Claude Roger-Marx

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Claude Roger-Marx
Naissance
Paris
Décès (à 88 ans)
Paris
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Simili, comédie (1930)
Dimanche, comédie (1934)
La Gravure originale en France (1939)
Avant la destruction d’un monde (1947)
Maîtres du XIXe siècle et du XXe (1954)
Les Impressionnistes (1956)
Rembrandt (1960)
Daumier : Peintures (1961)
L'Univers de Delacroix (1970)

Claude Roger-Marx (Jules Anne Claude Marx), né le à Paris[1] et mort le à Paris, est un écrivain, critique et historien d’art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de l'écrivain Roger Marx.

En 1906, titulaire du baccalauréat, Claude Roger-Marx s'inscrit à la faculté de droit et de lettres. L'année précédente, à dix-sept ans, il a publié ses premiers poèmes[2]. Avant de se consacrer au théâtre, il fait encore paraître deux nouvelles. En 1912, il épouse Florestine Caroline Nathan avec laquelle il a deux enfants, Paulette et Denis. Sa carrière d'écrivain et de critique ne commence vraiment qu'après la Première Guerre mondiale. Entre les deux guerres, il publie deux recueils de poèmes [3], deux romans[4] et de nombreuses nouvelles, et il se fait connaître par ses comédies[5], créées au théâtre des Arts, au Vieux-Colombier, au studio des Champs-Élysées, à la Comédie-Française, et dont plusieurs font l'objet d'adaptations anglaises ou radiophoniques. En 1927, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et, en 1937, il est nommé inspecteur principal de l’enseignement artistique.

Roger-Marx, en tant que Juif, se réfugie d’abord à Marseille en 1941, puis dans l’Isère en 1943. En février 1944, il perd son fils Denis, exécuté par la Gestapo. Après la Seconde Guerre mondiale, il se voue entièrement à la critique et à l'histoire de l'art. Daumier, Dunoyer de Segonzac, Redon, Bonnard, Delacroix, Jongkind, Toulouse-Lautrec, sont parmi les plus importants des nombreux artistes auxquels il consacre sa plume, celle de « l’un des fédérateurs de ce que nous pourrions appeler le pôle conservateur de la critique d’art[6] ». Il devient chroniqueur attitré du Figaro, et plus spécialement du Figaro littéraire, ainsi que de la Revue de Paris. En 1956, il est fait commandeur de la Légion d’honneur.

Collectionneur[7] et mécène généreux, ayant fait au musée du Louvre, en 1974, une très importante donation que sa fille complétera en 1978, Claude Roger-Marx meurt à Paris, le . Il repose au cimetière du Grand Sablon à Grenoble.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1920 : Adieu à l’adolescence.
  • 1926 : Vits imaginaires.

Roman[modifier | modifier le code]

  • 1921 : Les Deux Amis, roman, Albin Michel.
  • 1922 : La Tragédie légère, roman, Albin Michel.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1930 : Simili, comédie en trois actes, Stock.
  • 1934 : Dimanche, comédie en un acte, Andrieu frères.
  • 1936 : La Pensionnaire, comédie en trois actes, Lejeune.
  • 1936 : 80 printemps, ou les Ardeurs de l’hiver, comédie en un acte, Lejeune.
  • 1937 : Nino, comédie en un acte, Les Annales.
  • 1938 : Marie ou la Manière douce, comédie en trois actes, Denoël.

Critique et histoire de l'art[modifier | modifier le code]

  • 1925 : Dunoyer de Segonzac, Georges Crès et Cie.
  • 1927 : Boudin, Georges Crès et Cie.
  • 1931 : Seurat, Georges Crès et Cie.
  • 1933 : Renoir, Floury.
  • 1936 : Les Tentations de saint Antoine, La Renaissance.
  • 1939 : La Gravure originale en France, de Manet à nos jours, Hyperion.
  • 1947 : Avant la destruction d’un monde, Éditions d’histoire et d’art.
  • 1949 : Constantin Guys : 1802-1892, Braun et Cie.
  • 1950 : Raoul Dufy, Fernand Hazan.
  • 1950 : Bonnard, Fernand Hazan.
  • 1952 : Les Lithographies de Toulouse-Lautrec, Fernand Hazan.
  • 1953 : Maurice Utrillo, Flammarion.
  • 1954 : Maîtres du XIXe siècle et du XXe, Genève, Pierre Cailler, coll. « Les Problèmes de l'art ».
  • 1956 : Les Impressionnistes, Hachette.
  • 1960 : Rembrandt, Pierre Tisné.
  • 1961 : Daumier : Peintures, Fernand Hazan.
  • 1970 : L’Univers de Delacroix, Henri Scrépel.
  • 1972 : L’Univers de Daumier, album de fac-similés, Henri Scrépel, collection « Les Carnets de dessins », no 10, exclusivité Weber.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Thorlet, de l'Académie des sciences morales et politiques, 1952.
  • Prix Hélène-Vacaresco, 1957.
  • Prix du jury des Peintres témoins de leur temps, 1962.

Sociétés et associations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/1974/1888, avec mention marginale du décès (consulté le 7 novembre 2012)
  2. L'Anneau de Florylis (1905).
  3. Adieu à l’adolescence (1920) et, sous le pseudonyme de « Claudinet », Vits imaginaires (1926).
  4. Les Deux Amis (1921) et La Tragédie légère (1922).
  5. Les plus célèbres sont Simili (1930) et Dimanche (1934).
  6. Fréchet et Méneux, 2005, p. 18.
  7. Ancienne collection Claude Roger-Marx : Estampes des XIXe et XXe siècles, Mes Audap, Solanet et Godeau-Velliet (catalogue de la vente organisée à l'hôtel Drouot, salle no 6, le 24 mars 1995),‎ , 55 p.