Hélène de Fougerolles

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Hélène de Fougerolles
Description de cette image, également commentée ci-après
Hélène de Fougerolles à la cérémonie des Globes de cristal 2017
Nom de naissance Hélène Christine Marie Rigoine de Fougerolles[1]
Naissance (46 ans)
Vannes, Morbihan
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession actrice
Films notables La Plage
Mortel transfert
Le Raid
Fanfan la Tulipe
Mutants
Séries notables Meurtres à...
La Loi de...
Balthazar

Hélène Rigoine de Fougerolles, dite Hélène de Fougerolles est une actrice française, née le à Vannes dans le Morbihan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Hélène Rigoine de Fougerolles[2] est la fille d'Alain Rigoine de Fougerolles, représentant en vin, et d'Anne Redon-Saumay de Laval, attachée de presse dans le milieu nautique d'origine bretonne. Ses parents ont divorcé quand elle avait 3 ans[3].

Le nom à particule de Fougerolles est associé au patronyme Rigoine à partir de 1836 par le mariage entre Jean Charles Rigoine et Marie Charlotte Rossigneux de Fougerolles, petite-fille de Joseph Rossigneux, écuyer. Ce dernier avait été anobli en 1786 pour service rendu au roi et avait alors obtenu la seigneurie de Fougerolles en 1788[4]. Georges Rigoine (1878-1948) et ses fils André (1911-2002), grand-père d'Hélène, et Yves (1913-1944) ont demandé le 21 décembre 1934 (Journal officiel) à pouvoir ajouter à leur patronyme Rigoine le nom de Fougerolles. Cette demande était, à l'époque, restée vaine mais leurs descendants, par jugement du tribunal civil de Lorient en date du 13 août 1941[5], portent régulièrement aujourd'hui à l'état civil le nom de Rigoine de Fougerolles. La famille Rigoine de Fougerolles appartient à la bourgeoisie de Côte-d'Or (industriels, médecins), et ne figure donc pas dans les nobiliaires contemporains[6].

Débuts d'actrice (années 1990)[modifier | modifier le code]

On l'oriente tout d'abord vers un CAP esthétique-cosmétique, mais elle arrête ses études à l'âge de quinze ans afin de devenir actrice. Elle s'installe à Paris où elle s'inscrit à différents cours d'art dramatique et fréquente même, pendant quelques jours, le Lee Strasberg Theatre Institute[7] à New York.

Elle effectue quelques apparitions : dans le clip de la chanson Comme un igloo (1992) d'Étienne Daho et à la télévision entre autres dans Le Collège des cœurs brisés en 1992. Puis elle obtient son premier rôle au cinéma en 1993 dans Le Mari de Léon, de Jean-Pierre Mocky, rôle qu'elle décrira comme « beau mais délirant ».

En 1994, elle interprète le premier rôle du clip d'Alain Chamfort, Clara veut la lune, titre extrait de l'album Neuf[8]. Elle enchaîne les rôles secondaires dans plusieurs films à succès. Cette série débute par son apparition en 1994 dans le très célébré La Reine Margot de Patrice Chéreau. La même année, on peut la voir dans La Cité de la peur où elle tient le rôle de Sandy. Toujours en 1994, elle joue une lycéenne dans l'un des films les plus connus de Cédric Klapisch, Le Péril jeune.

Elle tient son premier grand rôle dans la comédie dramatique Que la lumière soit ! d'Arthur Joffé, mais un problème de distribution fait qu'il ne sortira qu'au cours de la Coupe du monde de football de 1998 et dans un petit nombre de salles[réf. souhaitée].

Elle se fait vraiment remarquer lorsqu'elle est retenue pour jouer un petit rôle dans La Plage en 1999, avec Leonardo DiCaprio. Sa carrière est lancée.

