Laurent Blanc

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Laurent Blanc
Laurent Blanc (11669089343).jpg
Laurent Blanc en 2013.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (51 ans)
Lieu Alès
Taille 1,92 m (6 4)
Période pro. 19832003
Poste Milieu de terrain puis libéro
Parcours junior
Saisons Club
0000-1978 Drapeau : France AS Rousson
1978-1980 Drapeau : France OAC Alès
1980-1983 Drapeau : France Montpellier HSC
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1983-1991 Drapeau : France Montpellier HSC 273 0(80)
1991-1992 Drapeau : Italie SSC Naples 034 00(6)
1992-1993 Drapeau : France Nîmes Olympique 030 00(1)
1993-1995 Drapeau : France AS Saint-Étienne 073 0(18)
1995-1996 Drapeau : France AJ Auxerre 032 00(4)
1996-1997 Drapeau : Espagne FC Barcelone 038 00(1)
1997-1999 Drapeau : France Olympique de Marseille 079 0(16)
1999-2001 Drapeau : Italie Inter Milan 086 00(6)
2001-2003 Drapeau : Angleterre Manchester United 075 00(4)
Total 720 (136)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
- Drapeau : France France juniors
- Drapeau : France France espoirs
1989-2000 Drapeau : France France 097 (16)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2007-2010 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 58 %
2010-2012 Drapeau : France France 59 %
2013-2016 Drapeau : France Paris Saint-Germain 73 %
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 07 juin 2016

Laurent Blanc, né le à Alès, est un footballeur puis entraîneur français. Il évolue majoritairement au poste de défenseur du début des années 1980 au début des années 2000.

Ce défenseur au profil très offensif, formé à l'origine comme meneur de jeu au Montpellier HSC, évolue ensuite au SSC Naples, au Nîmes Olympique, à l'AS Saint-Étienne avant de rejoindre l'AJ Auxerre avec laquelle il gagne le championnat de France en 1996. Il rejoint alors le FC Barcelone puis l'Olympique de Marseille et l'Inter Milan avant de terminer sa carrière à Manchester United sur un titre de champion d'Angleterre en 2003.

Surnommé « le Président », il compte 97 sélections en équipe de France, pour 16 buts inscrits. Il est un des cadres de la sélection qui remporte la Coupe du monde en 1998 et le championnat d'Europe en 2000. Avec l'équipe de France espoirs, il est auparavant vainqueur du championnat d'Europe espoirs en 1988.

Après sa carrière de joueur, il poursuit une carrière d'entraîneur aux Girondins de Bordeaux à partir de 2007 et remporte le titre de champion de France en 2009. En mai 2010, après la Coupe du monde en Afrique du Sud, il est désigné par la Fédération française de football pour succéder à Raymond Domenech en tant que sélectionneur de l'équipe de France. Il quitte ses fonctions deux ans plus tard après le quart de finale de l'Euro 2012. À partir de juin 2013, il est l'entraîneur du Paris Saint-Germain avec lequel il remporte notamment la Ligue 1 en 2014, 2015 et 2016. Il réalise même un quadruplé historique (Ligue 1, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et le Trophée des Champions) ces deux dernières années. À la suite d'échec répétés en quarts de finale de Ligue des Champions, son contrat est résilié en juin 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Enfance et formation dans le sud[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc naît le 19 novembre 1965 à Alès. Il est le fils de Gilbert et Yvonne et troisième enfant du couple après Clément et Sylvie. Il grandit à Rousson, petit village du Gard au pied des Cévennes où Gilbert est salarié de Rhône-Poulenc, à dix kilomètres d'Alès. Le père est fan de football et joue pendant seize ans à l'Olympique alésien en tant qu'amateur de deuxième division. Perpétuellement collé aux basques de son paternel, Laurent développe le foot dans son village. Chaque Noël, l'enfant reçoit des chaussures ou des ballons de football qu'il use jusqu'au bout avant de les repeindre[1]. Tandis que son père joue avec l'équipe première de l'AS Rousson, Laurent intègre la section débutants. En pupille, il évolue au poste d'attaquant[1].

En 1978, Laurent Blanc rejoint l'Olympique d'Alès en Cévennes car L'AS Rousson n'aligne pas d'équipes minimes. Club familial, l'entraîneur passe le prendre à son domicile et le ramène ensuite. Le rythme s'intensifie et le collégien de Salindres doit désormais avaler trois entraînements par semaine. À l'OAC, Blanc endosse le rôle de leader naturel grâce à sa valeur et au fait qu'il fasse gagner certain match à lui tout seul. Sa faculté à éclairer le jeu et son jeu de passes compense alors un brin de nonchalance qui l'invite à éviter les séances de condition physique. Le jeune flambe au stade Nelson-Mandela et glane ses premières sélections départementales et régionales. Gilbert Boissier, son éducateur en Minimes 2 et cadet déclare que Blanc « inscrit 42 buts en cadet 2 dont trente de la tête ». Sous les couleurs de l'OAC, il s'offre la Coupe Gard-Lozère en dominant le Nîmes Olympique. L'attaquant aux cheveux frisés cartonne lors de la Coupe des Ligues cadets disputé à l'INF Vichy et se distingue suffisamment avec la sélection Languedoc-Roussillon pour être courtisé par plusieurs clubs professionnels[1].

Raymond Hild et le RC Strasbourg font le forcing mais jugé trop éloigné. Le Nîmes et le Montpellier HSC, clubs de D2, sont également intéressés. Gilbert Blanc connaît Gérard Banide et Laurent s'envole pour l'AS Monaco. Au bout d'un stage de cinq jours, les entraîneurs de l'ASM hésitent, le trouvent trop chétif. Cela arrange l'adolescent ne voulant pas s'éloigner de son Gard natal. Il intègre donc le centre de formation du Montpellier HSC et reste ainsi à une poignée de kilomètres des siens. Il découvre des installations toutes neuves et retrouve ses coéquipiers de la sélection régionale : Passi, Baills et Jean-Yves Hours, ami de Salindres. Lors de la saison 1982-1983, Blanc dispute quelques matchs de Coupe Gambardella mais effectue ses armes en Division d'Honneur au milieu de terrain, à la fois milieu défensif et relayeur. À cette époque, il grandit de dix centimètres, prend autant de kilos et enfile son premier maillot bleu avec l'équipe de France juniors. Malgré des facilités en classe, il renonce à une terminale F1 composée principalement de dessins industriels. Le football devient sérieux et, lors du second semestre, il intègre l'équipe réserve montpelliéraine. Le 1er avril 1983, contre l'US Montélimar, il heurte violemment son coéquipier Passi en voulant dégager un ballon et se fracture la mâchoire. Il doit être opéré et avale ses repas à la paille jusqu'à la fin de saison[1].

