Xavier Bertrand
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Xavier Bertrand, né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne actuellement Châlons-en-Champagne, est un homme politique français.
Député de la 2e circonscription de l'Aisne et adjoint au maire de Saint-Quentin, il est secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) depuis décembre 2008.
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[modifier] Biographie
[modifier] Enfance et études
Xavier Bertrand est le fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire à la SGAM, et de Madeleine Bedin, employée de banque.
Xavier Bertrand effectue ses études universitaires à l'unité de formation et de recherche Droit et Science Politique de l'université de Reims Champagne-Ardenne, où il obtient une maîtrise de droit public, puis un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) d'administration locale.
Agent d'assurance de profession, Xavier Bertrand s'est marié le 11 juillet 1998 à Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines. Membre du Grand Orient de France, principale obédience maçonnique de France, depuis 1995[2], il est le père de trois enfants dont des jumeaux.
[modifier] Carrière politique
Militant dès l'âge de seize ans au RPR, Xavier Bertrand s'engage très tôt en politique, mais en 1989, il essuie un échec aux élections municipales à Saint-Quentin[3].
En 1992, il mène la campagne pour le non au traité de Maastricht dans son département de l'Aisne. Il est adjoint au maire de Saint-Quentin dans l'Aisne en Picardie chargé de l'animation et du développement ce qui en fait l'un des créateurs de la plage de Saint-Quentin, événement similaire mais antérieur à Paris-Plage.
Après avoir été, de 1987 à 1992, assistant parlementaire de Jacques Braconnier, sénateur de l’Aisne, il devient agent d'assurances en 1992[4]. Menant une carrière politique en parallèle, il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription de l'Aisne.
En 2003, Alain Juppé, président de l'UMP, le charge de mener le débat et d'expliquer la réforme des retraites au cours d'un « tour de France »[réf. nécessaire]. Il est choisi comme rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale. Il est pendant cette période membre du Club de la boussole qui regroupe les députés qui se revendiquent fidèles au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et au président de la République Jacques Chirac[réf. nécessaire].
Le 30 mars 2004, lors de la formation du gouvernement Raffarin III, il est nommé secrétaire d'État à l'Assurance maladie. Sous la responsabilité de son ministre de tutelle, Philippe Douste-Blazy, il mène la réforme de l'Assurance maladie. Il s'engage pour le oui dans la campagne pour le référendum du 29 mai 2005 en faveur du traité constitutionnel[réf. nécessaire].
Après la victoire du « non », Jean-Pierre Raffarin démissionne. Après quelques jours d'hésitation entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy[réf. nécessaire], Jacques Chirac choisit le premier comme nouveau Premier ministre. Probablement soutenu par Philippe Douste-Blazy, Xavier Bertrand remplace celui-ci comme ministre de la Santé. Il échappe ainsi au sort des autres juppéistes du gouvernement comme Éric Woerth ou Xavier Darcos dont l'éviction par Dominique de Villepin est interprétée[réf. nécessaire] comme une réaction au soutien d'Alain Juppé à la solution Nicolas Sarkozy pour Matignon[réf. nécessaire].
Son passage par le ministère est marqué par l'épidémie de chikungunya à la Réunion, par l'interdiction de fumer dans les lieux publics décidée en 2006, et la création d'un corps de réserve sanitaire pour faire face à une éventuelle crise en France ou à l'étranger[5].
Xavier Bertrand annonce le 29 novembre 2006 son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle, et est nommé le 15 janvier 2007 porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy. Le premier ministre Villepin le somme alors de rester à son poste ministériel. Finalement, il quitte le gouvernement le 26 mars 2007, pour mener pleinement la campagne[6].
Le 18 mai 2007, il est nommé ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité dans le gouvernement François Fillon.
Réélu le 10 juin 2007, député de la 2e circonscription de l'Aisne dès le premier tour avec 53,28 % des suffrages, il démissionne aussitôt, étant reconduit dans ces fonctions de ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité le 19 juin suivant. Il est alors accompagné par une nouvelle secrétaire d'État, Valérie Létard, chargé de la solidarité, puis, à partir du 18 mars 2008, Nadine Morano, comme secrétaire d'État à la Famille.
Suite à l'entrée de Patrick Devedjian au gouvernement, il est nommé secrétaire général par intérim de l'UMP le 8 décembre 2008[7]. Il quitte le gouvernement Fillon lors du remaniement du 15 janvier 2009. Il est nommé à la tête de l'UMP le 24 janvier 2009[8], et retrouve son siège à l'Assemblée nationale, premier à bénéficier du « paquet électoral », loi votée en décembre 2008 pour permettre aux membres du gouvernement sortants de retrouver leur siège au Parlement français ou européen sans passer par une élection partielle[9].
