Joseph Kosma

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Joseph Kosma
Kozma József fortepan 146645.jpg
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La Roche-GuyonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Kosma.JPG
Tombe de Joseph Kosma – Cimetière de Montmartre - Paris.

Joseph Kosma (en hongrois Kozma József), né le à Budapest est un compositeur français juif hongrois d'origine et naturalisé français en 1949. Il meurt le à La Roche-Guyon, dans le Val d'Oise, à l'âge de 63 ans d'un accident cardiaque.

Formé à la composition et à la musique contemporaine à Budapest, passé à la musique de combat à Berlin, exilé en France et intégré au milieu parisien, il va se consacrer pendant trente ans à la musique d'accompagnement, pour la chanson (près de 150 titres) et pour le cinéma (près de 90 longs métrages), où son union avec le poète Jacques Prévert a joué de part et d'autre un rôle essentiel pour la création poétique et musicale populaire du vingtième siècle.

La vie, la carrière et l’œuvre de compositeur de Joseph Kosma dans les domaines de la chanson, de la musique de cinéma et de scène sont jalonnées de dates d'exils, de fuites, de rencontres,  de ruptures, d’échecs, de succès et de triomphes, et d’équivoques, dans un monde menaçant et en mouvement.

Les études d’un jeune juif dans une Hongrie antisémite, la formation à l’école de Vienne par Bela Bartok, en 1929 le départ  pour Berlin, la rencontre avec Bertolt Brecht et Hanns Eisler d’une musique d’agitation populaire, en 1933 la fuite devant Hitler, exil en France, en 1935 rencontre de Jacques Prévert et l’entrée dans le monde parisien, la poésie, la chanson, l’engagement dans la lutte sociale et l’antifascisme, le groupe Octobre, en 1936 la rencontre du cinéma avec Marcel Carné et Jean Renoir, en 1940 la fuite devant les Allemands et l’accueil dans le midi de Prévert et le travail clandestin avec Carné et Prévert, en 1945 le triomphe des Enfants du Paradis à la Libération, en 1946 le miracle de la poésie, de la mise en musique et en chanson du recueil Paroles de Prévert, en 1949 la gloire mondiale des Feuilles mortes, en 1951 la séparation douloureuse d’avec Prévert, dans les années 50 la consécration des grand(e)s de la chanson, le compagnonnage avec le Parti communiste et l’installation dans un cinéma français installé dans sa tradition, et dans les années 60 les créations scéniques au ballet et à l’opéra.  

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Kosma est né à Budapest capitale alors de la Hongrie de l'Empire austro-hongrois, dans une famille tenant une école de sténo-dactylo, et un milieu mélomane. Dès son enfance il s'intéresse au piano et à la composition, et dans son cinéma de quartier, il accompagne les films muets.

Clandestin à l'Université en raison du numerus clausus de 5 % imposé aux étudiants juifs, élève de Bela Bartok à l'Académie de musique Franz-Liszt de Budapest , il devient assistant chef d'orchestre à l'Opéra de Budapest, En 1929 il obtient une bourse d'études à Berlin où il fait la connaissance de Bertolt Brecht et son épouse Hélène Weigel ainsi que des musiciens Kurt Weill et Hanns Eisler. À leur contact il se détourne de l'école de Vienne, découvre une musique porteuse d'un message social et politique et participe à leurs expériences de théâtre musical populaire et révolutionnaire.

Il rencontre alors sa première femme la pianiste concertiste Lilly Appel qui l'accompagne dans son exil en France et décédera en 1975.

Il se remariera avec Marie Kosma-Merlin, auteure musicale qui organisera la succession au profit de la ville de Nice.

De l'avant guerre à l'Occupation[modifier | modifier le code]

À l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, craignant les menaces antisémites et anticommunistes, le couple doit, comme Brecht, Weil et Eisler, fuir l'Allemagne nazie et vient se réfugier à Paris capitale intellectuelle et artistique du monde en pleine effervescence politique.