Débuts en D2 au Montpellier HSC (1983-1987)[modifier | modifier le code]

Robert Nouzaret (ici en 2007) fait débuter Blanc en professionnel.

À la rentrée 1983, Laurent Blanc est intégré par Robert Nouzaret en équipe première. En septembre 1983, Blanc débute en Division 2 à Grenoble (0-0)[1]. L'essai est concluant, Laurent s'installe dans le groupe au milieu de joueurs plus expérimentés et réussit à se faire une petite place au sein du onze du MHSC en accumulant vingt rencontres de D2. Il prend part au bon championnat réalisé par son équipe suite à sa cinquième place finale acquise dans le groupe A à quatre points du podium synonyme de disputer les barrages d'accession à l'élite. En parallèle de son temps de jeu acquis en seconde division, il atteint la finale de la coupe Gambardella avec l'équipe des jeunes héraultais, qu'elle perd aux tirs aux buts contre le Stade lavallois (0-0 tab)[2].

Pour la saison 1984-1985, Blanc devient titulaire indiscutable au même titre que ses amis Baills et Passi ce qui lui vaud de réaliser un bon championnat avec 32 matchs de joués sur les 34 journées possibles tout en inscrivant ses cinq premiers buts professionnels. Les héraultais sont à deux doigts d'arracher une place sur le podium dans le groupe B mais ils leur manquent un point[2].

Afin de réussir à accéder à la D1, la direction de Montpellier procède à un important recrutement. Mais même avec ces renforts la saison 1985-1986 débute avec quatre défaites en sept matchs mais redressent la barre par la suite pour finir cinquième du groupe A ratant une nouvelle fois le podium d'un point. Laurent est bien installé dans l'équipe type du MHSC au point d'enregistrer trente rencontres pour six buts[2].

Pendant l'été 1986, le président montpéllierrain Louis Nicollin persiste dans un recrutement d'expérience. Ensuite il faut attendre cinq journées pour que les nouvelles recrues se soient adaptées afin que le MHSC prenne sa vitesse de croisière pour prendre la tête du groupe B et ne plus la quitter jusqu'à la fin de la saison 1986-1987. Les Héraultais valident leur ticket direct pour l'élite avec quatre points d'avance sur le second tout en ayant la meilleure attaque de toute la D2 avec 73 buts de marqués. Le natif d'Alès et ses coéquipiers s'offrent le titre de champion de France de D2 en battant l'autre premier, Niort, sur le score cumulé de 4-1[2]. Pendant cette année, Blanc ne rate aucune journée de championnat tout en trouvant à 18 reprises le chemin des filets adverses tout comme son compère Milla. Sous les couleurs montpelliéraines, il balade sa longue carcasse pendant cinq années sur les pelouses de D2 (110 matchs et 29 buts)[1].

Confirmation en première division avec le MHSC (1987-1991)[modifier | modifier le code]

Au printemps 1987, le MHSC est champion de D2, stimulé par un Blanc auteur de 18 buts, autant que Roger Milla alors attaquant vedette du club. Le 18 juillet, sous la houlette de Pierre Mosca, l'enfant de Rousson découvre la Division 1 à Toulouse (défaite 1-3). La semaine suivante, il inscrit son premier but en première division contre le Paris SG (4-1)[1].

Malgré deux claquages à la cuisse droite et une déchirure à la gauche qui lui font perdre une année, en septembre 1988, il découvre la Coupe UEFA face au Benfica Lisbonne (0-3) avant d'être sacré champion d'Europe espoirs à domicile[1].

Michel Mézy (ici en 2013) est le premier à reculer Blanc en libéro[3].

Michel Mézy, manager général du MHSC, l'encourage à être encore plus professionnel. Blanc travaille encore plus à l'entraînement, fait de la musculation, suit un régime alimentaire et perd cinq kilos. Cela porte ces fruits, devenu international A en tant que milieu droit, l’encadrement montpelliérain voit son avenir au poste de libéro, un poste que l’intéressé voit trop étriqué pour lui. L'idée de Mézy est mise en pratique en urgence par Aimé Jacquet en octobre 1989. Le futur sélectionneur des Bleus dit être alors tombé sur un mur de la part de Blanc, « il pensait que cette fonction le dévalorisait ». Il est récompensé le 2 juin 1990 en remportant la Coupe de France[1].

Pendant l'été 1990, Bordeaux fait le forcing pour l'engager mais Louis Nicollin met son véto. Blanc rempile dans l'Hérault avec Henryk Kasperczak, qui ne l’imagine pas ailleurs qu'aux commandes de la défense. L’affrontement est sévère au début mais cela s'avère être la saison de Blanc. Avec un libéro buteur, Montpellier s'offre un parcours en C2 jusqu’en quart-de-finale contre Manchester United. Entre-temps, Blanc gagne sa place au sein de la défense de l'équipe de France et finit meilleur buteur de son club ainsi que 3e du championnat (quatorze buts)[3] attisant les convoitises de toutes parts. Le Bayern Munich, la Sampdoria de Gênes, le Paris SG et surtout l'Olympique de Marseille veulent l'engager, mais contre toute attente Blanc choisit le SSC Naples et devient le premier joueur français à franchir les Alpes depuis Michel Platini en 1982[1].

En 1999, à l'occasion des vingt-cinq ans de Louis Nicollin à la tête du club, un jury de spécialistes a désigné le « onze idéal » du Montpellier Hérault de 1974 à 1999[4]. Le joueur à avoir recueilli le plus de voix est Laurent Blanc (266 points), aussi recordman de buts marqués pour le club, devant Julio César (128) et Roger Milla (117).

Galères à Naples, Nîmes et Saint-Étienne (1991-1995)[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc découvre la Serie A le 1er septembre 1991 face à l'Atalanta Bergame (1-0) et s'impose naturellement (31 matchs et six buts). Pourtant le Gardois tourne les talons dès la fin de saison. « Je suis arrivé en Italie avec l'idée qu'un libéro n'était pas uniquement un défenseur. Mon message a eu du mal à passer ». Il décide alors de revenir en France pour garder le contact avec les Tricolores de Gérard Houllier. Il déclare en 1999 : « Sans le savoir, je m'engage pour trois années de galère »[1].

Blanc marche au coup de cœur et cède à un retour anticipé dans le Gard où il revêt le maillot du Nîmes Olympique, à 45 kilomètres de sa ville natale. Laurent retrouve Michel Mézy et est le capitaine d'une défense qui encaisse 66 buts. Le club est relégué et, malgré une promesse d'achat, l'Olympique de Marseille fraîchement champion d'Europe, lui tourne le dos[1].

