Gauche prolétarienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
La manchette du journal La Cause du peuple en 1970.


La Gauche prolétarienne (GP), créée en France en , est une ancienne organisation d'extrême gauche.

La GP se réclame de l'héritage du Mouvement du 22 Mars (antiautoritaire[1] et spontanéiste[2]), dont sont issus une bonne part de ses militants, et d'une fraction dissidente des marxistes-léninistes de l'UJC (ml)[3] après la dissolution, par décret, de ces deux structures le , à la suite des événements de mai-juin 1968. Dirigée par Benny Lévy, la GP est classée généralement dans le courant maoïste, tandis que Vive la révolution, fondée au même moment est « mao-spontex ».

La GP publie le journal La Cause du peuple dont les saisies à répétition, en 1970-71, ajoutent à la notoriété de l'organisation[4].

Les GPistes s'identifient à des « nouveaux partisans » censés prolonger le combat des partisans antifascistes, selon eux « trahis » en 1944 par Maurice Thorez en faveur de la bourgeoisie gaulliste. La GP développe un activisme intense et un illégalisme collectif revendiqué : entre 1968 et 1972 environ un millier de militants du mouvement sont incarcérés[5].

La préoccupation pour des luttes dites « antiautoritaires » et émancipatrices en général et le fait de repousser la construction du Parti à un futur inconnu au profit immédiat d'une organisation agissant directement au sein des "masses", ainsi qu'un certain éclectisme idéologique, ont poussé certains à y voir une certaine forme de spontanéisme, d'anarchisme[6] ou de gauchisme, bien que les GPistes se revendiquassent marxistes-léninistes.

Ainsi, selon Serge July, l'un de ses anciens militants, dans la revue Esprit, la Gauche prolétarienne serait « à la fois autoritaire et libertaire »[7]. Les historiens ont aussi établi que la GP a très souvent recouru à la violence contre les personnes, officiellement revendiquée, allant des tabassages d'agents de maitrise de chez Renault[8] au sabotage de grues[8], en passant par des incendies de commissariat[8] et l'enlèvements d'un cadre de Renault[8], ce qui n'est pas le cas de l'autre organisation maoïste de la même époque, fondée aussi par des étudiants de Nanterre, Vive la révolution[8].

Selon Christian Harbulot, militant de la Cause du peuple à Nancy, actif sur le campus de Jussieu à partir de l'automne 1973[9] et présent [9] le 1er novembre, rue Royale à Versailles, à la « réunion des chrysanthèmes » qui marque la dissolution de l'organisation [10], et pour qui il serait utile de faire l’inventaire de cette époque[11], la GP est morte avec son chef Benny Lévy, quand celui-ci a souhaité arrêter sous le prétexte que les ouvriers de Lip inventaient une nouvelle forme de libération [11]. Selon lui, ses intellectuels "compagnons de route" s’échapperont plus tard par le biais de d’une philosophie postmoderne encensée par le microcosme parisien[11].

Origines[modifier | modifier le code]

La Gauche prolétarienne regroupe des militants libertaires[12] nanterriens du « Mouvement du 22 Mars » et les jeunes intellectuels du cercle marxiste-léniniste de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm[13], à Paris, issus de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC (ml)) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.

Selon Serge July, l'un des fondateurs[14] : « C’était un mouvement étrange, hybride, une organisation que je définirais comme « stalino-libertaire », c’est dire le côté bizarre. En fait, la GP était un groupe d’agitateurs, la formule « maos spontex » nous allait très bien, à la fois autoritaire et libertaire, qui entendait soutenir toutes les révoltes des plus exploités, des plus marginaux, des mal-logés, des OS en révolte, des immigrés. Limite populistes. »[3]

Spontanéisme et ouvriérisme[modifier | modifier le code]

Le journal La Cause du Peuple - J'Accuse édité par la Gauche prolétarienne, 17 mai 1971.

