Ibrahim Maalouf

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Ibrahim Maalouf

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Ibrahim Maalouf en concert lors du festival du Bout du Monde 2014.

Informations générales
Nom de naissance Ibrahim Maalouf
Naissance 5 novembre 1980 (34 ans)
Beyrouth (Liban)
Activité principale Trompettiste, compositeur, arrangeur musical
Genre musical Jazz, jazz-rock fusion, musique classique
Instruments Trompette, Piano
Années actives Depuis 1997
Labels MisTer Productions
Site officiel ibrahimmaalouf.com

Ibrahim Maalouf est un musicien (trompettiste et pianiste), compositeur, notamment de musiques de films, arrangeur, producteur et professeur d'improvisation et de trompette franco-libanais. Il est né le 5 novembre 1980 à Beyrouth (Liban)[1],[2]. Il est le seul trompettiste au monde à jouer la musique arabe sur l'instrument inventé par son père dans les années 1960: la «trompette à quarts de tons ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf (arabe : ابراهيم معلوف) naît dans une famille d'intellectuels et d'artistes libanais: fils de Nassim Maalouf[3](trompettiste) et de Nada Maalouf (Pianiste), neveu de l'écrivain Amin Maalouf, petit-fils du poète, journaliste et musicologue Rushdi Maalouf. Il a créé son label "Mi'ster" en 2006 et ses albums sont vendus un peu partout à travers le monde. Chaque année ses concerts l'amènent dans plus de 30 pays, et les récompenses et distinctions révèlent au grand public un artiste hors normes. De ses débuts dans la musique classique où Ibrahim s'est distingué en étant lauréat des plus grands concours de trompette classique au monde, à ses albums Jazz qui lui valent de nombreuses distinctions également, Ibrahim fait tomber toutes les frontières entre les styles musicaux et fait découvrir à la France, puis un peu partout dans le monde une musique métissant toutes les influences qui le caractérisent.

Depuis 1999, Ibrahim compose des œuvres pour trompette et orchestres, des musiques de films, des albums de jazz, des albums de musique pop, collabore avec de nombreux artistes de styles très différents (Sting, Salif Keita, Amadou et Mariam, Marcel Khalifé, Lhasa De Sela, Matthieu Chédid, Juliette Gréco, Mark Turner, Larry Grenadier, Angel Parra, Vanessa Paradis, Vincent Delerm, Trilok Gurtu, Nguyen Lê...).

En France, le grand public le découvre lors de la cérémonie des victoires de la musique du 14 février 2014 retransmises sur France 2. Ibrahim reçoit une victoire de la musique pour son 5e album "Illusions" dans la catégorie Meilleur Album de Musiques du Monde et c'est une première dans l'histoire des Victoires de la Musique (depuis 1985) qu'un projet récompensé soit uniquement instrumental. Ibrahim décloisonne les musiques mais cherche également à faire évoluer l'enseignement musical. Il milite pour l'intégration de l'improvisation au sein des écoles de musique, conservatoires de musique et établissements d'enseignement publics.

Le 8 février 2015 est organisée lors du Salon "Musicora" une improvisation géante. En cherchant à créer un record du monde de la plus grande improvisation musicale au monde, Ibrahim souhaite attirer les regards vers cette pratique qui n'existe plus depuis plus d'un siècle et demi dans le système d'éducation musicale classique. Or selon lui, elle est indispensable car elle développe pour chaque musicien son langage personnel, principale source de renouvellement de la musique classique.

Le 13 avril 2011, lors d’une cérémonie organisée au Siège de l’UNESCO, Ibrahim reçoit le titre de « Jeune artiste œuvrant pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental » par la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova,

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Il naît le 5 novembre 1980, en pleine guerre civile au Liban. À cause des bombardements, sa famille ne peut l'enregistrer à l'état civil avant le 5 décembre[4].

Sa famille fuit le Liban en raison de la guerre, et Ibrahim Maalouf grandit en banlieue parisienne avec ses deux parents et sa sœur Layla de deux ans plus âgée que lui. Il y fait ses études jusqu'à l'âge de 17 ans et obtient un baccalauréat général scientifique avec une spécialité mathématiques au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes (Essonne).