Il est l'un des quadragénaires médiatiques de la droite française, avec Jean-François Copé et François Baroin, issu de ce que la presse a appelé la « génération terrain », c'est-à-dire l'ensemble des élus locaux qui ont souvent ramené à droite des villes longtemps et profondément de gauche avant d'entrer pour certains à l'Assemblée nationale dès 2002[réf. nécessaire].
[modifier] Synthèse des fonctions et mandats
[modifier] Fonctions politiques
- Conseiller du district de Saint-Quentin (1995-2001)
- Secrétaire départemental du RPR (1998-2002)
- Secrétaire départemental de l'UMP (2003-2006)
- Secrétaire général adjoint de l'UMP chargé des débats de société (2003-2004)
- Président de l'UMP de l'Aisne depuis 2006
- Porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle française de 2007.
- Secrétaire général adjoint de l'UMP depuis mars 2008, puis secrétaire général par intérim à partir de décembre 2008
- Secrétaire général de l'UMP, élu le 24 janvier 2009
[modifier] Mandats électifs
| Xavier Bertrand | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 21 mars 1965 |
| Décès | |
| Mandat | Député 2002 - 2004 depuis 2009 |
| Début du mandat | {{{début du mandat}}} |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | 2e circonscription de l'Aisne |
| Groupe parlementaire | Union pour un mouvement populaire |
| Ve République | |
- Député
- 19 juin 2002 - 30 avril 2004 : député de la 2e circonscription de l'Aisne. Nommé au gouvernement, il doit démissionner et laisse sa place à sa suppléante Pascale Gruny.
- 20 juin 2007 - 20 juillet 2007 : réélu député de la 2e circonscription de l'Aisne le 10 juin 2007. Nommé au gouvernement, il laisse de nouveau sa place à Pascale Gruny.
- Depuis le 16 février 2009 : député de la 2e circonscription de l'Aisne. Il retrouve son siège sans élection partielle en application du paquet électoral.
- Conseiller général
- 23 mars 1998 - 29 juillet 2002 : membre du conseil général de l'Aisne
- Conseiller municipal
- 20 mars 1989 - 18 juin 1995 : membre du conseil municipal de Saint-Quentin (Aisne)
- 19 juin 1995 - 18 mars 2001 : adjoint au maire de Saint-Quentin
- 19 mars 2001 - 09 mars 2008 : adjoint au maire de Saint-Quentin, en charge de l'animation
- depuis 2008 : adjoint au maire de Saint-Quentin
- Mandats intercommunaux
- 01/01/1995 - 01/01/2001 : communauté d'agglomération de Saint-Quentin
- 01/03/2001 - 09/03/2008 : vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin
- depuis 2008 : membre de la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin
[modifier] Fonctions ministérielles
- Du 30 mars 2004 au 31 mai 2005 : secrétaire d'État à l'Assurance-maladie du gouvernement Raffarin III
- Du 31 mai 2005 au 26 mars 2007 : ministre de la Santé et des Solidarités du gouvernement Dominique de Villepin, il est confronté à l'épidémie de chikungunya à La Réunion et à l'arrivée de la grippe aviaire en Europe. Il a su faire avancer le dossier de l'interdiction du tabac dans les lieux publics.
- Du 18 mai 2007 au 18 juin 2007 : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité du gouvernement François Fillon I
- Du 19 juin 2007 au 15 janvier 2009 : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité du gouvernement François Fillon II, il est chargé d'un important ensemble de réformes sociales comprenant : service minimum, réforme des retraites et des régimes spéciaux.
[modifier] Notes et références
- ↑ Le Who's Who (éd. 2006)
- ↑ (fr) « Oui je suis franc-maçon » interview de Xavier Bertrand par Christophe Barbier, L'Express, 20 février 2008
- ↑ (fr) « La résistible ascension de Xavier Bertrand » par Bruno Jeudy, Le Figaro, 16 avril 2008
- ↑ AP, « De la tortue à négociator : histoire d'un assistant qui a réussi » sur Journal d'un assistant parlementaire, 11 avril 2008. Consulté le 11 avril 2008
- ↑ Damien Mascret, Ministre, Editions de Santé, 2007
- ↑ Biographie de Xavier Bertrand, 8 décembre 2008, Nouvel Obs.com. Consulté le 8 décembre 2008
- ↑ Biographie de Xavier Bertrand, 8 décembre 2008, Nouvel Obs.com. Consulté le 8 décembre 2008
- ↑ « Xavier Bertrand élu à l'unanimité patron de l'UMP », Le Parisien, 24 janvier 2009.
- ↑ « Xavier Bertrand redevient officiellement député », AFP, 16 février 2009
[modifier] Liens externes
- (fr) Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
- (fr) Le site officiel de l'Union pour un mouvement populaire
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