Ne parlant pas un mot de français, ils vont vivre de leçons et de répétitions. Kosma accompagne Lys Gauty, première chanteuse "à texte" chantant L'Opéra de Quat'sous (Le Chant de Barbara et La Fiancée du Pirate) de Brecht, et première en 1940 à chanter Deux escargots s'en vont. Dans une salle d'attente il fait la rencontre du poète Jacques Prévert, lui qui avait horreur de la musique classique. Prévert l'intègre dans sa "bande" et lui ouvre les portes du milieu artistique de Montparnasse. Ils vont passer ensemble quinze ans d'amitié et de travail dans la vie, le cinéma et la chanson.

L'équipe Prévert-Kosma démarre au cinéma avec Marcel Carné en 1936 avec Jenny où la chanson originale jugée anglophobe est censurée, après l'expérience de À la belle étoile dans Le Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir. Suivent les musiques des chefs d'œuvre d'avant guerre, Une Partie de campagne, La Grande Illusion, la Bête humaine et La Marseillaise, alors que Carné travaillera avec Maurice Jaubert jusqu'à sa mort au front en juin 1940.

Avec Prévert, Kosma s'engage au spectacle et à la chanson dans la politique, la lutte sociale, l'antifascisme, la défense des opprimés dans des chansons destinées à Marianne Oswald (Chasse à l'enfant) ou au groupe d'agitation artistique populaire Octobre et aux troupes théâtrales du Front populaire.

Après 1940, sous Paris occupé par les Allemands il trouve refuge finalement dans les Alpes-Maritimes occupées de manière plus souple par les Italiens. À Tourettes-sur-Loup auprès de Jacques Prévert qui lui permet de travailler sous prête-nom, sur Adieu Léonard de Pierre Prévert puis avec le décorateur Alexandre Trauner sur les chefs d'œuvre des Visiteurs du soir (1942) et des Enfants du Paradis tournés en 43-44 aux studios de la Victorine à Nice.

Menacé comme juif après l'évacuation de la Côte d'Azur par les Italiens, Kosma rejoint en juin 1944 le maquis de Thorenc dans les Alpes-Maritimes et il est blessé en sautant sur une mine à la libération de Nice le 18 août.

Pendant ce temps sa famille, son père et sa mère restés à Budapest, jusqu'alors saufs sous le régent Horthy, vont être victimes des massacres de masse perpétrés par les nazis hongrois dans les derniers jours de 1944. Kosma retournera à Budapest en 1955 et 1959.

En chanson[modifier | modifier le code]

De retour à Paris, Kosma reprend en 1945 sa collaboration avec Jacques Prévert pour le ballet le Rendez-vous de Roland Petit sur la musique des deux futures chansons du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné, où Yves Montand débutant remplaçant Jean Gabin fredonne dans l'indifférence générale l'air et les paroles Les Feuilles mortes.

La mise en musique du recueil Paroles de poésies de Prévert publié en 1946 contribue à son succès populaire rapide. 46 chansons sont publiées en deux recueils aux Éditions Enoch en 1946 et 1947. Les plus célèbres (Les Feuilles mortes, Barbara, Je suis comme je suis, À l'enterrement d'une feuille morte...) ne vont plus cesser d'être chantées pendant vingt ans par les interprètes issus de Saint-Germain des Prés, souvent marqué(e)s à gauche : Mouloudji, les Frères Jacques, Yves Montand, Francis Lemarque, Germaine Montero, Juliette Gréco, Cora Vaucaire, Catherine Sauvage... Un catalogue anthologique de la chanson française constamment réédité et enrichi.

Sous le titre Autumn Leaves, la reprise en 1949 aux Étas-Unis des Feuilles mortes sur des paroles de Johnny Mercer, va en faire jusqu"à maintenant une des musiques les plus interprétées au monde par les plus grands noms de la chanson et du jazz.

