Fabrice Luchini

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Fabrice Luchini, né Robert Luchini le 1er novembre 1951 à Paris (Île-de-France), est un acteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini est issu d'une famille d'immigrés italiens, marchands de fruits et légumes. Il grandit dans le quartier de la Goutte-d'or à Paris XVIIIe. Il n'est pas attiré par l'école et sa mère le place comme apprenti coiffeur à 13 ans dans un salon chic de l'avenue Montaigne ; il adopte le prénom de Fabrice pour exercer son métier de garçon coiffeur. Il cultive parallèlement, en autodidacte, son goût prononcé pour la littérature (Balzac, Flaubert, Proust, Céline). Il est, en outre, passionné par la musique soul et James Brown, et animateur il fréquente les discothèques. C'est d'ailleurs sur la piste du drugstore d'Angoulême qu'il est découvert en 1968 par Philippe Labro, alors en repérage pour son film[1] Tout peut arriver, et qui lui offre son premier rôle (1969). Fabrice Luchini décide de suivre des cours d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, puis rencontre Éric Rohmer qui lui donne une certaine notoriété avec Perceval le Gallois en 1978 et Les Nuits de la pleine lune en 1984.

Il tourne avec Oshima, Zucca, Klapisch, Lelouch et Molinaro. Mais c'est son rôle dans La Discrète de Christian Vincent en 1990 qui le fait connaître du grand public. Il devient dans les années 1990 un acteur très demandé par le cinéma français et campe de nombreux rôles de composition comme dans Le Retour de Casanova en 1992 aux côtés d'Alain Delon et Elsa ; dans Tout ça... pour ça ! , rôle pour lequel il est récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 ; dans Le Colonel Chabert aux côtés de Gérard Depardieu, Fanny Ardant et André Dussollier ; dans Beaumarchais, l'insolent pour lequel il est nommé pour le César du meilleur acteur en 1997.

Il s'adonne aussi, notamment grâce à Jean-Laurent Cochet, au théâtre, sa véritable passion, « seul lieu où s'exprime la vie, la nourriture de la vie, ce qu'aucune école n'enseignera jamais ». Il partage son activité entre le cinéma et la scène et rencontre un important succès en déclamant des textes de La Fontaine, de Nietzsche, de Céline (avec Voyage au bout de la nuit), de Paul Valéry, de Philippe Muray ou de Roland Barthes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a une fille Emma avec Catherine Debeauvais.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 1993 à la 18e cérémonie des César.

Cinéma[modifier | modifier le code]

1969-1979[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini au festival de Cannes 1992.
Représentation de Fabrice Luchini au musée Grévin à Paris.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 2010, à la 35e cérémonie des César.

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini préface, en 2010, deux ouvrages : À la rencontre de Sacha Guitry, publié par les éditions Oxus et Seul avec tous de Laurent Terzieff, publié aux Presses de la Renaissance.

En 2011, il collabore à l'ouvrage Philippe Muray, publié par les Cahiers d'histoire de la philosophie (éditions du Cerf). La même année paraît Fabrice Luchini lit Fragment d'un discours amoureux, chez Audiolib.

Voxographie[modifier | modifier le code]

Livres audio[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Selon Laurent Terzieff : « Fabrice a besoin de faire le don de lui-même. Et le don de lui-même passe à travers des textes. Ce don est pour nous. C'est un phénomène qui dépasse le théâtre proprement dit. Piaf, par exemple, avait la même fatalité dans le don. Lui, comme elle, est un personnage très exalté, mais cette exaltation est hautement enrichissante, alors que chez bien d'autres, elle est encombrante. (…) Il a une telle richesse, une telle "réinvention", une imagination rebondissante si extraordinaire. Il y a chez lui comme un envahissement de l'être par le verbe. Il se renvoie au verbe et le verbe renvoie vers nous. Il est infatigable. »

Notes[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini est venu une fois au Théâtre de Bouvard avec un sketch (sur le don de sang) et n'a pas été retenu[2],[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Empreintes : Robert Luchini, dit Fabrice, France 5, 17 août 2011.
  2. Sa prestation : Archives INA
  3. Article du Figaro

Annexe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Dominique Brierre, Le Mystère Luchini, Plon, 2007.
  • Robert Belleret, Fabrice Luchini L'Incandescent, in Portraits sur le vif, Amazon, avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]