Louise de Bettignies

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Le monument à Louise de Bettignies à Lille

Louise Marie Jeanne Henriette de Bettignies, née le 15 juillet 1880 à Saint-Amand-les-Eaux, morte le 27 septembre 1918 à Cologne, est un agent secret français qui espionna, sous le pseudonyme d’Alice Dubois, pour le compte de l’armée britannique durant la première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

On trouve les traces des Bettignies dès 1228. La seigneurie de Bettignies était située près de la ville de Mons. On rerouve la piste de la famille en 1507. Les ancêtres de Louise furent des gens de robe, militaires, ecclésiastiques, mais aussi créateurs et artistes.

Peterinck de La Gohelle, trisaïeul de Louise, originaire de Lille, s'installa à Tournai en 1752, où il fonda, quai des Salines, une fabrique des porcelaine d'art. Cette fabrique eut le titre de manufacture impériale et royale. En 1787, Le duc d'Orléans commanda un magnifique service à décor bleu de Tournai, dont il reste quelques pièces au Musée royal de Mariemont[1].

En 1818, Maximilen Joseph de Bettignies, avocat au conseil de Tournai, conseiller général et conseiller magistrat, ouvrit un dépôt rue du Wacq à Saint-Amand-les-Eaux, qu'il confia à son fils Maximilien. Le 31 juillet 1818, M. J. de Bettignies dépose un brevet no 521 concernant la pâte pour fabriquer en grande dimension les vases de porcelaine tendre (Brev. d'inv., t.XVI, p. 276)[2]. Les droits de douane étant élevés, le dépôt devint fabrique, après la reprise du matériel du porcelainier Fauquez, qu'il fit améliorer[3]. Installé d'abord rue Marion, en 1837 la fabrique fut établie au lieu-dit Le Moulin des Loups, sur la route de Valenciennes. En 1831, Maximilien Joseph obtint la nationalité française. En 1833 il épousa, à Orchies, Adeline Armande Bocquet, qui lui donna 4 enfants, dont Henri le père de Louise[4].

En 1866, Henri de Bettignies épousa Julienne Mabille de Poncheville, issue d'une vieille famille de robe du Nord.

Le 30 juin 1880, Henri et Maximilien de Bettignies cédèrent leur affaire à Gustave Dubois et Léandre Bouquiaux[5].

La famille Mabille a ses origines dans le Pas-de-Calais à la même époque et était depuis plusieurs générations notaire à Valenciennes.

Éducation et famille[modifier | modifier le code]

  • Julienne Marie Louise de Bettignies (1867-1922). Mariée le 21 mai 1895, Saint-Amand-Les-Eaux (Nord), à Joseph Marie François Gorguette d'Argœuvres (1867-1930).
  • Henri Albert Maximilien de Bettignies (1868-1940).
  • Albert de Bettignies (1871-1920). Marié à Nelly Bertin-Boussu (ingénieur des mines).
  • Marie Marguerite de Bettignies (1873-1915).
  • Marguerite Marie Claire Joseph de Bettignies (1875-1908).
  • Germaine Marie Louise Jeanne de Bettignies (1879-1957). Mariée en 1907 à Maurice Louis Joseph Houzet (1876-1944).
  • Léon Jean Joseph de Bettignies (1884-1959). Marié en 1911 à Marie Andrée Chaix de Lavarene (1885-1978).

Malgré les difficultés financières de son père, Louise de Bettignies fit des études secondaires à Valenciennes chez les Sœurs du Sacré Cœur[6].

« Elle était mon aînée de six ans. Je la voyais le plus souvent à Valenciennes, chez notre commune grand-mère, […] Louise était blonde, frêle d'apparence, avec un visage mobile et des yeux perçants qui semblaient fureter de toutes parts. Elle ne tenait pas en place. Il est vrai que les jours où je la voyais ainsi, vers sa douzième année, étaient ses jours de sortie. Pensionnaire avec sa sœur, Germaine, au Couvent de la Sainte-Union des Sacrés-Cœurs, les bonnes religieuses nourrissaient sur le compte de cette vive enfant, à ce que j'ai su, des opinions analogues à celle de sa grand-mère. Cependant, elle travaillait de façon à leur donner satisfaction. » André Mabille de Poncheville[7].

