René Hirschler

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René Hirschler
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René Hirschler (né le 8 octobre 1905 à Marseille et mort en avril 1945) est un rabbin français, mort en déportation.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Il naît le 8 octobre 1905 à Marseille, au foyer de M. Raoul Hirschler, ministre officiant (hazzan) de la synagogue consistoriale de Marseille. Il fait ses études au Séminaire israélite de France (SIF), à Paris. Il est nommé rabbin de Mulhouse en 1929, à l'âge de 23 ans.

Avec son épouse (née Simone Lévy le 8 novembre 1911 à Mulhouse), il fonde la revue Kadimah (En avant, en hébreu) en 1931[1] pour laquelle elle rédige de nombreux contes pour enfants.

En 1939, il est promu grand-rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin. Il est solennellement investi en juin 1939 par son prédécesseur Isaïe Schwartz, élevé à la dignité de grand rabbin de France.

Il est nommé après l'invasion allemande aumônier général des camps d'internement et à ce titre, il constitue à Marseille la commission centrale des œuvres, puis à Grenoble, il participe à la fondation du centre de documentation juive contemporaine[2]. Avec le grand rabbin du Haut-Rhin, il fait tout pour maintenir les institutions religieuses du judaïsme alsacien, à Périgueux. Il réussit à faire sortir des vieillards juifs allemands des camps d'où ils auraient été sans doute déportés vers les camps de la mort, pour les transférer dans des hospices[2].

Au mépris du danger, son épouse Simone l'accompagne dans ses voyages au chevet de la communauté juive en péril et dans ses négociations auprès des autorités vichyssoises[1]. Elle réussit à trouver mille parrains qui s'engage à faire parvenir un colis de nourriture par mois à un interné et les relance s'ils se lassent de cet engagement alors difficile et parfois dangereux à remplir[1].

René Hirschler est arrêté à Marseille le 23 décembre 1943 avec son épouse Simone (morte, gazée, à Birkenau, le 27 avril 1944) et déporté à Auschwitz, depuis la gare de Bobigny dans le convoi no. 67[3], du 3 février 1944, sous le matricule 121627. Quand les Soviétiques approchent d'Auschwitz, il est forcé par les SS à une marche de la mort vers Mauthausen, puis transféré au camp de concentration d'Ebensee. Il y meurt fin mars 1945, peu avant la libération du camp, sous les coups d'un SS parce qu'il avait pris l'emballage d'un sac de ciment pour se protéger du froid.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Après guerre, à titre posthume, la médaille de la Résistance est décernée à René Hirschler pour avoir favorisé l'évasion de dix officiers anglais parachutés en France et incarcérés à Périgueux[2] ; la Croix de guerre avec étoile d'argent est attribuée à Simone Hirschler[4].

Le , la ville de Strasbourg a renommé la rue qui longe la synagogue de la Paix, rue René-Hirschler-Grand-Rabbin.

Le 9 octobre 2016, à Mulhouse, ville dont il avait été le rabbin de 1929 à 1939, une plaque à la mémoire de René Hirschler, ainsi qu'à celle de son épouse, Simone, est inaugurée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Robert Sommer, « Simone Hirschler », sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine,
  2. a b et c Robert Sommer, « Le souvenir du grand rabbin René Hirschler », sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine,
  3. Voir, Klarsfeld, 1978.
  4. Alain Hirschler, « Une plaque à Mulhouse en souvenir du Grand Rabbin Hirschler », sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Robert Sommer, « René Hirschler », sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine, (consulté le 11 janvier 2009)
  • Robert Sommer, « Simone Hirschler », sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine, (consulté le 11 janvier 2009)