Paddy Finucane

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Paddy Finucane (Brendan Eamon Fergus Finucane surnommé Paddy, 16 octobre 1920-15 juillet 1942) est un commandant pilote de chasse britannique d'origine irlandaise de la Royal Air Force (RAF). Il fait partie des plus grands as britanniques de la Seconde Guerre mondiale. Il a été le plus jeune wing commander de la Royal Air Force à l'âge de 21 ans. Il est mort au même âge au combat au retour d'une mission au-dessus de la France.

Supermarine Spitfire britannique de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paddy Finucane est né le 16 octobre 1920 à Dublin en Irlande. En 1936 âgé de 16 ans, il immigre en Angleterre avec sa famille. En 1938 âgé de 18 ans, il rejoint la Royal Air Force et est formé comme pilote de Supermarine Spitfire. Il se fait vite remarquer pour ses exploits en vol. Le 12 août 1940, il n'a pas encore vingt ans lorsqu'il abat son premier avion ennemi, un Messerschmitt 109. il en abat un autre le lendemain. Le 15 avril 1941, il parvient à abattre l'as allemand Adolf Galland. Ce dernier parvient à sauter en parachute de son avion en flammes et est récupéré par ses compatriotes.

Son « palmarès » s'établit à 26 avions détruits, 6 détruits partagés et 8 probabilités de destruction. En juin 1942, il devient le plus jeune commandant de la Royal Air Force à 21 ans. Il prend le commandement du squadron 602 « City of Glasgow » créé en 1925, un des premiers squadrons à avoir été équipé de Supermarine Spitfire dès septembre 1939.

Son avion est abattu par une mitrailleuse au sol un mois plus tard le 15 juillet 1942 au retour d'une attaque massive de cibles au-dessus de la France, alors qu'il survole Le Touquet. Son moteur est touché, et cesse de tourner au-dessus de la Manche. Ses dernières paroles émises à la radio furent : "This is it chaps !" (Et voilà les copains !). Son avion touche l'eau et coule à pic. On ne retrouvera jamais les débris de son appareil , ni son corps. On ne sait pas s'il a tenté de regagner les côtes anglaises, ou s'il s'est écrasé délibérément en mer pour ne pas être capturé par l'ennemi. La scène a été relatée par le futur as français Roland de La Poype qui était son ailier habituel[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roland de La Poype, 2011, pp. 91-94
  • Roland de la Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007, 240 p. (ISBN 978-2-262-02655-4) ; rééd. Perrin, coll. « Tempus », 2011, 288 p. (ISBN 978-2-262-03647-8)