« […] je garde encore le souvenir vivace de ma cousine germaine avec laquelle je me retrouvais chez notre grand-mère, rue Capron, à Valenciennes… Louise avait, alors, une douzaine d'années. Nous étions, toutes deux, élèves des Dames de la Sainte-Union, elle comme pensionnaire, moi comme externe. Elle montrait déjà un caractère vif, enjoué… Oui, Louise était très gentille, très intelligente et faisait preuve de beaucoup de personnalité. » Madame Delcourt[8].

Dès 1895, ses parents habitent Lille, au 166 rue d'Isly, mais elle part en 1898 en Angleterre poursuivre brillamment des études supérieures chez les Ursulines à Upton (Essex), puis à Wimbledon, chez les Ursulines[9], et à Oxford. La mort de son père à Lille en 1903 la fait revenir dans cette ville où elle terminera ses études à la Faculté des Lettres de l’Université de Lille en 1906[10].

À l'issue de ses études, elle avait acquis parfaite maîtrise de la langue anglaise et possédait une bonne connaissance de la langue allemande et italienne.

La nécessité d'un emploi[modifier | modifier le code]

Elle travailla alors comme préceptrice à Pierrefonds, puis elle s’en alla à Milan en Italie, chez les Visconti[10]. En 1906, alors qu'elle était chez les Visconti, elle voyagea beaucoup à travers l'Italie. En 1911, elle se rendit chez le comte Mikiewsky[11], près de Lemberg, en Galicie. De 1911 à 1912, elle se trouva chez le prince Carl Schwarzenberg, au Château de Worlick.

Puis elle s'installa chez la princesse Elvira de Bavière, au Château de Holesclau, en Autriche. Elle y aurait rencontré Rupprecht de Bavière, qu'elle croisera lors de se pérégination en 1915[12]. C’est là qu’il lui fut proposé de devenir la préceptrice des enfants de Ferdinand-Joseph, héritier du trône d’Autriche. Elle déclina l’offre et revint en France. De retour à Lille au début de 1914, où elle fut opérée de l’appendicite, elle partit chez son frère à Bully-les-Mines.

À la déclaration de guerre, Louise avait pris ses quartiers dans une villa à Wissant, villa louée par son frère Albert[13].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Première Guerre mondiale.

Avant que le mois d'août fut terminé, Louise quitta Wissant pour rejoindre Saint-Omer. De là, prenant prétexte de rejoindre sa sœur Germaine, dont le mari, Maurice Houzet, était mobilisé, pour rentrer à Lille.

Contexte à Lille[modifier | modifier le code]

Le 1er août 1914, Adolphe Messimy, ministre de la Guerre, supprima, avec l'aval de René Viviani, président du Conseil, le poste de gouverneur de Lille. Il avait outrepassé ses droits, car le déclassement aurait du être promulgué par une loi. Lille est donc déclarée « ville ouverte » (ses fortifications ont été déclassées dès 1910) et l’État-major a évacué le 24 août[14].

Le 22 août, après que des patrouilles allemandes ont été aperçues dans les parages de Lille, le général Percin a fait installer un canon de 75 devant chaque pont-levis de la citadelle. Cette initiative provoqua le courroux de Charles Delesalle, le maire, et des tenants de la non-défense. Face à ce lever de bouclier, Pervin battit en retraite. Derrière le dos du prefet, les partisans de la non-défense multipliaient les initiatives dans le but de désarmer la ville. Le 24 août l’État-major évacue Lille.

Durant cette période trouble, le gouvernement céda à la peur. Il ordonna au préfet Felix Trepont de se replier avec les services administratifs et postaux à Dunkerque. Puis quelques jours plus tard, un contre ordre. À son retour, Le préfet découvrit les bureaux des édifices militaires ouverts à tous vents et le matériel laissé à l'abandon. le 27 août, Trepont demanda à Jean Vandenbosch, industriel, de transporter tout le matériel militaire vers Dunkerque. Le transport durât 21 jours, et 278 trains furent nécessaire.

Le 2 septembre, les allemands pénétrèrent dans la ville, puis repartirent après avoir extorqué une rançon. Ils recommencèrent à plusieurs reprises. Le 4 octobre, un détachement Wahnschaffe buta sur le bataillon de chasseurs à pied, en repos dans la ville. Décontenancés, ils battirent en retraite, en incendiant quelques maisons du faubourg de Fives.

Lille était envahie par une foule de réfugiés. Jusqu'au 9 octobre, ce fut la confusion aussi bien dans les rang préfectoraux, que dans la ville.

