Romain Goupil

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Romain Goupil
Romain Goupil 2010.jpg
Romain Goupil en 2010.
Biographie
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Nom de naissance
Romain-Pierre Charpentier
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Romain Goupil, de son vrai nom Romain-Pierre Charpentier, est un réalisateur français né le à Paris. Politiquement engagé, ancien leader lycéen en mai 1968 et longtemps militant trotskiste, il évolue dans les années 2000 vers les positions du Cercle de l'Oratoire et de sa revue Le Meilleur des Mondes et soutient l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Romain Goupil naît dans une famille d'artistes. Son père, Pierre Goupil (né en 1930), fut chef opérateur sur une centaine de films[1]. Sa grand-mère, Lita Recio (1906-2006), était une comédienne très célèbre dans le monde du doublage, mariée au chansonnier Robert Charpentier, dit Goupil (1896-1938). Le jeune Romain grandit dans la cité Montmartre-aux-artistes (rue Ordener, dans le 18e arrondissement de Paris), où son grand-père et sa grand-mère étaient installés depuis leur jeunesse.

Amis[modifier | modifier le code]

Romain Goupil est un ami personnel, proche et de longue date de Daniel Cohn-Bendit, qu'il a rencontré en Mai 68 et fréquente assidûment depuis 1991, et d'André Glucksmann et de son fils Raphaël Glucksmann. André Glucksmann l'a longtemps aidé financièrement et Romain Goupil a accompagné Glucksmann dans ses derniers moments de vie[2].

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Autodidacte, Romain Goupil s'intéresse très tôt au cinéma dans le sillage de son père, également cinéaste, pour la télévision publique. Ses deux premiers courts-métrages sont ainsi réalisés à l'âge de seize ans : L'exclu et Ibizarre, d'abord programmés sur l'ORTF, puis censurés. Scolarisé au lycée Condorcet, il en est exclu à cause d'une grève dont il a été un des initiateurs et de son activité politique. Un mois plus tôt sont créés dans un autre lycée les Comités d'action lycéens, qui seront à la pointe de la révolte étudiante de Mai 68. En , la mobilisation étudiante aboutit à sa réintégration au lycée Voltaire[3].

En 1970, il devient stagiaire, puis assistant opérateur de Robert Ménégoz et assistant réalisateur de Chantal Akerman, Roman Polanski et Jean-Luc Godard, alors militant maoïste et rédacteur à La Cause du peuple.

Il réalise deux nouveaux courts-métrages, Le Père Goupil, puis Coluche Président.

Son activité oscillera ensuite entre longs-métrages, courts-métrages et documentaires. Il a également écrit plusieurs ouvrages.

Assistant de Roman Polanski et de Godard[modifier | modifier le code]

Il travaille avec Roman Polanski dès son retour en France en 1978 pour le tournage de Tess qui sort en 1979 [4].

Peu avant, Roman Polanski, à la suite de six chefs d'accusation contre lui dont viol sur mineur, avait fui les États-Unis le pour s'installer en France, pays refusant l'extradition lorsqu'on en possède la nationalité. Il est cependant menacé d'extradition depuis l'Angleterre. Ainsi, bien que le film se déroule en Angleterre, il est tourné en France : principalement dans la Manche mais aussi en Région parisienne, le site mégalithique de Stonehenge étant reconstitué à Morienval, village situé dans l'Oise[5]. Romain Goupil ne sera pas avare d'anecdotes médiatiques sur le tournage[6].

En 1979-1980, il est assistant sur Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard, un film franco-austro-germano-suisse, où l'un des personnages apprend à sa sœur le métier de prostituée et l'autre, quitté par son épouse, meurt sous ses yeux après un accident de la circulation, avant qu'elle ne s'éloigne, avec leur fille. Selon Romain Goupil, Jean-Luc Godard a, au cours de ce tournage, considéré que c'était son "deuxième premier film" et rompu avec sa période militante pro-palestinienne grenobloise[7], au cours de laquelle les cinéphiles ont parlé des "années vidéo (1973-1979)", même s'il a aussi travaillé à l'époque en Suisse.

Mourir à trente ans[modifier | modifier le code]

Quatre ans après le grand succès cinématographique de Diabolo menthe, un film français réalisé par Diane Kurys, porté par une chanson éponyme d'Yves Simon (artiste) consacré aux premiers émois de deux sœurs adolescentes aux personnalités très différentes, qui avait remporté le prix Louis-Delluc en 1977, Mourir à trente ans raconte lui aussi une histoire d'amitiés adolescentes au lycée, dans un climat politique tendu, mais sur le mode du strict du récit autobiographique et du documentaire, dans une histoire entre garçons dont il n'est livré que quelques photos prises un été chez Henri Weber, chef du service d'ordre de la Ligue communiste, où il avait intégré les deux lycéens, dont seul le plus âgé a pu commencer des études.

Le film est consacré à son camarade et ex-ami Michel Recanati est réalisé à partir d'épreuves tournées par Romain Goupil avant et après Mai 68 en vue de la réalisation d'un film militant qui devait s'appeler De la révolte à la Révolution. Le film évoque, avec des images filmées à l'époque par le réalisateur en Super 8, les exploits de militant d'extrême gauche, de l'auteur, de 1965 à 1973, accompagnées de quelques interviews réalisés en 1981, dont ceux d'Henri Weber et du leader de la Ligue communiste Alain Krivine.

À la fin et au début de l'œuvre, il évoque aussi le suicide de Michel Recanati le , qui avait représenté les Comité d'actions lycéens en Mai 68, appelant notamment le à une manifestation le , puis étant l'invité de la conférence de presse du au lendemain de la Nuit des Barricades de Mai 68 et ensuite en tête, avec l'autre lycéen Maurice Najman, de la grande manifestation du , aux côtés d'Alain Geismar, Daniel Cohn-Bendit et Jacques Sauvageot.

