1792 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1792 du calendrier grégorien.

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Bonne récolte. Les prix continuent cependant à grimper jusqu’en septembre (dévaluation de l’assignat, stockage des grains, nouvelle récolte en cours de battage). Situation financière préoccupante : les rentrées des nouveaux impôts se font mal. Pour résoudre leurs problèmes, les Girondins poursuivent la politique inflationniste de l’assignat en autorisant de nouvelles émissions. Les Montagnards voudraient imposer les riches et stabiliser le cours des assignats, voire les supprimer.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

Rouget de l'Isle chante La Marseillaise pour la première fois

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

  • 4 juin : veto royal au décret déportant les prêtres réfractaires.
  • 8 juin : décret sur la formation d'un camp de gardes nationaux des provinces, fédérés entre eux, à Soissons, pour défendre Paris.
  • 11 juin : veto royal au décret organisant la levée de 20 000 fédérés.
  • 12 juin : Jean Duprat, négociant en soies, soupçonné d’avoir participé aux massacres de la Glacière, est élu maire d'Avignon.
  • 13 juin : avec son Conseil, le roi pousse le ministère brissotin à la démission. Le nouveau ministère est composé de Feuillants.
  • 15 juin : démission de Dumouriez.
  • 20 juin : journée du 20 juin (Legendre, Santerre, Fournier), manifestation montée par les 48 sections parisiennes : Le peuple envahit les Tuileries, réclamant le retour des ministres brissotins et l'acceptation de plusieurs décrets auxquels le roi a opposé son veto. Le roi, acculé dans une embrasure de fenêtre, est coiffé du bonnet rouge. Il ne cède pas. La manifestation provoque un mouvement de réaction à Paris (restriction du droit de pétition, reprise en main de la garde nationale) et en province.
  • Le 28 juin, devant l'Assemblée, La Fayette demande des poursuites contre les “ factieux ” et une solution définitive aux problèmes intérieurs pour permettre à l'armée de combattre l'esprit libre.

Juillet[modifier | modifier le code]

Journée du 10 août 1792 : La prise des Tuileries
21 août : Première exécution par la guillotine sur la place du Carrousel.
Septembre : La Garde nationale de Paris, toile de Léon Cogniet
  • 7 juillet : Baiser Lamourette, tentative d'union nationale à l'Assemblée.
  • Afflux de fédérés vers Paris malgré le veto du roi.
  • 10 juillet : démission des ministres feuillants.
  • 11 juillet : proclamation de la patrie en danger par l'Assemblée législative.
  • 12 juillet : levée de volontaires.
  • 12 - 13 juillet : dispersion de “ l'armée catholique du Midi ”, réunie au camp de Jalès (royalistes), par les gardes nationales du Gard et de l'Ardèche.
  • 14 juillet : fête de la Fédération, à laquelle participent illégalement les fédérés, qui restent pour la plupart à Paris après la fête.
  • 19 juillet : les bataillons de la garde nationale sont réduits de 60 à 48 et affectés à chaque section.
  • 25 juillet : manifeste de Brunswick au peuple de Paris, comportant des menaces en cas d’outrage à la famille royale. Arrivée des contingents de fédérés “ Bretons ”. Les 48 sections parisiennes sont autorisées à siéger en permanence par décret.
  • 30 juillet : arrivée des contingents de fédérés “ Marseillais ” qui popularisent le Chant de guerre pour l'Armée du Rhin.

Août[modifier | modifier le code]

  • 3 août : connu à Paris, le Manifeste de Brunswick suscite un intense mouvement de défense nationale. 47 sections de la garde nationale sur 48 demandent la déchéance du roi et proposent un programme de gouvernement (convocation d'une Constituante et renouvellement des administrations locales au suffrage universel). Les sections fixent un délai à l'Assemblée pour adopter leur programme. L'Assemblée ne réussit pas à choisir une politique, ce qui déclenche la journée du 10 août.
  • 10 août :
    • prise des Tuileries par le peuple (sectionnaires et fédérés). La famille royale se réfugie à l'Assemblée qui se déclare en séance permanente et se fait délivrer le sceau de l'État pour marquer sa prise de pouvoir;
    • le soir, l'Assemblée législative, qui assume tous les pouvoirs, désigne par acclamation un conseil exécutif provisoire, composé de six ministres (Étienne Clavière, Roland, Joseph Servan, Danton, Monge et Lebrun). Elle envoie aux armées 12 députés disposant de pouvoirs étendus (dont la suspension des généraux);
    • le Principe de la création d'une nouvelle assemblée, la Convention nationale, est acquis.
Article détaillé : Journée du 10 août 1792.

Septembre[modifier | modifier le code]

Quatrième trimestre[modifier | modifier le code]


Octobre[modifier | modifier le code]

  • 21 octobre : l'Assemblée nationale des Allobroges déclare la déchéance du duc de Savoie et la réunion à la France. La Convention accepte la réunion et forme le département du Mont-Blanc (27 novembre).

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

Opérations militaires[modifier | modifier le code]

20 septembre : Valmy
  • Décembre : les troupes françaises commencent à rencontrer des difficultés. Des troubles éclatent dans les pays rhénans, en Belgique, à Nice. Retraite de l'armée du Rhin en Sarre. Avance des Autrichiens.
  • Les effectifs de l'armée entre décembre 1792 et février 1793 diminuent de moitié après le départ des volontaires (de 400 000 à 220 000 hommes).

Articles connexes[modifier | modifier le code]