Juliette Weill

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Juliette Weill
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

Juliette Weill, née le à Strasbourg (Bas-Rhin) et morte le dans le camp d'extermination de Sobibor (Pologne), est une jeune Française juive, membre de la Résistance, arrêtée dans la rafle de la rue Sainte-Catherine, à Lyon, le 9 février 1943, par la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie. Elle est déportée par le convoi n° 53 du 25 mars 1943, du camp de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor. Elle est âgée de 21 ans.

Plaque rue Sainte-Catherine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juliette Weill est née le 23 novembre 1921 à Strasbourg. Elle est active dans les Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EIF).

Lyon[modifier | modifier le code]

Juliette Weill habite à Lyon au 6, cours Lafayette[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est active dans la Résistance[2].

La rafle de la rue Sainte-Catherine[modifier | modifier le code]

Le 9 février 1943, Juliette Weill est une des 83 personnes arrêtées par la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie, lors de la rafle de la rue Sainte-Catherine.

La déportation[modifier | modifier le code]

Juliette Weill est transférée au camp de Drancy, puis déportée par le convoi n° 53 du 25 mars 1943, de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor. Elle est alors âgée de 21 ans[3].

Juliette Weill est morte le au camp d'extermination de Sobibor[4].

Ses lettres de Drancy[modifier | modifier le code]

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, évoque ses lettres de Drancy, lors de la 70e commémoration de la rafle, le 9 février 2013, en présence de Robert Badinter, dont le père Simon Badinter suit le même sort qu'elle, la déportation à Sobibor. Le maire de Lyon note que Robert Badinter le 9 février 1943, vient aux nouvelles pour son père, au 12, rue Sainte-Catherine, et échappe de justesse à l'arrestation[5].

Gérard Collomb déclare : « Ils ne furent que quelques-uns qui, arrivés rue Sainte-Catherine, parvinrent à en réchapper. Tous les autres furent déportés vers Drancy puis vers les camps avant d’être acheminés vers les chambres à gaz. Ils eurent parfois la possibilité d’envoyer à leur famille un ultime message. »

" Comme celui qu’écrivait, le 25 mars 1943, Juliette Weill à sa famille : « Nous voilà donc à Drancy au moment du grand départ… Je vous embrasse bien fort, tous. Ce n’est pas un adieu, ce n’est qu’un au revoir »."

« Cet au revoir, vous constatez cher Serge Klarsfeld, dans le beau document que vous avez écrit pour le CHRD à la rue Sainte-Catherine, que c’était en fait un adieu pour 77 des 80 déportés de la rafle. »

"Vous ajoutez : « C’est pour eux, pour les enfants d’Izieu, pour les déportés du convoi du 11 août 44 à Lyon, que Beate et moi avons repéré Barbie, l’avons surveillé, et avons organisé son retour de force en France et à Lyon pour y être jugé »."

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Richet, Organisation juive de combat : résistance/sauvetage, France 1940-1945, Paris, Autrement, coll. « Mémoires » (no 124), , 501 p. (ISBN 978-2-746-70902-7, OCLC 804893306)[6]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]