Laurent Blanc atterrit à l'AS Saint-Étienne. Il réalise un premier exercice plus que correct avec 33 matchs pour cinq buts tout en classant l'ASSE au onzième rang du classement. Il retrouve toute son efficacité défensive et offensive lors de l'exercice suivante (treize buts en 37 rencontres) pour finir 8e meilleur buteur de la D1 ex-aequo[2]. Malheureusement en pure perte, car les Verts sombrent au classement, ne devant leur maintien qu'à la décision de la Ligue de ne pas faire remonter l'OM[1].

Relance à Auxerre et rebond au Barça puis Marseille (1995-1999)[modifier | modifier le code]

Guy Roux fait renaître Blanc à l'AJA.

Guy Roux, entraîneur de l'AJ Auxerre vient alors le chercher à Gordes dans le Vaucluse où il est en stage avec les Verts pour le recruter. Le prêt est bouclé en une journée et le soir même, les deux hommes mangent ensemble à Auxerre. Pourtant, dans l'Yonne, les pépins continuent. Blanc commence par quatre mois d’infirmerie. Il revient en janvier 1996 alors que l'AJA compte quatre points de retard sur le PSG en tête du championnat. Mais la saison se termine en apothéose avec le doublé Coupe-Championnat[3]. Relancé, Blanc retrouve sa place en équipe de France pour l'Euro 1996, s'impose comme le meilleur joueur français du tournoi et signe pour le FC Barcelone dans la foulée[1].

Sa deuxième tentative étrangère ne s'avère pas aussi concluante que prévu[5]. Il est recruté par l'entraîneur néerlandais Johan Cruyff, qui est remercié le jour même de la signature du contrat. Il remporte fin août la Supercoupe d'Espagne face à l'Atletico Madrid, mais une blessure perturbe ses débuts en Liga. Il parvient tout de même rapidement à décrocher une place de titulaire au sein de la défense catalane. La seconde partie de saison est plus délicate avec un carton rouge en quart de finale de Coupe des Coupes[5], puis une blessure le prive du Clásico contre le Real Madrid et de la finale de la C2 face au PSG[5]. Il ne dispute pas non plus la finale de la Coupe d'Espagne, remportée 3-2 contre le Betis Séville[5]. Malgré 28 matchs de championnat, 5 matchs européens et 4 matchs de coupe, Laurent Blanc n'est pas le titulaire indiscutable qu'il se doit d'être à un an de la Coupe du monde 98. À la fin de la saison, Louis Van Gaal arrive et Blanc décide de partir pour ne pas laisser filer une aventure qui lui est chère[1].

Rolland Courbis fait rebondir Blanc à l'OM.

À l'été 1997, il revient une seconde fois en France, à l'Olympique de Marseille. Blanc déclare à son arrivée : « J'ai toujours eu le désir d'y jouer (à l'OM). C'est un club qui m'attire depuis longtemps ». La proposition sportive, contractuelle et financière est intéressante et la discussion avec Rolland Courbis déterminante. Intronisé capitaine dès son arrivée, il inscrit deux des trois buts face au Havre (3-1) au Vélodrome lors de la première journée. Contre Lens fin août 1997, il s'offre le centième but de sa carrière professionnelle[1], quelques jours avant la naissance de son second fils. Adulé par les supporters marseillais, Laurent Blanc est alors considéré comme un libéro d'exception confirmant match après match qu'il est l'un des meilleurs à ce poste. Refusant de confesser un rôle de leader, l'OM connaît une baisse de résultat lors de l'absence pour blessure de son capitaine en fin de championnat. Auteur de onze buts, il est le meilleur buteur olympien lors de cette saison 1997-1998. À défaut d'avoir qualifié l'équipe en C1, il guide le club vers une qualification en Coupe de l'UEFA que les Marseillais attendent depuis quatre ans[6].

C'est à cette époque qu'il gagne le surnom de « Président ». Il marque seulement deux buts en 1998-1999 mais reste solide en défense, d'ailleurs à chacune de ses deux saisons phocéennes, l'Olympique de Marseille a la meilleure défense du championnat (27 buts encaissés en 1998 et 28 en 1999). En 1999, après la conquête de la Coupe du monde et la finale perdue avec l'OM en Coupe UEFA, il repart une nouvelle fois à l'étranger. En effet, après la finale de C3, Blanc apprend que Courbis ne compte plus sur lui. « J'ai dû convoquer la presse pour lever l'incompréhension et dire aux supporters que, moi, j'étais venu à l'OM pour y terminer ma carrière ». L'OM engage Eduardo Berizzo et Blanc, déçu, atterrit à Milan[1].

Fin à l'Inter puis Manchester en C1 (1999-2003)[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 1999, Laurent Blanc tente une troisième fois une expérience à l'étranger. L'Inter Milan accepte de miser vingt millions de francs (environ 3 millions €) sur le « Président » pour renforcer sa défense centrale. L'ancien du MHSC s'impose comme un titulaire indiscutable au sein du onze intériste en ne ratant aucune journée du Calcio tout en marquant trois buts. L'Inter effectue une bonne année 1999-2000 en arrachant une quatrième place en championnat avec une qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des champions suivante à la clé, sans oublier la finale de Coupe d'Italie perdue 2-1 score cumulé contre la Lazio de Rome, auteur d'un doublé coupe-championnat[2].

Pour la saison 2000-2001, l'ancien Nîmois est encore l'un des pions essentiels de l'Inter, malgré ses 35 ans, en totalisant 44 matchs pour trois buts toutes compétitions confondues. L'équipe se contente d'une cinquième place dans le Calcio. En coupe d'Europe, Blanc ne découvre toujours pas la C1, puisque l'Inter se fait éliminer lors du 3e tour préliminaire contre Helsingborgs IF (0-1 et 0-0). Reversé en Coupe UEFA, les Milanais perdent en huitièmes de finale 5-3 score cumulé contre le Deportivo Alavès, futur finaliste[2].

Alex Ferguson fait confiance à Blanc malgré ses 36 ans et lui fait enfin découvrir la C1.

Malgré ses 36 ans, Alex Ferguson, l'entraîneur emblématique de Manchester United, n'hésite pas à miser sur le défenseur français pour renforcer sa défense et surtout apporter sa grande expérience du haut niveau. En arrivant chez les Red Devils, Blanc n'est dépaysé pas du fait qu'il retrouve ses compatriotes Fabien Barthez et Mickaël Silvestre. Il dispute la saison 2001-2002 dans la peau d'un titulaire et est un des éléments indispensables de la formation mancunienne qui finit troisième en Premier League et atteint les demi-finales de la Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen 3-3 score cumulé, futur finaliste. Blanc joue pour la première fois cette compétition alors qu'il est au crépuscule de sa carrière[2]. Le 18 septembre 2001, c'est chose faite contre LOSC Lille (1-0). Quelques mois plus tard, il inscrit son premier but contre Boavista[3].