Voyant dans la révolte étudiante de Mai et ses connexions avec les mouvements ouvriers critiques opposés à la CGT et au PCF un signe avant-coureur de la révolution à venir, les marxistes-léninistes développent d'abord, conformément à l'enseignement de Vladimir Ilitch Lénine, un travail de fraction au sein des grandes centrales ouvrières. Cette politique est un échec et oblige ceux qui vont fonder la Gauche prolétarienne à élaborer une nouvelle analyse politique. À partir de 1969-1970, les « gépistes » développent un point de vue « spontanéiste » : ils appellent à dépasser les organisations ouvrières — qualifiées de « révisionnistes » — pour construire un « authentique » parti communiste ouvrier à partir des luttes des peuples, d'où le caractère spontanéiste, ce parti étant censé apparaître « spontanément » pendant les actions. De fait, à cette époque, les militants de la GP interviennent dans de nombreux mouvements sociaux en France (grève des Nouvelles-Galeries de Thionville, 17 avril-26 juin 1972), tribunaux « populaires » à Lens, luttes des OS à Flins, mouvement des travailleurs arabes, etc.), interprétés comme autant de signes avant-coureurs de la révolution imminente.

Pour le sociologue Gérard Mauger, « le spontanéisme des « maos » de la « Gauche prolétarienne », issue de la conversion des marxistes-lénistes althussériens, mettait en cause ceux qui prétendaient parler au nom de la science (marxiste) et récusait, de façon générale, les porte-parole. »[15].

Reprenant une pratique initiée par l'UJCML, la GP généralise le mouvement des « établis » : il s'agit d'envoyer les militants, pour la plupart issus du milieu étudiant, travailler comme ouvriers non qualifiés dans les usines afin de « dépasser » les préjugés censés être inhérents à leur condition d'« intellectuels petits-bourgeois » et de propager l'idée d'une révolution. Dans le milieu ouvrier, son discours trouve surtout un écho auprès d'ouvriers spécialisés peu qualifiés, notamment étrangers ou issus de l'immigration, souvent délaissés par les grandes centrales ouvrières de l'époque[16].

Personnalités marquantes[modifier | modifier le code]

La GP a été dirigée par Benny Lévy (alias Pierre Victor) et Alain Geismar. Parmi ses militants, certains sont devenus célèbres pour leurs activités universitaires, littéraires ou politiques après la fin de l'organisation : Serge July, Olivier Rolin, Frédéric H. Fajardie, Gérard Miller, Jean-Claude Milner, Marin Karmitz, André Glucksmann, Gilles Susong, Christian Jambet, Guy Lardreau, Daniel Rondeau, Olivier Roy, Judith Miller, Gilles Millet, etc.

Rapport aux intellectuels, aux médias et au terrorisme[modifier | modifier le code]

Rapport aux intellectuels[modifier | modifier le code]

Premier numéro de J'Accuse après les saisies de La Cause du peuple, 1er novembre 1970.

La GP, du fait du recrutement de ses membres fondateurs, oscille entre une grande « intellectualité » par ses liens, par exemple, avec Althusser, Sartre, Foucault, son grand intérêt pour Lacan), son mépris des intellectuels (aspect « populiste de gauche » dans le rapport aux ouvriers notamment), et une certaine fascination pour le discours violent. C'est aussi ces trajectoires sociales qui expliquent, en partie, l'hésitation sur la forme entre une organisation de type léniniste (parti clandestin limité à quelques membres, largement autocratique) et une organisation très libertaire de la politique :

« (…) la zone de convergence entre l’esprit libertaire et la GP est ce que nous définissons alors comme l’anti-autoritarisme, la lutte contre l'autorité que ce soit dans les lycées, les entreprises… Un des éléments fondamentaux de l'époque de Mai 68 est l'effondrement de l’autorité dans tous les domaines, le soulèvement contre l'autorité[17]. »

Ce point de vue apparaît notamment dans le journal de la GP, La Cause du peuple.