Le film part d'une lettre que Michel Recanati a écrite à l'auteur en , cinq ans avant son suicide, et se termine sur à nouveau cette lettre, en rappelant le suicide.

Robert Chazal critique cinéma du quotidien France-Soir apprécie le film, au point de le montrer lors d’une projection privée à d’autres critiques. Au Festival de Cannes 1982, le film obtient la "Caméra d’or", prix créé en 1978 pour récompenser les meilleurs « premiers films », avec le mécénat de l'industriel Kodak[8]. Mourir à 30 ans devient « le film à voir » pour qui s'intéresse au virage pris par le cinéma militant. Dès , plusieurs articles de périodiques en font l'éloge, comme « Celui qui avait un père… », d'Alain Philippon, dans les Cahiers du cinéma, « Le pouvoir à 15 ans, un film à la première personne » par Lucien Logette, dans Jeune Cinéma ou « Tout sauf du cinéma militant… » dans La Revue du cinéma.

En 1982 il obtient le prix de la Caméra d'or au Festival de Cannes, le César de la meilleure première œuvre et une nomination aux Oscars pour son premier long-métrage, Mourir à trente ans.

La cité d'artistes de Montmartre[modifier | modifier le code]

En 2012, il préside le jury du Festival de Chartres, festival de courts-métrages réalisés de l'école à l'université, aux côtés de Matila Malliarakis.

Résident de la plus grande cité d'artistes d'Europe, la cité Montmartre-aux-artistes, il défend les locataires contre les expulsions en s'engageant au sein de l'Association des locataires de Montmartre-aux-artistes (ALMA), dont il est un temps président. La cité est présente dans au moins un plan de chacun de ses films et plus largement dans Les Jours venus (2015)[9],[10].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

La période lycéenne[modifier | modifier le code]

Militant trotskiste, il se revendique comme faisant partie d'une longue tradition d'opposition de gauche au stalinisme, refusant le culte de la personnalité de Staline, décédé en 1953[11]. Alain Krivine a été en 1966 surveillant à mi-temps au Lycée Condorcet à Paris[12] où Romain Goupil est en classe de seconde en 1967-1968.

Selon le journaliste Christophe Nick [13], Romain Goupil lui a déclaré avoir déposé en préfecture les statuts des comités d'action lycéens à son nom, mais c'est complètement impossible, selon l'historien spécialiste de Mai 68 Robi Morder, car il faut être majeur pour cela et il n'avait que seize ans[14].

Romain Goupil, qui est alors seulement en classe de seconde, n'a pas participé à la première des trois étapes les plus importantes de la participation des comités d'action lycéens au mouvement de Mai 68.

Il n'est pas là lors de leur fondation au lycée Jacques-Decour par des représentants de sept lycées au soir des manifestations du 13 décembre 1967 contre les ordonnances sur la sécurité sociale, qui sont aussi l'occasion pour l'UNEF de protester contre la Réforme Fouchet des universités.

Il est présent lors de la deuxième étape, le , une réunion des Comité d'actions lycéens (CAL) à la Salle Lancry à Paris, au cours de laquelle il filme son aîné d'un an, Michel Recanati, en terminale dans un autre lycée, s'exprimant au micro face à des délégués. C'est seulement ce jour là que le groupe fondateur, Maurice Najman-Michel Recanati du lycée Jacques-Decour et son pendant Nicolas Baby au collège-lycée Henri-IV, voit l'entrée dans les Comités d'actions lycéens de la JCR, du PSU, et des maoïstes de l'UJC(ml) et du PCMLF [15], avec le meeting des CAL salle Lancry à Paris[15].

Entre-temps, Romain Goupil serait devenu « quelqu'un d'important », selon un article dans Le Monde en 2018, en raison de son exclusion du Lycée Condorcet le , qui fait suite à une grève dans l'établissement le pour protester la décision de la direction du lycée de faire rattraper deux jours de classe non-travaillés du 21 et . En 1968, plusieurs journaux parmi lesquels Le Figaro se sont indignés de voir des très jeunes gens dans la rue[16] et dès le , plusieurs lycées avaient fait grève avec l'UNEF et les syndicats de salariés contre la réforme de la sécurité sociale. Au ministère de l'Education nationale on transmet des consignes de sévérité aux proviseurs[16].

Romain Goupil est convoqué le par le conseil de discipline du lycée Condorcet, pour avoir « organisé avec ses camarades » une action de protestation. Cette convocation parvient aux oreilles des Comités d'action lycéens fondés le au lycée Jacques-Decour, qui ont des représentants au Lycée Condorcet, selon un article de Claude Gambiez, dans Le Figaro du , qui écrit « Un groupe d'élèves parisiens qui essaie depuis quelques mois de créer un syndicalisme lycéen publie un communiqué dans lequel il proteste contre cette exclusion» et appelle à manifester le samedi 20 janvier 1968 ». Parmi ces élèves, Maurice Najman, du lycée Jacques-Decour. Au cours de cette manifestation du , un représentant de l'UNEF est présent aussi. Les 400 lycéens se heurtent à la police rue de Provence, quelques uns sont conduits au poste. Selon Le Figaro du , une seconde manifestation s'est terminée par des jets de protectiles[17].

Le , il est interviewé par la romancière Marguerite Duras, qui vient de tourner son premier film La Musica, coréalisé avec Paul Seban, et effectue la dixième de ses séquences dans l’émission de télévision Dim Dam Dom de Daisy de Galard, sur la deuxième chaîne de l’ORTF. La tribune du jour s'appelle "Les lycéens ont la parole". Le montage le montre en studio avec Marguerite Duras puis dans une réunion au Lycée Voltaire[18], où il a retrouvé une autre classe de seconde : des lycées s'expriment debout, groupés devant plusieurs tables en plusieurs lieux de la salle, parmi lesquels Maurice Najman. On lui demande de raconter son expulsion du Lycée Condorcet puis sa réintégration au Lycée Voltaire. En studio, Marguerite Duras le questionne plusieurs fois sur son jeune âge, seize ans, et ses motivations. Il répond en évoquant la grève du , "premier mouvement lycéen, en solidarité avec les travailleurs en grève"[18]. Le jeune homme ne parle pas de la manifestation des 16 et à Berlin, dont son film de 1982 donne des images complétées par celle d'une séquence où Rudi Dutschke la présente devant une salle bondée: "Sa façon d'expliquer sa manif changeait fondamentalement de nos méthodes héritées du PC", commente en voix off Romain Goupil, dans le film[19].

