Henry Fouquier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fouquier.
Sarah Bernhardt et Henry Fouquier (d'après Charles Castellani, 1889)

Jacques François Henry Fouquier, né à Marseille le 1er septembre 1838 et mort à Neuilly-sur-Seine le 25 décembre 1901, est un journaliste, écrivain, dramaturge et homme politique français.

Il est en outre le beau-père de Georges Feydeau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un notaire de Marseille, Henry Fouquier suit une scolarité au lycée Thiers[1] puis fait des études de médecine et de droit mais sans obtenir de diplômes. Il voyage pendant plusieurs années en Espagne et en Italie, où il étudie l’histoire de l’art italien avant de s’installer en Suisse, où il donne un cours à l’Institut de Genève sur la peinture italienne.

Attiré par le journalisme, il ne tarde pas à venir se fixer à Paris et bientôt après, collabore à plusieurs journaux parisiens, tels que le Courrier du Dimanche, la Presse, notamment, et même à des journaux de province, le Progrès du Nord, le Phare de la Loire. À la fin de sa vie, il participe à Le Théâtre (journal) fondé en 1898.

En 1867, il fait partie de l’expédition des Mille avec Garibaldi pour l’Indépendance Italienne. À son retour, il écrit dans le Sièclele Nain jaune, le Charivari et fait la chronique politique de la Revue germanique et la chronique d’art du Journal de Paris.

À la suite de la révolution du 4 septembre 1870 et de la proclamation de la République, il est envoyé à Marseille avec une mission du gouvernement et y fonde le journal la Vraie République, dont il ne cesse de s’occuper que le jour où il est nommé secrétaire général du département des Bouches du Rhône. Il remplit deux fois les fonctions de préfet par intérim durant les événements de la Commune, avant d’être être mis en disponibilité. Un peu plus tard, il est nommé censeur de la presse au ministère de l’intérieur, poste qu’il occupe jusqu’au 24 mai 1873.

Rentrant alors dans le journalisme, il écrit dans le Bien public, le Courrier de France et dans l’Événement, sous les pseudonymes de « Philinte » et de « Spectator ». À diverses époques, il donne de nombreux articles au Figaro, et notamment après la mort d’Albert Wolff, il y rédige la critique dramatique. En 1873, il crée, avec Andrieux[2], le Petit Parisien, dont il abandonne la publication pour écrire pour XIXe siècle.

Il collabore encore, sous le pseudonyme de « Colombine », au Gil Blas, où ses contributions sont l’occasion d’un procès intéressant : lors de son départ du journal, l’éditeur déclare que le nom de plume est la propriété de la publication et non de celle Fouquier. Les juges se prononcent finalement en faveur de l’éditeur.   Ambitionnant les succès politiques, Fouquier parvient à se faire élire député des Basses-Alpes en 1889, mais l’insuccès qu’il rencontre à la Chambre l’empêche de se présenter de nouveau. 

Madame Henry Fouquier (Carolus Duran, 1876)

Journaliste actif et fécond, dont les chroniques sont fort goûtées. Fouquier a laissé sur des sujets artistiques et littéraires, plusieurs ouvrages qui ne semblent pas avoir été fort appréciés, par exemple Études artistiques, Lettres sur le Salon de 1859, les Artistes marseillais au Salon de 1859, l’Œuvre d’Ary Scheffer, Vélasquez au Musée de Madrid (Marseille, 1859, gr. in-8°, l’Art officiel et la Liberté. Salon de 1861 (Paris, 1861, in-12), Au siècle dernier (Bruxelles, 1884, in-12, La Sagesse parisienne (Paris, 1885, in-12), Salon illustré (Paris, 1888. in-4°).

Fouquier ne réussit pas mieux au théâtre pour lequel il a écrit, entre autres, avec F. Carré : le Roman d’une conspiration, drame en cinq actes et huit tableaux, tiré du livre de Ranc (Paris, 1890, in-12).

Il épouse en 1876, la veuve d’Ernest Feydeau. De ce fait, il devient le beau-père de Georges Feydeau.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Delmas, Livre d'or. Histoire du lycée de Marseille, Marseille, Imprimerie marseillaise, 1898, p. 119.
  2. Père naturel de Louis Aragon (1897-1982).