Château de Portes

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Château de Portes
Image illustrative de l’article Château de Portes
Le château de Portes.
Nom local Un vaisseau en Cévennes
Période ou style Médiéval
Renaissance
Type Architecture fortifiée
Début construction XIIe siècle
Propriétaire actuel Propriétaire privé / association loi de 1901 bail longue durée
Destination actuelle Ouvert au public
Protection Classé monument historique, le 28 décembre 1984
Coordonnées 44° 16′ 05″ nord, 4° 01′ 38″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Languedoc
Département Gard
Commune Portes
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Portes
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Château de Portes
Géolocalisation sur la carte : Gard
(Voir situation sur carte : Gard)
Château de Portes

Le château de Portes est un ancien château fort, du début du XIIe siècle, qui se dresse sur la commune française de Portes, dans le département du Gard, en région Occitanie. Les Anduze, les Randon et les Polignac rendront hommage à l’abbé de Saint-Pierre-de-Sauve pour ce château du XIe au XIVe siècle.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château de Portes est situé au passage du col éponyme, à 600 mètres au sud-est de l'église de Portes, dans le département français du Gard. Il surveillait l’ancien chemin (ou voie) dit de Regordane, qu’empruntaient les pèlerins de Saint-Gilles et les Croisés vers la Terre sainte sur dix lieues.

Historique[modifier | modifier le code]

Raymond-Guillaume de Budos, neveu du pape Clément V, achète le à Guillaume de Randon, seigneur de Luc, la baronnie des Portes-Bertrand. Il agrandit le château du XIIIe siècle et le flanque d’au moins deux tours. En 1384, Thibaud de Budos récupère le château, enlevé à son père André qui avait pris le parti des Anglais au début de la Guerre de Cent Ans. Le château est agrandi tout au long des XVe et XVIe siècles.

Durant les Guerres de Religion, les Budos font partie des rares seigneurs de la région à rejoindre la Ligue. En récompense de ses services Jacques Ier voit sa terre érigée en vicomté, et reçoit le collier des ordres du Roi. C'est à cette époque que le château fort fut largement remanié, afin de l'adapter aux nouveaux usages militaires : glacis, barbacane, création de plate-forme d'artillerie, et surtout bastionage de la tour sud-est, dans les années 1570-80[1].

La seigneurie devient de plus en plus riche et puissante jusqu’à ce que Louis XIII l'érige en marquisat en faveur d’Antoine Hercule de Budos (fils de Jacques Ier). Son frère Balthazar est évêque d’Agde, une de ses sœurs, Louise est duchesse de Montmorency, une autre, abbesse de l’abbaye aux Dames de Caen. Maréchal de camp, il est tué au siège de Privas en 1629. Sa fille, Marie-Felice, laisse le château en héritage à son neveu, le Prince de Conti, en 1693, que son descendant vend à Louis XVI en 1781.

La maison de Budos de Portes s'éteignit réellement dans les Borne comte d'Altier qui eux-mêmes s'éteignirent indirectement dans les comtes de Gourcy de Chapelain qui subsistent encore.

À la Révolution, le bien est nationalisé et vendu à six propriétaires successifs. Il finit par se retrouver en 1841 entre les mains de la famille de La Vernède qui fera restaurer le monument alors en mauvais état.

À la suite de l’exploitation intensive des mines de charbon sous ses fondations, les terrains s’effondrent provoquant la ruine du château fissuré à sa base, évacué en 1929, ainsi que la démolition du village minier rebâti 300 m plus loin. Vers 1960, les cavités sont comblées sous le château, ce qui le stabilise. En 1969, une association est créée afin de le sauver d'une ruine définitive. Il est classé monument historique en 1984.

Le château constitue un témoignage architectural unique en Europe en raison de son éperon exceptionnel à 49 degrés, en forme de proue de navire, qui lui a valu le surnom « un vaisseau en Cévennes ».

Au XXIe siècle, le château est la propriété de la famille Coquebert de Neuville.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Château entouré d'un mur bas, trois tours visibles à chacun des angles d'un mur d'enceinte plus élevé dans lequel s'ouvre une porte fortifiée, un donjon domine le tout.
  • Le monument est géré par l'association loi de 1901 à but non lucratif « Renaissance du Château de Portes » (RCP), affiliée à l’Union Rempart. Le château, effondré en partie au tournant des années 1930, est restauré grâce à des chantiers de bénévoles de missions d'éducation populaire. Il faut encore des bras pour restaurer les maçonneries sur sa partie médiévale. Objectif : rendre la barbacane accessible au public. Le toit de lauze du corps de garde a également besoin d'une réfection.
  • Le château est ouvert à la visite toute l'année. Des expositions, des animations pédagogiques et des événements culturels y sont également organisés.

Description[modifier | modifier le code]

L'unique bastion bâti vers 1550, a contraint le maître d’œuvre à bâtir le carré des appartements dans le pentagone de ce dernier[2].

Association gestionnaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claire Guiorgadzé, « Le château de Portes. Un bastion catholique en Cévennes », Congrès archéologique de France, vol. 1999, no 157,‎ , p. 239-264 (lire en ligne).
  2. Nicolas Faucherre, « La fin du château fort », Dossiers d'archéologie, no 404,‎ , p. 71 (ISSN 1141-7137).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]