Philippe Meirieu

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Philippe Meirieu
Philippe Meirieu à Grenoble en 2012.
Philippe Meirieu à Grenoble en 2012.
Fonctions
2e vice-président du
Conseil régional de Rhône-Alpes
Délégué à la formation tout au long de la vie

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Jean-Jack Queyranne
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Alès, Gard, France
Nationalité Française
Parti politique Europe Écologie Les Verts
Profession Professeur des universités

Philippe Meirieu, né le à Alès (Gard) , est un chercheur et écrivain français, spécialiste des sciences de l'éducation et de la pédagogie[1]. Il a été l'inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990 ou encore mise en place des Travaux personnels encadrés - TPE - et de l'Éducation civique juridique et sociale - ECJS - dans le cadre de la réforme des lycées de 1998-1999[2]).

Engagé aux côtés du PS, puis d'Europe Écologie, il se définit lui-même comme militant et homme de gauche. De 2010 à 2015, il a été vice-président de la région Rhône-Alpes, délégué à la formation tout au long de la vie. En s'appuyant sur les écrits des grands pédagogues (de Rousseau à Freinet), il met en exergue les tensions inhérentes à l'éducation. Il a contribué à diffuser en France les principes pédagogiques issus de l'Éducation nouvelle et serait devenu en 1998, selon le journal Libération, « le pédagogue le plus écouté de nos gouvernants »[3]. Ses thèses concernant la pédagogie ont également suscité de nombreuses critiques.

Parcours[modifier | modifier le code]

Après une maîtrise[4] obtenue à Paris, il devient professeur de philosophie en lycée. Désireux d'enseigner à l'école primaire, il passe le CAP (certificat d'aptitude pédagogique) d'instituteur[5], puis enseigne le français en collège privé sous contrat expérimental dans le septième arrondissement de Lyon[6]. Il y devient « responsable pédagogique » et met en place une « différenciation pédagogique » en proposant aux élèves de choisir leur nombre d'heures d'enseignement et leurs méthodes de travail dans chaque discipline. Cette expérimentation est évaluée à plusieurs reprises de manière positive par le laboratoire de pédagogie expérimentale de l'Université Lumière Lyon-II, dirigé par le professeur Guy Avanzini[réf. nécessaire]. Sous son impulsion, Philippe Meirieu prépare et soutient une thèse d'État en 1983 en sciences humaines avec comme sujet de recherche les pratiques de groupe en situation scolaire[7]. En 1985, il devient professeur en sciences de l'éducation à l'université Lumière-Lyon 2. Il sera aussi rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques et reste encore aujourd'hui collaborateur du Café pédagogique.

De 1990 à novembre 1993, il est membre du Conseil national des programmes[4]. En parallèle, il crée en 1991 la collection Pédagogies chez ESF éditeur. Encore aujourd'hui, il est le directeur et l'un des principaux auteurs de cette collection.

À la rentrée 1993-1994, Philippe Meirieu reprend, à côté de ses activités universitaires, un enseignement de français dans un lycée professionnel de Vénissieux (le lycée Marc-Seguin). De 1994 à 1998, il est directeur de l'Institut des sciences et pratiques d'éducation et de formation (ISPEF) de l'université Lumière-Lyon 2[8]. En 1997-1998, il préside, à la demande de Claude Allègre, le Comité d'organisation de la consultation et du colloque Quels savoirs enseigner dans les lycées ?[9]. Devenu directeur de l'INRP en 1998, il en démissionne en 2000, estimant au côté d'enseignants comme Erwan Le Roux, Johan Le Roux et Gwénolé Gorrec, que « la poursuite de la rénovation pédagogique est gravement compromise »[10]. En effet, il avait engagé l'INRP dans une démarche d'accompagnement des recherches et innovations de terrain et ce projet venait d'être remis en cause par le ministre Jack Lang qui avait créé, à côté de l'INRP et sans concertation, le Conseil national de l'innovation[réf. nécessaire].

Il devient directeur de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de l'Académie de Lyon de 2001 à 2006. Il renonce alors à postuler à un nouveau mandat. Se sentant trop en désaccord[11] avec les décisions prises les années précédentes dans le domaine éducatif, il ne souhaite pas être nommé par le ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien. Il enseigne ensuite à nouveau à l'ISPEF de l'université Lumière-Lyon 2.