Le 9 octobre, Le commandant Felix de Pardieu et ses territoriaux reçurent l'ordre de retraiter dans la région de Neuve-Chapelle, laissant Lille sans défenseur. Foch, arrivé dans la nuit du 4 au 5 octobre, prévenu par le préfet, renvoya le commandant de Pardieu vers Lille, sous la protection du 20e Régiment de chasseurs à cheval. Retardé par la cohue, le convoie de munitions fut attaqué par un détachement du général von Marwitz. Las d'attendre le déclenchement de l'offensive anglaise, Foch dépêcha le corps de cavalerie du commandant Conneau vers Lille.

Sur le coup de midi, le 12 octobre, les lillois entendirent la canonnade qui se rapprochait. Le corps Conneau, engagé dans une fameuse bataille, n'insista pas, croyant que Lille avait succombé. Encerclant la ville, les allemands devaient être entre 50 et 80 000 hommes, face une troupe hétéroclite de 2 795 hommes, composé de chasseurs, de goumiers et, surtout, de territoriaux, armés d'une batterie d'artillerie, disposant de trois canons de 75 avec peu de munitions.

Louise sous la mitraille[modifier | modifier le code]

Louise et Germaine vivent ensemble au 166, rue d'Isly.

Du 4 au 13 octobre 1914, en faisant tourner l'unique canon dont les troupes lilloises disposaient, les défenseurs réussissirent à duper l'ennemi et à lui tenir tête plusieurs jours, sous les intenses bombardements qui détruisent plus de 2 200 immeubles et maisons, en particulier dans le quartier de la Gare. Louise de Bettignies, âgée de 28 ans et parlant 4 langues dont l'allemand et l'anglais. Traversant les ruines de Lille, elle assure la navette (munitions et aliments) avec les soldats qui tiraient encore sur les assiégeants. Dans les hôpitaux de fortune, elle écrit les lettres en allemand dictées par les mourants allemands pour leur famille.

Services d’espionnage[modifier | modifier le code]

Lilloise depuis 1903, elle décide, dès l’invasion allemande de la ville en octobre 1914, de s’engager dans la résistance et l’espionnage. Polyglotte (français-anglais-allemand-italien), elle dirige depuis son domicile de Lille un vaste réseau de renseignements dans le Nord de la France pour le compte de l’armée britannique et de l’Intelligence Service. Sous le pseudonyme d’Alice Dubois, elle centralise des informations sur les opérations de l'armée allemande qui, via la Dame blanche, réseau de renseignements de Walthère Dewé en Belgique, sont transmises aux Britanniques par les Pays-Bas restés neutres. On estime qu’elle sauve la vie de plus d’un millier de soldats britanniques pendant les 9 mois de sa pleine activité (janvier à septembre 1915).

Son réseau, le réseau Alice [15] d’une centaine de personnes signala le jour et l’heure de passage à Lille du train impérial transportant le kaiser en visite secrète sur le front. Lors de l’approche de Lille, deux avions anglais surgirent et bombardèrent le train, mais manquèrent leur cible. Le commandement allemand ne comprenait pas la situation unique de ces quarante kilomètres de front « maudits » (tenus par les anglais) sur près de sept cents kilomètres de front. L’un des derniers messages de Louise de Bettignies fut d’annoncer la préparation d’une gigantesque attaque allemande pour début 1916 sur Verdun. L’information fut relayée au commandement français, mais celui-ci refusa d’y croire.

Louise de Bettignies est arrêtée par les Allemands le 20 octobre 1915 près de Tournai et condamnée à mort le 16 mars 1916 à Bruxelles, puis sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Détenue pendant 3 ans, elle meurt le 27 septembre 1918, à l'hôpital Sainte-Marie de Cologne, des suites d'un abcès pleural mal opéré.

Sa dépouille est rapatriée le 21 février 1920 et, le 16 mars 1920, une cérémonie funéraire est organisée à Lille au cours de laquelle elle reçoit à titre posthume la croix de la Légion d'honneur, la Croix de guerre 1914-1918 avec palme, la médaille militaire anglaise et est faite officier de l'ordre de l'empire britannique. Son corps est inhumé au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.

Circonstances de son arrestation[modifier | modifier le code]

Les circonstances de son arrestation restent mystérieuses, en raison de plusieurs éléments.

