Comité de liaison de la majorité présidentielle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Comité de liaison de la majorité présidentielle
Image illustrative de l'article Comité de liaison de la majorité présidentielle
Élections concernées par l'alliance Législatives de 2007
Européennes de 2009
Régionales de 2010
Cantonales de 2011
Organisations politiques concernées Union pour un mouvement populaire

Partis associés :
Les Progressistes
Parti chrétien-démocrate
Le Chêne

Nouveau Centre
Parti radical
La Gauche moderne
Mouvement pour la France
Chasse, pêche, nature et traditions


Présidents à l'Assemblée nationale Christian Jacob,
Yvan Lachaud
Présidents au Sénat Jean-Claude Gaudin,
François Zocchetto
Représentation à l'assemblée nationale
Représentation au Parlement européen
Représentation au Sénat
Idéologie Conservatisme, conservatisme libéral, libéralisme, gaullisme, radicalisme, centrisme, social-libéralisme, démocratie chrétienne, fédéralisme européen, traditionalisme, souverainisme
Couleurs Bleu

Le Comité de liaison de la majorité présidentielle était une structure politique créée par le président Nicolas Sarkozy en avril 2008 pour coordonner les partis politiques qui soutenaient son action[1]. Le comité de liaison est activé par le premier ministre François Fillon le 30 juin 2009[2], il était présidé par Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille.

Membres[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 2008, à la suite des élections municipales et cantonales de 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé la création d'un « comité de liaison pour renforcer les liens à l'intérieur de la majorité, intensifier le travail en commun et préparer les futures échéances politiques[3]

Ce comité réunissait alors les principaux responsables politiques de la majorité présidentielle : Patrick Devedjian (secrétaire général de l'UMP), Jean-Pierre Raffarin et Jean-Claude Gaudin (vice-présidents du conseil national de l'UMP), Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale), Christian Poncelet (ancien président du Sénat), Henri de Raincourt (ancien président du groupe UMP au Sénat), Xavier Bertrand (secrétaire général de l'UMP), Christine Boutin (présidente du PCD), Michèle Alliot-Marie (présidente du Chêne), Jean-Louis Borloo (président du Parti radical), Hervé Morin (président du Nouveau Centre), François Sauvadet (président du groupe NC à l'Assemblée nationale), Michel Mercier (ancien président du groupe UC au Sénat), Jean-Marie Cavada (président d'Avenir démocrate), Jean-Marie Bockel (président de La Gauche moderne) et Éric Besson (président des Progressistes).

Sans activité notable depuis sa création, le comité est officiellement structuré à la suite des élections européennes de 2009, à l'occasion desquelles les listes de la majorité présidentielle sont arrivées en tête. Il est installé par le Premier ministre François Fillon le 30 juin 2009, à l'occasion de l'inauguration de ses locaux, en vue des élections régionales de 2010[2].

À la rentrée de septembre 2009, en vu des élections régionales de 2010 et à l'invitation du président Nicolas Sarkozy, le comité de liaison est rejoint par le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers[4],[5].

Le comité aurait tenu une dizaine de réunions, mais n'aurait plus d'activité à l'issue des élections régionales de 2010[6].

La coalition présenta des listes communes aux régionales de 2010, et un maximum de candidats communs aux cantonales de 2011, face à la montée de la Gauche. La défaite de Nicolas Sarkozy, à la élection présidentielle de 2012 entraine, de facto, la disparition définitive du comité.

Partis membres[modifier | modifier le code]

Parti observateur[modifier | modifier le code]

« Le CNI reste un partenaire de l’UMP mais ne sera plus un membre associé[7]. »

Objectifs[modifier | modifier le code]

Après s'être réuni informellement depuis janvier 2009 et été le cadre de l'élaboration des listes de la majorité présidentielle aux élections européennes de juin, le comité a pour objectif la préparation des prochaines échéances électorales, dont les élections cantonales et sénatoriales de 2011 et l'élection présidentielle de 2012.

Selon François Fillon et Jean-Claude Gaudin, le comité sera également « un laboratoire d'idées, un lieu de confrontation de projets différents qui incarnent la diversité la plus large possible de la société française ».

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Comité de liaison de la majorité présidentielle se compose d'une vingtaine de membres qui se réunissent une fois par mois.

Ses réunions sont présidées par Jean-Claude Gaudin, président de la commission nationale d'investiture de l'UMP, François Fillon, voire, plus exceptionnellement, par le président Nicolas Sarkozy[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « N. Sarkozy pour un “comité de liaison” », sur lefigaro.fr, Socpresse,‎ 9 avril 2008
  2. a et b AP, « La majorite officialise son comite de liaison », Dépêche, sur nouvelobs.com
  3. « N. Sarkozy pour un “comité de liaison” », sur lefigaro.fr, Socpresse,‎ 9 avril 2008 (consulté le 19 juillet 2014)
  4. « Philippe de Villiers se rapproche de l'UMP à quelques mois des régionales », sur lemonde.fr,‎ 3 août 2009 (consulté le 19 juillet 2014)
  5. « Philippe de Villiers va rejoindre le comité de liaison de la majorité présidentielle », sur rfi.fr, Audiovisuel extérieur de la France,‎ 10 août 2009 (consulté le 19 juillet 2014)
  6. LeFigaro.fr « L'instance, qui s'est réunie au total près de dix fois, «aura rempli son principal objectif», estime-t-on aujourd'hui à l'UMP : permettre la constitution de listes uniques de la majorité aux régionales de 2010. Soit. Mais le comité de liaison n'a pas survécu bien plus longtemps. De fait, sa dernière réunion remonte à plus d'un an. » - site consulté le 18 juin 2011
  7. CNIP, « L'indépendance au sein de la majorité présidentielle », sur cnip.asso.fr
  8. « Confidentiel: Sarkozy au comité de liaison », Le Figaro, 28 août 2009