Roland Epstein

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Roland Epstein
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Biographie
Naissance

Roland Epstein (dit Roland Estienne) (né le à Szczncyn (Szczecin) en Pologne-) est un résistant juif français d'origine polonaise, qui avec Mila Racine fait passer des enfants juifs en Suisse avant d'être arrêté et déporté à Buchenwald, puis à Dora et après les Marches de la mort (Shoah) à Ravensbrück où il est libéré par l'armée rouge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roland Epstein[1],[2],[3],[4],[5] est né le à Szczncyn (Szczecin) en Pologne[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS)[modifier | modifier le code]

En , le Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS)[7] est créé par Simon Levitte et Dika Jefroykin[8]. Simon Levitte et le MJS participent à la Résistance. Il organise à Moissac un stage de formation des cadres, pour assurer la protection des Juifs. Il crée un service de faux-papiers, qu'il confie à Otto Giniewski dit Toto Giniewski (le frère de Paul Giniewski), qui le dirigera à Grenoble (Isère).

Le MJS, mouvement de résistance sioniste, a pour but de "défendre la population juive et, plus particulièrement, les enfants, cibles les plus fragiles des persécutions des autorités allemandes de l’Occupation mais aussi de l’État français"[7].

Roland Epstein, Maurice Maidenberg, Sacha Racine (la sœur de Mila Racine et d'Emmanuel Racine, qui épouse Maurice Maidenberg), et Rolande Birgy participent au MJS[7].

Arrestation et déportation[modifier | modifier le code]

Le , avec Mila Racine, Roland Epstein essaie de faire passer des Juifs de France en Suisse. Le groupe inclut 30 enfants venant de Nice[9],[10], un couple de personnes âgées, une mère avec son bébé et un couple avec un tout jeune enfant.

Le groupe est découvert, à Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie)[9] par les chiens policiers, d'une patrouille allemande[11]. Il y a des tirs d'arme. Une femme est tuée, une autre blessée.

Ils sont arrêtés et conduits à la prison de la Gestapo à l'hôtel Pax de Annemasse.

Le Maire d’Annemasse, Jean Deffaugt, obtient la libération des enfants, placés sous sa responsabilité personnelle dans un home d’enfants de la région.

Mila Racine et Roland Epstein sont transférés au Fort Montluc à Lyon.

Mila Racine est transférée à Compiègne puis déportée à Ravensbrück, avant d'être transférée à Mauthausen. Elle est tuée à Amstetten[12],[13] le , lors d'un raid aérien britannique.

Roland Epstein est transféré à Drancy puis déporté le à Buchenwald, puis à Dora. Il survit aux marches de la mort et arrive à Ravensbrück fin . Il est libéré par l'armée rouge et sera rapatrié en France le . Il passe par l'Hôtel Lutetia[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mila Racinedite Marie-Anne Richemond. Chemin de la Résistance et des Maquis », Les femmes dans la résistance, sur le site polejeanmoulin.com, (consulté en juillet 2020).
  2. Ruth Fivaz-Silbermann, « Filières de passage de la France vers la Suisse », Revue d'histoire de la Shoah, 2015/2 (N° 203), pp. 21 à 50, Note n°12 (présentation en ligne).
  3. Section « Témoignage Edmond Richemond » dans la page « Action des organisations juives auprès des enfants. Les EIF, la Sixième, la maison des enfants à Moissac, la Suisse », sur le site cercleshoah.org, rubrique « Sauvetage des enfants », mardi ([1]).
  4. (en) Patrick Henry, Jewish Resistance Against the Nazis, 2014, p. 118 (présentation en ligne).
  5. (en) Paul R. Bartrop et Samantha J. Lakin, Jewish Resistance Against the Nazis, 2014, p. 83 (présentation en ligne).
  6. « Roland Epstein », sur le site ajpn.org.
  7. a b et c « Mila Racine (1919-1945) », sur le site yiddishpourtous.org, .
  8. Renée Poznanski, « La Résistance Juive. Les mouvements : L'Armée juive (A.J.) », in Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, Paris, 2006, pp. 897-898 (présentation en ligne).
  9. a et b (en) Paul R. Bartropet& Samantha J. Lakin, Heroines of Vichy France : Rescuing French Jews during the Holocaust, 2019, p. 83 (présentation en ligne).
  10. Melissa Boufigi, « Les enfants de Mila Racine », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  11. (en) « Mila Racine's Last Letter » extraite de l'exposition « Last Letters From The Holocaust : 1944. July 1944 ». Ravensbrück, sur le site yadvashem.org (présentation en ligne).
  12. Site de la Fondation pour la mémoire de la déportation.
  13. Voir, JORF n° 21 du 25 janvier 2013, page 1584.
  14. Site ajpn.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]