Ibrahim Maalouf débute l'étude de la trompette à l'âge de sept ans avec son père Nassim Maalouf, ancien élève de Maurice André au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son père lui enseigne ainsi la technique classique, le répertoire baroque, classique, moderne, contemporain et également la musique arabe classique et l'art de l'improvisation et des modes arabes. Son père a aussi mis au point une trompette à quatre pistons ("trompette microtonale"), dont le quatrième piston offre la possibilité de jouer les quarts de ton, essentiels à la musique arabe. Ainsi, Nassim fût son premier professeur, et Ibrahim a été formé simultanément aux musiques occidentales et arabes. Autre particularité, Ibrahim a commencé à jouer de la trompette piccolo très jeune. Dès l'âge de neuf ans, il accompagne son père en duo à travers l'Europe et le Moyen-Orient sur du répertoire baroque de Vivaldi, Purcell, Albinoni, etc. À quinze ans, Ibrahim se fait remarquer par les professionnels, lorsqu'en concert avec orchestre de chambre, il interprète le 2e concerto brandebourgeois de Bach, considéré par de nombreux trompettistes comme étant l'œuvre la plus difficile dans le répertoire pour trompette classique[5]. Quelques années plus tard, Ibrahim rencontre Maurice André et quelques autres musiciens qui l'encouragent à en faire son métier. En mars 2002, Ibrahim hésitant encore entre des études d'architecture et des études musicales décide alors de se consacrer définitivement à la musique.

Études et pédagogie[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf entre alors sur concours au CNR de Paris dans la classe de Gérard Boulanger pour une formation de deux ans, où il obtient le Premier prix de trompette et le 1er prix de musique de chambre. Puis il entre sur concours au CNSM de Paris dans la classe d'Antoine Curé pour une formation musicale de trois ans, et y obtient le Diplôme d'Études Supérieures Musicales.

Pendant ces cinq années d'études, il se présente à de nombreux concours nationaux, européens et internationaux de trompette classique dans le but de découvrir le maximum de répertoire et développer sa technique et sa culture musicale. Ainsi entre 1999 et 2003, il est lauréat de quinze concours à travers le monde parmi lesquels le 1er prix du concours International de trompette de Hongrie à Pilisvörösvár en 2001, le 1er prix du National Trumpet Competition (Washington DC) en 2001 et le 2e prix (ex æquo) au Concours International de la ville de Paris Maurice-André en 2003. La fondation Cziffra et la Fondation Européenne de la Culture Pro-Europa parrainée par le prince du Danemark l'aident également beaucoup à démarrer sa carrière classique internationale.

Entre 2006 et 2013, Ibrahim Maalouf est professeur de trompette au CNR d'Aubervilliers-La Courneuve. Il a succédé au pédagogue André Presles. Il annonce sa démission en juin 2013 en raison, selon un post Facebook, d'un décalage profond entre sa vision de l'enseignement de la musique classique dans un conservatoire et celle pratiquée par la direction. La même année, il crée une toute nouvelle classe d'improvisation uniquement destinée aux étudiants de musique classique, au sein du Pôle Supérieur d'Enseignement de Paris - Boulogne.

Entre 2002 et 2012, il est régulièrement invité pour donner des master classes et récitals en France et dans le monde, notamment aux États-Unis où crée un jumelage avec l'Université d'État du Kansas qui s'interrompt lors de sa démission du CNR d'Aubervilliers-La Courneuve. Ibrahim est également, pendant plusieurs années, invité pour représenter la France lors de la conférence d'ITG (International Trumpet Guild) qui réunit tous les ans les trompettistes du monde entier pour des concerts et master classes.

L'engagement d'Ibrahim dans le domaine de l'improvisation prend de plus en plus de place dans l'ensemble de son travail. Que ce soit au niveau pédagogique, comme au niveau de ses compositions.

Compositeur[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf compose depuis 1998 pour différentes formations classiques. Ses œuvres pour trompette et orchestre, pour orchestres seuls ou divers ensembles sont régulièrement créées ou jouées, dans de nombreux festivals français tels que le Printemps de Bourges ou le festival de Saint-Denis, le Festival d'Ile-de-France notamment en 2012 la pièce "Point 33" créée avec l'Orchestre philharmonique de Radio France et la Maîtrise de Radio France. Plus récemment "PARACHUTE" qui sera créée avec l'Orchestre Symphonique de Bretagne en 2015 et où pour la première fois, un orchestre dans son ensemble doit improviser.