Lors de son dernier passage au Royaume-Uni, son officier traitant à Folkestone lui fait le vif reproche de ce que ses vêtements sont indignes d’un agent de Sa Majesté. Il lui remet une somme supplémentaire et lui ordonne de s’acheter des vêtements neufs dans le meilleur magasin de la ville. Louise est très surprise de cette requête insistante, mais accepte de se rééquiper en vêtements au magasin désigné. Ce sera son dernier voyage en Angleterre.

Un mois plus tard, elle est arrêtée près de Tournai et transférée à la prison de Saint-Gilles (Bruxelles). Un officier des renseignements allemands se rend alors à la prison d’Anvers où se trouve Léonie Vanhoutte, l’adjointe de Louise de Bettignies. Muni d’une photo récente de Louise, il lui demande si cette femme est bien Alice Dubois. Léonie refuse d’identifier son chef et l’officier repart sans témoignage à charge contre Louise. Mais celle-ci est surprise de voir l’officier lui présenter une photo récente de Louise habillée en tenue de ville.

Cet événement doit être rapproché d’un autre événement ayant lieu à la même période : l’extraction en août 1915 du code secret permettant en février 1917 de traduire le télégramme Zimmermann (entraînant l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique en avril 1917). Plus de 80 ans après les faits, les conditions de cette extraction sont toujours tenues secrètes par les Britanniques. La question est de comprendre comment les services britanniques ont pu subtiliser le code diplomatique à Bruxelles sans craindre que les services allemands ne décident de le changer lors de la disparition de leur spécialiste en communication, le jeune Alexander Szek. Ce citoyen autrichien, inventeur de systèmes radio avait été embauché de force par les Allemands à Bruxelles début 1915.

Pour couvrir l’extraction de Szek, les services britanniques font appel à un agent triple (un de leur agents censé jouer l'agent double pour les Allemands). Pour valider cet agent aux yeux des Allemands, celui-ci aurait eu la mission de « donner » le chef du principal réseau britannique derrière les lignes allemandes : Louise de Bettignies. Ce même agent double devant informer les Allemands de la fuite du jeune Szek vers les Pays-Bas avec le double du code. Mais Szek est finalement retrouvé mort, électrocuté sur les barbelés électrifiés de la frontière belgo-néerlandaise. Méconnaissable, il n’était identifiable qu’à ses seuls papiers d’identité.

Plusieurs témoignages attestent pourtant que Szek est bien rapatrié vivant au Royaume-Uni, mais disparaît définitivement malgré les recherches de son père après la guerre, celui-ci étant proche de la famille impériale d’Autriche. Or, lors de son départ secret pour la Hollande depuis la Belgique organisé par les réseaux britanniques, Szek était accompagné d’un autre évadé, de son âge et de sa taille (détail important), qui disparaît également sans laisser de traces.

Enfin, toutes les opérations secrètes britanniques étaient supervisées par l’amiral William Reginald Hall[16] de la fameuse Room 40 où sont déchiffrés les télégrammes allemands. Hall se signale dans sa jeunesse vers 1890 en prenant les premières photos de navires militaires allemands du port de Hambourg en utilisant une cache placée dans la cabine de son voilier. Il pourrait avoir utilisé le même principe dans la cabine d’essayage de Folkestone pour avoir une photo de Louise.

Il faut cependant ajouter que Sir William Reginald, par égard pour les services rendus par Louise, lui laissa une chance de sauver sa vie. En effet, l’agent triple avait attiré l’attention de ses supérieurs allemands sur le fait que les juges allemands au tribunal militaire de Bruxelles ne devaient pas connaître les preuves détenues par les services allemands, car cela reviendrait à donner leur source et donc détruire la couverture de leur nouvel agent double (risque de fuite). Faute de preuves produites, le tribunal accepta in fine la détention au lieu de l’exécution. Louise mourut de maladie contractée en prison, quelques mois avant l’armistice.

D'autre part, il existait un réseau d'évasion de soldats alliés blessés en Belgique et dans le nord de la France et soignés à l'insu des Allemands. Sa responsable, l'anglaise Edith Cavell, fut arrêtée en août 1915 à Bruxelles, où elle dirigeait son réseau sous la couverture d'une école d'infirmières, et fusillée en septembre avec Philippe Baucq, membre du même réseau, ce qui déclencha la réprobation dans le monde. D'aucuns y voient aussi l'œuvre de l’agent triple.