En , il s'investit dans les Comités d'action lycéens. Une grève dans les lycées débute le , en réaction à l'arrestation de dizaines d'étudiants dans la Cour de la Sorbonne le puis de centaines d'autres dans la soirée de protestation qui suit. Une grande manifestation lycéenne est alors décidée pour le , avec l'UNEF. Le a lieu une assemblée générale des CAL parisiens, salle des ingénieurs civils[15], qui s'organise pour l'extension de la grève dans les lycées[15].

Le , c'est la Nuit des Barricades de Mai 68, qui voit la police les démanteler entre 2 heures et 4 heures du matin au prix de centaines de blessés et d'arrestations, amenant Michel Recanati à les représenter à la conférence de presse du lendemain, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit, Alain Geismar, et Jacques Sauvageot pour dénoncer les violences policières et soutenir la grève générale du , lancée par solidarité par les syndicats CGT, CFDT, FEN et FO. La manifestation du est l'autre moment de Mai 68 filmé par Romain Goupil et exhumé 14 ans plus tard pour son film Mourir à trente ans. Le il est invité par l'ORTF à une émission Les Chemins de la vie, avec Maurice Najman et M. Grappier, proviseur au lycée Condorcet et le recteur Gauthier[20]. Le présentateur de l'ORTF revient sur le fait qu'il a seize ans et a été exclu du Lycée Condorcet[21]. Sur l'autre chaîne de l'ORTF est diffusée le même jour l'émission Tribune de l'Université avec Geismar, Sauvageot et Cohn-Bendit.

La période trotskiste[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, Romain Goupil est l'un des responsables du service d'ordre de la Ligue communiste. Avec son ami des comités d'action lycéens Michel Recanati, il est recruté par Henri Weber, fondateur et chef de la « très musclée » CTS (Commission très spéciale)[22], chargée des opérations contre l'extrême-droite. Le premier film de Romain Goupil les montre tous les deux passant des vacances chez Henri Weber et fait dire à ce dernier que Michel Recanati était chef de la CTS, ce qui sera catégoriquement démenti par tous les livres évoquant le sujet, y compris les mémoires d'Henri Weber en 2016.

Le départ de la LCR après les événements du 30 juin 1973[modifier | modifier le code]

Il se détache de la LC après la décision collective de cette organisation de supprimer la CTS dont il était membre. Une décision prise après l' assaut violent du 21 juin 1973 contre un meeting d'extrême droite à la Mutualité.

David Rousset, père du chef de la CTS, Pierre Rousset, est chargé d'une médiation qui permet à la Ligue communiste de reprendre ses activités à condition de supprimer cette Commission très spéciale (CTS), doublement critiquée, par la police mais aussi par les militants de son parti, car les combats ont fait 76 blessés parmi les policiers, dont plusieurs gravement brûlés aux cocktail molotov[23].

Ces cocktails Molotov ont été fournis en grand nombre par la Gauche prolétarienne, dirigée par Alain Geismar, André Glucksman, Serge July et Robert Linhart[24], un des 4 partis ayant organisé la manifestation (avec la LC, le PCMLF et l'AMR)[24]. Les militants des 4 partis les utilisent massivement, causant le recul des policiers.

Henri Weber, fondateur de la CTS, s'était porté en tête de la manifestation, selon ses mémoires[25], mais les manifestants sont plus nombreux que le seul service d'ordre habituel, en raison d'un appel public à s'y joindre[25]. Environ 300 d'entre eux sont surpris à attaquer l'un des cars de police. Les meneurs de la manifestation protègent les policiers[26], arrêtent une voiture et font transporter le brûlé et le policier en difficulté cardiaque à l'hôpital Sainte-Anne, selon le rapport du commissaire de police du XIIe arrondissement[26], qui ne cite pas parmi eux Romain Goupil.

Toute la gauche proteste contre la dissolution de la LC décidée peu après, mais Jacques Duclos, du PCF, ne participe à un meeting de protestation au Cirque d'hiver qu'à condition que les dirigeants de la LC y restent silencieux. L'attaque a en effet été décidée, à l'avance, par le bureau politique de la LC[27], dirigé par Daniel Bensaïd, qui en défend ensuite le principe dans Rouge, le journal de la LC, et par Alain Krivine, numéro un de la LC, qui se livre à la Justice et est inculpé.

Pierre Rousset, chef de la CTS, est interpellé au siège de la LC dans la nuit. Après leur libération assez rapide, Krivine début août, puis Rousset fin août, la LC décide qu'un autre membre de la CTS, Michel Recanati, dit « Ludo », qui fut l'ami de Romain Goupil, peut maintenant se présenter au juge d’instruction. Recanati est écroué à la Santé le , car il a déjà été inculpé et perquisitionné, une première fois en 1972[27] à la suite des actions contre les consulats américain et sud-vietnamien (slogans peints sur la façade, drapeau américain brûlé) menées avec Alain Krivine[27] puis libéré peu après, fin octobre. Dans six articles consécutifs, le journal Rouge (presse) de la Ligue communiste demande sa libération[27] et organise la solidarité[27].

