Jean-Claude Chermann

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Jean-Claude Chermann
Naissance
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession
Chercheur à l'Institut Pasteur
Autres activités
Député (1992-1993)

Jean-Claude Chermann est un chercheur français en virologie, né le 23 mars 1939 à Paris[1]. Il travaille avec Luc Montagnier à l'Institut Pasteur lorsque le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) à l'origine du sida est découvert en 1983. Il a été le grand « oublié » du Prix Nobel de médecine récompensant la découverte de VIH. En effet, Luc Montagnier (son directeur d'unité) et Françoise Barré-Sinoussi (chargée de recherche) ont été récompensés mais pas lui, bien qu'il soit l'un des acteurs de la découverte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études au collège Condorcet à Paris, au lycée Michelet à Vanves de 1955 à 1958, puis à la faculté des sciences de Paris en biologie, où il a pour professeur Jacques Monod.

Il est directeur de recherche d'une unité de l'INSERM sur les rétrovirus au moment où cette recherche débute en 1982, avec la collaboration de Willy Rozenbaum, Françoise Brun-Vezinet et Françoise Barré-Sinoussi.

En 1988, il est élu député suppléant de Bernard Tapie, dans les Bouches-du-Rhône. Bernard Tapie doit céder son siège lorsqu'il est nommé ministre en 1992. Jean-Claude Chermann devient alors député et siège à l'Assemblée nationale sur les bancs des non-inscrits jusqu'en 1993.

Il devient directeur scientifique de la société URRMA Biopharma en 2001.

Le 8 octobre 2008, au cours d'une conférence de presse au siège de l'Unesco à Paris, les deux co-lauréats du prix Nobel de Médecine 2008, le professeur Montagnier et Mme Barré-Sinoussi, ont regretté de ne pas partager leur prix avec lui alors qu'il était pourtant l'un des cosignataires de la publication de mai 1983 dans la revue américaine Science rendant compte de la découverte du VIH. Un comité de soutien pour que soit réparé cet oubli du comité Nobel a même été constitué[2]. Mme Barré-Sinoussi déclara dans l'édition de midi du Journal télévisé de France-3 du 8 octobre 2008 : « C'est avec le Professeur Chermann que je travaillais à l'époque ; mon responsable de laboratoire c'était lui… C'est lui qui m'a formée à la recherche depuis le début… C'est lui qui m'a soutenue pour ma thèse… C'est lui qui m'a envoyée en post doc à l'étranger… Je lui dois beaucoup… Comment voulez-vous que je comprenne qu'il ne soit pas primé ? »

Il a été promu Officier de la Légion d'honneur le [3].

Il est l'auteur de Tout le monde doit connaître cette histoire, un livre-témoignage paru chez Stock le , dans lequel, se confiant au journaliste Olivier Galzi, il retrace son parcours, de la découverte du VIH à ses recherches en cours pour un vaccin universel, en passant par l'affaire Nobel.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1943, à l'âge de 4 ans, il assiste à l'arrestation de toute sa famille juive. Seize membres de sa famille paternelle sont déportés et exterminés à Auschwitz[4].

Il a deux enfants, Jean-François (né en 1964), neurologue à l'hôpital Léopold Bellan de Paris, et Olivier (né en 1968), journaliste à Radio France internationale.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Edgar-Hans Relyveld, Jean-Claude Chermann, et Gilbert Hervé, Les protéines, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je? », , 127 p. (ISBN 9782130360773).
  • Jean-Claude Chermann et Olivier Galzi, Tout le monde doit connaître cette histoire, Paris, Éditions Stock, coll. « Documents », , 288 p. (ISBN 9782234063754).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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