Kosma s'est attaché à de nombreux auteurs, Raymond Queneau écrivain (Si tu t'imagines) et plus exceptionnellement d'autres anciens ou modernes une ou deux fois, même Jean-Paul Sartre (Rue des Blancs-Manteaux) et Louis Aragon pour une rencontre restée unique. Par contre il s'attache à six reprises à Madeleine Riffaud, jeune héroïne résistante communiste et future grande journaliste à L'Humanité, que ses poèmes sensibles aident à sortir d'une période difficile.

Autour de Kosma nombre de ses amis musiciens, artistes et interprètes ont été membres ou "compagnons de route" du Parti communiste, sauf Prévert, esprit resté rebelle à l'esprit de cellule depuis l"époque des les surréalistes. Les relations de Kosma avec le Parti vont s'incarner dans son étroite collaboration avec un écrivain, Henri Bassis, ancien instituteur juif et communiste révoqué en 1940, résistant, poète patenté du Parti et auteur propagandiste officiel. Près de trente titres variés, chansons poétiques et politiques, films militants de Robert Ménégoz, fresques lyriques et dramatiques présentées à Berlin-Est en 1951 où il retrouve Brecht et Eisler retournés en 1949, et à Budapest en 1959, en passant par un hymne à Maurice Thorez (À la santé de Maurice) pour un meeting à la Mutualité en 1952.

Enfin, en 1967 il s'attache à la mémoire du poète Robert Desnos (la Fourmi), ancien du surréalisme, résistant communiste déporté mort du typhus le 8 juin 1945 à Theresienstadt, en Tchécoslovaquie, un mois après la libération du camp de concentration.

Malgré la popularité des paroles « Je crois qu'elle est de Prévert et Kosma » de La Chanson de Prévert de Serge Gainsbourg depuis 1962, et malgré la réédition régulière des anthologies Grands interprètes de Prévert, leur répertoire chanson semble s'être perdu parmi les chanteur(e)s en dehors de Lio et de Jean Guidoni. Depuis les années 1990, ce sont surtout des artistes de formation classique, chanteur(e)s et accompagnateur(e)s formé(e)s à la mélodie française qui reprennent le relais sur disque et en spectacle et s'efforcent d'élargir le répertoire des titres et des auteurs.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

La filmographie de Joseph Kosma est longue, abondante (près de 120 films) et variée, prés de 120 longs métrages, dominée par la fidélité amicale avec deux grands e l'histoire du cinéma, Marcel Carné (8 films) et Jean Renoir (10 films).

Le palmarès filmique de Joseph Kosma, riche du succès des films de Jean Renoir d'avant la guerre, va s'enrichir au contact d'une équipe Marcel Carné-Prévert -Trauner (Les visiteurs du soir, les Enfants du Paradis) reconstituée clandestinement pendant la période la guerre. Mais Prévert, après l'échec des Portes de la Nuit en 1946 et l'abandon en 1947 de La fleur de l'âge sur la révolte des enfants de Belle-Île de 1934, et son grave accident de 1948 s'éloigne du cinéma pour se consacrer aux arts graphiques du collage. Au début des années 50 Kosma et Prévert se séparent sur des problèmes de production du film d'animation La Bergère et le Ramoneur de Paul Grimault, et peut-être aussi des divergences de type engagement politique.

Après guerre, Kosma devient le compositeur attitré d'un cinéma populaire installé dans une tradition de "qualité française ": plus de 60 films dans les seules années 1950, de qualité inégale laissant une large place à des amis anciens résistants comme Jean-Paul Le Chanois (10 films) et Jean Devaivre (6 films), ou aux vieux compagnons du cinéma Marcel Carné et Jean Renoir pour leurs derniers films, avec assez souvent Jean Gabin à nouveau présent sur les plateaux.

Une tradition professionnelle du cinéma français qui va être bousculée par les critiques de François Truffaut et des Cahiers du cinéma et l'arrivée de la Nouvelle Vague et sa génération de jeunes réalisateurs et de jeunes musiciens (Georges Delerue, Michel Legrand, Antoine Duhamel...) qui va renouveler la scène du cinéma français dans les années 60.

