1981 en France

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Chronologie de la France

Événements de l'année 1981 en France.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

  • 1er février : suppression de la cotisation patronale supplémentaire de 1 % sur les salaires.
  • 2 février : nommé par le pape Jean-Paul II, Jean-Marie Lustiger succède à Mgr François Marty comme archevêque de Paris. Né de parents juifs, il s'est converti au catholicisme à l'âge de 13 ans.
  • 16 Février: Lors de l'émission Audition publique diffusé sur Antenne 2, un militant de la CGT prend la parole sans autorisation des présentateurs qui arbitraient le débats et ses collègues de la CGT, des jeunesses communistes, et des membres du PCF empêchent toute discussion obligeant les présentateurs à interrompre l'émission après seulement 20 minutes.

Mars[modifier | modifier le code]

  • 30 mars : les cinq plus importantes fédérations de ciné-clubs organisent la manifestation « Six heures pour les Ciné-Clubs » à la Cinémathèque de Chaillot.

Avril[modifier | modifier le code]

  • 15 avril : loi n°81-357 transcrivant la convention internationale du travail n°111 dans la législation française. Elle inaugure la lutte contre la discrimination à l'emploi et au travail.
    • Les mesures de rigueur prise par le premier ministre Raymond Barre réduisent le déficit public à 0,7 % du PIB. Mais le budget de l'État, malgré les efforts des différents gouvernements, ne retrouvera jamais la situation d'équilibre qu'il a connu.

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

  • 1er juillet :
  • le SMIC augmente de 10 % et le traitement des fonctionnaires de 3,4 %. Les allocations familiales et les autres prestations sociales sont revalorisées. La SNCF augmente ses tarifs marchandises mais pas ses tarifs voyageurs.
  • circulaire interministérielle sur la démocratisation de la formation scolaire[1]. Création des ZEP (zone d'éducation prioritaire) par le ministre de l'éducation Alain Savary.

Août[modifier | modifier le code]

  • 3 août : loi fiscale majorant de 7,7 milliards de francs les recettes fiscales. Surtaxe sur les hauts revenus, hausse des impôts sur les sociétés, des banques et des bénéfices des compagnies pétrolières. Majoration de la taxe sur les produits pétroliers.
    • Plan de relance Mauroy de 1,7 % du PIB :
      • Augmentation de 2,3 milliards de francs des pensions de retraite.
      • Suppression des cotisations employeur pour 2,5 milliards de francs.
      • 12,8 milliards de francs affectés à la création de 150 000 emplois et à la formation professionnelle.
      • 5,5 milliards de francs d'aide aux agriculteurs.
      • 26 milliards de francs de capital aux entreprises publiques.
      • 250 millions de francs pour la construction de logements.
      • 17 milliards de francs de prêts accordés par le Fonds industriel de modernisation et le Fonds de développement économique et social.
      • Crédit d'impôt sur l'investissement privé : 10 % du montant de l'investissement peut être déduit de l'impôt sur les sociétés. On peut noter que cette mesure représente un coût budgétaire très élevé (4,5 milliards de francs) pour un résultat limité (cf. plus bas).

Ce plan de relance n'obtient pas les effets escomptés par le gouvernement qui sera contraint d'appliquer un plan de rigueur à partir de 1982. On peut noter que la politique de rigueur appliquée en Europe et aux États-Unis, le refus d'une dévaluation nécessaire pour relancer les exportations, l'évasion des capitaux, la hausse de la fiscalité pour financer les mesures sociales du gouvernement et surtout l'ouverture de plus en plus forte des frontières (qui interdit toute mesure protectionniste) sont les principales raisons de l'échec du plan de relance.

  • 10 août : « loi Lang » imposant un prix unique sur les livres.
  • 11 août : lancement d'une opération de régularisation des étrangers : 132 000 seront concernées d'ici à 1983.
  • 26 août : le Conseil des ministres approuve le projet de loi abolissant la peine de mort.

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

  • 4 octobre : dévaluation de 3 % du franc.
  • 9 octobre : promulgation de la loi contre la peine capitale par le président Mitterrand.
  • 9 octobre : une loi ouvre aux étrangers le droit d'association.
  • 10 octobre : abolition définitive de la peine de mort.
  • 17 octobre : une loi renforce la lutte contre le travail clandestin et instaure des sanctions contre les employeurs.
  • 23 octobre : au congrès socialiste de Valence, on demande « des têtes ».
  • 26 octobre :
    • Adoption du IXe Plan par le parlement :
      • nationalisations de 5 grands groupes industriels et des principales banques et assurances.
      • Mesures fiscales et réglementaires pour diminuer la consommation et la dépendance énergétique
      • Renforcement du processus de décision dans l'entreprise pour le partage des bénéfices
      • Hausse des prestations et des salaires pour soutenir la consommation des ménages
      • Ciblage des aides industrielles sur les entreprises et les produits à haute valeur ajoutée.
    • Réouverture de l'Université de Corse Pascal-Paoli, initialement fondée en 1765, qui avait été fermée par l'armée de Louis XV lors de la conquête de la République corse par le Royaume de France en 1769.
  • 27 octobre : abrogation de la loi Bonnet et création du certificat d'hébergement.
  • Suppression de l'anonymat des transactions sur l'or. Les intermédiaires ont l'obligation de noter l'identité des acheteurs et vendeurs d'or non monnayé ou d'or en barre ou en lingot. L'importation et l'exportation du commerce d'or sont toujours interdites.

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 10 décembre : grève des médecins hospitaliers pour maintenir le secteur privé dans l'hôpital.
  • 18 décembre : loi sur les nationalisations  : tout le capital des firmes sidérurgiques, de cinq grands groupes industriels (Péchiney, CGE, Saint-Gobain, Rhône-Poulenc, Thomson), de 36 banques de dépôt, de deux holdings financiers (Paribas et Suez), ainsi que 51 % du capital de compagnies fortement spécialisés dans l’armement (Dassault, Matra) tombent dans le patrimoine public.
  • 29 décembre : Majoration de 15 milliards de francs des dépenses militaires. L’accroissement du déficit oblige le gouvernement à décréter une hausse fiscale de 36 milliards de francs des impôts (TVA, droits d'accise) et des cotisations salariales pour compenser les nouvelles dépenses sociales votées en août par le parlement.

Thématique[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Creusement du déficit avec les nombreuses mesures sociales votées par le parlement (-1,6 % du PIB).
  • Le niveau de prélèvements obligatoires atteint 42,5 % du PIB. La hausse continue de la fiscalité directe (impôts et cotisations) et indirecte (TVA et droit d'accise) ne parvient pas à réduire le déficit qui s'accroit régulièrement depuis le début des années 70.
  • 4,5 milliards de francs de déficit commercial.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Société[modifier | modifier le code]

  • 1 617 000 chômeurs (6,3 % de la population active).

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1981 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1981[modifier | modifier le code]

Les uns et les autres de Claude Lelouch

Autres films sortis en France en 1981[modifier | modifier le code]

  • x

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Naissances en 1981[modifier | modifier le code]

  • x

Décès en 1981[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cndp.fr/revueVei/chauveau117.pdf
  2. Cf. 1981 : Comment la Gauche abrogea la loi anticasseurs