1834 en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Chronologies
Description de cette image, également commentée ci-après
Honoré Daumier, « Le Ventre législatif », aspects des bancs ministériels de la chambre improstituée de 1834. Lithographie publiée dans L'Association mensuelle en janvier 1834.
Années :
1831 1832 1833  1834  1835 1836 1837
Décennies :
1800 1810 1820  1830  1840 1850 1860
Siècles :
XVIIIe siècle  XIXe siècle  XXe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire
Chronologies géographiques
Chronologies thématiques
Architecture Arts plastiques Chemins de fer Droit Littérature Musique populaire Musique classique Parcs de loisirs Photographie Philosophie Santé et médecine Science Sociologie Sport Terrorisme Théâtre
Calendriers
Romain · Chinois · Grégorien · Hébraïque · Hindou · Musulman · Persan · Républicain

Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1834 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

 Sommaire :  Haut - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre 

Janvier[modifier | modifier le code]

  • 25 janvier : durant les débats de la Chambre des députés, Marie-Denis Larabit, se plaignant de la dictature militaire du ministère Soult, Bugeaud l’interrompt par ces mots : « L'obéissance est le premier devoir du soldat ». Un autre député, François-Charles Dulong, demande, caustique : « Même si on lui demande de devenir geôlier ? ». Bugeaud ayant lu le lendemain cette réplique dans le Journal des débats, la prenant comme une insulte en relation à son rôle dans la captivité de la duchesse de Berry au fort de Blaye, écrit à Dulong pour lui demander des explications. Une conciliation échoue, et un duel est décidé pour le 29 janvier au bois de Boulogne malgré l'intervention de Carrel ; Dulong est mortellement blessé d'une balle à la tête et meurt le lendemain. Ses obsèques sont l'occasion pour les républicains de sortir en nombre, encadrés par la force publique[4].
Nous sommes tous d'honnêtes gens, embrassons-nous, et que ça finisse, caricature de Daumier publiée en 1834

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

  • 4 avril : remaniement ministériel à la suite de la démission du duc de Broglie ; Thiers obtient l'Intérieur, Barthe, nommé Premier président de la Cour des comptes abandonne la Justice à Persil, le comte d’Argout, nommé premier gouverneur de la Banque de France est remplacé par Duchâtel au ministère du commerce et des travaux publics[15].
  • 5 avril : au tribunal de Lyon, on juge les accusés de la grande grève de février. Le Conseil exécutif de la société des mutuellistes et la Société des droits de l'homme créent un comité d'entente qui organise une manifestation de soutient pour le 9 avril[6],[16].
  • 6 avril : à Lyon, l'enterrement d'un chef d'atelier mutuelliste de confession protestante est suivit par 8 000 à 10 000 personnes, maîtres ouvriers mutuellistes et compagnons ferrandinier ; l'Écho de la fabrique publie le même jour une pétition signée par 2544 personnes contre la loi sur les associations jugée liberticide[6].
Révolte des canuts - Lyon 1834.
Le massacre de la rue Transnonain (14 avril 1834), vu par Honoré Daumier.

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Le pont Louis-Philippe vers 1840.

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Le pont du Carrousel

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

Naissances en 1834[modifier | modifier le code]