En 2006, il est parrain du projet culturel et éducatif « Cité des savoirs du XXIe siècle » pour l'île Seguin avec d'autres personnalités telles que Régis Debray, Albert Jacquard ou Axel Kahn. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence et du conseil scientifique de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

De septembre 2006 à décembre 2009, il est responsable de la chaîne de télévision éducative Cap Canal, aujourd'hui disparue. Dans ce cadre, il anime, entre autres, le magazine Cap Infos[12], qui traite de toutes les questions pédagogiques liées à l'école et à la formation des professeurs[13].

Il prend sa retraite en octobre 2014 à presque 65 ans. À cette occasion, un colloque sur son travail est organisé par l'université Lumière-Lyon 2, le 10 janvier 2015 sur le thème « Où vont les pédagogues ? ». Ce colloque a donné lieu à la publication d'un ouvrage sous ce même titre coordonné par Jean Rakovitch aux éditions ESF-Sciences humaines. Il est, depuis 2016, président de l'Association Héloïse - Itinéraire des pédagogues européens[14].

Entre 2002 et 2010, il a tenu une rubrique hebdomadaire dans La Vie.

Actuellement professeur émérite à l'université Lumière-Lyon-II, il est docteur honoris causa de l'université libre de Bruxelles et de l'université de Montréal[réf. nécessaire].

Théories pédagogiques[modifier | modifier le code]

Selon lui, le rôle de l'école est à la fois d'instruire et d'éduquer, la finalité étant l'émancipation de l'élève et le développement de son autonomie. De ce fait, comme l'avait démontré aussi Olivier Reboul, tout enseignant est confronté à un certain nombre de contradictions :

  • l'enseignant (et plus globalement tout éducateur) doit s'efforcer de transmettre des normes sociales pour favoriser l'insertion de l'enfant dans la société. Mais il doit aussi lui apprendre à penser par lui-même et à examiner de manière critique les règles sociales existantes. L'éducation à la liberté revêt donc un caractère paradoxal.
  • il existe de même une tension entre la nécessité de faire acquérir à l'élève des savoirs qui sont nécessaires à sa formation et la prise en compte de ses centres d'intérêt. En effet, tout apprentissage véritable nécessite la mobilisation de l'intérêt de l'élève. Sur ce point il précise lors d'une conférence qu'il tient à Lille que "la concurrence est le résultat naissant sous l'action de l'arme évaluative" et que cette concurrence est nuisible pour la majorité des élèves. Seuls les savoirs scolaires faisant sens pour l'élève pourront être assimilés durablement. Il est donc tentant de promouvoir à l'école des thèmes ou des activités qui sont susceptibles de déclencher l'intérêt immédiat de l'élève. Cependant, en privilégiant les centres d'intérêt des élèves, l'enseignant risque de ne pas ouvrir à de nouveaux objets de connaissance et à de nouvelles pratiques culturelles. Philippe Meirieu résume le problème ainsi : « L'intérêt de l'élève est-ce ce qui l'intéresse ou plutôt ce qui est dans son intérêt ? Car de toute évidence, ce qui l'intéresse n'est pas toujours dans son intérêt et ce qui est dans son intérêt ne l'intéresse pas vraiment[15] ».

Pour expliquer — voire dépasser — ces contradictions, Meirieu met en avant le fondement éthique de l'éducation. Il énonce ainsi deux postulats qui sous-tendent l'acte éducatif :