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Kosma participe aussi à plusieurs courts métrages de commande pour le compte du Parti communiste : après Aubervilliers de Éli Lotar en 1945 sur un commentaire et des chansons de Prévert mal reçus (Chanson des gamins d'Aubervilliers), des films documentaires orthodoxes de Robert Ménégoz sur des textes d'Henri Bassis (À l'assaut du ciel , Celui de France que nous aimons) et Jean-Pierre Chabrol (Ma Jeannette et mes copains).

  • 1935 : La pêche à la baleine, de Lou Tchimoukow, paroles Jacques Prévert - Chanson La pêche à la baleine
  • 1937 : Le Temps des cerises, de Jean-Paul Le Chanois, commande du Parti communiste - En faveur d'une retraite pour les vieux travailleurs
  • 1945 : Aubervlliers, de Eli Lotar, commentaires et poèmes de Jacques Prévert, commande de la municipalité communiste d'Aubervilliers dirigée par Charles Tillon -Trois chansons : Chanson des enfants d'Aubervilliers, Chanson de la Seine, Chanson de l'eau - Misère des quartiers populaires d'Aubervilliers

Œuvre scénique[modifier | modifier le code]

Joseph Kosma est le compositeur de plusieurs musiques pour la scène, le théâtre, le ballet et l'opéra :

  • 1945 : Le Rendez-vous, ballet en deux tableaux créé, chorégraphie Roland Petit, musique, argument Jacques Prévert, rideau de scène Pablo Picasso, décors Brassaï, costumes Mayo, Théâtre Sarah-Bernhardt 15 juin 1945
  • 1946 : Baptiste, argument Jacques Prévert, mise en scène Jean-Louis Barrault, Théâtre Marigny,
  • 1948 : L’Écuyère, ballet pour deux pianos et percussions, pour Yvette Chauviré, argument de Constantin Nepo d’après la nouvelle de Kafka
  • 1951 :  À l'assaut du ciel : La Commune de Paris - sur des poèmes de Henri Bassis, Festival 1951 de la jeunesse de Berlin-Est, reprise à Paris en 1971 pour le Centenaire de la Commune
  • 1952 : Jésus la Caille, pièce en 5 tableaux, texte Francis Carco, mise en scène Pierre Valde, Théâtre Gramont, reprise en 1962
  • 1952 :  Celui de France que nous aimons le plus, fresque lyrique et dramatique de Henri Bassis, 50 ans de Maurice Thorez d'après son Fils du Peuple , Paris la Mutualité 3 juin 1952
  • 1953 : Le Désir sous les ormes, drame, mise en scène Claude Sainval, sur un texte d'Eugène O. Neil, Théâtre des Champs-Élysées
  • 1954 : Les Chansons de Bilitis, chansons de Pierre Louÿs, mise en scène Jean Wall
  • 1955 : Orvet, texte et mise en scène Jean Renoir, Théâtre de la Renaissance
  • 1957 : Hôtel de l'espérance, ballet de Serge Lifar pour Janine Charrat, livret Francis Carco
  • 1959 : Pierrot de Montmartre, pantomime, Marcel Marceau, Théâtre Sarah-Bernhardt
  • 1959 : Les Canuts, oratorio, texte Jacques Gaucheron, création Deutsche Staatsoper de Berlin, reprise Opéra de Lyon en 1964 puis Prague et Budapest
  • 1962 : Un Amour électronique, opéra de poche, livret André Kédos et Joseph Kosma, chorégraphie Georges Skibine, Odéon-Théâtre de l'Europe
  • 1963 : Le Proscrit, ballet, d'après Pouchkine, création à l'Opéra de Nice, direction Jean Périsson
  • 1969 : Les Hussards, opéra, livret Jean-Bapiste Bréa, création posthume Opéra de Lyon le 21 octobre 1969, mise en scène Louis Erlo.

