Valleraugue

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Valleraugue
Valleraugue vue de la Montée des 4 000 marches.
Valleraugue vue de la Montée des 4 000 marches.
Blason de Valleraugue
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
(siège)
Maire
Mandat
Thomas Vidal
2014-2020
Code postal 30570
Code commune 30339
Démographie
Population
municipale
1 035 hab. (2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 54″ N 3° 38′ 33″ E / 44.0816666667, 3.642544° 04′ 54″ Nord 3° 38′ 33″ Est / 44.0816666667, 3.6425  
Altitude Min. 294 m – Max. 1 565 m
Superficie 78,35 km2
Localisation

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Valleraugue

Valleraugue (Valarauga en occitan) est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Valleraugue est une commune des Cévennes gardoises. Sur son territoire se trouve le mont Aigoual, second massif des Cévennes et point culminant du Gard. Le village proprement dit se situe au confluent du Clarou et de l'Hérault qui prennent tous deux leur source dans le massif de l'Aigoual. Valleraugue est l'une des communes du Massif central où le dénivelé entre le point le plus bas et le point le plus haut est le plus important (près de 1 300 mètres). Le plus haut hameau de la commune, L'Espérou, est situé à 1 200 mètres d'altitude.

Le 29 septembre 1900, il est tombé dans la commune 950 mm de pluie en dix heures[1], ce qui constitue le record absolu de hauteur de précipitations en 24h en France. Durant l'épisode orageux du 1er novembre au 6 novembre 2011, il est tombé 936 mm et des rafales de 186 km/h ont été enregistrées.

Observatoire météorologique du Mont Aigoual

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Valleraugue couvre les hameaux et lieux-dits de :

  • L'Espérou
  • Ardaillers mas Gibert
  • Ardaillers mas de l'église
  • Ardaillers mas Miquel
  • Taleyrac
  • Les Salles
  • Le Cros
  • Le Gasquet
  • Le Mas Méjean
  • Villeméjane
  • Mallet
  • Le Valdeyron
  • Espériés
  • Campredon
  • Les Vignes

Histoire[modifier | modifier le code]

Henri Cazalet, notaire honoraire, a consacré une monographie à Valleraugue en 1950[2].

Valleraugue faisait partie de la Viguerie du Vigan et du diocèse de Nîmes (plus tard d'Alais) (Alès), archiprêtré de Sumène. On y comptait 7 feux en 1384 et 572 en 1789. Au commencement du XIIIe siècle, Valleraugue appartenait à la maison de Roquefeuil ; il fit ensuite partie de la baronnie de Meyrueis, et ne fut définitivement réuni à la couronne que vers 1780. Valleraugue devint, en 1790, le chef-lieu d'un canton du district du Vigan qui comprenait seulement trois communes: La Rouvière, Saint-André-de-Majencoules et Valleraugue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Extraits de la Topographie du Département du Gard, édition de 1868, par Eugène Germer-Durand :

  • Castrum de Valarauga, in diocesi Nemausensi en 1225, (Layette du trésor des chartes tome II)
  • Vallis-Araugia en 1228, (chapitre de Nîmes, archives départementales)
  • Vallarauga en 1247, (chapitre de Nîmes, archives départementales)
  • Ecclesia de Varalauga, 1249, (cartulaire de Notre-Dame de Bonheur, chapitre 20)
  • S. de Baralauge en 1262, (papier de la famille d'Alzon)
  • Ecclesia Vallis-Eraugo en 1265, (cartulaire de Notre-Dame de Bonheur, chapitre 47)
  • Valarauga en 1309, (cartulaire de Notre-Dame de Bonheur, chapitre 73)
  • Locus de Valle-Araugia, 1314, (Guerre de Flandre, archives municipales de Nîmes)
  • Bajulia Vallis-Eraugie en 1314, (Guerre de Flandre, archives municipales de Nîmes)
  • Vallis Arauria en 1314, (Guerre de Flandre, archives municipale de Nîmes)
  • Vallis-Araugia en 1384, (dénombrement de la sénéchaussée)
  • Valerauge en 1435, (répartition du subside de Charles VII)
  • Sanctus-Martinus Vallis-Heraugio en 1461, (registre copie de lettres royaux E, IV, folio 16)
  • Valleraugue, viguerie du Vigan en 1582, (Tar. univ. du diocèse de Nîmes)
  • Le prieuré Saint-Martin de Vallerauge en 1610, (insinuation ecclésiastique du diocèse de Nîmes)
  • Le château de Valleraugue en 1634, (archives départementales C 436)