Avec l'arrivée de Rio Ferdinand et à son âge, le temps de jeu de Blanc diminue mais il réussit quand même à accumuler 29 matchs pour un but toutes compétitions confondues. Ses statistiques lui permettent tout de même d'inscrire un titre de champion d'Angleterre, tout en ayant la meilleure défense avec 34 buts d'encaissés. Il participe aussi au bon parcours de « ManU » en Ligue des Champions : quart de finale perdu 6-5 score cumulé contre le Real Madrid CF ; et en coupe de la Ligue : défaite 2-0 en finale contre Liverpool FC. Au terme de l'exercice, à pratiquement 38 ans, il décide de mettre un terme définitif à une carrière qui dure vingt années[2].

L’équipe de France (1989-2000)[modifier | modifier le code]

Michel Platini fait débuter Blanc en équipe de France.

Lors de la saison 1982-1983, Laurent Blanc endosse son premier maillot bleu avec les juniors de Gabriel Robert à Leningrad, à ses côtés se trouvent Eric Cantona et Franck Sauzée. Avec les Espoirs, Laurent Blanc remporte le championnat d'Europe Espoirs[2] à Besançon, contre la Grèce (3-0 score cumulé). Parmi Angloma, Casoni, Galtier, Guérin, Sauzée et Cantona, Laurent occupe le poste de meneur de jeu. Le tout avec une âme de capitaine qui commence déjà à se dessiner[3].

L'année suivante, Michel Platini fait appel à lui à l'occasion de son second match à la tête de l'équipe de France A, le 7 février 1989, contre la sélection de la République d'Irlande (0-0). À Dublin, il commence sa longue carrière avec les Bleus comme milieu droit[1]. Cette sélection française en reconstruction ne peut se qualifier pour le Mondial 1990[2].

Replacé au poste de libéro avec le Montpellier HSC, c'est dans ce rôle qu'il s'impose définitivement aussi en équipe de France le 13 octobre 1990 contre la Tchécoslovaquie. Quatre mois plus tard, il scelle la victoire des Tricolores sur l'Espagne (3-1)[1]. Les Bleus alignent une impressionnante série de 19 matchs sans défaite dont 8 victoires en 8 rencontres pendant la phase de qualification pour l'Euro 1992, ce qui en fait un des favoris pour la phase finale, mais durant laquelle Blanc et les siens se font sortir au premier tour, après deux nuls contre la Suède (1-1) et l'Angleterre (0-0) et une défaite (2-1) contre les futurs vainqueurs de l'épreuve : le Danemark. Laurent Blanc fait partie de l'équipe type de l'UEFA pour cette compétition[2].

Aime Jacquet fait de Blanc un des cadres des Bleus.

À l'issue du fiasco des éliminatoires pour la Coupe du monde 1994 et de la défaite contre la Bulgarie (2-1), Laurent Blanc, peu épargné par les critiques, annonce qu'il renonce désormais à l'équipe de France. L'une des priorités d'Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur national, est de faire revenir Blanc sur cette décision, ce qui est fait au printemps. Blanc devient l'un des joueurs les plus importants des Bleus de Jacquet, que ce soit sur et en dehors du terrain.

Blanc forme avec Marcel Desailly la défense centrale sacrée en 1998 et 2000.

À l'Euro 1996, Blanc et les Bleus dont il est le patron de la défense écartent la Roumanie et les Pays-Bas mais cèdent en demi-finale[1] contre la République tchèque (0-0 tab 5-6)[2], n'encaissant que deux buts en cinq rencontres. Il s'agit de la naissance de la grande équipe qui devient championne du monde deux ans plus tard.

Titulaire pour la Coupe du monde 1998 en France, Laurent Blanc dirige la meilleure défense de la compétition en plus d'être l'autre leader de l'équipe avec Didier Deschamps en ayant une influence déterminante par son calme et sa facilité balle au pied. Il est décisif lors du huitième-de-finale face au Paraguay. À la 114e minute du match, le libéro marseillais reste aux avant-poste malgré Marcel Desailly qui l'exhorte de reprendre sa place. Blanc profite d'une remise de Trezeguet et ajuste Chilavert pour offrir le but en or et la qualifications en quart-de-finale aux Bleus. Seule ombre au tableau : son expulsion contre la Croatie en demie qui le prive de la finale[7]. Il reçoit un carton rouge pour avoir giflé le joueur croate Slaven Bilić à la suite d'un accrochage entre les deux joueurs. Cette sanction est une des grandes déceptions de sa carrière et est vécue par les supporters et ses équipiers comme une injustice, Laurent Blanc ayant une réputation de joueur fair-play. Parmi les images fortes de la Coupe du monde 1998, en France, il en est une qui reste gravée dans les esprits des supporters français : lorsque Laurent Blanc, avant chaque match, embrasse la tête rasée de Fabien Barthez. Ce geste rituel est attendu par tous au fur et à mesure de l'avancée de la compétition[2].

En 2000, il participe également à la victoire à l'Euro. Parfois critiqué lors des matchs de qualifications où l'on stigmatise son âge et son manque de vitesse, il reste solide et fiable en défense centrale lors de la phase finale et ne laisse pas échapper le titre. Il est même sélectionné dans l'équipe type du tournoi. À l'issue du tournoi, il annonce sa retraite internationale, comme son capitaine Deschamps[2].

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Girondins de Bordeaux (2007-2010)[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc, en tant qu'entraîneur des Girondins de Bordeaux en 2009.

Ayant passé ses diplômes, Blanc souhaite entraîner au plus vite un grand club en sautant l'étape d'entraîner des clubs de plus faible envergure. Ceux-ci hésitent à faire confiance à un homme leader certes, mais inexpérimenté. Après des approches infructueuses de l'OM, ce sont les Girondins de Bordeaux qui lui offrent finalement son premier poste en 2007, en remplacement du Brésilien Ricardo.

Pour sa première saison sur un banc de Ligue 1, Laurent Blanc est distingué. Il remporte le trophée UNFP du football de « meilleur entraîneur de Ligue 1 »[8]. Avec lui, les Girondins terminent le championnat 2007-2008 à la seconde place.

Après cette première saison réussie, il parvient à faire mieux l'année suivante. Le 31 mai 2009, grâce à la victoire contre Caen, Bordeaux et Laurent Blanc deviennent Champion de France, dix ans après leur dernier sacre, mettant ainsi fin au règne de l'Olympique lyonnais qui perdurait depuis 2002.

Sa troisième année débute sur d'excellents résultats. En championnat, le club s'empare rapidement de la première place, et compte neuf points d'avance sur le deuxième quand arrive la trêve hivernale. En Ligue des champions, le club se qualifie brillamment pour les huitièmes de finale, en marquant 16 points sur 18 possibles lors des matchs de poules, avec notamment deux victoires contre le Bayern Munich et une victoire et un match nul contre la Juventus de Turin.