L'année suivante, elle seconde Jean-Hugues Anglade et Yvan Attal pour la comédie Le Prof, réalisée par Alexandre Jardin. Puis elle retrouve Anglade, cette fois pour partager l'affiche du thriller Mortel Transfert, écrit et réalisé par Jean-Jacques Beineix.

En 2001, elle tient le premier rôle féminin de la comédie d'action Le Raid, réalisée par Djamel Bensalah. Elle tient également un second rôle dans le film indépendant de Jacques Rivette, Va savoir pour lequel elle reçoit le prix Romy-Schneider.

Les années 2000 vont cependant être en demi-teinte, l'actrice passant progressivement au second plan.

Passage au second plan (années 2000)[modifier | modifier le code]

L'actrice photographiée en 2008 par le studio Harcourt.

En 2003, elle prête ses traits à Madame de Pompadour dans une grosse production de Luc Besson, la comédie de cape et d'épées Fanfan la Tulipe, avec Vincent Perez et Penélope Cruz dans les rôles principaux. La même année, elle tient le premier rôle d'un téléfilm de la chaîne M6, le thriller Corps et âmes.

L'année suivante, elle est la tête d'affiche de deux comédies romantiques : au cinéma, de Le Plus Beau Jour de ma vie, et de Julie Lipinski, et à la télévision de Si j'étais elle, face à Thierry Lhermitte. Elle est également au casting du téléfilm dramatique Les gens honnêtes vivent en France, avec Victoria Abril dans le rôle principal.

L'année 2006 la voit connaître sa dernière forte exposition au cinéma : mais les comédies Les Aristos, de Charlotte de Turckheim et Incontrôlable, avec Michaël Youn en vedette, sont deux flops critiques et commerciaux. Elle participe aussi au premier film de Maïwenn en tant que réalisatrice, le semi-autobiographique Pardonnez-moi. Parallèlement, elle revient à la télévision en redevenant Madame de Pompadour dans le téléfilm historique Jeanne Poisson, marquise de Pompadour. Elle retrouve Vincent Perez dans le rôle de Louis XV. Enfin, elle partage l'affiche du téléfilm fantastique Des fleurs pour Algernon avec Julien Boisselier.

C'est grâce à la télévision qu'elle parvient à compenser ses flops cinématographiques successifs : en 2007, elle seconde Éric Cantona et Stéphane Freiss dans le téléfilm Papillon noir, de Christian Faure. Ce thriller est primé au Festival des créations télévisuelles de Luchon. Sur grand écran, trois autres échecs : deux longs-métrages de Vincenzo Marano, L'Écart (2007) et Sans état d'âme (2008), mais aussi la comédie fantastique Les Dents de la nuit, où fait partie d'un casting comptant aussi Patrick Mille et Frédérique Bel.

En 2009, elle incarne l'héroïne du téléfilm Les Fausses Innocences, d'André Chandelle. Mais parallèlement, elle tente surtout un ultime come-back cinématographique : d'abord en étant la tête d'affiche du film d'horreur Mutants, écrit et réalisé par David Morley ; puis la comédie Tricheuse, entourée de Zinedine Soualem et Valérie Kaprisky. Les deux films passent inaperçus.

Les années 2010 la voient se consacrer quasi-exclusivement à la télévision.

Télévision (années 2010)[modifier | modifier le code]

Hélène de Fougerolles en 2009.

En 2011, elle est l'héroïne d'une comédie romantique de la chaîne M6, Moi et ses ex de Vincent Giovanni. Elle enchaîne avec une première expérience au théâtre, avec la pièce Occupe toi d'Amélie, de Georges Feydeau, mise en scène Pierre Laville au Théâtre de la Michodière. Elle va défendre cette pièce en tournée, jusqu'en 2013.

Quand elle revient à la télévision, c'est en 2014, en tenant le premier rôle de l'épisode 6 de la série anthologique policière de France 2, Accusé. L'année suivante, elle fait partie du casting choral de la mini-série de TF1, Le Secret d'Élise. La même année, elle revient au théâtre pour la pièce Un temps de chien, de Brigitte Buc, mise en scène Jean Bouchaud. Cette même année, elle revient même au cinéma, pour un second rôle dans une comédie de Diane Kurys portée par Sylvie Testud, Arrête ton cinéma !.