  • le postulat d'éducabilité (inspiré du philosophe et pédagogue Herbart, successeur de Kant à la chaire de Königsberg, mais déjà formulé pat les philosophes empiristes du XVIIIe siècle Locke, Condillac et Helvétius, mis en œuvre par le Docteur Jean Itard avec Victor de l'Aveyron ou Pestalozzi avec les orphelins de Stans) : toute personne est susceptible d'être éduquée, et je suis capable, en personne, de l'éduquer. C'est ce principe qui conduit l'enseignant à faire évoluer ses pratiques pédagogiques de manière à faire évoluer positivement les élèves, tant sur le plan cognitif que dans le domaine socio-affectif.
  • le postulat de liberté est le pendant du principe d'éducabilité. Dans les sociétés démocratiques, l'éducation ne peut être assimilée au dressage. Ses résultats sont donc incertains car en dernière instance, l'apprentissage est du ressort de l'élève. « L'enseignant doit donc donner au sujet la possibilité d'exprimer ses propres projets individuels et collectifs[16] ».
  • les postulats d'éducabilité et de liberté sont tous les deux, à la fois nécessaires et contradictoires, mais aucun des deux ne doit être abandonné. Tout au contraire, c'est en cherchant comment rendre compatibles les principes qu'ils expriment que les pédagogues font "œuvre de pédagogie". Philippe Meirieu reprend ici la formule de Rousseau dans l' Emile ou de l'éducation, qui affirme : "Jeune instituteur, je vous prêche un art difficile, c'est de tout faire en ne faisant rien". "Tout faire" au nom du principe d'éducabilité en construisant des situations structurées, diversifiées et riches... "En ne faisant rien", parce qu'on ne peut qu'inviter le sujet à s'engager par lui-même. Pour autant, Philippe Meirieu ne nie nullement l'intérêt de "contraintes", dans la mesure où elles sont fécondes, c'est à dire où elles constituent des dispositifs favorables à l'engagement et au dépassement du sujet. Il s'inspire beaucoup, sur ce point, de Korczak qui montre comment la contrainte qui impose le sursis à l'immédiateté autorise (sans, pour autant, pouvoir la contrôler) l'émergence de la pensée.

Il met avant tout l'accent sur le fait que chaque élève est différent et que les classes sont inévitablement hétérogènes. Face à cette hétérogénéité, il propose d'utiliser la pédagogie différenciée et plus particulièrement les groupes de besoin[17]. De manière plus générale, il puise sa réflexion dans les écrits des grandes figures de la pédagogie telles Pestalozzi, Makarenko, Korczak, Montessori, Freinet, Fernand Oury, etc.

A partir des années 2000, son travail s'élargit aux questions éducatives sur le versant familial et sociétal. Il souligne, dans ses ouvrages et articles, en quoi la montée de l'individualisme social, décrit, en particulier, par Marcel Gauchet, la multiplication des prothèses technologiques et l'emprise publicitaire et médiatique poussent l'enfant à se développer sur le mode pulsionnel et rend plus difficile l'accès à la pensée. Pour faire face à ces phénomènes, il puise à nouveau dans l'histoire de la pédagogie et développe ce qu'il nomme une "pédagogie du sujet" permettant à "l'enfant d'être au monde sans occuper le centre du monde". Il souligne l'importance, pour cela, dans toute éducation, de promouvoir le "sursis", la symbolisation et la coopération.

Alors qu'il prône l'étude de la littérature classique dans son essai Des enfants et des hommes paru en 1999, il avoue s'être trompé quand, 15 ans plus tôt, il estimait que « les élèves défavorisés devaient apprendre à lire dans des modes d'emploi d'appareils électroménagers plutôt que dans les textes littéraires » : « Je me suis trompé. Pour deux raisons : d'abord, parce que les élèves avaient l'impression que c'était les mépriser ; ensuite, parce que je les privais d'une culture essentielle. C'est vrai que, à l'époque, dans la mouvance de Bourdieu, dans celle du marxisme, j'ai vraiment cru à certaines expériences pédagogiques. »[18].

Il a écrit de nombreux ouvrages et articles dans lesquels il s'explique sur les déformations dont selon lui ses propos ont fait l'objet, précisant sa pensée tout au long de son œuvre.

Critiques reçues[modifier | modifier le code]

Les travaux de Philippe Meirieu sont l'objet de controverses, notamment de la part de Liliane Lurçat[19], l'association Sauver les lettres[20], l'association Reconstruire l'École[21] et l'association SOS Éducation[22]. Des intellectuels tels que Régis Debray[23],[24], Marcel Gauchet[25],[26], Alain Finkielkraut, ou Jacqueline de Romilly[27] considèrent leur application par le corps enseignant comme partiellement responsable d'une baisse générale du niveau de l’Éducation nationale qu'ils disent constater.