Edwy Plenel, futur journaliste, racontera dans ses mémoires « le souvenir d’un dîner improvisé, dans un restaurant quelconque, après sa sortie de la Santé », où il confie à Michel Recanati « maladroitement » son « regret de ne pas lui avoir fait signe pendant sa détention »[27], avant d'être sèchement remis à sa place[27],[27]. Les familles de Daniel Bensaïd, Pierre Rousset et Michel Recanati, impliqués dans ces événements, avaient été déportées sous l'occupation allemande.

Cinq ans après cette brève incarcération d'un mois, Michel Recanati, qui est devenu enseignant, se jette sous un train, le , quelques jours après le décès de sa compagne. En 1982, Goupil, qui avait perdu de vue Recanati depuis 1973, a fait un film sur ce suicide, son premier succès au cinéma, qui reprend les images d'archives de la manifestation, diffusées par l'ORTF le , montrant 300 militants casqués et armés marchant en rang serrés[28].

Le film reçoit une critique très positive dans France-Soir, Romain Goupil expliquant alors être devenu « un mythe »[29]. Dans le film, il déclare à la fois « on n'a pas de sang sur les mains » et que les affrontements ont fait une centaine de blessés, « pour la première fois, que du côté policier »[28], contradiction relevée par ses détracteurs[28], qui s'indignent de la fin de la phrase : « on s’est amusé au-delà de toute imagination »[28].

Après 1974, il n'a plus du tout été trotskiste selon ses déclarations dans Le Monde trente ans plus tard : « C'est le Chili qui me met le doute. Je vois bien que le coup d'État contre Allende en 1973, aidé par les Américains, ça se passe avec des avions, des chars. Et je me dis que militairement, pour arriver à lutter, ça va être coton ». Il se veut néanmoins fidèle à tous ses amis trotskistes[22].

La candidature de Coluche à la présidentielle de 1981[modifier | modifier le code]

Romain Goupil avait été l’un des assistants-réalisateurs de Coluche sur le film Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine sorti en 1977[30] puis il travaille avec Roman Polanski dès son retour en France en 1978.

En 1980, il est assistant sur Sauve qui peut (la vie), film franco-austro-germano-suisse, sorti en 1980 et réalisé par Jean-Luc Godard, qui a été maoïste entre 1967 et 1972 puis propalestinien dans les années 1970.

Pendant le tournage, Jean-Luc Godard demande à Romain Goupil de contacter Coluche, qui souhaite alors varier son répertoire par un film d'auteur, qui ne verra finalement pas le jour, à cause des réticences de Gaumont[31],[32]. Godard et Coluche décident de faire le film, et Romain Goupil est chargé d'être réalisateur de l'émission de radio qui commence le sur Radio Monte-Carlo puis arrêtée le quand Coluche dit: « Bonjour. Nous sommes en direct du rocher aux putes », en référence au rocher de Monaco [33].

Michel Bassi, directeur de la station, lui avait expliqué à son embauche qu'il n'y avait que deux interdictions : « ne pas parler de Dieu, puisque le catholicisme est religion d'Etat, ni de la famille princière »[34]. Par ailleurs, le fait qu'il parle de ses seins à l'animatrice en face de lui, « fait désordre ».

Selon les propos de Romain Goupil dans Le Monde quatre décennies plus tard, c'est lui qui aurait alors convaincu Coluche de se présenter à la présidentielle « pour dénoncer la farce électorale »[22], mais le livre de Frank Tenaille qui évoque sa rencontre avec Coluche n'en parle pas[33]. Selon le mémoire de fin d’études d'un étudiant en sciences politiques à l'IEP de Lyon, il « est difficile de savoir comment l’idée de se présenter à cette élection est née, il y a débat ».

Coluche évoque sa possible candidature dès , en quelques mots dans une interview au Monde, consacrée à bien d'autres sujets: « Je vais probablement me présenter aux élections présidentielles. Comme candidat nul, pour faire voter les non-votants. Mon argument principal sera ne pas être élu »[35].

Sept mois plus tard, il annonce cette candidature le dans un communiqué de presse et la présente le au théâtre du Gymnase, organisant dès les jours suivants sa campagne dans les locaux du mensuel Hara Kiri Hebdo[36] sur le thème « Bleu, Blanc, Merde »[36]. Soutien aussi de Libération qui lui consacre des dizaines d'articles dont un dès le sous la plume de l'ex-leader des comités d'action lycéens, Maurice Najman, qui était un ami intime de Coluche[35]. Le quotidien lui consacre six articles dans les trois semaines qui suivent[35]. Felix Guattari prend initiative d'une pétition parue dans Les Nouvelles littéraires du et retranscrite en intégralité dans Libération.

Dans la foulée, Romain Goupil filme en un documentaire de 13 minutes[37] sur Coluche recueillant des signatures pour se présenter à la présidentielle de 1981. Le , René Gorlin[38], régisseur de Coluche depuis sept ans[36] est retrouvé par la police,abattu de deux balles dans la nuque. Le commissaire chargé de l'affaire reçoit l'ordre de laisser planer l'histoire d'un meurtre douteux lié à Coluche même si la police croit savoir qu'il s'agissait d'un crime passionnel[39].

Le Monde du précise que travaillent avec Coluche ses amis artistes et du journalisme, « à Libération notamment »[40], ainsi que « son producteur, qui règne sur les relations avec la presse »[40], son secrétaire-chauffeur, un cinéaste qui réalisait ses émissions à RMC et « tourne un court métrage sur sa campagne »[40]. Un sondage Indice Opinion dans le Quotidien de Paris vient de donner à Coluche, toujours soutenu par Gérard Nicoud de 10 à 12,5 %[40] et une réunion des intellectuels qui le soutiennent, le au Café Le Procope, a souhaité qu'il axe sa campagne sur des thèmes tels que les prisons, la garde à vue, la police, ou l'armée[40], pour les dénoncer et « d'une manière plus argumentée » mais toujours drôle[40]. Mais fin décembre L'Express publie un gros dossier d'investigations à charge accusant Coluche de diverses infractions.

