Nathan Hosanski

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Nathan Hosanski
Nom de naissance Nathan Hosanski
Naissance
Wasilków, en Pologne,
Décès , à l'âge de 30 ans
Kaunas, Lituanie ou Reval en Estonie
Nationalité Drapeau : France Française
Pays de résidence Drapeau : FranceFrance
Diplôme
Activité principale
Autres activités
aumônier auprès des réfugiés alsaciens
Formation
Distinctions
Croix de guerre avec étoile de bronze au titre de la résistance

Nathan Hosanski (17 juin 1914, Pologne - ) est un rabbin et résistant français, victime du nazisme[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Wasilków, en Pologne, le 17 juin 1914[14], il immigre, à l'âge de 6 ans, peu après 1920, à Mulhouse[15] en France.

En 1933, il entre au Séminaire israélite de France à Paris et y demeure jusqu'en 1938. La même année, il obtient sa naturalisation et est nommé Rabbin de Reims[16] jusqu'en 1939.

À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il est mobilisé et entre dans un Régiment de Tirailleurs Algériens dans le Cher. Démobilisé à la signature de l'armistice, il est chargé à Lons-le-Saunier du titre d'aumônier auprès des réfugiés alsaciens.

En mars 1943, il devient rabbin de Toulouse en remplacement du rabbin Moïse Cassorla, qui a dû entrer dans la clandestinité[17]. Il est aumônier de la prison Saint-Michel, accompagnant à ce titre Marcel Langer, responsable FTP-MOI, à la guillotine le 23 juillet 1943.
Nathan Hosanski s'investit lui-même dans la Résistance, assistant les clandestins, juifs ou aviateurs anglais, en fuite vers l'Espagne, et est un agent de liaison de l'Organisation Juive de Combat (OJC). En , il devient président de l'UJRE de Toulouse.

Harcelé par la Milice, qui envahit la synagogue, 2 rue Palaprat, le 25 août 1943, et menace les fidèles d'exécution, il refuse de donner la liste des membres de sa communauté. Le siège de la synagogue finit à la suite de l'intervention du préfet régional et de l'intendant de police[18].

En décembre 1943, il reçoit une lettre du Préfet de Toulouse l'informant que les Rabbins ne sont plus autorisés à visiter les détenus. Il est arrêté en . Interrogé sous la torture puis transféré à Drancy, il est déporté depuis la gare de Bobigny avec le Convoi n° 73 du 15 mai 1944 composé d'hommes uniquement et qui finit à Kaunas, Lituanie et Reval en Estonie. Il y est assassiné en , à l'âge de trente ans.

Il était décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze au titre de la résistance[19].

Une stèle lui a été érigée dans le cimetière Israélite de Mulhouse, près des tombes de ses parents.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Laurent Hosansky. Biographie courte de Nathan Hosanski. Photographie de Nathan Hosanski
  2. Voir, Les Juifs Dans La Résistance (région de Toulouse). Joseph Georges Cohen. Archives de l'Organisation Juive de Combat.
  3. Voir, Francis Weill. Informations sur le texte de Monsieur SCHARZFUCHS concernant l'Alsace de 1940, et en particulier la Communauté Israélite de Mulhouse.
  4. Voir, Mémoire Juive de Paris. Bulletin d'information no. 9, septembre 2002.
  5. Voir, Le mémorial des Juifs du Haut-Rhin, martyrs de la Shoah. Jacky Dreyfus et Daniel Fuks. 2006. Table des matières.
  6. Voir, Arno Lustiger. Zum Kampf auf Leben und Tod!
  7. Voir, Le Monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation de Reims.
  8. Voir, Nathan Hosanski. Convoi 73.
  9. Voir, Le Convoi 73.
  10. Voir, Béatrice et Patrick Reynier. L'absence pour mémoire. Film documentaire sur le convoi 73. Mars 2007.
  11. Voir, Association des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73. Site Officiel.
  12. Voir, La stèle des Déportés du Convoi 73 au Père-Lachaise.
  13. Voir, « Laurent Greilsamer. Drancy, 15 mai 1944: la mémoire sauvée du convoi numéro 73. Le Monde, 11 novembre 1999. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  14. Voir, Les "juifs résistants" déportés dans des transports de persécution.
  15. Selon Weill, ses frères avaient le magasin de vêtements "Paris-Londres", dans la rue de la Justice à Mulhouse. Weill écrit que Nathan Hosanski est décédé à Auschwitz, ce qui est erroné.
  16. Son nom figure gravé sur "le Monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation de Reims", sous "Victimes civiles de la répression nazie".
  17. Voir "Les Juifs Dans La Résistance (région de Toulouse)".
  18. Voir"Les Juifs Dans La Résistance (région de Toulouse)".
  19. Document visible au Mémorial de la Shoah à Paris