En 2011, le Club de l'horloge lui attribue le prix Lyssenko pour « sa contribution majeure à la ruine de l'enseignement ».

Des enseignants contestent ses théories éducatives fondées sur l'« élève apprenant » plutôt que sur des savoirs fondamentaux. « Philippe Meirieu a été très souvent pris à partie par les républicains ou les disciplinaristes qui l'accusent d'avoir contribué à la baisse du niveau des élèves ainsi qu'à l'effondrement de l'autorité des enseignants par son idéologie pédagogiste, égalitariste et démagogique[28]. » Il a été contesté par des journalistes tels que Natacha Polony[29], des enseignants comme Agnès Joste[30] ou Jean-Paul Brighelli[31].

Denis Kambouchner, dans son livre Une École contre l'autre[32] critiquait les réformes pédagogiques proposées par Philippe Meirieu, alors conseiller de Claude Allègre. S'il place toujours la pensée de celui-ci dans la continuité d'une « tradition utopique, qui remonte à Jean-Jacques Rousseau, à Pestalozzi, qui a été pratiquée dans des écoles expérimentales aux États-Unis ou en URSS ». Il reconnaît néanmoins en lui un homme « soucieux de nouer un dialogue » avec lequel il s'accorde aujourd'hui « sur un certain nombre de constats »[33].

Cette critique se radicalise sous la plume de Jean-Claude Michéa pour qui Meirieu représente le fervent promoteur d'une transformation libérale de l'éducation : « On ne saurait mieux souligner tout ce que la gestion du capitalisme moderne doit, en France, aux idées d'un Philippe Meirieu. Gageons que la classe dirigeante saura récompenser un employé aussi précieux en lui offrant, un de ces jours, un poste de député européen. Elle ne saurait faire moins. »[34] Philippe Meirieu lui a répondu longuement dans le livre-entretien publié avec Luc Cédelle Un pédagogue dans la Cité : « Je crains que Monsieur Michéa ne se contente de se délecter de quelques provocations bien senties à mille lieues de la réalité du peuple dont il se réclame. Je l’invite, quant il le veut, à participer à une université populaire d’ATD Quart-Monde ou à venir dans un centre de formation qui accueille les chômeurs en fin de droits : nous pourrons y confronter et mettre à l’épreuve nos propositions respectives… »[réf. insuffisante]

De vives polémiques ont opposé Alain Finkielkraut et Philippe Meirieu. Ce dernier a été amené à écrire le 8 mai 2000 une lettre ouverte à Alain Finkielkraut publiée dans Le Monde : « De quelle couleur sera l’étoile dont on affublera demain, si les clercs que vous représentez venaient, par malheur, à nous gouverner, les pédagogues comme moi[35] ? » Finkielkraut nuance ses accusations personnelles en 2008 contre Philippe Meirieu en le qualifiant d'« homme de dialogue »[36].

Évoquant en 2000 cette querelle « entre “pédagogues” et “antipédagogues” » qui dresse les constats de la « décomposition de l'enseignement » et débat sur l'« illusion pédagogiste », Philippe Petit de Marianne constate que ce « sacre de l'enfant-roi » voulu par Philippe Meirieu et les pédagogues a « littéralement contaminé la plupart des IUFM ainsi que la prose ministérielle »[37].

Gérard Molina, citant Philippe Meirieu [38] constate que celui-ci a changé de position et a effectué une auto-critique, auto-critique qu'il juge néanmoins dérisoire[39].