Œuvre vocale[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

  • À la belle étoile, J. Prévert (1936)
  • À la santé de Maurice, Henri Bassis (1952)
  • Amours défendus, Pierre Louÿs (1951)
  • Amours où es-tu ?, Madeleine Riffaud
  • Amours perdues, Georges Neveux
  • Armorial, Georges Neveux (1945)
  • Art poétique, Raymond Queneau (1954)
  • Attente, Jean Anouilh
  • Au pays des mines, Henri Bassis (1953)
  • Autumn leaves, Johnny Mercer
  • Ballade de celui qui chanta dans les supplices, Louis Aragon (1959)
  • Barbara, J. Prévert (1947)
  • Berceuse paternelle, J. Prévert
  • Bonjour Paris, Francis Carco (1955)
  • C'est la Commune qu vaincra, Henri Bassis (1953)
  • Capriccioso, J. Prévert
  • Celui qui part pour la guerre, Eugène Guillevic (1954)
  • Cet amour, J. Prévert (1947)
  • Chanson, J. Prévert (1947)
  • Chanson Bim Bam, J. Prévert
  • Chanson dans le sang, J. Prévert (1946)
  • Chanson de Desdémone, Henri Bassis
  • Chanson de l'eau, J. Prévert (1945)
  • Chanson de l'oiseleur, J. Prévert (1947)
  • Chanson de la Seine, J. Prévert (1945)
  • Chanson de toile, Henri Bassis
  • Chanson des enfants d'Aubervilliers , J. Prévert (1945)
  • Chanson du geôlier , J. Prévert (1946)
  • Chanson du mois de mai , J. Prévert
  • Chanson pour elle, Henri Bassis
  • Chanson pour les enfants l'hiver, J. Prévert (1946)
  • Chanson pour une poupée, Henri Bassis (1952)
  • Chant des barricades, Henri Bassis (1951)
  • Chasse à l'enfant, J. Prévert (1936)
  • Clair de lune, J. Prévert (1947)
  • Complainte, Henri Bassis
  • Cosy corner, J. Prévert (1956)
  • Dans ma maison, J. Prévert (1946)
  • Danse, J. Prévert
  • Déjeuner du matin, J. Prévert (1946)
  • Deux escargots s'en vont à l'enterrement, J. Prévert
  • Dialogue, Denise Jallais
  • En sortant de l'école, J. Prévert (1946)
  • Épiphanie, J. Prévert (1947)
  • Et la fête continue, J. Prévert (1947)
  • Et puis après (Je suis comme je suis), J. Prévert (1946)
  • Fable, J. Prévert (1947)
  • Familiale, J. Prévert (1937)
  • Faut pas m'en vouloir, Max Lanjean
  • Femmes, Madeleine Riffaud (1946)
  • Fête foraine, J. Prévert (1946)
  • Fille d'acier, J. Prévert (1947)
  • Histoire crevante, Henri Bassis
  • Hymne du 18 mars, Henri Bassis (1951)
  • Il faut passer le temps, J. Prévert
  • Il pleut, Raymond Queneau
  • Immense et rouge, J. Prévert (1947)
  • Inventaire, J. Prévert (1946)
  • J'ai vendu mon soleil, J. Prévert
  • Je ne veux que tes yeux, Constanti (1952)
  • Jésus la caille, Francis Carco
  • Jour de fête, J. Prévert
  • L'amour est parti, Henri Bassis (1951)
  • L'araignée à moustaches , Robert Desnos (1967)
  • L'éclipse, J. Prévert (1946)
  • L'enfance, J. Prévert (1937)
  • L'hymne à la résistance, André Pierre
  • L'oiseau du Colorado, Robert Desnos (1967)
  • L'orgue de barbarie, J. Prévert (1947)
  • La belle jambe, Louis Aragon
  • La belle saison, J. Prévert (1947)
  • La belle vie, J. Prévert
  • La chanson de Jeannette, Pierre Seghers
  • La chanson du vitrier, J. Prévert '1943)
  • La Commune vaincra, Henri Bassis (1951)
  • La dame Pavot nouvelle épousée, Robert Desnos (1967)
  • La fête, J. Prévert (1947)
  • La fiancée du prestidigitateur, J.P. Le Chanois (1951)
