Gérard Gili

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Gérard Gili
Gérard Gili.jpg
Gérard Gili en 2012
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (64 ans)
Lieu Marseille
Poste Gardien de but
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1970-1973 Drapeau : France Olympique de Marseille
1973-1976 Drapeau : France SC Bastia
1976-1978 Drapeau : France FC Rouen
1978-1979 Drapeau : France Olympique d'Alès
1980-1981 Drapeau : France SC Bastia
1981-1983 Drapeau : France Olympique de Marseille
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1988-1990 Drapeau : France Olympique de Marseille
1990-1991 Drapeau : France Girondins de Bordeaux
1992-1994 Drapeau : France Montpellier HSC
1994 Drapeau : France Olympique de Marseille
1995-1997 Drapeau : France Olympique de Marseille
1999-2000 Drapeau : Égypte Égypte
2002-2004 Drapeau : France SC Bastia
2006-2008 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire espoirs
2008 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire
2008-2010 Drapeau : Qatar Umm Salal Club
2011-2012 Drapeau : Qatar Umm Salal Club
2013 Drapeau : Qatar Umm Salal Club
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Gérard Gili, né le 7 août 1952 à Marseille, est un joueur et entraîneur de football français..

Pendant sa carrière professionnelle de footballeur, Gili évolue au poste de gardien de but. Il devient ensuite entraîneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Gili commence sa carrière de gardien de but à l'Olympique de Marseille, le club de la sa ville natale, au cours de la saison 1970-71 où il est à l'âge de 18 ans la doublure de Jean-Paul Escale. Il est convoqué plusieurs fois à cette période en équipe de France juniors[1]. Mais il ne joue pas en équipe première et quitte le club phocéen à l'issue de la saison 1972-73. Il signe alors au SC Bastia, dont il devient le titulaire en Division 1 l'année suivante. En décembre 1974, alors qu'il réalise des performances notables, il se brise la jambe face à Sochaux[1]. En 1976, il quitte la Corse et signe au FC Rouen, un club ambitieux de D2 avec lequel il remonte dans l'élite dès sa première saison. Mais un an plus tard, le club est relégué et placé en liquidation judiciaire[2]. Gili signe alors à l'Olympique Alès, en D2. En 1979-1980, il est possible qu'il soit revenu à Rouen, mais il ne joue pas[3],[4].

L'année suivante, il fait son retour à Bastia, dans un double rôle : doublure de Pierrick Hiard mais aussi formateur auprès de Pierre Alonzo, arrivé comme entraîneur de la réserve[1]. L'année suivante, il retourne à l'Olympique de Marseille, tombé en D2, dont il prend la direction du centre de formation tout en étant la doublure du jeune Marc Lévy de 1981 à 1983. Pendant sept ans, il suit ainsi la formation de nombreux jeunes olympiens[1].

En 1988, Bernard Tapie le nomme entraîneur de l'équipe première à la surprise des observateurs. Il opte pour la sobriété, loin de l'image du sudiste exubérant[réf. souhaitée], et réussit plutôt bien son entame en prônant le dialogue avec les joueurs. Il réalise le doublé coupe-championnat de France pour sa première saison, alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il est nommé entraîneur de l'année 1989 par France Football[5]. Il remporte à nouveau le championnat la saison suivante, mais échoue en demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions contre le Benfica Lisbonne à cause du fameux but de la main de Vata en toute fin de match. Quand Bernard Tapie annonce en septembre 1990 l'arrivée de Franz Beckenbauer, vainqueur de la dernière Coupe du monde comme sélectionneur de l'Allemagne, Gérard Gili quitte l'Olympique de Marseille, jugeant son autorité entamée. Il s'engage alors pour le club rival des Girondins de Bordeaux, mais ne reste pas après une saison décevante[6].

Après une année sans activité, il signe au Montpellier HSC à la suite d'Henryk Kasperczak. Après deux saisons achevées dans la première moitié du classement, et ponctuée d'une finale de Coupe de France perdue face à l'AJ Auxerre, il est licencié en novembre 1994 après un début de championnat catastrophique.

Il revient à l'OM fin 1995, après un très bref passage de 2 matches fin 1994, alors que le club est en difficulté dans le championnat de D2. Il parvient finalement à faire remonter le club en D1 en terminant à la 2e place, et à hisser l'OM en demi-finale de la Coupe de France, que les Marseillais perdent aux penalties à l'issue d'un match héroïque[réf. souhaitée] face à l'AJ Auxerre, vainqueur du doublé Coupe-Championnat cette saison-là. En 1996-1997, l'OM remonté en D1 termine à la 11e place. Robert Louis-Dreyfus, qui vient de racheter le club, décide de remplacer Gérard Gili par Rolland Courbis pour la saison suivante.

Après une pause, Gérard Gili quitte la France et part entraîner l'équipe nationale d'Égypte en 1999-2000. Il revient ensuite diriger le Sporting Club de Bastia de 2002 à 2004. Il est ensuite l'adjoint d'Henri Michel pour l'équipe nationale de Côte d'Ivoire à partir de 2004 jusqu'à la Coupe du monde 2006. Sélectionneur de l'équipe olympique de Côte d'Ivoire à partir de fin 2006, il parvient à qualifier le pays pour la première fois à une phase finale olympique à l'occasion des Jeux de Pékin en 2008[7].

Le 7 janvier 2008, soit deux semaines avant le début de la Coupe d'Afrique des nations, il est porté à la tête de l'équipe nationale de Côte d'Ivoire, favorite de la compétition, en remplacement de l’Allemand Ulrich Stielike, qui a quitté précipitamment ses fonctions pour rejoindre son fils malade[7]. Après le tournoi il est remplacé par Vahid Halilhodžić. Le poste, laissé vacant par Sven-Göran Eriksson à la fin de la Coupe du monde 2010, lui sera de nouveau proposé mais il refusera[8].

Entre 2008 et 2013, Gili réalise trois mandats au sein du club qatari d'Umm Salal SC[9].

Parcours d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Gérard Gili », sur hutotor.free.fr (consulté le 4 mai 2015)
  2. Collectif (sous la direction de Thierry Berthou), Dictionnaire historique des clubs de football français, t. 2, Pages de foot, (ISBN 2913146023), « Rouen »
  3. (en) « Gérard Gili », sur soccerdatabase.eu (consulté le 4 mai 2015)
  4. Fiche de Gérard Gili sur footballdatabase.eu
  5. a et b (en) « France - Footballer of the Year », sur rsssf.com, (consulté le 30 novembre 2009)
  6. Fiche entraineur des Girondins de Bordeaux , legendedesgirondins.com
  7. a et b « CAN 2008 : Gérard GILI », RFI, (consulté le 4 mai 2015)
  8. Gili refuse le poste de sélectionneur, lequipe.fr, 11 août 2010.
  9. (en) « GILI UNVEILED AS NEW UMM SALAL BOSS », sur qsl.com.qa, (consulté le 4 mai 2015)
  10. Gérard Gili remplace Stielike, lequipe.fr, 7 janvier 2008