Rapport aux médias[modifier | modifier le code]

La presse populaire, qui pour une grande part appartenait au groupe Amaury, dénonçait systématiquement[18] les campagnes d’action des casseurs de la Gauche prolétarienne, mais, ce faisant, jouait le rôle de caisse de résonance[18]. Par effet miroir, ce suivisme médiatique donnait souvent l’envie d’en rajouter[18]. C’est un phénomène qu’on a retrouvé en Allemagne où la presse Springer, pour vendre du papier, a souvent servi l’action violente, d’une façon qu'un ex-militant a ensuite qualifiée d’opportuniste et hypocrite[18].

Le Nouvel Observateur parlait fréquemment des actions des maoïstes mais était loin de leur être favorable et même les critiquait parfois avec véhémence[18] tandis que Le Monde, dans sa rubrique « Agitation », relatait l’événement, souvent sans émettre de jugement[18].

Rapport au terrorisme[modifier | modifier le code]

Le numéro spécial des Temps modernes du printemps 1972, titré « Nouveau fascisme, nouvelle démocratie », rédigé en partie par André Glucksmann eut un très fort retentissement dans les mouvances émergentes de la Fraction Armée Rouge allemande et des Brigades rouges italiennes[18], comme certains de leurs membres déclarèrent par la suite[18].

En Italie, les Brigades Rouges, qui, à leur début, étaient des groupes très petits, sans résonance nationale, centrés sur quelques entreprises comme Siemens à Milan, ont bénéficié du soutien de la revue Contro Informazione, de Toni Negri[18]. L’idée des fondateurs de cette revue était de désigner les failles du système, de faire des "enquêtes complètes"[18], de donner des informations factuelles et de faire déboucher ce "travail d’investigation"[18] sur des "sanctions" très violentes, par exemple, les coups de feu tirés dans les jambes de responsables économiques dénoncés comme des fascistes", souvent sans preuve solide[18].

Affaires Overney et de Bruay en Artois[modifier | modifier le code]

Officiellement interdite le par les « lois Marcellin », la GP continue son action autour du journal J'accuse-La Cause du peuple qui regroupe un cercle d'intellectuels médiatiques et de jeunes journalistes. Les Groupes révolutionnaires (GR) apparaissent au sein de la Gauche prolétarienne en 1973.

De manière plus tragique, le militant ouvrier Pierre Overney fait la une de l'actualité lorsqu'il est tué, le , par Jean-Antoine Tramoni, vigile de Renault au cours d'une action de la GP devant l'usine de Boulogne-Billancourt. Cette mort est précédée les mois précédents d'une série d'agressions physiques, dont l'une à coup de chaîne de vélo[8], contre des agents de maitrise de l'entreprise[18],[8] et suivie de l'enlèvement d'un cadre de Renault (qui sera unilatéralement libéré deux jours plus tard) par la Nouvelle résistance populaire (NRP)[8], l'organe de choc de la GP, dirigée par Olivier Rolin. L'usine Renault de Boulogne-Billancourt, bastion de la CGT et au Parti communiste, était considéré par la GP comme une "forteresse ouvrière" qu'il fallait prendre à la CGT et au Parti communiste pour en faire la tête de pont d'une implantation durable dans la "classe ouvrière".

Cette mort est précédée les mois précédents d'une série d'agressions physiques, dont l'une à coup de chaîne de vélo[8], contre des agents de maitrise de l'entreprise[8] et suivie de l'enlèvement d'un cadre de Renault (qui sera unilatéralement libéré deux jours plus tard) par la Nouvelle résistance populaire (NRP)[8], l'organe de choc de la GP, dirigée par Olivier Rolin.

L'affaire Pierre Overney marque un tournant au sein de la GP, dont la direction refuse de s'embarquer plus avant dans cette voie violente[19],[20]. Mais selon l'enquête de l'écrivain Morgan Sportes en 2008, les violences ont continué, en particulier contre le jeune militant Nicolas Boulte, qui sera à son tour tabassé[8],[21] pour avoir critiqué les méthodes de la GP chez Renault[22] et se suicidera en 1975 après avoir écrit une lettre au journal Le Monde[8].