  • La fourmi, Robert Desnos (1949)
  • La grasse matinée, J. Prévert (1937)
  • La grenouille aux souliers percés, Robert Desnos (1967)
  • La guitare solaire, J.-M. Croufer
  • La légende du gayant, Henri Bassis
  • La pêche à la baleine, J. Prévert (1935)
  • La petite chèvre, J.-M. Croufer
  • La robe, Georges Neveux
  • La ronde de la Guerre de Troie , Pierre Louÿs (1951)
  • La rose à voix de soprano, Robert Desnos (1967)
  • La rue des Blancs manteaux, J.-P. Sartre
  • Lamentations, Henri Bassis (1951)
  • Le bonheur des uns, J. Prévert (1947)
  • Le bonheur n'aime pas la nuit, valse, Max Lanjean (1952)
  • Le cancre, J. Prévert (1947)
  • Le cauchemar du chauffeur de taxi, J. Prévert (1938)
  • Le chat qui ne ressemble à rien, Robert Desnos (1967)
  • Le chœur des courtisans, J. Prévert (1947)
  • Le ciel de chez moi, René Barjavel (1955)
  • Le concert n'était pas réussi (Compagnons des mauvais jours), J. Prévert (1947)
  • Le désespoir est assis sur un banc, J. Prévert (1947)
  • Le gardien de phare, J. Prévert (1946)
  • Le jardin, J. Prévert (1946)
  • Le jeu des nombres, Henri Bassis
  • Le jour et la nuit, J. Prévert
  • Le merveilleux poème, Gaston Montho
  • Le message, J. Prévert (1946)
  • Le miroir brisé, J. Prévert (1947)
  • Le poisson sans souci, Robert Desnos (1967)
  • Le strict superflu, J. Prévert
  • Le sultan, J. Prévert
  • Le temps d'y croire, Michel Vaucaire (1947)
  • Le temps s'en va, Henri Bassis
  • Les amoureux du mois de mai (chorale), Henri Bassis (1950)
  • Les bruits de la nuit, J. Prévert (1937)
  • Les Canuts (oratorio), Jacques Gaucheron (1959)
  • Les enfants de la Commune, Henri Bassis (1951)
  • Les enfants qui s'aiment, J. Prévert (1946)
  • Les femmes, Madeleine Riffaud (1950)
  • Les feuilles mortes, J. Prévert (1947)
  • Les oiseaux du souci, J. Prévert (1947)
  • Les paysans,
  • Les soutiers, Theodor Plivier
  • Lou Bouyé (Le bouvier), Henri Bassis (1953)
  • Lou bouyé (Le bouvier),
  • Marche funèbre, Henri Bassis
  • Méfiez-vous de Paris, Jean Renoir
  • Métro aérien, J.-C. Reynaud
  • Miarka, Jean Renoir
  • Mon ami Pierre, Jean-Pierre Chabrol (1951)
  • Mon pays à moi, c'est la rue, René Jolivet
  • Nicolas chien d'expérience, Raymond Queneau
  • Nuit blanche, J. Prévert (1947)
  • On frappe, J. Prévert (1947)
  • Oncle Bill, Hubert Ithier (1954)
  • Page d'écriture, J. Prévert (1946)
  • Parade des coqueleux,
  • Parade des coqueleux (chorale) , Henri Bassis (1964)
  • Paris at night, J. Prévert (1946)
  • Paris en fête, Henri Bassis (1951)
  • Petite sœur Vui, Madeleine Riffaud
  • Plainte, Henri Bassis
  • Pour un art poétique, Raymond Queneau
  • Presque, J. Prévert (1947)
  • Romance, Henri Bassis (1952)
  • Rondel, Charles d'Orléans
  • Rue de Seine, J. Prévert
  • Si nous mourons, Ethel Rosenberg (1954)
  • Si tu t'imagines, Raymond Queneau (1948
  • Tournesol, J. Prévert (1950)
  • Toutes les lumières de Paris, Madeleine Riffaud
  • Traquenard, Madeleine Riffaud (1945)
  • Tu connaitras dans Mytilène, Pierre Louÿs (1951)
  • Un beau matin, J. Prévert (1947)
  • Un deux trois (chorale), Henri Bassis (1949)
  • Un jour viendra,
  • Viens avec moi qu'on se promène, Henri Bassis

