ne s'arrête pas de fumer ? … Tu ne sens pas une odeur de chair cuite… ? » »

Pavés à la mémoire[modifier | modifier le code]

Stolperstein par Alec Bergman à Liège

L'artiste allemand Gunter Demnig a encastré dix Stolpersteine par les enfants d'Izieu dans le sol des rues publiques en Belgique et en France. On trouve Stolpersteine :

  • par Paulette Heber et de Nina Aronowicz dans les communes de Saint-Josse-ten-Noode et de Schaerbeek à Bruxelles,
  • par Alec Bergman, Albert Bulka et Marcel-Mayer Bulka à Liège, Rue des Champs 24[219]
  • par Max-Marcel Balsam, Marcel Bulka, Maurice Gerenstein et par Henri Goldberg à Belley[220] et
  • par Émile Zuckerberg à Anvers.

Sept autres pierres de mémoire pour les enfants d’Izieu originaires d’Anvers — Hans Ament, Lucienne Friedler, Max Tetelbaum, Herman Tetelbaum, Paula Mermelstein, Marcel Mermelstein et Samuel Stern — sont toujours en attente de pose dans la ville d’Anvers[221].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Children's Homes In France During The Holocaust. Maison D'Izieu. Video. Témoignage d'Henry Alexander.
  2. (en) Barbie Trial Can't Solve Mystery of Who Told Gestapo About Izieu Jewish Children's Home. JTA. May 28, 1987.
  3. Pierre-Marcel Wiltzer. Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët.
  4. 6 avril 1944 la rafle d'Izieu. 6 avril 2012. jewishtraces.org.
  5. Valerie Shapira. Les Enfants d'Izieu. The Jerusalem Post. Édition française, April 30, 2014.
  6. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés. La colonie 1943-1944. Lieu de vie.
  7. Il est mentionné par pratiquement toutes les sources comme le docteur bendrihem, à l'exception de Klarsfeld, 2012 ou d'une autre source :6 avril 1944. La rafle d'Izieu. Jewish traces.
  8. Dans Klarsfdeld, 2012, le nom est inscrit comme Benrihen. Ailleurs, il est inscrit comme Bendrihem.
  9. Pierre-Jérôme Biscarat. Izieu, des enfants dans la Shoah, 2014.
  10. Le 6 avril 1944. Une menace grandissante. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  11. Antoine Foucher. La Maison d'Izieu. Mémoire des enfants juifs exterminés. La Croix, 6 avril 2015.
  12. Une plaque commémorative a été placée à Brégnier-Cordon. Voir, Brégnier-Cordon. Plaque à la mémoire du Docteur Bendrihem. actualités de la Maison d'Izieu. Dimanche 29 avril 2018. Journée nationale de la déportation à Brégnier-Cordon et à Izieu.
  13. Journée de commémoration de la déportation à Brégnier-Cordon et Izieu (Ain). France 3. 29 avril 2018.
  14. Les enfants d'Izieu. Avec une photo du docteur Bendrihem avec un enfant. Il est toujours mentionné comme docteur Bendrihem.
  15. Voir, Klarsfeld, 2012.
  16. Déportés d'Algérie.
  17. Janine Lazare. Marguerite Cohn. De Ingwiller à Jéusalem, une vie remplie 1922-2016. judaisme.sdv.fr.
  18. Pierre-Jérôme Biscarat. izieu, des enfants dans la Shoah, 2014.
  19. Pierre-Jérôme Biscarat, Izieu, des enfants dans la Shoah, 2014].
  20. Renée Dray-Bensousan. Voyage à Izieu. A.R.E.S. (Association de la Recherche et Enseignement de la Shoah). dimanche 12 mars 2017.
  21. Izieu: Question d'humanité. mairie. vendredi 16 juin 2017.
  22. (en) Children's Homes In France During The Holocaust. Maison D'Izieu. Video. Témoignage d'Henry Alexander.
  23. (en) Barbie Trial Can't Solve Mystery of Who Told Gestapo About Izieu Jewish Children's Home. JTA. May 28, 1987.
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  36. Philippe Chaslot. Le nazi n'aime pas la lumière. Lyon Capitale. 29 mai 2007.
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  40. Maître Alain Jakubowicz-2007. Les Amis du Musée de la Résistance. Résistance Ain-Jura.
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  42. Site de la Maison d'Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés : http://www.memorializieu.eu/spip.php?article7&lang=fr.
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  60. Avidor (Victoria, Violette). Les morts dans les camps.
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  65. Avidor (Victoria, Violette). JO 2012p15088-15091, Avidor, née Beraha (Refka). JO 2012p13517-13520. Les morts dans les camps.
  66. Les enfants et adolescents. la colonie des enfants d'Izieu, p. 124.
  67. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
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  91. Les enfants et adolescents. la colonie des enfants d'Izieu, p. 127.
  92. Henri Wolman. Les Amis de la Fondation de la Résistance.
  93. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  94. Henri Wolman. Les Amis de la Fondation de la Résistance.
  95. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  96. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  97. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  98. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  99. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  100. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  101. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  102. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  103. (en) Surviving. The Colony 1943-1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  104. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  105. Christian Lecomte. Samuel Pintel, l'enfant d'Izieu qui échappa à Klaus Barbie. Le Temps. jeudi 18 mai 2017.
  106. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  107. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  108. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  109. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  110. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  111. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  112. Enfants acceuillis à la colonie d'Izieu. mai 1943-6 avril 1944. Liste établie d'après les registres tenus par Miron Zlatin de mai 1943 à janvier 1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  113. (en) Surviving. The Colony 1943-1944. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
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  185. Plaidoirie de Me Serge Klarsfeld Pour les Enfants d'Izieu, le 17 juin 1987 à Lyon.
  186. Selon Klarsfeld, 2012, tous les noms sous "Reis" sont déportés par le Convoi No. 18, en date du 12 août 1942 du Camp de Drancy vers Auschwitz et non comme mentionné plus haut par le Convoi No. 19, en date du 14 août 1942, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Il faut voir sous "Reiss"!
  187. Gurs. Bulletin de liaison et d'information. No. 17. Mars 1985, p. 5.
  188. Voir, Klarsfeld, 2012
  189. J L Eyriey.Visite de la "Maison d'Izieu". 24 avril 2018. College Louis Lachenal.
  190. Plaidoirie de Me Serge Klarsfeld Pour les Enfants d'Izieu, le 17 juin 1987 à Lyon.
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  193. J L Eyriey.Visite de la "Maison d'Izieu". 24 avril 2018. College Louis Lachenal.
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  195. Gilles Sadowski. Mémoire de la Déportation dans l'Ain (1939-1945).
  196. J L Eyriey.Visite de la "Maison d'Izieu". 24 avril 2018. College Louis Lachenal.
  197. 4544W-5024W-Cour d'assisses du Rhône-Le Procès de Klaus Barbie. 4544W 1-94, 5024W 1-94, 5024 W 1-4 1939-2000. Archives départementales et métropolitaines. Voir, p. 65.
  198. Voir, Klarsfeld, 2012.
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  200. Voir, Klarsfeld, 2012.
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  202. (en) A group portrait of Jewish children who were hidden in a children's home in the village during the war. The children and staff were caught by the Gestapo in April 1944 and deported to Auschwitz. Izieu, France, summer 1943. Yad Vashem.
  203. Emma Blanc. Védazine. No. 36. juillet 2017, p. 12.
  204. (en) A group portrait of Jewish children who were hidden in a children's home in the village during the war. The children and staff were caught by the Gestapo in April 1944 and deported to Auschwitz. Izieu, France, summer 1943. Yad Vashem.
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  206. Pariselle Renée, Pallarès Marie-Antoinette, Roche Paulette. Juste parmi les nations. Comité Français pour Yad Vashem.
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  208. Pariselle Renée, Pallarès Marie-Antoinette, Roche Paulette. Juste parmi les nations. Comité Français pour Yad Vashem.
  209. Inauguration de la Maison d'Izieu. Discours du président de la République, François Mitterrand, p. 2, qui note: "Gabrielle Perrier devenue Madame Tardy.
  210. Martine Giboureau. Sabine Zlatin, "la dame d'Izieu". Cercle d'étude de la déportation et de la Shoah. lundi 16 avril 2018. Voir, note 5.
  211. Les enfants d'Izieu.
  212. La Colonie d'Izieu mai 1943-avril 1944. Exposition de photographies Issues des Archives de la Maison d'Izieu.
  213. Le 6 avril 1944, il y a 70 ans: la rafle d'Izieu. Amitié Judéo-Chrétienne de France.
  214. Alain Jakubowicz. Avocat. Procès Barbie. 30 Ans Après. 27 mai 1987: Retour à Izieu. 27 mai 2017.
  215. Le 6 avril 1944. Une menace grandissante. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  216. Le 6 avril 1944. Une menace grandissante. Maison d'Izieu. Mémorial des enfants juifs exterminés.
  217. Friedler née Kunstler, Mina. JO 2011p05398-05401. Les morts dans les camps.
  218. (en) The Children of Izieu.
  219. (en) Marcel-Majer Bulka & Albert Bulka. Stumbling Stones Rue des Champs 24 Liège.
  220. Des pavés de mémoire en hommage à 4 enfants d'Izieu. 7 juin 2017. belley.fr.
  221. http://www.cclj.be/actu/politique-societe/action-silencieuse-pour-defendre-paves-memoire-anvers

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Spectacle vivant[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]