Denise Vernay

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Denise Vernay
Denise Vernay c1944.jpg

Denise Jacob vers 1944.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Nom de naissance
Denise JacobVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
MiarkaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Fratrie
Autres informations
Distinctions

Denise Vernay Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, née Jacob le et décédée le [1], est une résistante française. Arrêtée en 1944 pendant qu'elle transportait deux postes émetteurs et des finances pour le maquis des Glières, elle est torturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück. Rescapée, elle témoigne de l'horreur des camps. Elle est la sœur de Simone Veil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denise Jacob est la fille d'André Jacob, architecte, et d'Yvonne Steinmetz. Elle est la deuxième fille de leurs quatre enfants, dont Simone Veil. La famille habite à Nice au début de la Seconde Guerre mondiale[2].

Sous l'Occupation, Denise Jacob, en terminale, inscrit tôt le matin au tableau noir les mots d'ordre et les messages entendus la nuit à la radio de Londres[2]. Elle s'engage à 19 ans dans la Résistance lyonnaise dans le mouvement Franc Tireur, sous le pseudonyme Miarka[1].

Devenue agent de liaison de l'Armée secrète, elle va à Annecy après le débarquement de Normandie. Elle est volontaire pour récupérer en Saône-et-Loire deux postes émetteurs et des subsides qui y ont été parachutés, pour les acheminer vers le maquis des Glières[1],[3].

Elle part pour la Saône-et-Loire, effectue les 240 km en bicyclette jusqu'à Cluny, où elle récupère les postes émetteurs et les finances, et les achemine en taxi jusqu'à Caluire. Le lendemain, dans un autre taxi, elle part pour les Glières. Arrêtée à un barrage avec son matériel, elle est remise à la Gestapo de Lyon, place Bellecour, où elle subit la torture de la baignoire[1],[3].

Elle est déportée au camp de Ravensbrück le 26 juillet 1944[1],[3] car les Nazis ne savent pas qu'elle est juive. Là, malgré sa propre fatigue, elle prend volontairement à plusieurs reprises la place de l'une ou l'autre des polonaises exténuées par les expériences médicales, pour endurer à leur place les interminables appels ; elle n'en parle pas elle-même, c'est Germaine Tillion, dont elle fut l'amie et la secrétaire à l'École des hautes études en sciences sociales (ex-École Pratique des Hautes Études), qui en témoigne[4].

Ensuite transférée à Mauthausen en mars 1945, elle est libérée en avril 1945. Elle témoignera au sein de la Fondation pour la mémoire de la déportation[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Le Point - Décès de Denise Vernay, résistante et déportée », sur Le Point, (consulté le 30 octobre 2014).
  2. a et b Rameau 2008, p. 59.
  3. a, b et c « Mort de la résistante Denise Vernay », sur Libération, (consulté le 30 octobre 2014).
  4. Rameau 2008, p. 54.

Bibliographie et autres sources[modifier | modifier le code]