La seconde partie de la saison est beaucoup plus difficile. Les Bordelais perdent la finale de la coupe de la Ligue contre l'Olympique de Marseille (3-1). En Ligue des champions, ils remportent laborieusement leur huitième de finale contre l'Olympiakos le Pirée, avant de céder en quarts de finale contre l'Olympique lyonnais. En championnat, ils enchaînent les mauvais résultats, et ne terminent finalement que sixièmes.

Sélectionneur de l'équipe de France (2010-2012)[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc lors de l'Euro 2012 contre la Suède.

Après l’échec sportif et moral de l'équipe de France lors de la coupe du monde 2010 sous l’ère Raymond Domenech, il succède à celui-ci en prenant ses fonctions de sélectionneur le [9],[10].

Le , Laurent Blanc effectue son premier match sur le banc des Bleus face à la Norvège. Pour cette rencontre, il décide – avec le soutien de la FFF – d’écarter de la sélection les 23 mondialistes[11]. L'équipe de France est défaite 2 buts à 1. Dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2012, le 3 septembre, face à la Biélorussie, la France s’incline un but à zéro. Cette deuxième défaite en 2 matchs constitue le plus mauvais début d'un sélectionneur depuis Gérard Houllier en 1992. Après cette mauvaise entame, les Bleus réagissent avec une victoire 2 à 0 en Bosnie-Herzégovine, qui est considéré comme le match référence de l'ère Laurent Blanc. Les Bleus signent deux nouvelles victoires contre la Roumanie (2-0) puis face au Luxembourg avec 2-0 également. Enfin, l'année 2010 s'achève, sur une victoire de prestige contre l'Angleterre (2-1) en match amical à Wembley. L'année 2011 commence bien pour les Bleus de Laurent Blanc puisqu'ils gagnent 1-0 contre le Brésil. Après s'être imposé au Luxembourg (2-0) pour les éliminatoires de l’Euro 2012, les Bleus font match nul 0-0 en amical face à la Croatie. Cette rencontre marque les retrouvailles entre Laurent Blanc et le sélectionneur croate Slaven Bilić, qui avait provoqué l'expulsion du « Président » lors de la demi-finale France-Croatie 1998.

En avril 2011, le site Mediapart diffuse, le verbatim complet d'une réunion de travail de la DTN avec notamment Erick Mombaerts, François Blaquart et de nombreux membres de la DTN et accuse Laurent Blanc, sur la base de l'écoute du verbatim complet, de s'être déclaré favorable à l'instauration de quotas sur des critères raciaux lors de cette réunion tenue au sein de la FFF en novembre 2010[12]. Dans un communiqué, il s’excuse s’il a pu heurter la sensibilité de certaines personnes avec l'emploi de termes, sortis de leur contexte, potentiellement équivoques, mais dit ne rien retirer. Il rejette toute accusation de racisme et affirme que la discussion portait sur le problème des joueurs à double nationalité ainsi que sur les modalités de détection et de sélection[13].

En juin 2011, l'équipe de France effectue une tournée dans l'Est de l'Europe. Après un nul contre la Biélorussie (1-1), les Français s'imposent largement en Ukraine (4-1) puis en Pologne (1-0). Par la suite, la France poursuit les qualifications pour l'Euro avec une victoire en Albanie (2-1) puis un match nul en Roumanie (0-0). Une nouvelle victoire 3-0 face à l'Albanie, le dernier match face à la Bosnie-Herzégovine s'avère décisif pour la première place au classement. Dans un match palpitant, la France égalise sur pénalty après avoir été longtemps menée. En réalisant un match nul, la France valide son ticket pour l'Euro 2012 le . Les deux derniers matchs de l'année sont peu probants avec une courte victoire 1-0 contre les États-Unis et un nul face à la Belgique (0-0). La France finit tout de même l'année 2011 invaincue. Au début de 2012, une belle victoire en Allemagne (2-1) inspire de grands espoirs pour l'Euro. Après une préparation réussie, 3 matchs pour 3 victoires, Laurent Blanc commence l'Euro en confiance.

Lors de l'Euro 2012, l'équipe de France commence par un nul prometteur face l'Angleterre (1-1) mais une première polémique voit le jour avec une insulte de Samir Nasri envers un journaliste de L'Équipe[14] après son but égalisateur. L'équipe de France semble monter en régime contre l'Ukraine, et l'emporte 0-2 portant la série de matchs sans défaite sous l'ère Laurent Blanc à 23. Cette série s'achève face à la Suède où les protégés du sélectionneur se montrent suffisants, n'indiquant aucune volonté d'inverser la tendance face aux coéquipiers de Zlatan Ibrahimović (2-0). Malgré cette performance en dents de scie, Laurent Blanc emmène ses joueurs jusqu'en quart de finale, stade fixé par Noël Le Graët. Mais face aux champions du monde et d'Europe en titre, l'équipe d'Espagne, les Français sont battus 2-0 et sont éliminés du tournoi.

À la suite de la compétition, Laurent Blanc annonce le 30 juin 2012 qu'il quitte son poste de sélectionneur de l'équipe de France[15]. Il reste alors une saison sans entraîner.

Paris Saint-Germain (2013-2016)[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc pendant un entraînement du Paris Saint-Germain lors du stage hivernal à Doha en décembre 2013.