Philippe Meirieu a, à l'opposé, été également critiqué par ceux qui lui reprochent d'avoir "revisité" les mots d'ordre de l'Education nouvelle, critiqué la non-directivité, les méthodes de travail libre par groupe (qui aboutissent, selon lui, si elles ne sont pas régulées pédagogiquement, à une partition des élèves en concepteurs, exécutants, chômeurs et gêneurs), l'idéologie des compétences (qui lui paraît émietter les savoirs et faire l'impasse de l'intentionnalité des apprentissages), les partisans de "l'innovation à tout prix" (y compris dans le domaine du numérique)[réf. nécessaire] : il répond à ces attaques en se positionnant contre ce qu'il nomme le "naturalisme pédagogique" dans son ouvrage Eduquer après les attentats. Il ferraille également avec les partisans systématique des "écoles alternatives" et de "l'instruction en famille", comme André Stern, considérant que la finalité de l'école publique n'est pas seulement d'apprendre, mais aussi d' "apprendre ensemble"[réf. nécessaire][40].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 2009, les dirigeants d'Europe Écologie lui demandent de prendre la tête de leur liste dans la région Rhône-Alpes pour les élections régionales de 2010[41]. Meirieu, qui dit avoir longtemps soutenu le Parti socialiste et ne plus s'y reconnaître[41], accepte la proposition[41]. Le 7 novembre 2009, il devient tête de liste d'Europe-Écologie en Rhône-Alpes pour les élections régionales de mars 2010, après un vote des militants des Verts, réunis en assemblée générale à l'université Lyon II[42]. La liste qu'il conduit obtient 17,5 % des suffrages au premier tour des élections régionales de 2010 et se place en 3e position derrière le PS et l'UMP. Élu conseiller régional après la fusion des listes de gauche et leur victoire, il devient deuxième vice-président du conseil régional, délégué à la formation tout au long de la vie[43]. Il est en outre président délégué du Pôle Rhône-Alpes Orientation[44] et président de la "commission jeunesse" de l'Association des Régions de France[45]. Il est désormais membre d'Europe Écologie Les Verts.

Le 11 décembre 2010, il est élu à la tête du parlement (Conseil fédéral) d'Europe Écologie Les Verts[46].

À la suite d'un accord conclu en novembre 2011 entre le PS et EELV, il est désigné comme candidat du PS et du parti écologiste dans la première circonscription de Lyon aux élections législatives de 2012[47]. Ce choix lui vaut de nombreuses critiques, en particulier de la part de Gérard Collomb qui l'accuse de « terrorisme intellectuel » et le qualifie de « khmer vert »[48]. Le PRG Thierry Braillard, traditionnellement allié du PS, annonce maintenir sa candidature contre le candidat désigné par le PS et EELV[49], qu'il qualifie de « Perben vert »[50]. Sur le terrain, le logo PS aurait été placé sur le matériel de propagande de la liste non adoubée sans autorisation, et le Parti socialiste a donc envisagé de porter plainte[51]. Bénéficiant de seulement 18,36 % des voix et devancé par Thierry Braillard, Philippe Meirieu ne réalise pas le pourcentage de voix nécessaire pour se maintenir au second tour de l'élection[52]. Philippe Meirieu a raconté la campagne électorale de ces élections législatives dans un e-book publié par le quotidien Libération.

