Jules Adler

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Jules Adler
Autoportrait Jules Adler.JPG
Autoportrait présumé de Jules Adler,
localisation inconnue, œuvre non sourcée.
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École des beaux-arts (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
Chanson de la grand-route (d), Le Chemineau (d), Les Hâleurs (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jules Adler né le à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et mort le à Nogent-sur-Marne est un peintre français.

Rattaché au courant du naturalisme[3], il est surnommé « le peintre des humbles ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Troisième fils d'un marchand d'étoffe de Luxeuil-les-Bains, Jules Adler quitte la Franche-Comté en 1882. Il s'installe alors à Paris avec sa famille. Il étudiera dans un premiers temps à l’École des arts décoratifs, où il est l'élève de William Bouguereau, de Tony Robert-Fleury et enfin aux Beaux-Arts avec Pascal Dagnan-Bouveret. Parallèlement, dès 1883, il suit les cours de l'Académie Julian. Après un premier échec, il réussit son entrée en 1884 à l'École des beaux-arts de Paris.

Massier à l'Académie Julian, il crée le bal masqué de l'académie qui deviendra plus tard le Bal des Quat'z'Arts.

En 1888, il débute au Salon avec sa toile Misère. Adler est plusieurs fois médaillé au Salon et participe à de nombreuses expositions. Son thème de prédilection est le monde ouvrier, ce qui lui vaut d'être surnommé « le peintre des humbles ». Il obtient une médaille d'or avec son tableau Joies populaires ; l'une de ses toiles les plus célèbres est La Grève-Le Creusot, exposée au Salon de 1900, qui remporte un grand succès. Le s'ouvre le second procès du Capitaine Dreyfus, à Rennes, Adler prendra parti dans l'Affaire et sa maison deviendra un centre de dreyfusards[4]. En 1903, il est membre fondateur du Salon d'automne au Petit Palais.

De 1914 à 1918, il installe sur la place Pigalle une cantine d'aide aux artistes qui servira plusieurs milliers de repas et offrira des vêtements aux artistes. En 1914, le peintre est chargé de mission artistique à Verdun (Meuse) et rapporte des dessins, croquis et photographies. Il est nommé professeur aux Beaux-Arts de Paris en 1928, où il a son neveu, Jean Adler pour élève.

Attaché à ses racines franc-comtoises, il participe à des expositions locales, comme en 1924 à Belfort (Territoire de Belfort), aux côtés de peintres franc-comtois, lorrains et alsaciens tels Georges Fréset, Joseph-Paul Alizard, Jules-René Hervé et Jules-Alexis Muenier, ou également à Langres (Haute-Marne) aux côtes de Fréset, Hervé, et René-Xavier Prinet.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté en sur dénonciation d'un pharmacien pour s'être promené dans le square des Batignolles[5] alors interdit aux Juifs et interné à l'hospice Picpus, annexe du camp de Drancy[6]. Il échappe à la déportation.

Il meurt en 1952 dans une relative pauvreté à la maison de retraite pour artistes à Nogent-sur-Marne[7]. Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent, 4e division[8], dans le quartier de Montmartre.

Élèves[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Soupe des pauvres (1906), Paris, Petit Palais.
Portrait d'homme (1943), dessin, Paris, musée d'Art et d'Histoire du judaïsme.

Expositions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En 1933 est inauguré un musée à son nom à Luxeuil-les-Bains, sa ville natale, et installé depuis 1965 aux 3e et 4e étages du musée de la Tour des Échevins.
  • Une rue de Luxeuil-les-Bains porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://archives.haute-saone.fr/data/etat_fonds_prives.pdf » (consulté le )
  2. « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom ADLER Jules (consulté le )
  3. Universalis.fr, Naturalisme [1].
  4. Sur son engagement dans l'affaire Dreyfus, voir sa notice du Dictionnaire biographique et géographique de l'affaire Dreyfus {https://dicoaffairedreyfus.com/index.php/2020/01/09/jules-adler/}.
  5. Lettre de Jules Adler présentée lors de l'exposition du musée d'Art et d'Histoire du judaïsme en 2019.
  6. Yael Hirsch, « Jules Adler, redécouverte d’un peintre du peuple au mahJ », sur le site du mahJ,
  7. La Maison des Artistes [2].
  8. h[ttps://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article1891 landrucimetieres.fr].
  9. Notice de l'œuvre (musée d'Orsay) [3].
  10. Dans le catalogue de l'Exposition, Adler fait référence à un passage du livre d'Émile Zola, L'Assommoir : « Ils marchaient sans un rire, sans une parole dite à un camarade, les joues terreuses, la face tendue vers Paris, qui un à un les dévorait… »
  11. « Retour de pêche à Boulogne » sur bellasartes.gob.ar.
  12. musees-franchecomte.com.
  13. Dossier de presse [4], consulté le .

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, Tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, pp. 16-17.
  • Lucien Barbedette, Le peintre Jules Adler, Besançon, 1938.
  • David Baguley, Le naturalisme et ses genres, Nathan Université, coll. « Le texte a l'oeuvre », , 206 p. (ISBN 978-2-09-190815-1).
  • Angelo Mariani, Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani, vol. 8, Henri Floury, lire en ligne sur Gallica.
  • Collectif, Jules Adler : Peindre sous la IIIe République, Milan, Silvana, coll. « Arte », , 236 p. (ISBN 978-88-366-3632-7).
  • Yann Gobert-Sergent, « Jules Adler : Regard social sur la Marine Boulonnaise au début du XXe siècle », Mémoire d’Opale, no 11, Étaples, .
  • Dictionnaire Bénézit.
  • Thibault Sinay, Jules Adler, quelques frissons d'humanité, Les éditions du Sékoya, 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]