Le , le Paris Saint-Germain annonce officiellement l'arrivée de Laurent Blanc au poste d'entraîneur pour une durée de 2 ans avec prise de fonction le [16]. Il se fixe tout de suite l'objectif de « faire mieux que la saison précédente en termes de titre, de points et de jeu »[17] en se basant sur l'effectif champion de France 2013 ainsi que de nouvelles recrues telles que Cavani ou Marquinhos. En août, il remporte son premier titre avec le Paris Saint-Germain en gagnant le Trophée des champions 2013 contre son ancien club, les Girondins de Bordeaux (2-1). Il remporte son premier match en championnat lors de la 3e journée contre le FC Nantes (1-2). Il retrouve la Ligue des champions en septembre 2013 en battant l'Olympiakos (1-4) en Grèce[18]. Il remporte également en octobre 2013 son premier clasico français en battant l'Olympique de Marseille au Stade Vélodrome (1-2)[19]. À la trêve hivernale, son équipe est championne d'automne avec 44 points devant l'AS Monaco[20] et premier de son groupe en Ligue des champions, donc qualifié pour les huitièmes de finale. Il déclare en décembre 2013 que son équipe « a réalisé une très belle première partie de saison » et souhaite « maintenir ses qualités offensives et encaisser un peu moins de buts »[21]. Il dispute son deuxième huitième de finale de sa carrière d'entraîneur en Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen. Il survole le match aller en Allemagne avec une large victoire (0-4)[22] et décide d'aligner des joueurs remplaçants au match retour au Parc des Princes qu'il remporte (2-1)[23]. En championnat, il effectue une série de huit victoires consécutives entre la 25e et 32e journée[24]. Il remporte le match aller de son quart de finale de Ligue des Champions contre Chelsea (3-1) au Parc des Princes[25]. Le match retour à Stamford Bridge se solde par une défaite des Parisiens (0-2) et une élimination de la Ligue des Champions[26]. Après cet échec, Laurent Blanc déclare en conférence de presse « être déçu » et que ce match est « difficile à avaler »[27]. Une dizaine de jours après son élimination en Coupe d'Europe, Laurent Blanc remporte la Coupe de la Ligue 2014 en battant l'Olympique lyonnais (1-2) au Stade de France[28]. Début mai, le PSG est officiellement champion de France, c'est le quatrième titre de l'histoire du club et le deuxième de la carrière d'entraîneur de Laurent Blanc. Le lendemain, il prolonge son contrat jusqu'en 2016[29]. Le bilan de la première saison de Laurent Blanc est très positif en empochant un doublé national (Ligue 1 - Coupe de la Ligue) ainsi que le Trophée des champions 2013 en début de saison. En championnat, le PSG est la meilleure attaque avec 84 buts marqués et la meilleure défense avec seulement 23 buts encaissés. Laurent Blanc bat également le record de points (89) détenu par l'Olympique lyonnais. L'entraîneur parisien se dit « satisfait du travail effectué par les joueurs et le staff » et juge le bilan de la saison « très positif en termes de points et de jeu »[30]. La seule déception de Laurent Blanc reste l'élimination en Ligue des Champions contre Chelsea FC après avoir remporté le match aller (3-1).

Laurent Blanc en 2015 avec le PSG.
Laurent Blanc en 2015 avec le PSG.

Pendant l'inter-saison, le Paris Saint-Germain recrute peu : David Luiz et Serge Aurier sont les seuls nouveaux joueurs. Laurent Blanc conserve ainsi une grande partie de son effectif de la saison précédente. Pour cette deuxième saison, il souhaite « conserver le titre de Champion et « gagner les coupes nationales », pour la Ligue des champions il veut « aller au-delà de ces quarts de finale »[31]. Comme la saison précédente, le PSG et Laurent Blanc commencent par remporter le Trophée des champions 2014 (2-0) en Chine contre l'En Avant de Guingamp[32]. Le début de championnat est marqué par une large victoire (5-0) contre l'AS Saint-Étienne avec un triplé de l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimović[33]. Le mois de septembre est plus difficile pour Laurent Blanc et son équipe avec quatre matchs nuls dont trois où le PSG ouvre le score[34]. La victoire au Parc des Princes contre le FC Barcelone (3-2)[35] en Ligue des champions est une lueur d'espoir dans ce mois de septembre jugé mauvais par la presse[36]. Le PSG réagit et réalise une série six victoires consécutives durant les mois d'octobre et de novembre. Durant cette série, Laurent Blanc bat le leader marseillais (2-0) et conforte sa deuxième place[37]. Le mois de décembre est en revanche lui aussi plus compliqué. Le PSG met fin à sa série de victoire avec un match nul contre Lille (1-1)[38], concède sa première défaite en championnat contre Guingamp (1-0)[39] et effectue un match sans but contre Montpellier (0-0)[40]. En Ligue des Champions, dans un match considéré comme « une finale de groupe », le PSG est défait (3-1) au Camp Nou et termine deuxième de sa poule derrière Barcelone[41]. Le bilan de la première partie de saison n'est pas à la hauteur des objectifs fixés en début de saison : l'équipe de Laurent Blanc est troisième du championnat derrière l'Olympique de Marseille, champion d'automne, et l'Olympique lyonnais. Laurent Blanc annonce alors que son management « sera un peu moins souple et plus dur »[42]. Le match aller du huitième de finale « revanche » de Ligue des champions contre le Chelsea se solde par un nul (1-1) au Parc[43]. Le match retour à Stamford Bridge (2-2) qualifie les Parisiens pendant les prolongations à 10 contre 11[44]. Toute la presse française félicite « l'exploit » du PSG de Laurent Blanc et considère que son équipe est entrée dans une nouvelle ère[45]. Le président du Paris Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi, ému après la qualification de son équipe, félicite Laurent Blanc pour « sa bonne tactique et ses bons changements »[46]. En conférence de presse, Laurent Blanc se dit « très heureux » et juge la prestation de ses joueurs comme étant « extraordinaire »[47]. Tombé contre le FC Barcelone en quart de finale, le PSG, qui a de nombreux absents notamment Thiago Motta, Marco Verratti et Zlatan Ibrahimović s'incline trois buts à un au Parc des Princes. Au match retour, le club parisien s'incline deux buts à zéro au Camp Nou et ne créé pas l'exploit.

Le contrat de Laurent Blanc est prolongé en février 2016 pour deux ans, jusqu'en 2018. En avril, l'équipe ne parvient pas à dépasser les quarts de finale de la Ligue des Champions et perd face à Manchester City. Malgré un nouveau quadruplé, Nasser el-Khelaifi qualifie la saison d’échec et annonce un nouveau cycle. Le 27 juin 2016, via un communiqué sur le site officiel, le club de la capitale annonce officiellement après plusieurs rumeurs que Laurent Blanc quitte le club[48],[49]. Son indemnité de départ est estimée à 22 millions d'euros[50]. Il est remplacé par Unai Emery, ex-entraîneur du FC Séville[51].

Style[modifier | modifier le code]

Joueur : libéro offensif et fair-play[modifier | modifier le code]

Formé à l'origine comme milieu de terrain offensif, il était réputé pour ses qualités techniques, sa vision du jeu et son sens du but. Ces qualités lui permirent de se convertir en un défenseur très adroit dans les relances et n'hésitant pas à monter sur les actions offensives. Son placement et sa lecture du jeu compensaient amplement une certaine lenteur et lui évitaient de se lancer dans des tacles hasardeux. Durant sa carrière, Blanc avait la réputation d'un joueur défendant toujours « debout » et de manière propre. Sa technique lui permettait aussi de garder son sang-froid dans les situations délicates, lui donnant l'impression de toujours maîtriser son calme et de rassurer ses coéquipiers.

Joueur élégant, au port altier, il fut aussi un très grand buteur en dépit de sa position reculée sur le terrain. Si son jeu de tête fut à l'origine de certains de ses buts sur corners, d'autres furent inscrits dans le cours du jeu, soit sur ses montées, soit sur des coups de pieds arrêtés (penalty ou coup franc).