Dans l'entre-deux tours des élections municipales de 2014, Philippe Meirieu se démarque du EELV local en soutenant la liste menée par Nathalie Perrin-Gilbert (avec qui il était en binôme aux législatives de 2012) sur le 1er arrondissement, et ce malgré une fusion des listes PS et EELV. Il explique son choix par un désaccord de fond avec les propositions du maire PS de Lyon, Gérard Collomb, reprochant à ses camarades d'EELV un accord « pour des places et non un projet politique »[réf. nécessaire].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Portrait-robot, Bayard Presse, 1983, p.
    Publié dans le no 102 d'Astrapi le , p. 9-11.
  • Apprendre en groupe ?. 1, Itinéraire des pédagogies de groupe, Lyon : Chronique sociale, 1986.
  • Apprendre... oui mais comment, ESF éditeur, collection Pédagogies, 1987.
  • L’École mode d’emploi : des méthodes actives à la pédagogie différenciée, ESF éditeur, 1989.
  • La Machine-école, avec Stéphanie le Bars, Gallimard, 1991.
  • Le Choix d'éduquer, ESF éditeur, collection Pédagogies, 1991 (réédition en 2007).
  • L’Envers du tableau. Quelle pédagogie, pour quelle école ?, ESF éditeur- 1993
  • La Pédagogie entre le dire et le faire, Paris, ESF éditeur, 1995.
  • L'École ou la guerre civile, avec Marc Guiraud, Plon, 1997.
  • Des enfants et des hommes, ESF éditeur, collection Pédagogies, 1999.
  • Deux Voix pour une école, avec Xavier Darcos, Desclée de Brouwer, 2003.
  • Faire l'école, faire la classe, ESF éditeur.
  • Le monde n'est pas un jouet, Desclée de Brouwer, 2004, traduit en espagnol et en catalan.
  • Nous mettrons nos enfants à l'école publique, Paris, Éditions Mille et Une Nuits, 2005.
  • Lettre à un jeune professeur, Paris, ESF éditeur, 2005.
  • École, demandez le programme, Paris, ESF éditeur, 2006.
  • Une autre télévision est possible, Chronique sociale, 2007.
  • Pédagogie : le devoir de résister, Paris, ESF éditeur, 2007.
  • Frankenstein pédagogue, Paris, ESF éditeur, 2007.
  • L'éducation peut-elle être encore au cœur d'un projet de société ? (avec Pierre Frackowiak), Paris, éditions de l'Aube, 2008.
  • Lettre aux grandes personnes sur les enfants d'aujourd'hui, Paris, Éditions Rue du Monde, 2009.
  • Élever votre enfant de 6 à 12 ans avec Marcel Rufo, Christine Schilte, Pascale Leroy, Paris, Hachette Pratique, 2009.
  • Un pédagogue dans la Cité : conversation avec Luc Cédelle, Paris, Desclée de Brouwer, 2012.
  • Korczak : pour que vivent les enfants (illustrations de PEF), Paris, Rue du Monde, 2012.
  • Pédagogie : des lieux communs aux concepts clés, Paris, ESF éditeur, 2013.
  • Le plaisir d’apprendre avec E. Daviet, F. Dubet, B. Stiegler, & Collectif, Paris, Autrement, 2014.
  • C'est quoi apprendre ? avec Émile, édition de l'Aube, La Tour-d'Aigues, 2015.
  • Éduquer après les attentats, Paris, ESF éditeur, 2016.
  • Nouvelle édition du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire dirigée par Ferdinand Buisson, établie et présentée par Patrick Dubois et Philippe Meirieu, Paris, Robert Laffont, collection "Bouquins", 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. professeur en sciences de l'éducation à l'université Lumière-Lyon 2 où il enseigne à l'Institut des sciences et pratiques d'éducation et de formation (ISPEF), cf. « le site de l'ISPEF. ».
  2. [1]
  3. Alain Auffray, « Philippe Meirieu, 49 ans. Ennemi des orthodoxies, il est devenu le pédagogue le plus écouté de nos gouvernants. L'ennemi des classes. », (consulté le 8 janvier 2015).
  4. a et b « Site de l'académie de Grenoble. ».
  5. [PDF]« Leçons de pédagogues, de Pestalozzi à Freinet, Makarenko, Montessori... », entretien avec Philippe Meirieu. ».
  6. « Expérimentation pédagogique du collège Saint-Louis de Lyon. ».
  7. http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/1983/meirieu_p#p=0&a=top
  8. « Site de l'ISPEF. ».
  9. http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/biographie.htm
  10. « Propos recueillis par le Sgen-CFDT. ».
  11. http://nontitulairesdelen.hautetfort.com/archive/2006/03/29/philippe-meirieu-je-me-sens-trop-en-desaccord-et-quitte-l-iu.html
  12. http://www.meirieu.com/CAP_CANAL_ARCHIVES.htm
  13. « « Philippe Meirieu » sur le site officiel de [[Cap Canal]]. ».
  14. http://pedagogues-heloise.eu