Selon Romain Goupil, c'est un désaccord avec Coluche sur son rapprochement avec Gérard Nicoud fondateur et président du CID-UNATI, jugé poujadiste[41],[42], qui occasionne son départ de la campagne Coluche par une lettre datée du , dévoilée trente ans après[43].

Coluche avait en fait déjà annoncé le son retrait, un mois avant le premier tour et après quatre mois et demie de candidature, sans guère d'explication que « Je préfère que ma candidature s'arrête parce qu'elle commence à me gonfler[44] ». Un télégramme de son producteur Paul Lederman donne la nouvelle dès le et le lendemain Coluche l'explique dans un article du premier numéro d'un nouveau quotidien Charlie Matin, concocté par l’équipe de Charlie Hebdo[35].

Gérard Nicoud avait en fait déclaré dès le , lors de la passation de pouvoir à Pierre Forestier devant le congrès annuel du CUD-UNATI, couvert par le journal Le Monde : "« Si Coluche a besoin de cinq cents signatures, nous les fournirons »[45]. Les journaux avait analysé ce soutien comme utile[35], parfois avec humour comme la phrase restée célèbre du journaliste Guy Sitbon dans Le Nouvel Observateur: « Guattari et Nicoud derrière Coluche : la réconciliation du hash et du beaujolais »[35],[46].

Selon Romain Goupil, Gérard Nicoud serait au contraire venu négocier son soutien après le sondage du donnant 16% à Coluche en disant « J’ai 3 000 maires dans ma poche »[30]. Le , Coluche annonce à une télévision anglo-saxonne avoir 632 signatures, trois quotidiens en parlent, Libération, Le Matin et Le Monde[47]. Romain Goupil expliquera en février 2020 dans une émission de Cyril Hanouna avoir annoncé à différents journaux des chiffres variables, en concertation avec Coluche, disant tantôt qu'il a 50 signatures, ou 160 ou encore 10, pour dissimuler le fait que l'humoriste n'en avait qu'une seule[48]. Jean-Michel Vaguelsy avait de son côté estimé en 2005, qu'il n’avait obtenu qu’une quinzaine de promesses de signatures[35].

Le successeur de Gérard Nicoud à la tête du CID Unati, Pierre Forestier avait entre-temps démenti le , les propos de Coluche disant compter sur le soutien du CID Unati pour réunir les cinq cents parrainages d'élus[45]. Gérard Nicoud est lui en prison, à sa propre demande, dès , à la suite d'une condamnation en justice qui risque de rendre un sursis exécutoire, préférant purger sa peine pour être ensuite tranquille.

Quinze ans plus tard, en 1995, lors d'un débat sur Les Enfoirés, Romain Goupil se positionne contre Les Restos du Cœur qui, selon lui, « donnent un alibi et une bonne conscience » alors que « les gens qui n'ont pas à manger, c'est un vrai problème politique »[49].

La candidature européenne de 1994 avec Bernard-Henri Lévy[modifier | modifier le code]

Il figure aux élections européennes de 1994 sur la liste L'Europe commence à Sarajevo, annoncée par Bernard-Henri Lévy le dans l'L'Heure de vérité consacrée à la présentation de son film documentaire Bosna ! au festival de Cannes 1994[50],[51].

Prises de positions sur la scène internationale[modifier | modifier le code]

En 2002 et 2003, il s'exprime en faveur de la guerre d'Irak lancée par George W. Bush, à laquelle refusent de participer de nombreux pays européens. Selon Libération, la majorité des français est opposée à la « guerre américaine », mais Romain Goupil voit ce « consensus pacifiste » d'abord comme « une démission » et se sent en minorité comme au début de la guerre en Bosnie, lorsqu'il invitait à briser le siège de Sarajevo[52]. Le , peu avant le déclenchement de la guerre, il publie, avec Pascal Bruckner et André Glucksmann, une tribune dans Le Monde pour approuver l'administration Bush[53]. Il en publie une autre, le , cosignée des mêmes, qui s'insurge contre la position distante de la France vis-à-vis des choix politiques des États-Unis dans le dossier irakien[54]. Son soutien à l'offensive américaine contre l'Irak n'est pas remis en cause après le constat de l'absence d'armes de destruction massive. Béligh Nabli ironise sur « ces doctrinaires de la “guerre juste” » et pointe du doigt la responsabilité de ces néoconservateurs dans le « chaos dantesque » qu'est devenu l'Irak, « un État fragilisé et une société meurtrie, toujours en quête de stabilité et de sécurité »[55]. Selon le journaliste Luc Le Vaillant , Romain Goupil n'a « aucun souci à imposer par les bombes la « liberté » du Nord, capitaliste et judéo-chrétien, aux « ennemis de la liberté » du Sud, arabe et musulman. Et tant pis pour les dommages collatéraux : humiliation des peuples, renforcement du terrorisme, vengeance pour les siècles des siècles »[56].

En 2003, il est signataire de l'appel de soutien à l'Initiative de Genève[57], plan de paix alternatif prévoyant la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël.

En 2006, le rapprochement entre le Cercle de l'Oratoire, qui lutte contre l'anti-américanisme, et un petit groupe composé de Romain Goupil, Olivier Rolin, Marc Weitzmann, Olivier Rubinstein donne naissance à la revue d'orientation néo-conservatrice Le Meilleur des mondes[58],[59],[60],[61],[62].

En 2010, Romain Goupil se mobilise pour la cause des travailleurs étrangers en situation irrégulière en grève, aux côtés de plusieurs cinéastes et artistes[63].

En , avec entre autres Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, il signe l'appel public dans Le Monde en faveur d'une intervention militaire occidentale en Libye[64],[65],[66],[67],[68],[69],[70]. Celle-ci se déroulera de mars à et aboutira à la défaite et à la mort de l'homme d'État libyen Mouammar Kadhafi[71].

