Myriam David

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir David.

Myriam David, née le à Paris et morte le , est une psychanalyste, pédiatre et psychiatre française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Myriam David fait ses études secondaires au lycée Molière[1]. De 1933 à 1942, elle fait ses études de médecine à la faculté de médecine de Paris[1]. Elle est externe des hôpitaux de Paris (AP-HP) et travaille durant deux ans en pédiatrie[1]. Elle soutient sa thèse de médecine deux jours avant la Rafle du Vel'd'Hiv[1]. Elle quitte alors Paris et rejoint sa famille dans la zone Sud[1].

Guerre[modifier | modifier le code]

De 1942 à son arrestation le , elle appartient au mouvement de résistance Combat, où elle est agent de liaison dans le réseau Résistance-Fer. Arrêtée par la Gestapo, elle est détenue au camp de Drancy, puis déportée par le convoi no 71, en date du [2], vers le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Elle est libérée et revient en France en juin 1945.

Psychiatrie infantile[modifier | modifier le code]

Spécialisée dans le traitement et l'observation des très jeunes enfants, elle s'est formée à Boston auprès d'Helene Deutsch et dans des services de psychiatrie infantile où elle a notamment rencontré Leo Kanner. De retour en France, elle s'est occupée de bébés très carencés dans les années 1950 à l’hôpital Necker-Enfants malades, dans le service de la pouponnière pour enfants de 1 à 3 ans. Elle a alors rencontré la pédopsychiatre Jenny Aubry. Elle n'a depuis eu cesse de travailler à traiter et à faire reconnaître la souffrance psychique des enfants abandonnés, maltraités.

En 1962, avec l'aide de John Bowlby, et la collaboration de Geneviève Appell, elle obtient une bourse de l'OMS afin de faire une étude sur les « enfants séparés de leurs mères les trois premiers mois de leur vie et ce jusqu'à leurs 4 ans ». Geneviève Appell et elle furent d'ailleurs les deux seules à être citées par Bowlby.

D'esprit novateur et indépendant, elle a contribué à ouvrir des institutions de traitements d'enfants, le Centre familial d'action thérapeutique en 1965 et l'Unité de soins spécialisés de jeunes enfants à domicile en 1975. Elle préconisait une étroite collaboration et un soutien aux parents d'enfants en difficultés. Myriam David a aussi beaucoup œuvré à la collaboration pluridisciplinaire.

Ces institutions de traitements d’enfants créées par Myriam David répondent « au souci de continuité dans les soins prodigués aux jeunes enfants et à leur famille[3]. »

Myriam David meurt le , elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise le .

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Placement familial : De la pratique à la théorie, Dunod, 5e éd., 2004 (ISBN 2100079972)
  • L'Enfant de 0 à 2 ans : Vie affective et problèmes familiaux, Dunod, 1998 (ISBN 2100038346)
  • 2 à 6 ans : ANS - Vie affective et problèmes familiaux, Dunod, 2005 (ISBN 2100493612)
  • L'Enfant en famille d'accueil, Erès, 2000 (ISBN 2865868133)
  • Le Bébé, ses parents, leurs soignants, Erès, 2001 (ISBN 2865869113)
  • Loczy ou le maternage insolite, Ed Scarabée, 1973; rééd. Erès, 2004

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

2002 : prix Serge Lebovici, remis à Amsterdam, lors du 8e Congrès mondial de la WAIMH.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Hommage à Myriam David », Enfance & Psy, vol. 27, no 2,‎ , p. 127-130 (lire en ligne).
  2. Voir, Klarsfeld, 2012.
  3. Avant-propos du livre Continuité des soins, continuité psychique : Dans les traces de Myriam David, ouvrage collectif sous la direction de Pierre Denis, éditions Érès, 2010, p. 7 (ISBN 978-2749212777).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]