Route nationale 106 (France)

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Route nationale 106
Cartouche de la route
Image illustrative de l'article Route nationale 106 (France)
La route nationale 106 au col de Montmirat en direction de Florac.
Historique
Déclassement D 806 (entre Mende et Saint-Chély-d'Apcher)
Caractéristiques
Longueur 149 km
Direction sud-est/nord-ouest
Extrémité sud-est A9 A54 N113 à Nîmes
Intersections

D999 D907 à Nîmes
D982 à Moussac
D907 D998 à Florac
D907BIS à Ispagnac

Extrémité nord-ouest N88 à Balsièges
Réseau Route nationale
Territoire traversé
1 région Occitanie
2 départements Gard, Lozère
Villes principales Nîmes, Alès, Florac
Exploitation
Gestionnaire DIR Méditerranée et Massif central
Notes
Tracé après déclassement

En France, la route nationale 106, ou RN 106, relie Nîmes à Balsièges près de Mende.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, la route nationale 106 reliait Nîmes à Saint-Gérand-le-Puy, via Villefort, Langogne, Ambert, Thiers et Vichy, passant ainsi nettement plus à l'est que le tracé actuel, à partir d'Alès, et suivant jusqu'à Langogne la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Ce tronçon constitue la route de Nîmes à Moulins[1].

La route est aménagée de Vichy à Cusset en 1846 le long de l'allée Mesdames et le quartier de Presles avec construction du pont de la Papeterie sur le Sichon[2].

En 1933 fut créée la RN 106A, section correspondant à l'avenue de Lyon à Vichy. Cette route, parallèle à la RN 106, franchissait la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac par un pont. Cette route devient la RN 219 en 1978 ; elle est reversée dans la voirie communale par arrêté du 22 avril 1986[3].

En 1950, la route nationale 106 change de parcours en passant par Creuzier-le-Neuf et non plus par les quartiers nord-est de Cusset. L'ancien tracé devient une antenne, la RN 106B reliant Cusset à Billezois. Cette route est déclassée RD 906B après la réforme de 1972[4].

Le tronçon de Nîmes à Alès reste classé en nationale tandis que la section entre Alès et Saint-Gérand-le-Puy est déclassée, après la réforme de 1972 :

  • entre Alès et Langogne : D 906 ;
  • entre Saint-Paulien et Thiers au carrefour avec la route nationale 89 : D 906 ;
  • entre Thiers (centre-ville) et Vichy : D 906 ;
  • entre Vichy et Creuzier-le-Neuf : cette section reste dans le réseau routier national (N 209) mais sera déclassée après le décret de 2005 ;
  • entre Creuzier-le-Neuf et Magnet : D 907 ;
  • entre Magnet et Saint-Gérand-le-Puy : D 906.

Les conseils généraux effectueront plusieurs travaux de sécurisation de la route dont leur gestion est confiée par l'État[1].

La nouvelle route nationale 106 continue désormais jusqu'à Saint-Chély-d'Apcher, en reprenant une partie de la RN 107BIS entre Alès et Florac et une partie de la RN 107 entre Florac et Saint-Chély-d'Apcher via Mende.

Le décret no 2005-1499 du 5 décembre 2005 ne maintient que « la liaison Nîmes-Mende via Alès assurée par la route nationale 106 (de l'autoroute A 9 à la route nationale 88 à Mende) »[5]. Le tronçon de Mende à Saint-Chély-d'Apcher est déclassé en route départementale, prenant l'appellation de RD 806, l'État confiant la gestion de ce tronçon au département de la Lozère.

Transformation en voie rapide[modifier | modifier le code]

La route est en cours de mise en 2×2 voies entre Alès et Nîmes.

Jusqu'en janvier 2008, seul le tronçon de Boucoiran à Alès était ouvert.

Depuis janvier 2008, un tronçon supplémentaire étend la zone aménagée jusqu'à La Calmette. L'ouverture de ce tronçon s'est faite avec 18 mois de retard sur le planning initial. Ce retard est dû à un redimensionnement et à un refondement du projet. En effet, alors que les travaux avaient débuté, la crue exceptionnelle de 2002 a nécessité un rehaussement du projet afin que la route soit insubmersible. Du fait de ce rehaussement, il a aussi fallu permettre une transparence hydraulique. Cette dernière est assurée par les 22 ouvrages d'art (de longueur cumulée voisine du kilomètre) que compte ce tronçon de 9,5 km. La réalisation de ces ouvrages a aussi retardé la mise en service.

Lors de sa mise en service, le raccordement de ce nouveau tronçon avec l'ancien tracé n'était pas direct mais se faisait via un échangeur de sortie. La mise en service d'un raccordement direct est intervenue en 2010 à la suite de la construction de nouveaux ouvrages d'art et de 2,5 km de voies supplémentaires[6].

L'achèvement de la transformation, jusqu'à Nîmes, se fera par la suite, par élargissement du tracé actuel.

Lors de l'ouverture des tronçons en 2×2 voies, les anciens tracés sont déclassés en premier lieu en RN 2106, puis sont reversés dans la voirie départementale (actuellement RD 936 entre Alès et le Pont de Ners).