Par ailleurs, deux mois après l'affaire Pierre Overney, le journal de la GP, La Cause du peuple est sévèrement critiqué par Jean-Paul Sartre[8] qui l'avait jusque là soutenu. Après le numéro du 1er mai 1972 de La Cause du peuple sur l'Affaire de Bruay-en-Artois, Sartre reproche aux jeunes militants son contenu et l'appel au lynchage d'un innocent[8].

André Glucksmann est alors un des dirigeants du mouvement de la GP tandis que Benny Lévy et Robert Linhart, leaders historiques, sont sur le déclin et qu'Alain Geismar est emprisonné[8].

L'attentat de Munich en septembre 1972[modifier | modifier le code]

Lors de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich, effectuée quelques mois plus tard par un commando palestinien, la GP exprime des réserves, comme le rappelera la veuve de Benny Lévy, tout en réaffirmant sa solidarité avec la lutte palestinienne, y compris par des meetings et une manifestation pour protester contre les excès de l'opération de représailles très dure décidée juste après la prise d'otage de Munich. Jusque là, La Cause du Peuple, son journal martelait "Nous sommes tous des fedayins", le terme utilisé par les terroristes pour se dénommée [23]. Mais un mois après l'attentat, dans un grand article du journal de la GP du 15 octobre 1972, Jean-Paul Sartre déclare que "dans cette guerre, la seule arme dont disposent les palestiens est le terrorisme, c'est une arme terrible mais les opprimés pauvres n'en ont pas d'autres (...) le principe du terrorisme est de tuer"[24],[25], ce qui restera comme un dérapage souligné dans sa biographie, d'autant que sa position était différente en 1967 lors de la Guerre des Six jours, dans le numéro de sa revue Les Temps modernes publié au moment[25].

Son engagement dès l'automne 1955 contre la guerre en Algérie[26] en avait fait l'une des premières cibles des attentats de l'OAS, son appartement de la rue Bonaparte étant été plastiqué à deux reprises[27].

Les intellectuels engagés égyptiens Adel Rifaat et Bahgat Elnadi se diront des années plus tard fiers d'avoir convaincu Benny Lévy, leader de la GP, de ne pas céder, finalement, à la tentation terroriste. Le résultat de "nuits entières de discussions passionnées et sans concessions", racontent-ils.[28]. Benny Lévy deviendra plusieurs années plus tard rabbin.

L'année 1973 commence par une manifestations contre la venue de Golda Meir le 13 janvier à Paris, pour protester contre l'assassinat par le Mossad de Mahmoud Hamchari, représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en France, dans le cadre de l'opération de représailles très dure décidée juste après la prise d'otage de Munich, même si la victime n'avait pas participé à cette prise d'otage[29]. Un meeting a lieu dans une salle du théâtre Marcadet le 11 janvier 1973[29]. Le philosophe Gilbert Mury y participe[29], comme Alain Geismar[29], des Palestiniens et Jacques Jurquet pour La Cause du peuple, qui assure un service d'ordre assez musclé. Le 13 janvier la manifestation au Quartier latin est assez violente,[29]. Les CRS chargèrent brutalement[29]. Le même jour, 26 tracteurs partis du Larzac, arrivent à Paris après six étapes, pour une grande manifestation[30] de la Lutte du Larzac[31]. Bloquée à Orléans par les CRS, la marche des « 26 du Larzac » est soutenue par Bernard Lambert, ex-député MRP, du courant Paysans-Travailleurs, qui lui a trouvé de nouveaux tracteurs prêtés par des paysans d'Orléans afin qu'elle puisse arriver à son terme[30].

Dissolution en novembre 1973[modifier | modifier le code]

En 1973, l'expérience autogestionnaire de Lip, dans laquelle la CFDT joue un rôle central, voit la GP marginalisée et sa direction de plus en plus en cause, jusqu'à finalement décider de se dissoudre le 1er novembre 1973, non sans s'inquiéter sur d'éventuels dérapages de membres qui refuseraient cette dissolution[32].