Très régulier, il n'a connu que très peu de passages à vide en équipe de France, devenant à la fin des années 1990 l'un des cadres les plus sûrs de l'équipe. Son rayonnement sur le terrain, sa maîtrise technique, son sang-froid ainsi que son influence sur ses coéquipiers lui ont valu le surnom de « Président ».

En équipe de France, Laurent Blanc était positionné demi relayeur sous l'ère Platini, avant de se confirmer sous l'ère Houllier défenseur axial de la sélection. Dès lors, lorsque ces 5 joueurs étaient alignés ensemble sur le terrain : Fabien Barthez, Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly et Bixente Lizarazu l'équipe de France n'a jamais perdu. Entre la prise en main de l'équipe de France par Aimé Jacquet en 1994 et la fin de sa carrière internationale en 2000, Laurent Blanc n'a connu qu'une seule fois la défaite (France-Angleterre 0-1 le 7 juin 1997).

Entraîneur : possession avant tout[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de joueur[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc compte 97 sélections et 16 buts en équipe de France entre 1989 et 2000[52].

Statistiques de Laurent Blanc [53]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B M B M B M B C M B M B M B
1983-1984 Drapeau de la France Montpellier PSC D2 20 - - - - - - - - - - - - 20 0
1984-1985 Drapeau de la France Montpellier PSC D2 32 5 1 - - - - - - - - - - 33 5
1985-1986 Drapeau de la France Montpellier PSC D2 30 6 2 - - - - - - - - - - 32 6
1986-1987 Drapeau de la France Montpellier PSC D2 34 18 1 - - - - - - - - - - 35 18
1987-1988 Drapeau de la France Montpellier PSC D1 24 6 1 - - - - - - - - - - 25 6
1988-1989 Drapeau de la France Montpellier PSC D1 35 15 3 1 - - - - C3 2 - 3 - 43 16
1989-1990 Drapeau de la France Montpellier HSC D1 36 12 6 2 - - - - - - - 7 2 49 16
1990-1991 Drapeau de la France Montpellier HSC D1 38 14 2 - - - - - C2 6 1 5 1 51 16
Sous-total 249 76 16 3 0 0 0 0 - 8 1 15 3 288 83
1991-1992 Drapeau de l'Italie SSC Naples Serie A 31 6 3 - - - - - - - - 10 1 44 7
1992-1993 Drapeau de la France Nîmes Olympique D1 29 1 1 - - - - - - - - 5 2 35 3
1993-1994 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D1 33 5 1 - - - - - - - - 7 1 41 6
1994-1995 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D1 37 13 1 - 1 0 - - - - - 8 1 47 14
Sous-total 70 18 2 0 1 0 0 0 - 0 0 15 2 88 20
1995-1996 Drapeau de la France AJ Auxerre D1 23 2 6 2 2 - - - C3 1 - 9 2 41 6
1996-1997 Drapeau de l'Espagne FC Barcelone PD 28 1 4 - - - 1 - C2 5 - 7 1 45 2
1997-1998 Drapeau de la France Olympique de Marseille D1 31 11 1 - 3 2 - - - - - 13 3 48 16
1998-1999 Drapeau de la France Olympique de Marseille D1 32 2 1 - 1 - - - C3 10 1 7 - 51 3
Sous-total 63 13 2 0 4 2 0 0 - 10 1 20 3 99 19
1999-2000 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 34 3 8 - - - - - - - - 14 2 56 5
2000-2001 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 33 3 2 - - - - - C1+C3 9 - 2 0 46 3
Sous-total 67 6 10 0 0 0 0 0 - 9 0 16 2 102 8
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Manchester United PL 29 1 2 - - - - - C1 15 2 - - 46 3
2002-2003 Drapeau de l'Angleterre Manchester United PL 19 - 1 - - - - - C1 9 1 - - 29 1
Sous-total 48 1 3 0 0 0 0 0 - 24 3 0 0 75 4
Total sur la carrière 608 124 47 5 7 2 1 0 - 57 5 97 16 817 152

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Statistiques d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les statistiques de Laurent Blanc durant sa carrière d'entraîneur en club, au 21 mai 2016[53].

Saison Club Championnat Coupes nationales Coupes continentales Supercoupe Total % Victoires
Division Matchs V N D Matchs V N D Type Matchs V N D Matchs V N D Matchs V N D -
2007 - 2008 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Ligue 1 38 22 9 7 5 3 1 1 C3 8 5 2 1 - - - - 51 30 12 9 58.82%
2008 - 2009 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Ligue 1 38 24 8 6 5 4 0 1 C1+C3 8 2 2 4 1 0 1 0 52 30 11 11 57.69%
2009 - 2010 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Ligue 1 38 19 7 12 7 5 0 2 C1 10 8 1 1 1 1 0 0 56 33 8 15 58.93%
2007-2010 Total Bordeaux - 114 65 24 25 17 12 1 4 - 26 15 5 6 2 1 1 0 159 93 31 35 58.49%
2013 - 2014 Paris Saint-Germain Drapeau : France Ligue 1 38 27 8 3 6 5 0 1 C1 10 7 1 2 1 1 0 0 55 40 9 6 72.72%
2014 - 2015 Paris Saint-Germain Drapeau : France Ligue 1 38 24 11 3 10 10 0 0 C1 10 4 3 3 1 1 0 0 59 39 14 6 66.10%
2015 - 2016 Paris Saint-Germain Drapeau : France Ligue 1 38 30 6 2 10 10 0 0 C1 10 6 2 2 1 1 0 0 59 47 8 4 79.66%
2013 - 2016 Total PSG - 114 81 25 8 26 25 0 1 - 30 17 6 7 3 3 0 0 173 126 31 16 72.83%
Total sur la carrière 228 146 49 33 43 37 1 5 - 56 32 11 13 5 4 1 0 332 219 62 51 65.96%

Le tableau suivant récapitule les statistiques de Laurent Blanc durant son mandat de sélectionneur de l'équipe de France.