L'architecte Ouvrage d'Art de la RN 106, André Mascarelli, notamment pour le traitement architectural du Viaduc de Ners, recevra le Ruban d'Argent en 1999.

Tracé actuel[modifier | modifier le code]

Le premier tronçon, de Nîmes à La Calmette, est particulièrement dangereux (tracé sinueux, sections de dépassements à trois voies, fortes pentes et croisements d'autres routes qui sont dangereux).

De La Calmette à Alès, la route est tracée dans la plaine alluviale du Gardon et le tracé « historique » (avant mise en 2×2 voies) est assez sensible aux inondations automnales liées aux épisodes cévenols.

Après Ners, le point de vue est magnifique, à droite, sur le village médiéval de Vézénobres accroché au flanc de la colline.

La route traverse la ville d'Alès. Au delà, le tracé devient celui d'une route de montagne, sinueux et étroit. Seuls au sud de La Grand-Combe sont aménagés 3 km de portion à 3 voies.

Trafic[modifier | modifier le code]

La RN 106 est l'axe principal de liaison entre Alès (et plus généralement les Cévennes) et Nîmes. En raison de l'interconnexion des bassins d'emploi, le trafic est très important entre ces deux villes avant et après les heures de bureau.

Elle constitue également, via Alès, un des principaux points d'accès aux Cévennes. En période estivale ainsi que durant l'automne, elle reçoit un trafic important en liaison avec le sud du département du Gard et les Bouches-du-Rhône. Ce trafic, concentré sur les fins de semaine, est lié aux activités de loisirs verts (résidences secondaires, promenade, cueillette).

Au delà d'Alès, l'essentiel du trafic est généré par les activités liées aux loisirs verts. On peut cependant citer un faible trafic de liaison entre Alès, Florac et l'autoroute A75.

Concernant le trafic de marchandises, sur sa partie sud-lozérienne, cette voie est principalement empruntée par des camions des eaux de Quézac, du fioul et des carburants, et du bois ou dérivés, à destination notamment de la papeterie de Tarascon.

Le tronçon le plus septentrional (de Mende à Saint-Chély-d'Apcher) présente quant à lui, un trafic peu élevé, justifiant son déclassement[1].

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Montée du col de Montmirat
La RN 106 dans la montée du col de Montmirat.

Ancien tracé de Mende à Saint-Chély-d'Apcher (D 806)[modifier | modifier le code]

Tracé d'origine : de Nîmes à Saint-Gérand-le-Puy[modifier | modifier le code]

Ancienne route nationale 106
Image illustrative de l'article Route nationale 106 (France)
Plaque en fonte à Abrest
Historique
Déclassement D 906, D 2209, D 907
Caractéristiques
Longueur 329 km
Extrémité sud Nîmes
Intersections
Extrémité nord Saint-Gérand-le-Puy
Réseau Ancienne route nationale déclassée
Territoire traversé
2 régions Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes
5 départements Gard, Lozère, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Allier
Villes principales Alès, Villefort, Langogne, La Chaise-Dieu, Ambert, Thiers, Vichy
Exploitation
Gestionnaire Départements
Notes
Tracé original (avant 1972)
Numérotation actuelle des routes

Travaux menés par les départements[modifier | modifier le code]

Après le transfert des tronçons de l'ancienne route nationale 106 (entre Alès et Saint-Gérand-le-Puy) aux conseils généraux, ceux-ci se sont occupés de la modernisation de cet axe, par la déviation d'agglomérations ou la rectification de virages par exemple :

  • la déviation du Puy-en-Velay est construite par le département de la Haute-Loire en 1977, assurant aussi un rôle de contournement du Puy-en-Velay par le sud-ouest et la continuité d'une liaison entre Clermont-Ferrand et la Vallée du Rhône par la route nationale 102 et une partie de la RN 88[1],[7] ;
  • entre La Chaise-Dieu et Arlanc, le tracé a été rectifié en 1987, délaissant l'ancien tracé tortueux par Mayres en devenant D 907 dans le Puy-de-Dôme et D 706 en Haute-Loire ; par la suite, la D 906 passe à proximité de Dore-l'Église[1],[7],[8] ;
  • à l'ouest de Thiers, un contournement a été réalisé en 1977, se raccordant à l'autoroute A89 (l'ancien tracé devenant la RD 906A puis la RD 400)[8] ;
  • un contournement de Puy-Guillaume, sous le numéro D 343, a été réalisé en 1996. Inachevé, il ne permet pas de détourner le trafic de transit[8] ;
  • une rectification de tracé à Mariol a été aménagée ; le délaissé est déclassé D 906D dans le Puy-de-Dôme ;
  • à la suite de la mise en service du contournement sud-ouest de Vichy début 2016 (nommé D 906), les sections de la D 906 entre Saint-Yorre et Vichy et entre Magnet et Saint-Gérand-le-Puy sont renommées D 906E.

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Entre Alès et Pradelles[modifier | modifier le code]

Entre Saint-Paulien et Saint-Gérand-le-Puy[modifier | modifier le code]

Les communes traversées étaient :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]