Selon l'enquête de l'écrivain Morgan Sportes en 2008, cette décision n'était pas vraiment un choix, la GP étant alors entièrement infiltrée par des indicateurs de police[33]. Certains militants continuèrent et organisèrent un soir l’incendie de plusieurs dizaines de panneaux Decaux ou stoppèrent la projection du film Raid sur Entebbe, dont la version longue était sortie le 9 janvier 1977 au cinéma, simultanément dans quatre grandes salles de cinémas en découpant l’écran au cutter[18], d'autres l’assassinat, en 1977, de Jean-Antoine Tramoni, vigile aux usines Renault et meurtrier de Pierre Overney.

Postérité[modifier | modifier le code]

Quelques militants continuent la GP quelques années encore, évoluant par exemple vers le mouvement autonome. L'expérience de La Cause du peuple donne naissance, entre autres, au journal Libération.

En 1974, une partie de la base de la Gauche prolétarienne refuse l'auto-dissolution prononcée par la direction de l'organisation. Certains militants vont donc continuer à publier La Cause du peuple jusqu'en 1976[réf. nécessaire]. Deux autres groupes apparaissent à la même époque dans le sillage de l'auto-dissolution : les Brigades internationales (BI) et Vaincre et vivre[34]. En 1977, les derniers militants de La Cause du peuple créent le collectif Offensive et autonomie[réf. nécessaire]. Par ailleurs, des militants de la Gauche prolétarienne rejoindront le Parti communiste maoïste[35] ou l'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne[36] .

Polémiques[modifier | modifier le code]

Après Mai 68, Nicolas Boulte rejoint la Gauche prolétarienne et « s'établit » comme ouvrier chez Renault à l'usine de Boulogne-Biliancourt[37],[38]. Il est alors actif dans une structure créée par la GP dans l'usine, le Comité de lutte Renault.

Très critique par rapport aux pratiques de ce comité, il rédige, sous le pseudonyme de Baruch Zorobabel, au printemps 1972, une Tentative de bilan du Comité de lutte Renault qui est publiée en octobre par la revue conseilliste Informations et correspondances ouvrières[39],[40],[41].

Dans ce mémoire, l'auteur analyse une « idéologie de l'activisme coupée de la réalité quotidienne » : par manque d'implantation réelle chez les ouvriers, les maos sont contraints pour exister à mettre en œuvre une stratégie « militariste » de surenchère permanente dans l'affrontement avec les agents de maitrise aux portes de l'usine. C'est, d'après l'auteur, ce type d'action qui est à l'origine du meurtre de Pierre Overney, le 25 février 1972, par un vigile de Renault[42].

En 2008, Morgan Sportès reprend cette trame dans son livre lls ont tué Pierre Overney.

Publications[modifier | modifier le code]

En plus du journal La Cause du peuple, la Gauche prolétarienne publie un organe théorique : Les Cahiers de la Gauche prolétarienne.