Ibrahim Maalouf compose également dans un style moins classique depuis son plus jeune âge. Son premier groupe, "Farah", avait une couleur "jazz oriental" assez prononcée puisqu'il était accompagné d'un saxophone, un ney, une flûte traversière, un piano, une contrebasse, une guitare, un buzuq, et de percussions arabes. Un enregistrement de concert de ce groupe a été diffusé sur des chaînes musicales entre 2004 et 2005. Le groupe fera des essais studios, mais il n'y aura pas d'album.

Durant ses études auCNSM de Paris, Ibrahim va aussi souvent écouter les cours de jazz que les cours de trompette classique. Sa formation autodidacte en jazz a été principalement construite à partir d'expériences enbig bandet en groupes divers auxquels il participe. Il joue ainsi assez régulièrement dans les clubs de jazz parisiens, mais change très souvent de formation à la recherche du son qui l'intéresse.

En 2000, il rencontre le producteur Marc-Antoine Moreau qui le présente au violoncellisteVincent Ségal. C'est le début d'une longue série de rencontres. Ibrahim Maalouf se produit entre 2000 et 2007avec de nombreux chanteurs et musiciens mondialement connus, et continue ainsi à découvrir le métier, tout en recherchant sa propre sonorité. En 2004, sa rencontre avec Lhasa de Sela est une révélation.

Ses collaborations avec des chanteurs de pop et de rock lui font découvrir d'autres couleurs que le jazz, que le classique ou la musique arabe. C'est peu à peu qu'Ibrahim redirige ses compositions vers un univers plus actuel. En 2006, après de nombreuses tentatives et essais musicaux il rencontre Alejandra Norambuena Skira (du Fonds d'action Sacem) qui le présente au producteur Jean-Louis Perrier. Ce dernier l'aide à monter le groupe avec lequel il jouera en concert le 12 février 2006 au New Morning de Paris, concert qui l'installera définitivement sur la scène Jazz Française.

Ses concerts sont généralement construits autour de musiques entraînantes, donnant envie de danser. Mais il y a toujours une petite partie de ces concerts plus méditative, plus mystique, aux accents mélancoliques, qu'il aime comparer à des « prières collectives universelles ».

Ibrahim Compose également pour le cinéma. Le réalisateur Jalil Lespert fait appel à lui en 2013 pour le biopic sur Yves Saint Laurent "YSL". La même année, Kim Chapiron lui demande de nourrir certains passage de "La Crème de la Crème". La réalisatrice Iranienne Sepideh Farsi lui demande d'habiller "Red Rose" en 2014. Et de nombreuses collaborations actuelles porterons leurs fruits dans les mois qui viennent.

En 2013, Ibrahim Maalouf compose également la quasi totalité de l'album Funambule' 'de Grand Corps Malade, et réalise l'ensemble de l'album. Il réalise et produit également sur son label Mi'ster l'album de la chanteuse Suédoise Isabel Sörling "Something came with the sun" .

Quelques-unes de ses compositions écrites[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Collaborations (Liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf s'inspire beaucoup de sa culture d'origine, sujet qui a été traité d'ailleurs dans le documentaire Souffle !, réalisé par Christophe Trahand entre 2005 et 2006, et produit par la société cocottesminute productions. Christophe Trahand l'a suivi pendant quelques mois à la recherche de son inspiration et de son rapport avec son pays d'origine et la distance qui l'en sépare. Ce documentaire très poétique a été diffusé sur TV5 Monde et reste disponible en DVD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Robert Laffont,‎ 2013 (lire en ligne)
  2. « IBRAHIM MAALOUF : Sa biographie, ses albums, ses concerts », sur Jazz Radio
  3. Samuel Chalom, « Les Maalouf, le Liban et la trompette orientale », Le journal international,‎ 16 août 2013 (lire en ligne).
  4. Dossier de presse d'Ibrahim Maalouf, accent-presse.com : « en fait, je suis né le 5 novembre mais à cause des bombes, mes parents ne purent me déclarer à l'état civil qu'un mois plus tard ».
  5. (en) The trumpet part is still considered one of the most difficult in the entire repertoire (…), article Brandenburg Concerto No. 2 in F major, sur Wikipedia en anglais.
  6. Réécoute sur le site de France Musique
  7. Aurélie Filippetti, « Arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres », sur le site du ministère de la Culture et de la Communication,‎ 18 août 2014 (consulté le 7 octobre 2014).
  8. « Ibrahim Maalouf honoré aux Victoires du Jazz », sur Le Parisien
  9. Victoire de la Révélation Instrumentale de l'année

Liens externes[modifier | modifier le code]