Max Roustan

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Max Roustan
Illustration.
Max Roustan en 2020.
Fonctions
Maire d'Alès
En fonction depuis le
(27 ans, 3 mois et 9 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
15 mars 2020
Prédécesseur Alain Fabre
Député français

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 4e du Gard
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Patrick Malavieille
Gilbert Millet
Successeur Fabrice Verdier

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 4e du Gard
Législature Xe (Cinquième République)
Successeur Patrick Malavieille
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon

(4 ans, 3 mois et 18 jours)
Successeur Christian Eymard
Président d'Alès Agglomération

(20 ans, 6 mois et 14 jours)
Successeur Christophe Rivenq
Biographie
Nom de naissance Max Aimé Bernard Roustan
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Saint-Julien-les-Rosiers (Gard)
Nationalité Française
Parti politique UDF (jusqu'en 2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Profession Apiculteur
Enseignant

Max Roustan
Maires d'Alès

Max Roustan, né le à Saint-Julien-les-Rosiers (Gard), est un homme politique français. Député de la quatrième circonscription du Gard de 1993 à 1997 et de 2002 à 2012, il est maire d'Alès depuis 1995.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Orphelin, Max Roustan est adopté et éduqué, avec ses deux frères, par sa tante et son oncle[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1993, il est enseignant d'auto-école au lycée privé de La Salle, à Alès. Il est en même temps apiculteur[1].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1989, après diverses candidatures infructueuses, il sera élu troisième adjoint au maire d'Alès, dans le cadre d'une union avec la gauche non communiste, l'UDF, le RPR et quelques personnalités de la société civile.

Élu député du Gard en 1993, contre le maire d'Alès en exercice Alain Fabre (DVG), en battant au second tour le député sortant communiste et ancien maire d'Alès de 1985 à 1989, Gilbert Millet. Il crée l'une des plus grosses surprises nationales[réf. nécessaire] de ces élections. Mis au ban de la majorité municipale de l'époque, il prend son indépendance avec une partie du groupe majoritaire et annonce son intention de briguer en le fauteuil de maire d'Alès avec une liste apolitique décidée à en finir avec le marasme de l'après mine.

Le , il devient maire d'Alès au prix d'une triangulaire avec 37 % des voix et à peine 177 d'avance sur la liste de l'ancien communiste Gilbert Millet et 1207 voix d'avance sur celle du maire sortant Alain Fabre, ce qui fut un vrai séisme dans cette ville à fort passé ouvrier et minier gérée par la gauche et les communistes pendant des décennies.

En , à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac, il perd son siège de député au profit du maire PC de La Grand-Combe, Patrick Malavieille.

Aux élections régionales de 1998, il conduit la liste d'union de la droite, l'Union pour la Région, dans le Gard. Il est alors élu conseiller régional, vice-président de la Région.

En mars 2001, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour avec un score de près de 60 %.

Il sera à nouveau réélu dès le premier tour en 2008 avec 54 % des suffrages.

Il retrouve son siège de député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la quatrième circonscription du Gard, en même temps que Yvan Lachaud, Étienne Mourrut et Jean-Marc Roubaud dans le reste du Gard. Il fait partie du groupe UMP. Son suppléant est Bertrand Drouot, ancien maire UMP de Saint-Chaptes.

Candidat à sa réélection en 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012) dans la 4e circonscription du Gard, il est réélu avec 53,15 % des suffrages.

Candidat investi par l'UMP aux élections sénatoriales dans le Gard en , il n'est pas élu (3 sièges étaient à pourvoir, il arrive 4e)[2]

En 2012, il perd son siège de député de la 4e circonscription au second tour avec 47,90 % des voix contre 52,10 % des voix pour le candidat socialiste Fabrice Verdier.

Lors des élections municipales de 2014, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour face à 4 candidats : Jean-Michel Suau (PC), Benjamin Mathéaud (PS), Nathalie Challier (FN) et Brahim Aber (SE) ; il qualifie son score de « chiffre extraordinaire »[3].

En , l'association L214 diffuse une vidéo filmée dans l'abattoir municipal d'Alès [4]. Les images poussent le maire, Max Roustan, à fermer l'abattoir à titre conservatoire[4] et le parquet à ouvrir une enquête pour cruauté envers les animaux. Plus tard, en , Max Roustan, déclare « une association qui va aussi loin, c'est du terrorisme, c'est carrément du terrorisme »[5].

Lors des élections régionales de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, il est candidat en 19e position sur la liste conduite par Dominique Reynié[6].

Lors des élections sénatoriales de , Max Roustan est élu sénateur pour un mandat de six ans. Il démissionne cependant dès le pour privilégier son mandat local, en application de la loi du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats en France[7],[8]. Pascale Bories, qui le suivait sur la liste, le remplace[8].

Lors des élections municipales 2020, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour avec un score de 56,80 %[9], face à 6 autres listes. Il devient alors le seul maire d'Occitanie d'une commune de plus de 15 000 habitants à avoir été élu 4 fois d'affilée au premier tour et pour un 5e mandat en cours, le dernier affirme-t-il, préparant déjà l'avenir et sa succession avec son plus ancien collaborateur Christophe Rivenq[10], qui devient 1er adjoint à la ville d'Alès le 23 mai 2020 après la mise en place du Conseil municipal.

Dans la même ligne, il le propose à sa succession à la présidence d'Alès Agglomération, lui laissant alors son fauteuil le 15 juillet 2020, lors de l'installation du Conseil communautaire (88 voix sur 111)[11] et devenant 1er vice-président.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Monique Balcaen, ils ont ensemble une fille[1].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jacques Molénat, « Max Roustan au scanner », sur lexpress.fr, .
  2. [1]
  3. Fred Gautier, « Roustan sans coup férir ! », Midi libre,‎ , p. 3
  4. a et b « L’abattoir municipal d’Alès fermé après la diffusion d’images choquantes », sur lemonde.fr, .
  5. « Abattage : le maire d'Alès dénonce les méthodes "terroristes" de l'association L214 », sur lcp.fr, (consulté le ).
  6. Tony Duret, « RÉGIONALES Le quatuor Gardois des Républicains plus déterminé que jamais », Objectif Gard,
  7. Alexandre Poussart, « Non cumul des mandats : 41 sénateurs ont quitté le Sénat », sur Public Sénat, .
  8. a et b « Avis de démission de sénateurs », sur Journal officiel de la République française, .
  9. « Alès : réélu, Max Roustan réalise la passe de cinq », sur midilibre.fr (consulté le )
  10. « [VIDEO] Alès : Max Roustan a lancé sa campagne pour les municipales 2020 », sur midilibre.fr (consulté le )
  11. « Christophe Rivenq, nouveau président d'Alès Agglomération, rend hommage à son prédécesseur, Max Roustan », sur France Bleu, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]