Discographie chorale[modifier | modifier le code]

  • 1960 : Ballade de celui qui chanta dans les supplices - sur le poème titre de Louis Aragon de 1943 en hommage à Gabriel Péri fusillé en 1941 - Solistes de l'orchestre du Théâtre National de L'Opéra, René Schmidt (ténor), Xavier Depraz (basse), direction Serge Baudo, lecture Michel Bouquet - Disques Véga
  • 1967 :  La grande nuit -  Ravensbrück - sur des textes de Micheline Maurel - Sylvia Monfort, Emmanuelle Riva, Catherine Sellers, Jany Silvaire - Disques Barclay
  • 1971 :  À l'assaut du ciel : La Commune de Paris - sur des poèmes de Henri Bassis - Ensemble populaire de Paris - Disques Chant du Monde
  • 1982 :  Les Canuts - Chorale populaire de Lyon - Disques Adès.

Discographie chanson[modifier | modifier le code]

  • 1953 : Chansons de Jacques Prévert - Germaine Montero - Disques Decca
  • 1953 : Chansons de Jacques Prévert - Cora Vaucaire, Éric Amado, Michèle Arnaud, Suzanne Costello - Disques Vanguard
  • 1953 : Chansons de Jacques Prévert - Germaine Montero, Cora Vaucaire, Éric Amado, Michèle Arnaud - Disques Chant du Monde
  • 1955 : Chansons insolites Prévert Kosma - Claudine Collart - Disques Véga
  • 1957 : Les Frères Jacques chantent Prévert - Les Frères Jacques - Disques Philips
  • 1962 :  Yves Montand chante Jacques Prévert - Yves Montand - Disques Philips
  • 1965 :  Cora Vaucaire, chansons et poèmes de Prévert - Cora Vaucaire - Disques Pathé
  • 1966 :  Cora Vaucaire, Jacques Prévert - Cora Vaucaire - Disques Pathé
  • 1971 :  Cora Vaucaire chante Prévert et Kosma - Cora Vaucaire - Disques Emidisc
  • 1976 : Kosma Chansons - Jean-Christoph Benoït - Disques Adès
  • 1976 :  Mouloudji chante Jacques Prévert - Mouloudji - Disques DiscAZ
  • 1976 : Jacques Prévert Chansons pour les enfants - Mouloudji - Disques DiscAZ
  • 1980 :  Les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma - Roger Cunéo - Disques JOP Sounds
  • 1991 :  Catherine Sauvage chante Démons et merveilles - Catherine Sauvage - Disques Jacques Canetti
  • 1993 :  Joseph Kosma - Francine André (Françoise Tillard p.) - Disques Opus 111
  • 1993 :  Chansons de Joseph Kosma sur des poèmes de Jacques Prévert, vol. 1 - Raymond Voyat - Disques Forlane
  • 1993 :  Chansons de Joseph Kosma sur des poèmes de Jacques Prévert, vol. 2 - Raymond Voyat - Disques Forlane
  • 1998 : Prévert - Kosma - Louis Puthod - Disques New Music
  • 1999 :  Je suis comme je suis, CD 1 - Frédérique Carminati -
  • 2000 :  Les feuilles mortes - François Le Roux - Disques Decca
  • 2000 :  Je suis comme ça, Lio chante Prévert -  Lio - Disques M10
  • 2001 :  Chansons rares et inédites, CD 2 - Frédérique Carminati -
  • 2005 :  Joseph Kosma - Françoise Masset (Christine Icart harpe) - Disques Zig Zag Territoires
  • 2005 :  Jacques Prévert - Joseph Kosma - Gersende Florens, Arnaud Marzorati et Marcus Price - Disques Alpha Production
  • 2008 :  Étranges étrangers - Jean Guidoni - Disques Mistiroux Productions
  • 2010 :  Prévert, 12 chansons pour les enfants - Olivier Caillard - Disques Enfance et Musique
  • 2013 :  Cœur de rubis - Lio - Disques Absilone.

