Maurice Honel

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Maurice Honel
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Député
Seine
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Maurice Louis Honel est un résistant et homme politique français né le à Paris et mort le dans cette même ville. Il fut député communiste de la Seine de 1936 à 1940. Arrêté en 1943, il sera déporté à Auschwitz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adhérent au Parti socialiste, puis au Parti communiste français, Maurice Honel dirige les Jeunesses communistes jusqu'en 1923.

Il habite à Levallois-Perret et exerce le métier d'artisan encadreur[1], comme son père.

Député de la Seine[modifier | modifier le code]

En 1936, Maurice Honel est élu député de la Seine. Il est déchu de son mandat le 21 février 1940, avec les autres députés communistes.

Fait prisonnier à Dijon, en juin 1940, il est libéré dès juillet.

Résistant[modifier | modifier le code]

Il gagne la zone sud pour s’intégrer au mouvement Libération-Sud (réseau Laforgue). Après avoir échappé à une arrestation, il revient à Paris où il se rapproche du Front national par l’intermédiaire d’Henri Krasucki[2].

Auschwitz[modifier | modifier le code]

Arrêté en 1943, Maurice Honel tente de se suicider. Il est hospitalisé à l’hôpital Necker. Il est ensuite incarcéré trois mois à la prison de Fresnes [2].

Il est déporté du camp de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 58 le 31 juillet 1943[3]. Sa dernière adresse connue est au 18, rue Théophraste-Renaudot dans le 15e arrondissement de Paris[4]. Il est déporté en tant que juif[2].

Maurice Honel est interné au camp annexe de Jaworzno. Le 17 janvier 1945, il subit une marche de la mort vers Breslau qui aboutit au camp de Blechhammer. Il s’évade et part à la rencontre des troupes soviétiques[1].

Il est rapatrié via Odessa à Marseille en avril 1945.

Retour à Paris[modifier | modifier le code]

De retour en France, il fonde l'amicale des anciens déportés d'Auschwitz, dont il est le premier président (1945-1946). Une attaque d’hémiplégie l’oblige, en 1948, à cesser toute activité professionnelle et politique[1]. Il se consacre alors à l'écriture de poèmes[5],[6],[7],[8] ayant pour thème la déportation[9].

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse le 11 avril 1940 Mira Bojm, née le 24 septembre 1905, à Kazemeniec, militante communiste, membre des FTP-MOI[10]. Celle-ci est arrêtée, par hasard, le 31 mars 1943, quelques jours avant son mari[2]. Elle est déportée dans le même convoi que lui, le Convoi No. 58[11]. Elle survit au camp d'Auschwitz[12],[13].

Maurice et Mira Honel ont une fille, Laura, née en 1939, qu'ils retrouvent après la guerre à la Maison d'enfants « Villa Massilia » gérée par l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide (UJRE) à Sainte-Maxime (Var) et dont ils assurent la direction jusqu'en 1948[10],[14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • « Maurice Honel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]