Décès en 1834[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie moderne ou bibliothèque de toutes les connaissances humaines, vol. 24, Paris, P. Duménil, (présentation en ligne)
  2. Jules Senger, L'art oratoire, Presses universitaires de France (ISBN 9782705909826, présentation en ligne)
  3. Gabriel Monod, La vie et la pensée de Jules Michelet (1798-1852), Paris, Honorée Champion, (présentation en ligne)
  4. Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, vol. 63, Michaud, (présentation en ligne)
  5. Encyclopédie des gens du monde, vol. 8, Paris, Treuttel et Würtz, (présentation en ligne)
  6. a b c et d Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, La Découverte, (ISBN 9782355221149, présentation en ligne)
  7. Teulet, d'Auvilliers, Sulpicy, Les codes français annotés offrant sous chaque article l'état complet de la doctrine, de la jurisprudence et de la législation, vol. 2, Paris, Chamerot, (présentation en ligne)
  8. a b et c Henri Joseph Gisquet, Mémoires de M. Gisquet, ancien préfet de police, vol. 3, Paris, Marchant, (présentation en ligne)
  9. Maurice Agulhon, Cultures et folklores républicaines: actes du Colloque "Les marques républicaines dans la culture populaire en France", Éditions du CTHS, (ISBN 9782735503032, présentation en ligne)
  10. Catherine Decours, Juliette Récamier, Place des éditeurs, (ISBN 9782262080464, présentation en ligne)
  11. C. Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, vol. 1, Poignavant, (présentation en ligne)
  12. Emmanuelle Retaillaud-Bajac, Clandestinités urbaines : Les citadins et les territoires du secret (XVIe-XXe), Presses universitaires de Rennes, (ISBN 9782753531307, présentation en ligne)
  13. François Fourn, Etienne Cabet, 1788-1856 : une propagande républicaine, vol. 2, Presses universitaires du Septentrion, (présentation en ligne)
  14. a et b Guy Antonetti, Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire : Dictionnaire biographique 1814-1848, Institut de la gestion publique et du développement économique, (ISBN 9782821828261, présentation en ligne), p. 109
  15. a et b Jean Baptiste Honoré Raymond Capefigue, L'Europe depuis l'avènement du roi Louis-Philippe, vol. 1, Meline, Cans et Compagnie, (présentation en ligne)
  16. a b c et d Philippe Vigier, La monarchie de Juillet, Presses universitaires de France (ISBN 9782705917708, présentation en ligne)
  17. Pierre Guillaume, Mutualistes et médecins : conflits et convergences (XIXe-XXe siècles), Éditions de l'Atelier, (ISBN 9782708235137, présentation en ligne)
  18. Procès des accusés d'avril, vol. 1, C. Maurier, (présentation en ligne)
  19. Louis Blanc, Révolution française. Histoire de dix ans : 1830 - 1840, vol. 4, Pagnerre, (présentation en ligne)
  20. La rue Transnonain était la partie de la rue Beaubourg située entre les rues du Grenier-Saint-Lazare et Michel-le-Comte au sud, et la rue au Maire qui longeait Saint-Nicolas-des-Champs au nord ; elle appartenait pour sa partie méridionale au quartier Sainte-Avoye (3e ar.) et pour sa partie septentrionale au quartier Saint-Martin-des-Champs (6e arr.). On l'a englobée dans le nom de la rue Beaubourg en 1851.
  21. Rémusat : « Un autre exemple du genre d'illusion où nous jette l'esprit de parti fut l'affaire alors fameuse de la rue Transnonain. Dans cette rue, située entre les Halles et le Marais, des soldats étaient entrés furieux dans une maison d'où l'on venait de tirer à l'improviste. Après quelque résistance dans l'escalier, ils appliquèrent d'instinct ce droit de la guerre qui permet, dit-on, de passer au fil de l'épée tous les défenseurs d'un ouvrage pris d'assaut. Mais tout ce qu'ils massacrèrent n'était pas des défenseurs. Tout ce qui se trouva dans la maison y passa. On dit même que les véritables combattants s'étaient sauvés par le toit. Ce fut une terrible scène. Quelques jours après, quand les vaincus ou leurs amis purent se plaindre et récriminer, ils dénoncèrent en l'amplifiant le massacre de la rue Transnonain. Les organes du gouvernement répondirent par des dénégations. On insista, Thiers inquiet fit une enquête, dans laquelle les faits furent palliés. Il crut et nous dit qu'il n'y avait rien eu. On le crut aussi dans la majorité ministérielle, après avoir dit d'abord que si c'était vrai, c'était bien fait. Pour moi, sans aller jusque-là, je ne doutai pas, pendant plusieurs mois, de la fausseté du récit des journaux, et il fallut la publication du rapport des commissaires instructeurs de la Cour des pairs pour me dissuader. Nouvelle et frappante preuve de la difficulté pour les gouvernements et les partis de savoir la vérité qui peut leur déplaire. L'anecdote sanglante de la rue Transnonain n'en resta pas moins comme un souvenir de haine dans le peuple de Paris. Les journaux avaient eu soin de l'imputer au général Bugeaud. » Rémusat note qu’il n’y était directement pour rien.