Ressources et références[modifier | modifier le code]

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À Paris[modifier | modifier le code]

  • Joseh Kosma a été enterré au cimetière de Montmartre dans un Paris désert au mois d'août, accompagné d'amis Henri Dutilleux, Jean-Louis Barrault, Michel philipot, Raymond Queneau, Jacques Gaucheron et Louis Erlo
  • Une rue Joseh Kosma porte son nom dans le 19ème arrondissement, entre le Canal des Portes de la Nuit et la rue Germaine Tailleferre
  • Le fonds d'archives Joseph Kosma le plus important est déposé à la Médiathèque Musicale Mahler, 11 rue de Vézelay, Paris 8ème : http://www.mediathequemahler.org/

À Nice[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire à rayonnement régional de Nice : légataire universel des droits d'auteur de Joseph Kosma depuis 1974. Cet héritage permet de financer chaque année une saison de concerts gratuits chaque lundi dans l'auditorium Joseph Kosma, des bourses d'études, des master classes, des échanges internationaux et de nombreuses acquisitions d'instruments. Le CRR possède aussi un fonds d'archives important, partitions et dossiers de presse. Son piano est exposé dans le hall du Conservatoire. (https://www.marcel-carne.com/blog/inauguration-a-nice-du-piano-de-joseph-kosma-sur-lequel-il-composa-les-feuilles-mortes/)
  • Association des Amis de Joseph Kosma, (lesamisdejosephkosma@wanadoo.fr), création en 2015, présidence et animation Françoise Miran auteure d'une biographie (C'est une chanson). Elle est présidente de l'association Les Alizés organisatrice d'un festival musical Joseph Kosma d'une semaine à Nice en janvier 2018.
  • Une première Association des Amis de Joseph Kosma avait existé du temps de Gérard Pellier, l'archiviste, et de Jacques Gaucheron librettiste des Canuts.

Radiophonie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 21 Chansons de Prévert et Kosma, Enoch et Cie, partitions,1946
  • Autres Chansons de Prévert et Kosma, Enoch et Cie, partitions,1947
  • Prévert & Kosma, présentation France-Yvonne Bril, Sté. générale d'éditions,1947
  • Défense et illustration de la musique dans le film, Henri Colpi, Serdoc, 1963
  • Joseph Kosma, 1905-1969. Un homme, un musicien, La Revue musicale 412-415,1989, 393 pages
  • La Pleïade Gallimard : Jacques Prévert – Œuvres complètes I et II, 1989
  • Douce France ? Musiciens en exil en France 1933-1945, Michel Culin, Böhlau Éd., 2008
  • Au nom de l'art 1933-45 Exils, solidarités et engagements : Limore Yagil, Fayard, 2015, 568 pages
  • C'est une chanson, biographie de Joseph Kosma : Françoise Miran, L'Harmattan collection Cabaret, 2019,124 pages.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Kosma, film français de Serge Le Péron, 1996, commentaires d'Antoine Duhamel.

Internet[modifier | modifier le code]

« Joseph Kosma » (version du 1 janvier 2013 sur l'Internet Archive), sur Association France-Hongrie 13 : Biographie et filmographie

Sources[modifier | modifier le code]