  • De la révolution antiautoritaire à la révolution prolétarienne, no 1, 22 mars 1969.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Foucault, Dits et Écrits, vol. 1 : 1954-1969, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des Sciences humaines », 1994, lire en ligne.
  2. Rédaction, La Ligue communiste s'en prend aux « mao-spontex », Le Monde, 21 mai 1969, [lire en ligne].
  3. a et b Laurent Joffrin, Cécile Daumas, Rachid Laïreche, Serge July : le 22 mars 1968, « personne ne voulait de leaders », Libération, 21 mars 2018, [lire en ligne].
  4. Thierry Pfister, A travers leurs publications les maoïstes s'interrogent, Le Monde, 28 janvier 1971, [lire en ligne].
  5. Mathieu Dejean, Comment le maoïsme a séduit une partie de la jeunesse des années 68 en France, Les Inrockuptibles, 9 mars 2018, [lire en ligne].
  6. Jean-Paul Étienne, La Gauche prolétarienne (1968-1973) : illégalisme révolutionnaire et justice populaire, Thèse de doctorat en Science politique sous la dir. de Jean-Marie Vincent, Université Paris-VIII, 2003.
  7. Olivier Mongin, « Citizen July et Libération à travers les “trente bouleversantes” », Esprit, août/septembre 2006.
  8. a b c d e f g h i j k l m n o et p "Génération, par Hervé Hamon et Patrick Rotman, 1987
  9. a et b Christophe Bourseiller, Les maoïstes. La folle histoire des gardes rouges français, éditions du Seuil, collection « Points », 2008, p. 369.
  10. Christophe Bourseiller, op. cit., p. 331.
  11. a b et c "Benny Levy et l’agonie post-soixante-huitarde", par Christian Harbulot, dans Les Influences le 2 novembre 2013 [1]
  12. Jean-Paul Étienne, La Gauche prolétarienne (1968-1973) : illégalisme révolutionnaire et justice populaire, Thèse de doctorat en science politique sous la dir. de Jean-Marie Vincent, Université Paris-VIII, 2003, page 45.
  13. Jacques Leclercq, Ultras-gauches : A.utonomes, émeutiers et insurrectionnels 1968-2013, L'Harmattan, 2013, page 11 et suivantes.
  14. Jérôme Garcin, Serge July à propos de "Vers la guerre civile", Boîte aux lettres, France Régions 3 Dijon, 7 avril 1986, voir en ligne.
  15. Gérard Mauger, De « l'homme de marbre » au « beauf », Les sociologues et « la cause des classes populaires » », Savoir/Agir, 2013/4, p. 11-16, DOI:10.3917/sava.026.0011, lire en ligne.
  16. Documentaire de Perrine Kervran, « Descend de ton cheval, si tu es un ouvrier. Comment l'usine a vu débarquer les établis », émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 19 février 2013.
  17. Entretien avec Jean-Paul Cruse réalisé par David Hamelin le 20 décembre 2009 pour la revue Dissidences, no 3, printemps 2012 revuesshs.u-bourgogne.fr
  18. a b c d e f g h i j k l m et n "Vu de l’intérieur", entretien avec un ex-militant [2]
  19. Hervé Hamon et Patrick Rotman, Générations, t. II, 1988, p. 400 sq.
  20. Édouard Launet, Tombés pour les maos, Libération, 18 novembre 2008
  21. Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney : roman, Grasset & Fasquelle, 2008.
  22. Baruch Zorobabel / Nicolas Boulte, Tentative de bilan du Comité de lutte Renault, Paris, 5 juillet 1972, Informations et correspondances ouvrières, supplément au n°120, octobre-novembre 1972, [lire en ligne].
  23. Gabriel Enkiri, le 2 mai 2008 sur Alter Info
  24. "J'accuse...! 1898-2018: Permanences de l'antisémitisme" par Alexis Lacroix Edition Humensis -
  25. a et b "Sartre, les juifs, Israël et la Palestine" par Alain Gresh, le 13 novembre 2012 [3]
  26. En particulier sa signature sur le « Manifeste des 121 pour le droit à l'insoumission en Algérie »
  27. "Jean-Paul Sartre (1905-1980)", Gallimard [4]
  28. "Mahmoud Hussein, jumeaux de l'islam" par Pascal Galinier dans Le Monde du 1 mars 2005 [5]
  29. a b c d e et f Mémoires de Jacques Jurquet [6]
  30. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées unitoulouse
  31. « Manifestation Larzac », sur ina.fr, 12 janvier 1973 (vidéo publiée le 24 septembre 2010)
  32. Hervé Hamon et Patrick Rotman, Générations, t. II, 1988.
  33. Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney : roman, Grasset & Fasquelle, 2008.
  34. Christophe Bourseiller, Les maoïstes. La folle histoire des gardes rouges français, Éditions du Seuil, collection « Points – essais », 2008, p. 360-368.
  35. « Le Camarade Pierre est immortel ! », Parti Communiste Maoïste,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2017).
  36. Origines de l'OCML-VP.
  37. Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney : roman, Grasset & Fasquelle, 2008, page 158.
  38. Denis Pelletier, Religion et politique autour de Mai 68, Socio, 10|2018, lire en ligne, DOI:10.4000/socio.3128.
  39. Christian Beuvain, Florent Schoumacher, Chronologie des maoïsmes en France, des années 1930 à 2010, revue électronique Dissidences, no 3, printemps 2012, lire en ligne.
  40. Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne) : notice.
  41. Baruch Zorobabel / Nicolas Boulte, Tentative de bilan du Comité de lutte Renault, Paris, 5 juillet 1972, Informations et correspondances ouvrières, supplément au no 120, octobre 1972, [lire en ligne].
  42. Rémi Hess, Le maoïsme, l'analyse et les analyseurs, L'Homme et la société, no 29-30, 1973, Analyse institutionnelle et socianalyse, DOI:10.3406/homso.1973.1832, page 41.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais historiques et journalistiques[modifier | modifier le code]