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, il s'agit d'un composé roman. Il est peut-être constitué de l'appellatif toponymique Val- « val, vallée » cf. occitan val « val, terrain entre deux montagnes », accollé à un mot prélatin *Araurica[3] . *Araurica est un dérivé en -ica, du nom antique de l'Hérault : Araur (cf. occitan Erau / Eraur [eˈɾaw] « l'Hérault »). D'où la signification globale possible de « terre entre deux montagnes dans la vallée de l'Hérault » ce qui correspond bien à la situation de Valleraugue.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Valleraugue

Les armes de Valleraugue se blasonnent ainsi : de gueules, à une croix d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton de Valleraugue, dont le conseiller général est Thomas Vidal (sans étiquette). Le canton dépend de l'arrondissement du Vigan et de la cinquième circonscription du Gard dont le député est William Dumas (PS).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1942 Charles Berthézenne PRS Député du Gard
1953 2001 Francis Cavalier-Bénézet PS Sénateur du Gard (1992-1998)
Conseiller général du canton de Valleraugue (1958-2008)
2001 2014 Yves Durand PS Vice-président de la communauté de communes du Pays de l'Aigoual depuis 2012
2014 en cours Thomas Vidal DVD Vice-président de la communauté de communes du Pays de l'Aigoual depuis 2014)
Conseiller général du canton de Valleraugue
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Valleraugue est rattachée à la communauté de communes Causses Aigoual Cévennes dont le président est Martin Delord (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village a énormément souffert de la désindustrialisation et de l'exode rural depuis 1850.

En 2012, la commune comptait 1 035 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 264 3 084 3 410 3 614 3 895 3 957 3 853 3 890 4 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 190 4 030 3 742 3 443 3 376 3 124 2 855 2 799 2 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 443 2 525 2 513 1 940 1 808 1 733 1 615 1 401 1 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 047 1 017 1 028 1 041 1 091 1 009 1 072 1 081 1 035
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Activité économique[modifier | modifier le code]

Station de sports d'hiver de Prat Peyrot[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prat Peyrot.
Vue sur une partie du domaine

La station de ski de Prat Peyrot se situe sur le massif de l'Aigoual (1567 mètres) entre 1280 et 1480 mètres d'altitude. Elle se trouve à 23 km de Valleraugue. Elle est la propriété de la commune et fonctionne en régie municipale.

Elle bénéficie du climat typique des Cévennes lui apportant parfois de très fortes précipitations (parfois plus d'un mètre de neige en moins d'une journée) mais souvent du vent froid (tramontane du nord-ouest et Mistral plein nord) ou "chaud" (sirocco ou plutôt marin sud/sud-est) pouvant faire fondre la neige. L'enneigement varie en fonction des années : par exemple en 2010 la station a fermé ses portes le 5 avril. C'est pour cette raison que la station s'est munie de canons à neige.

On y pratique le ski alpin (9 km), le ski de fond (60 km) ainsi que les raquettes. Plus haut sur les terres arides (au-delà de 1500 mètres), on peut y pratiquer le snowkite car le vent est souvent présent. En bas de la station on trouve un chalet restaurant, un chalet hors-sac et des WC publics. La station dispose de 15 pistes de ski alpin (5 vertes, 6 bleues et 5 rouges), 7 pistes de ski de fond (2 noires, 1 rouge, 1 bleue et 2 vertes), 3 dameuses et une école de ski, avec possibilité de cours individuels ou collectifs de ski de fond ou alpin et de snowboard pour les skieurs débutants ou plus perfectionnés, ainsi que 85 canons à neige pour pallier le manque de neige. L'hébergement et la location de skis se font à l'Espérou.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église. Édifice reconstruit au XVIIe siècle, son clocher possède à l'un de ses angles, un petit campanile en fer abritant une cloche pour les heures datant de 1522.
  • Temple de l'Église Réformée de France. Construction néoclassique du début du XIXe siècle.
  • Nombreuses façades, portes et ferronneries des XVIIe au XIXe siècles.
  • Prieuré Notre-Dame-de-Bonheur. Fondation de la famille de Roquefeuil, confiée à des chanoines résidents. Les jours de neige et de brouillard, ils sonnaient la cloche afin de guider voyageurs et pèlerins, d'où parfois le surnom de Saint-Bernard des Cévennes.
  • Arboretum de l'Hort de Dieu. Situé sur le flanc sud du Mont Aigoual et aménagé au début du XXe siècle.
  • Observatoire du Mont Aigoual. Édifié de 1888 à 1894. Dernier observatoire météorologique de France situé en montagne et en activité.
  • Montée des 4000 marches permettant l'ascension de l'Aigoual à pied.
  • Barrage aménagé chaque été au Moretou, près de la route de l'Aigoual, afin de permettre la baignade dans l'Hérault.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. record de pluie en 1900
  2. Henri Cazalet, Valleraugue, Ateliers Henri Peladan, Uzès, 1950
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 695b.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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