  22. J. B. Sirey, Recueil général des lois et des arrêts en matière civile, criminelle, commerciale et de droit public, vol. 34, Bacquenois, Cosse et Appert, (présentation en ligne)
  23. Mémoires Rémusat T3 p. 171, NdE : "Le débat sur une allocation de 400 000 francs pour la colonisation dans le budget de 1835, avait duré cinq séances du 22 avril au 2 mai 1834. Une série d'ordonnances au mois d'août 1834 avait organisé le gouvernement général (le général Drouet d'Erlon) assisté d'un intendant civil ( M. Le Pasquier), mis à la tête de la Marine l'amiral de La Bretonnière, et chargé le député Laurence, membre de la commission d'Afrique, d'étudier l'organisation judiciaire à créer."
  24. « La Convention du 22 avril 1834, qu'on a appelée improprement Quadruple alliance, n'avait en réalité qu'un caractère local. Elle se composait de sept articles et d'un additif de quatre articles. Elle se référait dans ses considérations à la nécessité de maintenir la paix intérieure dans les deux États de la péninsule. Le régent de Portugal s'engageait à employer tous les moyens pour expulser don Carlos de son territoire. La régente d'Espagne s'engageait à intervenir au Portugal sur demande du régent pour coopérer à chasser du territoire portugais les deux prétendants don Carlos et don Miguel. Le roi d'Angleterre s'engageait à concourir aux opérations par l'envoi de forces navales. Le roi des Français dans le cas où sa coopération serait jugée nécessaire s'engageait, à faire à cet égard ce qui serait jugé nécessaire d'un commun accord. Les deux gouvernements portugais et espagnol promettaient une amnistie générale et assureraient aux prétendants après leur départ une pension convenable -par l'additif la France s'engageait à prendre toutes dispositions pour empêcher le passage d'armes et de munitions par la frontière, l'Angleterre s'engageait à fournir à l'Espagne armes et munitions. » (Rémusat Mémoires T3, p. 143-144)
  25. Recueil des lois et ordonnances d'un interet general depuis le 7 aout 1830 avec des notes et deux tables, l'une chronologique, et l'autre analytique et alphabetique, vol. 3, au bureau de l'administration du Journal des notaires et des avocats, (présentation en ligne)
  26. Alphonse Marie Louise de Lamartine, Discours à la chambre des députés sur Alger, Joly, (présentation en ligne)
  27. a b c d et e Guy Antonetti, Louis-Philippe, Fayard, (ISBN 9782213652887, présentation en ligne)
  28. Adolphe Crémieux, Code des codes, vol. 1, Au Bureau central, (présentation en ligne)
  29. Bertrand Goujon, Histoire de la France contemporaine. Monarchies postrévolutionnaires : (1814-1848), vol. 2, Éditions La Martinière (ISBN 9782021094459, présentation en ligne)
  30. Yves Reboul, Antonia Fonyi, Mérimée, Presses Universitaires du Mirail, (ISBN 9782858167906, présentation en ligne)
  31. Gérard Gengembre, Le théâtre français au 19° siècle, Armand Colin, (ISBN 9782200278939, présentation en ligne)
  32. Joseph Antoine Roy, Histoire du Jockey Club de Paris, M. Rivière, (présentation en ligne)
  33. Pierre-marie Berthe, Les dissensions ecclésiales, un défi pour l’Église catholique, Éditions du Cerf, (ISBN 9782204132633, présentation en ligne)
  34. T. Fleury, Annales du parlement français, vol. 1, Firmin Didot frères, (présentation en ligne)
  35. a b c d et e Ernest Boulanger, Léon Muel, Gouvernements, ministères et constitutions de la France de 1789 à 1895 : Précis historique des révolutions, des crises ministérielles et gouvernementales et des changements de constitutions, vol. Collection XIX, (ISBN 9782346082865, présentation en ligne)
  36. France. Dictionnaire encyclopédique, vol. 5, Didot, (présentation en ligne)
  37. Bulletin des lois et ordonnances publiées depuis la révolution de juillet 1830, vol. 1, Paris, Paul Dupont, (présentation en ligne)
  38. Jacques Hillairet, L'Île Saint-Louis, LEs éditions de minuit (ISBN 9782707333124, présentation en ligne)
  39. Jean-baptiste Amadieu, La littérature française du XIXe siècle mise à l'Index, Éditions du Cerf, (ISBN 9782204125710, présentation en ligne)
  40. Henri Joseph Gisquet, op. cit, p. 421.
  41. Ghislain de Diesbach, Chateaubriand, Place des éditeurs, (ISBN 9782262076764, présentation en ligne)
  42. Georges Duveau, Raspail, Presses universitaires de France (ISBN 9782705920418, présentation en ligne)
  43. a et b Patrice Bourdelais, Jean-Yves Raulot, Histoire du choléra en France : une peur bleue, 1832 et 1854, Payot (ISBN 9782228914925, présentation en ligne)
  44. Jean Rondelet, Guillaume-Abel Blouet, Traité théorique et pratique de l'art de bâtir, vol. 1, Dominique Avanzo et Cie., (présentation en ligne)
  45. « Eugène SCRIBE », sur site de l’Académie française
  46. Jim Franc, Le Choléra à Marseille : 1834-1835, Marseille, Impr. Mille et Senés, (présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]