  • Christophe Bourseiller, Les maoïstes : la folle histoire des gardes rouges français, Plon, 1996.
  • Hervé Hamon, Patrick Rotman, Génération, Le Seuil (tome 1, 1987 ; tome 2, 1988).
  • Patrick Jarrel, Éléments pour une histoire de l'ex-gauche prolétarienne : Cinq ans d'intervention en milieu ouvrier, N.B.E., 1974.
  • Philippe Lardinois, De Pierre Victor à Benny Lévy, de Mao à Moïse ?, Luc Pire, 2008.
  • Jean-Pierre Le Goff, Mai 68, l'héritage impossible, La Découverte, 1998.
  • Jeannine Verdès-Leroux, La foi des vaincus. Les « révolutionnaires » français de 1945 à 2005, Fayard, 2005 (ISBN 2-213-62281-7).
  • Christian Beuvain, Florent Schoumacher, Chronologie des maoïsmes en France, des années 1930 à 2010, revue électronique Dissidences, no 3, printemps 2012, texte intégral.
  • Mathieu Dejean, Comment le maoïsme a séduit une partie de la jeunesse des années 68 en France, Les Inrockuptibles, 9 mars 2018, [lire en ligne].

Études sociologiques[modifier | modifier le code]

  • Christian Chevandier, La Fabrique d'une génération. Georges Valero, postier, militant, écrivain, Les Belles Lettres, 2009.
  • Marnix Dressen, De l'amphi à l'établi, Belin, 2002.
  • Virginie Linhart, Volontaires pour l'usine. Vies d'établis (1967-1977), Éditions du Seuil, collection « L'épreuve des faits », 1994.

Témoignages d'anciens militants de la GP[modifier | modifier le code]

Récits et enquêtes divers[modifier | modifier le code]

  • David Defendi, L'arme à gauche, Flammarion, 2008.
  • Virginie Linhart, Le jour où mon père s'est tu, Éditions du Seuil, collection « H.C. – essais », 2008.
  • Jean-Pierre Martin, Éloge de l'apostat, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2010.
  • Morgan Sportès, Maos, Grasset, 2006 (Prix Renaudot des lycéens 2006).
  • Id., Ils ont tué Pierre Overney, Grasset, 2008.

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Thorn, Oser lutter, oser vaincre, 1968, France, (95 min)[n 1].
  • Anne Argouse, Hugues Peyret, Mort pour la cause du peuple, France 3, 1er décembre 2012[n 2].
  • Benny Lévy, la révolution impossible, film itinéraire, de la création de la Gauche prolétarienne à la mort de Benny Lévy, son dirigeant en 2003. Témoignages, entre autres, d'Olivier Rolin, Michel Lebris et archives sur Foucault, Sartre, Levinas. 103 minutes. Production Arte/SZ Productions. Réalisation Isy Morgensztern
Notes
  1. Mai 68 à l'usine Renault de Flins, la base déborde le syndicat et occupe l'usine sans attendre les mots d'ordre. cineclubdecaen.com
  2. Le 5 mars 1972, plus de 200 000 personnes forment un cortège funéraire qui accompagne dans les rues de Paris le cercueil d'un jeune inconnu, Pierre Overney. Dans la foule certains ont le poing levé et crient « Nous vengerons Pierrot !» haute-normandie.france3.fr

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :