Rafles de Rouen

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Les Rafles de Rouen[1],[2],[3],[4],[5] ont lieu à Rouen (Seine-Maritime) le , le et le . De 1942 à 1944, 961 juifs sont arrêtés en Normandie par les Allemands et le régime de Vichy, 796 sont déportés et soixante-et-un survivent la Shoah[6],[7].

Rafle du 6 mai 1942[modifier | modifier le code]

Une rafle a lieu le (dans la nuit du 6 au [8]) à Rouen (Seine-Maritime). La majorité sont des Juifs français[1]. La rafle vise des Juifs de sexe masculin[8] âgés de 18 à 54 ans[9],[10],[11].

L'ordonnance du impose pour les Juifs de la zone occupée un couvre-feu entre vingt heures et six heures du matin, l'interdiction de changer de domicile ou de résidence principale, ce qui facilite les arrestations[12].

Denise Holstein témoigne : « A Rouen, cette nuit-là, les hommes juifs de dix-huit à cinquante-cinq ans sont arrêtés, Jean, mon frère, heureusement, est encore un tout petit peu plus jeune que le seuil fatidique. Comme tous les juifs ont été recensés auparavant par la police française, et comme le couvre-feu laisse peu de chances de s’échapper, la rafle peut se faire en relativement peu de temps. À Rouen, ce sont ainsi soixante-dix-sept hommes juifs, surtout des Français, qui sont emmenés. »[13]

Rafle du 9 octobre 1942[modifier | modifier le code]

La deuxième rafle à Rouen, dans la nuit du 9 au , vise des familles étrangères et six enfants français[8].

Rafle du 15 janvier 1943[modifier | modifier le code]

La 3e rafle à Rouen a lieu dans la nuit du 15 au [8]. 155 personnes sont embarquées pour le camp de Drancy[14].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Françoise Bottois, De Rouen à Auschwitz : les Juifs du "grand Rouen" et la Shoah, 9 juin 1940-30 août 1944, Nice, Ovadia, coll. « Intrigues et destinées », , 347 p. (ISBN 978-2-36392-117-8, présentation en ligne).
  2. Yves Lecouturier. La police en Normandie sous l'Occupation : Stéphane Lemercier, La police en Normandie sous l'Occupation : organisation, faits de collaboration, actes de résistance, enquêtes policières et procédures judiciaires, de juin 1940 à août 1944. Compte-rendu. Annales de Normandie, Année 1998, 48-2, pp. 202-203.
  3. La première et la dernière rafle… Mémoire vir(e)tuelle.
  4. ELBEUF.DESTINÉES JUIVES EN TERRE NORMANDE. Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie.
  5. PERSECUTION DES JUIFS. apra.asso.fr. 15 juillet 2006.
  6. Laurent Ridel. Histoire. Les Juifs normands sous l’Occupation : de l’exclusion à l’extermination. actu.fr. 10 mai 2020.
  7. Depuis trente ans, il étudie la vie et la déportation des Juifs de Normandie, alencon.maville.com. 28 janvier 2020.
  8. a b c et d « Au 69 de la rue d’Amiens demeurent Ovsu, Rachel COFMAN et leur fille Monique. Projet « Pavés de la mémoire ». », sur institutionjeanpaul2.fr, (consulté le ).
  9. « À Rouen, des pavés gravés installés dans les rues, en mémoire aux victimes du nazisme », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. LA SHOAH A ROUEN, 1940-1944. hist-geo.spip.ac-rouen.fr.
  11. Didier Durmarque. Juifs de Rouen.
  12. Denise Holstein, Le Manuscrit de Cayeux-sur-Mer, p. 47.
  13. « Si l’écho de leurs voix faiblit, nous périrons » La rafle des hommes juifs de Rouen, le 6 mai 1942. Témoignage de Denise Holstein.
  14. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine, , 309 p., p. 146-147.
  15. Élodie Laval, « Les miraculées : un récit poignant », Tendance Ouest Rouen,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Plaque en l’honneur du Dr Lauret. rouen.fr. 2016.