Saison Équipe Matchs Victoires Nuls Défaites Buts pour Buts contre Vic.% Nul.% Déf.%
2010 - 2011 Drapeau de la France Équipe de France 12 8 2 2 18 6 66,7 % 16,6 % 16,6 %
2011 - 2012 Drapeau de la France Équipe de France 15 8 5 2 22 11 53,3 % 33,3 % 13,3 %
Total 27 16 7 4 40 17 59.3% 25.9% 14.8%

Palmarès[modifier | modifier le code]

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En tant que joueur[modifier | modifier le code]

En équipe de France[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

En tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

En 2011, il participe au spectacle des Enfoirés Dans l'œil des Enfoirés. Il joue alors le chef d'orchestre dans le tableau de l'Assasymphonie (Mozart l'Opéra Rock)[56].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Laurent Maltret, « Saga Blanc : le grand bleu », Onze Mondial, no 133,‎ , p. 50 à 59 (ISSN 0995-6921)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « Laurent Blanc », sur kurbos.skyrock.com, (consulté le 22 juin 2017)
  3. a, b, c, d et e « Les dix dates de Laurent Blanc », sur sofoot.com, (consulté le 22 juin 2017)
  4. Sinet 1999, p. 105
  5. a, b, c et d Laurent Blanc et Barcelone : une courte histoire d’amour, toutlemondesenfoot.fr, 30 septembre 2014.
  6. Thierry Hubac, « Joueur de la saison : Laurent Blanc », Onze Mondial, no Spécial bilan 1997-1998,‎ , p. 34 (ISSN 0995-6921).
  7. « Champions du monde : Laurent Blanc », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 18 (ISSN 0995-6921).
  8. « UNFP - Actualités de l'Union Nationale des footballeurs professionnels », sur le site de l'UNFP, consulté le 12 mai 2008.
  9. « Blanc intronisé sélectionneur des Bleus », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 22 juin 2013).
  10. « Football: Laurent Blanc nommé sélectionneur de l'équipe de France », sur ledepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 22 juin 2013).
  11. « Aucun des 23 Mondialistes en Norvège », sur lequipe.fr, l'Équipe, (consulté le 22 juin 2013).
  12. Quotas discriminatoires : Le verbatim.
  13. Le Figaro - Sport 24 : Quotas dans le foot : Laurent Blanc présente ses excuses.
  14. Nasri à "L'Équipe" : "ferme ta gueule !".
  15. Laurent Blanc quitte les bleus.
  16. « Le Paris Saint-Germain choisit Laurent Blanc », sur psg.fr, (consulté le 25 juin 2013).
  17. « Laurent Blanc : « Un challenge très excitant » », sur psg.fr, .
  18. « VIDEOS. Olympiakos-PSG (1-4) : Paris termine en trombe », sur leparisien.fr, .
  19. « VIDÉO. Le PSG bat l'OM 2 à 1 en infériorité numérique », sur huffingtonpost.fr, .
  20. « Monaco défait, le PSG champion d'automne », sur lemonde.fr, .
  21. « Laurent Blanc : «Tout pour préparer au mieux 2014» », sur psg.fr, .
  22. « Le PSG punit le Bayer Leverkusen (4-0) : il faudra compter sur les Parisiens pour le titre », sur leplus.nouvelobs.com, .
  23. « PSG - Bayer Leverkusen : Paris qualifié sans se forcer (2-1) », sur metronews.fr, .
  24. « VIDEOS. PSG-Saint-Etienne (2-0) : Paris avance avec sérénité », sur leparisien.fr, .
  25. « VIDEO. PSG-Chelsea (3-1) : revivez le match minute par minute », sur leparisien.fr, .
  26. « VIDEOS. Ligue des champions, Chelsea-PSG (2-0) : revivez le match minute par minute », sur leparisien.fr, .
  27. « Laurent Blanc pensait être sur le bon chemin... », sur football365.fr, .
  28. « Paris-SG - Lyon : Le PSG victorieux ! (2-1) », sur lequipe.fr, .
  29. « Laurent Blanc joue les prolongations au PSG », sur football365.fr, .
  30. « Blanc : « Terminer en beauté » », sur psg.fr, .
  31. « Laurent Blanc affiche ses ambitions », sur paristeam.fr, .
  32. « PSG-Guingamp (2-0) : Ibrahimovic offre le Trophée des champions à Paris », sur leparisien.fr, .
  33. « Un Paris 5 étoiles ! », sur psg.fr, .
  34. « PSG : "On est un peu dans le dur", concède Laurent Blanc », sur rtl.fr, 23 septembre2014.
  35. « Paris-SG - FC Barcelone : Le PSG tient son exploit ! (3-2) », sur lequipe.fr, .
  36. « PSG : une mauvaise passe et des questions », sur sport24.lefigaro.fr, .
  37. « Ligue 1. PSG-OM (2-0) : le patron, c’est Paris ! », sur leparisien.fr, .
  38. « Le PSG tombe sur un os - Débrief et NOTES des joueurs (Lille 1-1 PSG) », sur maxifoot.fr, .
  39. « Football - Ligue 1 : Guingamp euphorique, le PSG apathique ! », sur lepoint.fr, .
  40. « VIDEOS. Le PSG concède un nul inquiétant devant Montpellier (0-0) », sur leparisien.fr, .
  41. « FC Barcelone - Paris-SG : Barcelone, 1er du groupe F ! (3-1) », sur lequipe.fr, .
  42. « Ligue 1, après PSG-MHSC (0-0) : En 2015, Laurent Blanc promet d'être "un peu moins souple" », sur eurosport.fr, .
  43. « EN IMAGES. PSG-Chelsea (1-1) : Paris méritait mieux », sur leparisien.fr, .
  44. « Chelsea - Paris-SG : Le PSG se qualifie pour les quarts ! (2-2) », sur lequipe.fr, .
  45. « Laurent Blanc, grand vainqueur de PSG-Chelsea », sur lexpress.fr, .
  46. « PSG : Al-Khelaïfi a félicité Blanc », sur topmercato.com, .
  47. « Un match extraordinaire pour Laurent Blanc », sur franceinfo.fr, .
  48. VIDEO. PSG. Nasser Al-Khelaïfi : « Il est temps que ça change »
  49. Laurent Blanc quitte le Paris Saint-Germain, site officiel du PSG, 27 juin 2016.
  50. « Ligue 1 : 22 millions d'indemnités et un départ acté du PSG pour Laurent Blanc ? », Eurosport, 26 juin 2016.
  51. PSG : C'est officiel, Unai Emery est le nouvel entraîneur du club parisien, BFMTV, 28 juin 2016.
  52. « Laurent Blanc - national football team player », sur eu-football.info (consulté le 29 avril 2016)
  53. a et b « Statistiques de Laurent Blanc », sur footballdatabase.eu (consulté le 22 juin 2013).
  54. « Top 100 des meilleurs joueurs de l'histoire de l'EURO », sur http://www.lequipe.fr,
  55. (en) Karel Stokkermans, « ESM XI », sur rsssf.com, (consulté le 20 août 2009).
  56. « Bleus : Blanc dans le clip des Enfoirés », sur football3650fr, (consulté le 22 juin 2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Ramsay, Laurent Blanc, la face cachée du président, Éditions Fetjaine, , 272 p. (ISBN 978-2354253097)
  • Victor Sinet, Il était une fois La Paillade…, Montpellier, Éditions MHSC, , 126 p. (ISSN 1276-7794) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]