Minéralogie

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La minéralogie est la science qui étudie les minéraux.

Un minéral est une substance formée naturellement, généralement inorganique, exceptionnellement organique. Un minéral donné est caractérisé par une formule chimique et une structure cristalline, c'est-à-dire respectivement par la nature des atomes qui le composent et leur agencement dans l'espace. La minéralogie concentre les diverses approches d'étude des minéraux sur ces bases théoriques.

Propriétés des minéraux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Minéral.

Plusieurs propriétés et méthodes permettent de caractériser un minéral. Pour étudier un minéral donné, le minéralogiste exploitera, entre autres :

Nomenclature des minéraux[modifier | modifier le code]

La nomenclature moderne s’impose dans le courant du XIXe siècle, dans laquelle le nom trouve son origine dans plusieurs raisons :

Aujourd'hui, il existe un organisme international visant à normaliser la définition des espèces minérales : l'Association internationale de minéralogie (IMA).

Prospection[modifier | modifier le code]

Des minéraux sont susceptibles d'être découverts dans les sources suivantes :

  • les mines et les carrières, qui sont les terrains de prédilection pour la recherche des minéraux ;
  • les météorites, qui tombent par milliers sur Terre chaque jour ;
  • en laboratoire et grâce à l'informatique, les chercheurs trouvent des combinaisons théoriques de minéraux composites, qui constituent actuellement l'essentiel des découvertes.

Les huit éléments qui constituent à eux seuls près de 90 % de la texture de la croûte terrestre s'associent pour former les minéraux. Les minéraux silicatés et la silice prédominent dans la plupart des roches communes, excepté le calcaire.

L'échelle de dureté[modifier | modifier le code]

L'échelle de dureté de Mohs fut inventée en 1812 par le minéralogiste allemand Friedrich Mohs afin de mesurer la dureté des minéraux. Le numéro 1 étant le moins dur et le numéro 10 le plus dur.

Sciences connexes[modifier | modifier le code]

La minéralogie travaille en collaboration avec d'autres sciences :

  • la prospection, qui consiste à rechercher sur le terrain les minéraux ;
  • la géochimie, qui étudie les éléments chimiques constitutifs de l'écorce terrestre ;
  • la pétrographie, qui étudie les roches (dont les minéraux sont les constituants) ;
  • la géologie, qui consiste à étudier les modes de gisement et les conditions de formation des minéraux ;
  • la minéralogie descriptive, qui étudie le minéral lui-même ;
    • la microminéralogie, qui fait partie de la minéralogie descriptive et donc qui étudie les minéraux de taille millimétrique ;
  • la cristallographie, qui étudie la structure des cristaux ;
  • les techniques instrumentales de la chimie, pour déterminer la formule chimique d'un minéral ;
  • les techniques instrumentales de la physique, pour étudier un certain nombre de propriétés du minerai, avec :
    • la diffraction de rayons X, pour déterminer la disposition des atomes constitutifs du minéral, à savoir, la maille, le motif et le réseau cristallin,
    • la microscopie en lumière polarisée, pour déterminer la nature exacte du minerai,
    • la goniométrie, pour mesurer les angles que font entre elles les diverses faces du cristal et permettre son identification,
    • la mesure des propriétés électriques, magnétiques, optiques et fluorescentes pour aller plus loin dans la différenciation des minerais ;
  • la science des matériaux, qui étudie structure et propriétés de composés d'intérêt technologique qui très souvent sont des phases minérales ;
  • l'informatique, qui permet de produire les programmes facilitant l'étude et la mise au point de combinaisons théoriques de nouveaux minéraux.

Exemples de minéraux[modifier | modifier le code]

Voici une liste non exhaustive de minéraux communs :

Les oxydes de la forme XY2O4 sont regroupés sous l'appellation « spinelles » où souvent (mais pas toujours) X est un métal 2+ et Y un métal 3+ (hématite, pléonaste par exemple). Un contre-exemple est l'ulvospinelle, TiFe2O4 : ici le titane a nombre d'oxydation 4+, le fer 2+.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]