En 2016, elle tient les premiers rôles de deux téléfilms de France 3, Les Liens du cœur, avec Hélène de Saint-Père et Meurtres à Strasbourg, face à Olivier Sitruk.

La chaîne du service public lui refait confiance en 2017, quand elle est au casting du téléfilm judiciaire La Loi de Julien, avec Jean-Pierre Darroussin dans le rôle-titre. Mais c'est sur TF1 qu'elle a plus d'exposition, avec le téléfilm dramatique en deux parties Mention particulière, aux côtés de la jeune révélation Marie Dal Zotto dans le rôle principal, mais aussi de Bruno Salomone. Le téléfilm est sélectionné en « compétition officielle » au Festival de la fiction TV de La Rochelle, où il obtient deux prix du meilleur scénario et du jeune espoir féminin Adami pour Dal Zotto[9].

En 2018, elle joue dans sa première série télévisée régulière, la série d'enquêtes médicales Balthazar, aux côtés de Tomer Sisley, titulaire du rôle-titre, et sous la direction de Frédéric Berthe.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Hélène de Fougerolles commente en 2015 les images de l'abattoir d'Alès pour l'association L214.

Hélène a épousé à Venise le 12 juin 2000 le producteur Éric Hubert dont elle divorce en septembre 2007 ; de cette union est née une fille, Shana, en 2003. Elle est restée plusieurs années la compagne d'Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, avant que celui-ci ne la quitte pour le mannequin Natalia Vodianova[10].

Elle aime venir se reposer sur l'île de Houat dans le Morbihan, où vit sa sœur qui y travaille dans le secteur du BTP[réf. souhaitée].

Engagements[modifier | modifier le code]

En octobre 2015, elle présente pour l’association L214 éthique et animaux un documentaire vidéo dénonçant les conditions de mise à mort des animaux à l’abattoir d’Alès (Gard), dans le cadre d’une pétition visant à demander sa fermeture. Elle y annonce notamment avoir cessé de consommer de la viande[11]. En février 2018, elle s’engage contre l'élevage des animaux à fourrure sur les réseaux sociaux dans le cadre d’une campagne organisée par cette même association[12].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisatrice

Télévision[modifier | modifier le code]

Fictions[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Spots publicitaires[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène de Fougerolles (ill. Marion Duval), Lune-Milla Rose et le champignon magique, Fernand Nathan, coll. « Albums Jeunesse », 2008, 26 p. (ISBN 978-2092520642)

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance n°441/1973 vérifié ; Rigoine de Fougerolles.
  2. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire, Paris, Sedopols, 2012 : son grand-père avait demandé, mais en vain, en 1934, l'autorisation d'adjoindre le nom de Fougerolles à son patronyme.
  3. Anne-Cécile Beaudoin, « Hélène de Fougerolles. Retour aux sources sur l'île de Houat », sur Paris Match,
  4. P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou Recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, Chez l'auteur, (lire en ligne)
  5. base généalogique roglo
  6. Le Simili-nobiliaire français, Sedopols, 2002, page 458
  7. Nonobstant du 25 juin 2009, France inter
  8. https://www.youtube.com/watch?v=DpZhWYS5_No
  9. « Palmarès 2017 », sur Festival de la fiction TV de La Rochelle, (consulté le 7 novembre 2017)
  10. http://www.lexpress.fr/styles/minute-vip/antoine-arnault-nouveau-compagon-de-natalia-vodianova_1021633.html
  11. Page du site de l’association L214 consacrée à l’affaire et présentant la vidéo où intervient Hélène de Fougerolles.
  12. « Stop à l'élevage des animaux à fourrure », sur https://www.l214.com/ (consulté le 27 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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