En 2015, dans le journal Libération, il s'élève violemment contre l'aide militaire apportée par la Russie à la Syrie dans un article intitulé « Dictateurs de tous les pays unissez-vous »[72].

Il soutient la campagne d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017 et devient l'un de ses interlocuteurs réguliers après son élection[73],[74],[75].

Soutien à Emmanuel Macron et film avec Daniel Cohn-Bendit[modifier | modifier le code]

Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, amis proches depuis la préparation de la candidature de Coluche en 1980, suivent de près l'élection présidentielle 2017, en participant à des initiatives évoquant la pertinence ou non d'une candidature unique à gauche[76] puis en la critiquant[77]. Ensuite, Goupil affiche son soutien à Emmanuel Macron[78], estimant qu'il est le mieux placé pour faire face à Marine Le Pen au second tour. Il sera invité à "La Rotonde" par le gagnant de l'élection afin de fêter son succès.

Pour célébrer les cinquante ans de Mai 68, Cohn-bendit et Goupil réalisent le film La Traversée. Ils parcourent le pays à la rencontre de Français de toutes conditions (dockers, éleveurs, pêcheurs, agriculteurs, personnel hospitalier, migrants, policiers, industriels, prisonniers...) pour recueillir leurs avis sur des sujets variés qui leur tiennent particulièrement à cœur (immigration, emploi, Europe, société...)[79]. Avant sa sortie en salle, le film est diffusé à la télévision le sur France 5. Le reportage, d'une durée d'un peu plus d'une heure, illustre la proximité politique de Daniel Cohn-Bendit et de Romain Goupil avec Emmanuel Macron, dont ils sont des visiteurs réguliers[80].

Juste après, la tonalité du document, favorable à Emmanuel Macron, sera bousculée par le Mouvement des Gilets jaunes qui se dessine dès la pétition en ligne lancée par Priscillia Ludosky le , réclamant une baisse des prix du carburant à la pompe.

Prise de position vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes[modifier | modifier le code]

Lors d'un débat le sur LCI, dix jours après le début du Mouvement des gilets jaunes, il insiste sur les dérapages racistes ou homophobes du mouvement, face à Éric Drouet, l'un des initiateurs du mouvement, qui lui demande pourquoi il le tutoie et lui répond que cela ne concerne que 5 % des gilets jaunes[81]. L'animateur David Pujadas est obligé d'intervenir fermement pour que Drouet puisse se faire entendre, alors que Goupil ne cesse de lui répéter : « D'où tu sors, qui t'a élu ? »[82],[83],[84]. Romain Goupil a participé, depuis le cinquantième anniversaire de Mai 68, à toute une série de débats houleux : « en 1968, on voulait reproduire 1917 », et « on a fait croire qu'il y avait un « Non » de gauche lors du référendum de 2005, mais ce n'était qu'un « Non » de droite, d'extrême droite », explique-t-il dans l'une de ces discussions sur RMC en [85].

Chroniqueur télé: les tutoiements et dialogues de sourds[modifier | modifier le code]

A partir de 2016, Romain Goupil devient chroniqueur régulier de différentes émissions, sur LCI et France 2 et d'autres télévisions. Il se voit reprocher le tutoiement par plusieurs de ses interlocuteurs et leur interruption fréquente, dans des séquences beaucoup commentées sur les réseaux sociaux puis par la presse[86]. Son clash avec Clémentine Autain, députée LFI est un des temps forts de L’Emission politique sur les gilets jaunes du [87], consacrée aux solutions concrètes à apporter pour résoudre la crise. Lorsque Clémentine Autain aborde le sujet des médias en lançant un appel à repenser leur statut, Romain Goupil, « passablement énervé », l'interrompt immédiatement en parlant de Jean-Luc Mélenchon et s’emporte en lui lançant de l'autre bout du studio « Parle de ton média, parle de la crise qu’il y a dans ton média (…) parle d’abus de biens sociaux, parle de la façon dont vous virez les gens ! », obligeant Léa Salamé à intervenir. L'émission, qui accueillait pas moins d'une vingtaine d'invités, dont des leaders des principaux syndicats et partis, eux aussi interpellés en plein studio au milieu de leurs phrases, mais également d'autres philosophe libéraux, comme Pascal Bruckner ou Gaspard Koenig, tourne alors au « dialogue de sourds », où « tout le monde commence un peu à s'agacer » et où « tout le monde veut répondre à tout le monde sans vraiment écouter personne » selon la presse[88].

Le , lors d'un débat avec Virginie Martin, politologue et économiste[89], sur LCI, la discussion prend la forme d'une altercation de plus de deux minutes ; l'invitée se plaint du comportement de Romain Goupil et le remet en place car celui-ci ne cesse de la tutoyer et de l'interrompre en l'accusant de dire des "mensonges purs"[90].

Douze jours après, dans une autre émission mais cette fois sur France 2, il se voit à nouveau reprocher le tutoiement par l'historien et anthropologue Emmanuel Todd, venu présenter son dernier essai [91]; Romain Goupil l'interrompt également, l'accusant d'avoir soutenu « le massacre des tchétchènes » dans les années 1990[91]. Ce dernier avait regretté le « discours anti-profs » tenu selon lui par Goupil et lui répond que les Trotskistes en étaient « une bande d’élitistes bourgeois frauduleux »[91]. Le tutoiement et les arguments employés ont « particulièrement agacé les internautes, qui ont massivement critiqué sur Twitter l'attitude du chroniqueur », observe alors l'hebdomadaire Télé 7 jours[86].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Article[modifier | modifier le code]

