Casimir Oberfeld

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Casimir Oberfeld
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Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
Camp d'extermination de Birkenau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Casimir Oberfeld, né à Łódź en Pologne le , déporté à Auschwitz par le convoi no 63 au départ de Drancy le [1], et mort le (à 41 ans) à Přelouč (maintenant en République tchèque)[réf. nécessaire] au cours d'une marche de la mort, est un compositeur célèbre pour avoir écrit des chansons à succès pendant les années folles, des musiques d'opérettes, et des musiques de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Casimir Georges Oberfeld, né Kazimierz Jerzy Oberfeld, est le fils de Roman Oberfeld, banquier d'origine juive et de Olga Heryng, poétesse de religion chrétienne. Déjà à l'école, le jeune Casimir monte des revues musicales de fin d'année.

Le compositeur[modifier | modifier le code]

Maurice Chevalier et Mistinguett.

Installé en France, Casimir Oberfeld compose la musique de chansons à succès de style humoristique comme À Paname un soir pour Alibert, C'est pour mon papa pour Georges Milton, avec, entre autres, les paroliers Roger Pujol, Jean Manse, Charles Pothier, Albert Willemetz, Émile Audiffred (avec lequel il fait aussi des opérettes). Ses premiers succès datent de 1924. En novembre 1931, il s'installe définitivement en France. À Paris, il obtient ses plus grands succès, parfois sous le nom de Georges Grandchamp. Après avoir émigré en France, il achève ses chansons en polonais pour les publier comme des « succès étrangers ».

Mistinguett en 1931.

Il compose pour des artistes célèbres comme Fernandel et Mistinguett. Il écrit La femme est faite pour l'homme, pour Arletty en 1932, puis C'est vrai pour Mistinguett en 1933. En 1939, deux chansons à succès assoient définitivement sa renommée. Félicie aussi, popularisée par Fernandel, et Paris sera toujours Paris pour Maurice Chevalier.

Il compose des opérettes, comme La Pouponnière (1932), Cœurs en rodage (1935), La Margoton du bataillon (1937, adaptation d'un film de 1933) — dont un des airs a sans doute « inspiré » deux plagiaires, André Montagard et Charles Courtioux pour accompagner l’hymne officieux du régime de Vichy, Maréchal, nous voilà !'[2] — et Le Rosier de Madame Husson (1937).

Alors que le cinéma devient parlant, il signe la musique d'une soixantaine de films dont Un de la légion (1936), Barnabé (1938), Le Schpountz (1938), Raphaël le tatoué (1938), Fric-Frac (1939), etc.

Il écrit de la musique de revues, de la musique religieuse, des chansons pour virtuose du piano, de nombreux tangos, foxtrot, blues, charleston, rumba, java, des marches, one-step et paso doble. Il compose des sérénades, intermezzos et deux symphonies : Danse de Paulette et Roland et Misterioso Concon (1939). En 1938, Casimir Oberfeld compose même une conga, nouveau rythme en vogue, La Conga.

Après 1939[modifier | modifier le code]

Pendant la « drôle de guerre », Casimir Oberfeld, écrit pour Fernandel au Théâtre aux armées, la musique de Francine, chanson très engagée contre la propagande allemande.

En 1941, il s'installe à Marseille où il rejoint Fernandel pour lui faire encore quelques chansons (ex : Les jours sans). Pour sa sécurité, il fait signer ses musiques de chansons par des compositeurs « aryens ». En 1942, les lois antisémites de Vichy et l'invasion de la zone libre l'obligent à se réfugier à Nice, alors occupée par l'Italie, réputée plus clémente. Il est compositeur et pianiste des Studios de la Victorine. En septembre 1943, à la suite de l'opération Husky (débarquement des Alliés en Sicile), l'armée italienne évacue la région et est aussitôt remplacée par les Allemands. Lors d'une rafle de grande envergure, Oberfeld est arrêté et transféré au camp de Drancy.

Déporté, le 17 décembre 1943, par le convoi 63, à Auschwitz, il y survit un certain temps en tant que musicien. En janvier 1945, les SS évacuent les hommes encore valides. Ce sont les sinistres marches de la mort. Comme la plupart des prisonniers, Casimir Oberfeld y meurt de froid ; il a 41 ans.

Famille[modifier | modifier le code]

Oberfeld a eu un fils naturel, Grégoire Dunant, né en 1942[3].

En 2011, celui-ci retrouve la sépulture de son père à Přelouč (République tchèque). En mai 2016, les restes de Casimir Oberfeld sont transférés au cimetière de Montmartre[4],[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Opérettes[modifier | modifier le code]

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Mémorial de la Shoah.
  2. Nathalie Dompnier, « Entre La Marseillaise et Maréchal, nous voilà ! quel hymne pour le régime de Vichy ? », p. 69-88, dans Myriam Chimènes (dir.), La Vie musicale sous Vichy, Éditions Complexe – IRPMF-CNRS, coll. « Histoire du temps présent », 2001, 420 p. (ISBN 2870278640 et 978-2870278642) [lire en ligne (page consultée le 24 décembre 2008)], p. 71-72, note 5 : « […] Informer également M. Courtioux que dans cette même œuvre notre Conseil a trouvé une réminiscence de La Margoton du bataillon d'Oberfeld. La déclaration a été enregistrée sous l'entière responsabilité de M. Courtioux. »
  3. Source : « Le compositeur Casimir Oberfeld raconté par son fils, Grégoire Dunant », Étonnez-moi Benoît, sur France Musique le 4 juin 2016.
  4. « Casimir Oberfeld, assassiné par les nazis il a 70 ans, sera inhumé au cimetière de Montmartre à Paris » sur musicologie.org.
  5. « Hommage d'Audrey Azoulay », ministre de la Culture et de la Communication, à Casimir Oberfeld.
  6. Uniquement compositeur de la chanson.

Liens externes[modifier | modifier le code]