Pierre Rigoulot

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Pierre Rigoulot
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Biographie
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Nationalité
Activité

Pierre Rigoulot, né à Paris le , est un chercheur français, spécialisé dans l'histoire du mouvement communiste et plus particulièrement celle des régimes communistes[1],[2]. Il est rédacteur en chef du trimestriel Histoire & Liberté, et directeur de l'Institut d'histoire sociale, consacré à l'histoire du communisme, du socialisme et du syndicalisme[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Rigoulot a été membre, de 1964 à 1967, d'un groupe maoïste, la Fédération des cercles marxistes-léninistes de France (FCMLF).

De 1976 à 1982, il est membre du Comité de direction des Temps Modernes, la revue de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, qu'il quitte à la suite d'un désaccord sur la façon dont une partie du comité de rédaction aborde la question polonaise, insuffisamment critique selon lui à l'encontre du communisme. En 1984, il entre à l'Institut d'histoire sociale, fondé par Boris Souvarine en 1935 pour lutter contre l'influence soviétique. Il en devient le bibliothécaire puis participe de plus en plus à la rédaction d'Est & Ouest, une revue reprise par cet Institut, et qui traite de manière critique de l'histoire et de la politique du mouvement communiste. Il anime divers colloques et rencontres tenus sous l'égide de l'Institut d'histoire sociale, devient rédacteur en chef de sa revue trimestrielle Les Cahiers d'histoire sociale qu’il transformera en 2006 en Histoire et liberté, une publication dont il est encore le directeur et qui se réclame de la tradition antitotalitaire de Souvarine à Jean-François Revel.

Pierre Rigoulot s'inscrivant dans la mouvance néo-conservatrice est membre de plusieurs associations de sensibilité atlantiste, le think tank du Cercle de l'Oratoire, et le comité de rédaction de la revue Le Meilleur des Mondes (l’un et l’autre disparus). Il a participé à quelques émissions de la station Radio Courtoisie jusqu’à l’éviction de Jean-Gilles Malliarakis.

En 2015, Pierre Rigoulot devient docteur en science politique [4].

Travaux[modifier | modifier le code]

Il publie divers travaux sur la répression en Union soviétique (Des Français au goulag, 1984), Les paupières lourdes (1990). Élargissant son champ d'investigation sur le totalitarisme, il propose avec l’historien belge Joël Kotek une typologie des différents types de camps du XXe siècle en relation avec les systèmes politiques où ils se développent.

Puis s'intéressant à l'un des derniers « confettis » de l’empire communiste, la Corée du Nord, Pierre Rigoulot a publié en 2000, avec le réfugié nord-coréen Kang Chol-hwan (en), le premier témoignage en Occident sur les camps nord-coréens (Les Aquariums de Pyongyang, Robert Laffont, ouvrage traduit en huit langues). Il fonde dans le même temps un Comité d’aide à la population nord-coréenne et publie en 2003 Corée du Nord, État voyou (Buchet-Chastel).

Il collabore au Livre noir du communisme, dirigé par Stéphane Courtois, pour le chapitre sur la Corée du Nord. Dans la polémique qui a suivi la publication du livre, il a, avec l'historien Ilios Yannakakis publié un ouvrage qui présente le débat sur les questions qu'ont soulevées Le Livre noir du communisme.

Il a également publié un bilan sur la révolution cubaine : Coucher de soleil sur La Havane, puis une étude sur le « mythe » de Che Guevara[5].

Partisan de l'intervention américaine en Irak, en mars 2003, il s’est rendu sur place et a publié des carnets de voyage avec Ilios Yannakakis. Dans le même temps, militant contre l'antiaméricanisme, il publie un ouvrage sur le sujet et codirige avec le journaliste Michel Taubmann un ouvrage collectif sur l'état de l'Irak, un an après l'intervention des forces anglo-américaines.

En 2011, Pierre Rigoulot a publié une postface aux Mémoires d’un authentique prolétaire de Lucien Cancouet (éd. Vendémiaire) et en 2012, une autre postface, à Rescapé du Camp 14 de Blaine Harden (éd. Belfond). En septembre 2012, il publie une biographie de Georges Albertini aux éditions Perrin et est toujours directeur de l'Institut d’Histoire Sociale présidé par Emmanuel Le Roy Ladurie.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Croque-Rave libertaire, histoire d'un ouvrier du pays de Montbéliard, Éditions Les Presses d'aujourd'hui, 1980.
  • Des Français au goulag, Fayard, 1984.
  • L'Yonne dans la guerre 1939-1945, Horvath, Paris, 1987.
  • La Tragédie des Malgré-nous, Denoël, 1990.
  • Les Paupières lourdes, aveuglements et indignations en France sur le goulag, Éditions Universitaires, 1991.
  • Les Enfants de l’épuration, Plon, 1993.
  • L'Alsace-Lorraine pendant la guerre de 1939-1945, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1997.
  • Le Livre noir du communisme (collab.), Robert Laffont, 1997.
  • Un Pavé dans l'histoire, avec Ilios Yannakakis, Robert Laffont, 1998.
  • Les Aquariums de Pyongyang avec Kang Chol Hwan, Robert Laffont, 2000.
  • Le Siècle des camps, avec Joël Kotek, Lattès, 2000.
  • Corée du Nord, État voyou, 2003.
  • L’Antiaméricanisme – Critique d'un prêt-à-penser, Robert Laffont, 2004.
  • Premier retour de Bagdad, avec Ilios Yannakakis, Buchet-Chastel, 2004.
  • Irak, an I, Éditions du Rocher, 2005.
  • Coucher de soleil sur La Havane. La Cuba de Castro 1959-2007, Flammarion, 2007.
  • La véritable histoire d'Ernesto Guevara, Larousse, 2010.
  • Georges Albertini, Perrin, 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]