  • « Je me sens libéral-libertaire, et j'emmerde ceux que le terme effraie », Télérama,‎ (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recontre avec Pierre Goupil, cameraman sur Le Bonheur est pour Demain, actu.fr, 27 juin 2014.
  2. Laurent Telo, De Mai-68 à Macron, Romain Goupil, l’éternel révolté, Le Monde, 5 janvier 2018.
  3. Philippe Artières, Michelle Zancarini-Fournel, Soixante-huit, une histoire collective, La Découverte, , p. 358.
  4. D'après le roman de Thomas Hardy : l'histoire d'une jeune fille anglaise à qui son père demande rencontrer une famille à peine connue, qui habite un manoir proche et dont ils ont eu connaissance qu'en fait ce sont des cousins plus fortunés, mais dont un des fils, qu'elle repousse, la viole. Enceinte de ce viol, elle retourne chez ses parents et donne naissance à un bébé qui meurt peu de temps après.
  5. « La scène finale de Tess tournée à Morienval », sur Le Parisien,
  6. A la demande de Roman Polanski, il utilise une des premières caméras vidéos du cinéma et fait près de 42.000 km en voiture, au cours desquels il crève, en repérages en particulier pour la scène de Stonehenge. Mais à un moment, le tournage est entièrement à court d'argent et pendant trois mois aucune des personnes travaillant sur le tournage n'est payée"Sur le tournage de Tess," par Romain Goupil, dans Univers Ciné le 28 AVR. 2015 [1]
  7. Godard seul, seul Godard, par Romain Goupil, dans Univers Ciné le 21 AVR. 2015 [2]
  8. "Retour sur la Caméra d’or ou les impressions d’un juré" par Michel Abramowicz, pour l'AFC, 4 septembre 2013 [3]
  9. « Artistes ayant vécu ou travaillé à Montmartre-aux-artistes », sur montmartre-aux-artistes.org.
  10. Jean-François Cadet, « Le jour où Romain Goupil est venu », Vous m'en direz des nouvelles, Radio France international, 3 février 2015 (à 21 min, présentation de la cité par Romain Goupil et Frédéric Sénot de la Londe).
  11. Michel Lecointe, Les militants et leurs étranges organisations, La Découverte (réédition numérique FeniXX), (ISBN 9782348027703, lire en ligne)
  12. Biographie Maitron d'Alain Krivine [4]
  13. "Les Trotskistes", par Christophe Nick Fayard, 2002
  14. "Le protocole des Sages de Léon", par Robi Morder, dans Le Monde du 8 mars 2002 [5]
  15. a b c et d "Mai 68 et le mouvement lycéen" par Didier Leschi, revue Matériaux pour l'histoire de notre temps en 1988 [6]
  16. a et b "Lucien Rioux et René Backmann, L'Explosion de mai 1968. Histoire complète des événements, Paris, Robert Laffont, 1968
  17. Article de Sophie Guerrier, dans Le Figaro du 19 janvier 2018
  18. a et b "C'était Marguerite Duras, Volume 2" par Jean Vallier Fayard, 2010 -
  19. "Les manifestations de rue en France, 1918-1968" par Danielle Tartakowsky, 1998, page 737
  20. Biographie Maitron de Maurice Najman [7]
  21. [[Les Chemins de la vie 8émission de télévision)|]], "En terminale", le 16 mai 1968 Archives INA (introduction seulement) [8]
  22. a b et c « De Mai-68 à Macron, Romain Goupil, l’éternel révolté », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2018).
  23. Nicolas Lebourg, « Les violences de l'ultra-gauche et de l'extrême droite radicale ont un point commun: notre société sans projet », slate.fr, 26 février 2014.
  24. a et b "Jean-Luc Einaudi, parcours d’un homme de colère", Biographie de Jean-Luc Einaudi sous la forme d'un billet de Christian Beuvain, dans la revue Dissidences [9]
  25. a et b Henri Weber, Rebelle jeunesse, Éditions du Groupe Robert Laffont, 2018.
  26. a et b Jean-Claude Caron, Paris, l'insurrection capitale, Éditions Champ Vallon.
  27. a b c d e f g et h Dictionnaire Maitron du mouvement ouvrier
  28. a b c et d U. Crave, Romain Goupil aurait-il mieux fait de mourir à trente ans ?, 28 mars 2018.
  29. Interview de Romain Goupil sur "MOURIR À TRENTE ANS", 28 mars 2013.
  30. a et b Laurent Telo, « Coluche en 1981, c’est l’histoire d’un candidat », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  31. "Coluche, même pas mort" par Frank Tenaille, Editions 1, mai 2006
  32. "Au cinéma, Coluche était un autre" par Cécile Mury, dans Télérama le 17/06/2016.
  33. a et b Frank Tenaille, Coluche, même pas mort, Editions 1, , p. 121
  34. "Coluche" par Bernard Pascuito L'Archipel, 2014 [10]
  35. a b c d e f et g "La candidature de Coluche dans la presse, quand les mots dessinent l’identité des journaux", mémoire de fin d’études, par Gregory Bozonnet sous la direction de Denis Barbet, maître de conférence en science politique, IEP de Lyon Université Lumière Lyon-2 [11]
  36. a b et c "Coluche victime de la politique" par André Halimi Hara%20Kiri%20Hebdo%20%20candidature&f=false
  37. "COLUCHE PRESIDENT", sur Allociné [12]
  38. « Le régisseur de Coluche, victime d'un meurtre », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  39. Julien Caumer, Leurs dossiers RG, Flammarion, , p. 34.
  40. a b c d e et f « Coluche ou la campagne imprévisible », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  41. Fabrice Drouelle, Affaires sensibles : 40 ans d'histoires qui ont secoué la France, Robert Laffont, , 224 p. (lire en ligne)
  42. Philippe Boggio, Coluche, Éditions J'ai lu, , p. 26
  43. Laurent Telo, « J'Arrête, la lettre inédite où Coluche explique son retrait de la présidentielle », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  44. Ludivine Bantigny, « 10 mai 1981: pourquoi Mitterrand a gagné », L'Histoire, no 364,‎
  45. a et b « Le CID Unati ne soutient pas Coluche », Le Monde,‎ .
  46. SITBON (Guy),« La France de Coluche », Le Nouvel Observateur, du 17 novembre 1980, n°836, p48-49
  47. « Coluche : « j’ai déjà 632 promesses de signatures » », Libération, 10 février 1981,