Ces faits survenus en août-septembre 1915 s’expliqueraient par un retournement de la stratégie britannique à cette époque. Il était devenu clair à la mi-1915 que la guerre ne se déciderait plus par des batailles de tranchées entre des armées de forces équivalentes. Dans ces conditions, la valeur des réseaux anglais derrière les lignes allemandes n’était plus la même. Il fallait autre chose.

Sources de l’article[modifier | modifier le code]

Cette présentation est construite essentiellement sur une dizaine d’ouvrages imprimés vers 1920-1930 et qui constituent un socle fiable sur les acteurs de l’époque. D’autres ouvrages écrits par des auteurs indépendants publiés vers 1980 confirment le rôle clé joué par Szek. En revanche, certains sites web spécialisés sur le renseignement ont découvert récemment l’existence de Szek[17] mais pour présenter une version « politiquement correcte » qui ne s’appuie sur aucun des ouvrages d’époque, ouvrages qui d’ailleurs contredisent ces versions « correctes ». Ainsi, plusieurs témoins ont attesté de la survivance de Szek en 1918, gardé au secret en Angleterre.

In fine, cette opération de désinformation est à rapprocher de l’opération Fortitude lancée en début 1944 par les services britanniques, pour faire croire à un débarquement dans le Pas-de-Calais, ceci en sacrifiant des agents parachutés en France et aux Pays-Bas.

Hommages[modifier | modifier le code]

Il est prévu d'implanter un centre d'interprétation des femmes résistantes dans la maison natale de Louise de Bettignies, rue Louise de Bettignies (anciennement rue de Condé) à Saint-Amand-les-Eaux.

Plusieurs communes françaises ont donné son nom à des rues, des écoles et autres structures.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. René Deruyk, Louise de Bettignies (1880-1918), Lille, La Voix du Nord, 1998, pages 7 et 8.
  2. Voir le chapitre La troisième usine 1810, in Céramique de Saint-Amand-les-Eaux.
  3. Pour les détails techniques voir le chapitre Les fours de M. de Bettignies, in Céramique de Saint-Amand-les-Eaux.
  4. René Deruyk, Ibid., page 9.
  5. « Ils étaient trop artistes, trop fiers pour réclamer leur dû ; car les "grands" de ce monde omettaient de payer les factures, persuadés sans doute, que le fait de commander, donc de prendre en considération le talent des Bettignies, de les distinguér valait tout l'or du monde. Lorsque la situation se révéla intenable, ils préférèrent mettre la clef sous la porte, plutôt que de laisser les ouvriers impayés », Marguerite de Bettignies (nièce de Louise), René Deruyk, Ibid, pages 11 et 12.
  6. Bertin de Bettignies, in De Bettignies Louise (1880 - 1918).
  7. André Mabille de Poncheville (23 mai 1886-20 mai 1969), La voix du Nord du 30 septembre 1967.
  8. Madame Delcourt, née Laure Marie Mabille de Poncheville(1882-1977), La voix du Nord du 28 septembre 1968.
  9. René Deruyk, Ibid., page 17.
  10. a et b Bertin de Bettignies, Ibid.
  11. La note 16 dans le livre de René Deruyk, Ibid, page 29, il serait parent avec Adam Mickiewicz (1798-1855).
  12. Antoine Redier, La guerre des femmes, page 12 de l'édition de 1946.
  13. René Deruyk, Ibid, page 31.
  14. section "Première Guerre mondiale" in Histoire de Lille
  15. Pays du Nord no 84 de juin-juillet 2008 page 27.
  16. Après la guerre, Sir Hall fut le principal conseiller aux États-Unis pour la fondation de l’OSS, ancêtre de la CIA.
  17. peut-être après avoir consulté wikipedia.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Couverture du livre (The queen of spies - T. Coulson)
  • Antoine Redier, La guerre des femmes, Paris, Éditions de la vraie France, 1924, 2e édit. 1946 [texte intégral].
  • Gem Moriaud, Louise de Bettignies, Taillendier, 1928
  • Major T. Coulson, The Queen of Spies, Louise de Bettignies, ed. Mackays, London, 1935
  • Hélène d’Argœuvres, Louise de Bettignies, Plon, 1937 ; rééd. La Colombe, 1956
  • Léon Poirier, Sœur d’armes, Mame, 1937
  • René Deruyk, Louise de Bettignies (1880-1918), Lille, La Voix du Nord, 1998, (ISBN 2843930073).
  • Jeanine Stievenard, Louise De Bettignies, Édilivre, 2009
  • Chantal Antier, Louise De Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Taillendier, 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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