Grotte de Trabuc

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Grotte de Trabuc
image illustrative de l’article Grotte de Trabuc
Concrétion surnommée
« Le grand papillon ».
Coordonnées 44° 06′ 42″ nord, 3° 56′ 37″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Localité voisine Mialet
Altitude de l'entrée 220 m
Longueur connue 10 500 m
Période de formation Jurassique
Type de roche Calcaire
Température 14 °C
Occupation humaine Néolithique

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Grotte de Trabuc

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Grotte de Trabuc

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Grotte de Trabuc

La grotte de Trabuc, surnommée « la grotte aux 100 000 soldats », se situe dans le nord du département du Gard, sur la commune de Mialet proche de la ville d'Anduze[1].

Spéléométrie[modifier | modifier le code]

La dénivellation[N 1] de la cavité est de 215+160−55 mètres pour un développement[N 2] de 10 500 m[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

La cavité se développe au contact des dolomies hettangiennes et du calcaire sinémurien (Lias).

Histoire des explorations[modifier | modifier le code]

La grotte est connue depuis l’Antiquité, mais réellement utilisée comme refuge à partir de la fin du XVIIe siècle. En effet, lors de la guerre des Cévennes, les Camisards avaient pour habitude de se cacher dans les grottes de la région. La grotte tirerait son nom de l'arme favorite des Camisards, le tromblon, ou « trabuc » en occitan.

Dès 1823, Nicod et Gallière explorent la grotte en organisant des expéditions de trois jours passés sous terre. En 1889, les entomologistes V. Maget et G. Mignaud découvrent une nouvelle espèce de coléoptère bathysciné Bathysciola linderi subsp. mialetensis (Abeille, 1881).

En 1899, Félix Mazauric, collaborateur de Édouard-Alfred Martel décrit la grotte dans le bulletin de la Société Spéléologique de France. Un plan du réseau de galeries et de salles est publié en 1920 dans la revue « Spelunca ».

Les premières visites touristiques de la grotte de Trabuc utilisaient l’entrée naturelle et le passage bas de « l’estrangladou », c'est-à dire par une entrée inférieure. En effet, l'entrée touristique est artificielle et constitue l'entrée supérieure de la cavité.

En 1945, Georges Vaucher, aidé de ses fils Marc et Olivier, commence la désobstruction du trou du Vent et découvre le « Nouveau Trabuc ».

Les cent mille soldats[modifier | modifier le code]

Cette grotte est célèbre pour une particularité géologique unique au monde : les « cent mille soldats ». Il s'agit d'un ensemble de plusieurs milliers de petites concrétions, semblables à des stalagmites.

Les scientifiques sont sceptiques quant à leur formation : en effet, il n'y a pas d'eau tombant de la voûte à cet endroit de la grotte, rendant impossible la création de stalagmites. Certains biologistes avancent une théorie faisant appel à des bactéries ou des champignons ; cependant, aucune présence anormale au niveau bactériologique n'a été relevée à cet endroit de la grotte.

Cette étrange formation peut faire penser aux soldats en terre cuite du Mausolée de l'empereur Qin en Chine, justifiant ainsi le nom de « cent mille soldats » donné par les découvreurs de la grotte.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vaucher Georges (1964) – Sous cette montagne. Chez l’auteur, Mialet, Gard, 252 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.
  2. En spéléologie, le développement correspond à la longueur cumulée des galeries interconnectées qui composent un réseau souterrain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La grotte de Trabuc »
  2. Bigot Jean-Yves, « Spéléométrie de la France. Cavités classées par département, par dénivellation et développement. », Spelunca Mémoires n° 27,‎ , p. 160 (ISSN 0249-0544).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]