  48. Emission de Touche pas à mon poste du 13/02/2020 [13]
  49. Coup de gueule de Jean-Jacques Goldman au débat des Enfoirés "1995".
  50. Vidéo de l'émission, sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel
  51. Serge Halimi, « Réseaux », Le Monde diplomatique, février 1995
  52. « Une ingérence sans évidence », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018)
  53. Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil, « Saddam doit partir, de gré ou de force ! », Le Monde,‎ (lire en ligne). : « Que Saddam parte, de gré ou de force ! Les Irakiens, Kurdes, chiites mais aussi bien sunnites respireront plus librement et les peuples de la région en seront soulagés. Après Milošević, les Balkans ne sont pas le paradis, mais il y règne davantage de paix et moins de dictature. L'après-Saddam ne sera pas rose, mais moins noir que trente années de tyrannie, d'exécutions sommaires et de guerre. »
  54. Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil, « Point de vue : la faute » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  55. Béligh Nabli, « Irak : silence des néoconservateurs français », huffingtonpost.fr, 16 juin 2014.
  56. « Enfin seul », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018).
  57. « Il faut soutenir le Pacte de Genève », Marianne, 1er décembre 2003.
  58. « Néocons, la grande désillusion », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018).
  59. Eric Aeschimann, « Une revue qui pointe l'arme à gauche », sur Libération.fr, (consulté le 17 février 2020)
  60. Gisèle Sapiro, Les écrivains et la politique en France - De l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie, Le Seuil, (ISBN 978-2-02-140215-5, lire en ligne)
  61. Cécile Amar, Fadela Amara: Le destin d'une femme, Hachette Littératures, (ISBN 978-2-01-237886-5, lire en ligne)
  62. Pascal Durand et Sarah Sindaco, Le discours « néo-réactionnaire », CNRS Editions, (ISBN 978-2-271-08899-4, lire en ligne)
  63. « Solidaires des travailleurs sans-papiers en grève », sur L'Humanité, 6 janvier 2010.
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  66. « Libye : ils se sont mis le doigt dans l'oeil, puis ils ont fermé l'autre », sur Marianne, (consulté le 16 février 2020)
  67. Jean-François Kahn, « Libye: reconnaître ses erreurs », sur Le Soir Plus, (consulté le 16 février 2020)
  68. « Oui, il faut intervenir en Libye et vite ! », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 février 2020)
  69. « Libye : "Combien de morts pour qu'on intervienne ?" », sur Atlantico.fr, (consulté le 16 février 2020)
  70. « Les djihadistes font trembler l'Irak. entretien Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières « Qui a décidé que notre rôle était de renverser les dictateurs? » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 16 février 2020)
  71. « A Tunis, Macron critique l'intervention militaire de l'OTAN en Libye », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  72. « Dictateurs de tous les pays unissez-vous », Libération, 5 octobre 2015.
  73. « Le "couple Dany", un drôle de tandem qui chuchote à l'oreille d'Emmanuel Macron », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2018)
  74. « Emmanuel Macron, président acteur pour Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil », leparisien.fr,‎ 2018-04-11cest21:22:45+02:00 (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2018)
  75. Guillaume Gendron, « À Nantes, un Macron pro-européen qui refuse de « désarmer la France » », sur Libération, .
  76. "Des intellectuels et dirigeants écologistes appellent à une primaire à gauche" dans Les Echos du 10 janvier 2016 [14]
  77. "Cohn-Bendit juge que les primaires à gauche "ne sont plus possibles", Europe 1, le 5 avril 2016 [15]
  78. Etienne Campion et Hadrien Mathoux, « Centrisme autoritaire : top 10 des "modérés", champions du mépris de classe », sur Marianne,
  79. Guillemette Faure, Daniel Cohn-Bendit, Romain Goupil, leur film, leurs amis…", lemonde.fr, 4 mai 2018
  80. Le "couple Dany", un drôle de tandem qui chuchote à l'oreille d'Emmanuel Macron, nouvelobs.com
  81. Ce Gilet Jaune met KO le méprisant Romain Goupil qui lui hurle dessus [16]
  82. « romain goupil attaque un gilet jaune », sur ouest-france, (consulté le 29 novembre 2018)
  83. « VIDÉO - "D'où tu sors, qui t'a élu ?" : passe d'armes entre le cinéaste Romain Goupil et Eric Drouet dans La Grande Explication », LCI,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  84. « "D'où tu sors toi?": échange très tendu entre Romain Goupil et le gilet jaune Eric Drouet », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  85. Romain Goupil, leader lycéen en mai 1968, débat houleusement chez les Grandes gueules (0 min 44 s et 6 min 25 s) (10 min 35 s) [17]
  86. a et b « Romain Goupil clashe un inivté et insupporte les internautes », Télé 7 jours,‎ (lire en ligne).
  87. "Les cinq temps forts de "L’Emission politique" sur les gilets jaunes, Sud-Ouest du 25 janvier 2019 [18]
  88. «L'Émission politique» tourne au dialogue de sourds, par François-Xavier Bourmaud, dans Le Figaro du 24 janvier 2019
  89. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées inrock
  90. "Quand Virginie Martin tient tête à Romain Goupil, Les Inrocukptibles le 14/01/20 [19] « Ne dis pas que les gens ne peuvent pas faire grève. L'enjeu est faux », venait d'asséner le retraité à l'économiste, coupée en pleine phrase
  91. a b et c "Entre Emmanuel Todd et Romain Goupil, le ton monte" par Claire Digiacomi dans Le HuffPostdu 26 janvier 2020 [20]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]