Georges Garel

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Georges Garel, dit Gasquet, de son vrai nom Grigori Garfinkel, est un résistant français, né le à Vilnius, décédé en 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Garel passe son enfance à Kiev jusqu'à la mort de Lénine en 1924, puis quitte la Russie avec sa famille pour s‘installer à Berlin[1]. Venu à Paris en 1926 pour passer son baccalauréat, il devient ingénieur au Polytechnicum de Zurich, puis va travailler à Lyon pour la Compagnie Électro-Mécanique.

Il est alors amené en 1942, avec l'aide de l'abbé Alexandre Glasberg et Charles Lederman (son beau-frère) à aider des Juifs incarcérés à Vénissieux, et y met en place un réseau de sauvetage d'enfants, puis participe à la commission de « criblage » des 1 200 juifs de la région lyonnaise arrêtés lors des rafles de l’été 1942. Ils parvinrent à sauver 80 adultes et 108 enfants dispersés avec de faux papiers dans des institutions catholiques, grâce à l’aide du cardinal Saliège, archevêque de Toulouse[2].

Se voyant confier la direction de l'OSE[3], Garel obtient rapidement l’aide d’organisations confessionnelles, catholiques et protestantes, ainsi que d’organisations laïques, publiques et privées, acceptant d’assumer les risques du camouflage.

Publications[modifier | modifier le code]

En ligne[modifier | modifier le code]

  • Entretien avec Garel, 1 Octobre 1963 (manuscrit, 26 p.)

Film[modifier | modifier le code]

L'historienne Valérie Perthuis-Portheret a réalisé un film qui relate la vie de Lili Garel, et en particulier son rôle dans la nuit de Vénissieux (28-29 août 1943), au cours de laquelle 108 enfants juifs ont été sortis du camp d'internement de Vénissieux (Métropole de Lyon) et sauvés de la déportation[4]. A noter que c'est peu après cet événement que Lili Tager et Georges Garel se marient[5], en 1943[6]. Vénissieux marque le début de l'action sur le terrain de Georges Garel avec l'OSE, jusqu'alors ingénieur à Lyon, et c'est la première implication sur le terrain de Lili Tager, qui venait à peine d'être embauchée dans le bureau de l'OSE à Lyon, comme secrétaire à temps partiel et comme assistante sociale. Elle a 20 ans. Elle n'oublie pas, des années plus tard, le "cauchemar" de Vénissieux[7],[8],[9].

Honneurs[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Les enfants cachés pendant la seconde guerre mondiale aux sources d'une histoire clandestine
  2. Les filières de sauvetage : Le réseau Garel Grâce à l’aide du cardinal Saliège, archevêque de Toulouse, Georges Garel obtient l’autorisation de placer clandestinement des enfants dans des institutions ecclésiastiques, d’abord dans la région de Toulouse puis dans tout le sud de la France
  3. Les Réseaux Juifs à vocation communautaire Ils décident donc de mettre sur place une structure clandestine qu’ils confient à Georges Garel (dit Gasquet), un ingénieur lyonnais. L’OSE crée ainsi le « réseau Garel" avec mission d’organiser le sauvetage des enfants de moins de 16 ans et leur planquage dans des institutions et familles non juives, ainsi que le passage clandestin en Suisse.
  4. Hommage appuyé à Lili Garel. Février 2014. www.ose-fr.org.
  5. (en)Deborah Dwork. Children with a Star: Jewish Youth in Nazi Europe, 1993, p. 150.
  6. Cindy Banse, Laurent Beaugitte. Mesurer l'efficacité d'un réseau de sauvetage d'enfants juifs: l'exemple du circuit Garel (Lyon, 1942-1944). Réseaux et société. Colloque CTHS 2015 Réseaux et Société 2015. <hal-01150975.,
  7. (en) Deborah Dwork & Robert Jan Pelt. Holocaust: A History, 2002, p. 334.
  8. Alice Tourlonais. Soixante-dix ans après le sauvetage des enfants juifs du camp de Vénissieux, elles se souviennent. Lyon capitale, 31 août 2012.
  9. Jean-Charles Lemeunier. Événement unique dans l'histoire de la persécution, le sauvetage des enfants juifs de Vénissieux. Expressions. Les nouvelles de Vénissieux. 31 aoôt 2012.
  10. Dévoilement de deux nouvelles plaques au siège de l'OSE en présence du grand rabbin de France. www.ose-fr.org.

Articles connexes[modifier | modifier le code]