  15. Philippe Meirieu, Faire l'école, faire la classe, 2004.
  16. [PDF] Philippe Meirieu, « « Histoire des doctrines pédagogiques, séance 5 : L'articulation entre éducabilité et liberté dans l'action pédagogique... ou “L'action pédagogique comme ruse” » sur le site officiel de Philippe Meirieu. ».
  17. Voir aussi Sabine Kahn, pédagogie différenciée, éditions De Boeck, 2010
  18. Philippe Meirieu : "Oui, je me suis trompé", entretien, Le Figaro magazine, 23 octobre 1999
  19. « Un apôtre de l'Éducation Nouvelle : Philippe MEIRIEU », sur www.lire-ecrire.org (consulté le 15 juillet 2014)
  20. « Ni Robien, ni Meirieu. », sur www.sauv.net (consulté le 23 mai 2010)
  21. « Présentation & historique de l'association : "Reconstruire l'école" », sur www.r-lecole.freesurf.fr (consulté le 23 mai 2010)
  22. « Super Pédago cité par Le Monde ! », sur www.soseducation.org (consulté le 13 février 2013)
  23. Éloges de nos maîtres (textes réunis par Anne Baudart et Henri Pena-Ruiz). In Les préaux de la république, Paris, Minerve, 1991
  24. Philippe Meirieu, 49 ans. Ennemi des orthodoxies, il est devenu le pédagogue le plus écouté de nos gouvernants. L'ennemi des classes. Alain Auffray, Libération, 3 septembre 1998
  25. La démocratie contre elle-même, Gallimard-TEL, 2002. 385 p..
  26. Philippe Meirieu, l'école a son maître Florence Couret, La Croix, 3 septembre 2010
  27. L'Enseignement en détresse, Julliard, 1984
  28. « Site de Philippe Meirieu. ».
  29. Les politiques redécouvrent l'école, Natacha Polony, lefigaro.fr, 13/11/2009
  30. « « Cérémonie des vœux 2006 : Philippe Meirieu demande la suppression d’une heure de français et de mathématiques en seconde », 15 janvier 2006. ».
  31. « « Un livre indispensable », 5 avril 2009. ».
  32. Denis Kambouchner, Une école contre l'autre, Éd. PUF. 2000
  33. Philippe Meirieu, l'école a son maître. Denis Kambouchner, professeur de philosophie à Paris 1 : « Le dialogue avec lui mérite d'être poursuivi » Laurent Larcher, La Croix, 4 septembre 2010.
  34. Michéa (Jean-Claude), Le complexe d'Orphée : La Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Climats, (ISBN 2081260476).
  35. « « Adieu Finkielkraut », », sur Le Monde, 8 mai 2000..
  36. « « Éducation : on revoit la copie » sur [[France 3]]. ».
  37. « Le maître doit-il abdiquer devant l'enfant-roi ? », Marianne, 29 mai au 4 juin 2000.
  38. « Les pédagogues, dont je fais partie, ont commis des erreurs. Il y a quinze ans, par exemple, je pensais que les élèves défavorisés devaient apprendre à lire dans des modes d'emploi d'appareils électroménagers plutôt que dans des textes littéraires. Parce que j'estimais que c'était plus proche d'eux. »
  39. « Refonder l’école ou accompagner sa dérive ? », L’Aventure humaine, « Oser enseigner », no 10/2000, mai 2000
  40. « Quelle autonomie pour les établissements scolaires dans l'Education national ? »
  41. a, b et c Frédéric Crouzet, « Philippe Meirieu prêt à mener la liste Europe Écologie », in 20 minutes (édition de Lyon), jeudi 10 septembre 2009, p. 3
  42. « Les verts jouent l'ouverture », sur metrofrance.com, (consulté le 8 novembre 2009).
  43. http://www.rhonealpes.fr/38-executif-regional.htm#par10971
  44. http://www.rhonealpes-orientation.org/le-prao/notre-organisation/notre-organisation-72872.kjsp?RH=LE-PRAO
  45. http://www.lyoncapitale.fr/journal/Autre-contenu/Breves/Meirieu-les-gens-qui-me-connaissent-vont-beaucoup-rire
  46. AFP, « Philippe Meirieu élu à la tête du parlement d'Europe écologie-Les Verts », Le Monde,‎ .
  47. Philippe Meirieu : « Heureux d’être candidat à Lyon au nom des forces de gauche », entretien, LyonMag.com, 23 novembre 2011
  48. Gérard Collomb: «Je ne plierai pas devant les Khmers verts», 22 novembre 2011
  49. Thierry Braillard maintient le cap, 20minutes.fr, 14 décembre 2011
  50. http://www.lyoncapitale.fr/journal/Autre-contenu/Breves/Meirieu-un-Perben-Vert-pour-Giordano
  51. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Politique/Legislatives-2012/Philippe-Meirieu-ou-le-fiasco-vert affaire du logo du PS
  52. Philippe Meirieu ou le fiasco vert, Paul Terra, Lyon Capitale.fr, 11 juin 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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